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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:20

Les Français sont surprenants.

Ils voulaient du changement. Ils voulaient rompre avec l’ère Hollande mais ils confient le pouvoir à l’inspirateur de la politique qu’ils récusent et élisent Macron qui ne se cache pas qu’il va approfondir la politique néo-libérale que tente d’imposer sans discontinuer, depuis plusieurs quinquennats, la classe dirigeante. Cherchez l’erreur !

Ils voulaient un renouvellement des têtes politiques mais ils envoient au parlement des candidats sélectionnés sur dossier par l’équipe du président et qui, de surcroit, se sont engagés à voter les propositions gouvernementales. Pas de frondeurs. On ne verra qu’une tête. Curieuse manière de renouveler la représentation nationale.

L’oligarchie qui a produit Macron a donc réussi un beau hold-up sur la démocratie française.
Cela dit, la vague, le tsunami, ce n’est que 32% de 49 % du corps électoral. La vraie majorité n’est sans doute pas où on le dit. Elle ne restera peut-être pas longtemps silencieuse.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 02:09

Dimanche soir, la situation politique de la France sera marquée du signe d’une grande confusion.

Battue à plate couture, l’extrême droite restera cependant le premier parti en nombre de voix et celui dont les contours seront le plus identifiables. Elle sera traversée par des conflits internes qui naissent toujours au lendemain des défaites.

Le président élu, l’aura été par une majorité parfaitement hétéroclite. On peut même se demander si, parmi ceux qui l’auront porté au pouvoir, le nombre de ceux qui refusent son programme (venus de la droite, de la gauche du P.S, des insoumis, du PCF, écolos, etc.) ne seront pas plus nombreux que ceux qui souhaitent réellement la réalisation du projet annoncé. Lors des législatives, cette « majorité présidentielle » sera éclatée en composantes qui se feront concurrence. Seront en effet présents des candidats officiels de « En marche» » mais aussi du PS rallié, du PCF, des Verts et, dès lors que la droite sera capable de retrouver une cohérence, il n’est pas du tout certain que le mécanisme habituel qui voit les législatives donner une majorité au président élu puisse fonctionner.

Que restera-t-il du PS éclaté en trois clans : ceux qui ont initialement choisi Macron, ceux qui se sont ralliés à Macron, ceux qui resteront « à gauche » ! Les candidats investis pour les législatives seront-ils clairement identifiables entre partisans de Valls et de Hamon ? Quel programme défendront-ils : celui du candidat de leur parti aux présidentielles ou autre chose ?

Que dire du PCF qui accole à son sigle celui d’un Front de gauche inexistant ? Soutien de Mélenchon il présentera,ici et là, des candidats contre les insoumis.

Les insoumis ? Mouvement ou parti ? Eux aussi sont écartelés entre les tenants du vote blanc et ceux qui, faute de mieux voteront Macron pour le combattre ensuite. Que feront-ils aux législatives ? Quelles traductions législatives trouveront les 19% de Mélechon ?

Quant aux verts ils ont disparu des écrans radars depuis quelques semaines.

Les élections législatives vont être une foire d’empoigne et le visage de l’assemblée nationale qui en sortira risque d’être bien étrange. Nous savons qui les civilisations sont mortelles. Manifestement les modèles politiques le sont aussi et à ce jour on ne sait pas par quoi celui que nous sommes en train de quitter sera remplacé.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 11:00

Il l’a fait !

Manuel Valls : Non, je ne voterai pas pour Benoit Hamon. Cette élection présidentielle est folle et inédite et traduit une décomposition de la vie politique. Rien n’est joué dans cette élection présidentielle, ni pour le premier, ni pour le second tour. Oui, je voterai pour Emmanuel Macron car il ne faut prendre aucun risque pour la République. Je prends mes responsabilités. (..) Je n'ai rien à négocier. Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison.

Décomposition de la vie politique ! Bien sûr. Mais à qui la faute ?

Qui fait cocus les deux millions d’électeurs de la primaire qui ont cru qu’il pouvait y avoir des règles du jeu et quelles seraient respectées ?

Que reste-t-il du parti socialiste ?

Quelle est la crédibilité des candidats de ce « parti » aux législatives ?

Pauvre gauche et pauvre France !

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:05

Dans une élection « normale », au premier tour on choisit, au second on élimine.

La présence au second tour de Marine Le Pen, annoncée comme quasi certaine, conduit à fausser complètement le déroulement du premier. On entend de plus en plus de propos qui consistent à orienter le vote non pas au regard des propositions des candidats – qui deviennent totalement secondaires - mais en fonction de leur capacité supposée à faire barrage à la représentante de l’extrême droite.

Stéphane le Foll, porte parole du gouvernement dit qu’il ne sait pas s’il va voter Hamon. Hollande, Valls et consorts sont aux abonnés absents. Cohn-Bendit déclare : "Il n'y a pas d'idéologie Macron, c'est un Ovni politique qui vient d'arriver en France, peut-être qu'en ce moment il apparaît comme la meilleure solution…Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70%-30%, je vote contre Marine Le Pen".

Les démocrates devraient-il se résoudre à voter non pour ce qu’ils croient mais par peur de ce qu’ils craignent ?

Pauvres de nous.

Ceux qui ont mis le pays dans cette situation ont pris une responsabilité majeure face à l’histoire.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 12:19

Devant la confusion politique qui s’étale devant nos yeux (Voila que De Rugy qui s’était engagé, par écrit, à soutenir le vainqueur de la primaire du PS déclare aujourd’hui soutenir Macron), on a envie de se tourner vers Pierre Dac et de prendre le parti d’en rire !

Petit florilège :

N'importe quoi vaut souvent mieux que rien du tout, et réciproquement, de même que quiconque n'est pas souvent quelqu'un, et inversement.

En politique, parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.

Ceux qui ne savent pas à quoi penser font ce qu'ils peuvent, toutefois et néanmoins, pour essayer de penser à autre chose que ce à quoi ils ne pensent pas.

Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on n'a pas fait le jour-même, mais qu'on aurait pu faire la veille ou l'avant-veille du surlendemain.

Et pour finir : les temps sont durs, votez pour le MOU (mouvement ondulatoire unifié)

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 07:15

Les députés vont débattre aujourd’hui d’une proposition de loi visant à faire obstacle à la diffusion sur Internet de propos et d’informations inexactes destinées à "empêcher ou tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse" : "En diffusant ou en transmettant par tout moyen, notamment par des moyens de communication au public par voie électronique ou de communication au public en ligne, des allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur la nature, les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ou à exercer des pressions psychologiques sur les femmes s’informant sur une interruption volontaire de grossesse ou sur l’entourage de ces dernières."

Par une intervention directe  du président de la Conférence des évêques de France auprès du Président de la République ne lui demandant rien de moins  que de faire échec à la nouvelle proposition, l’Eglise tente d’intervenir sur le vote de la loi en semblant ignorer que celle-ci est faite par le Parlement et non pas le Président de la République. Au vue de pareille confusion, , on peut craindre que ce type de démarche ne devienne un pratique courante si, demain, un ami de l’Archevêque de Marseille devenait présider notre République..

A cet égard, un vote sera particulièrement intéressant à observer : celui du député de la 2ème circonscription de Paris qui est, à titre personnel, hostile à l’avortement.

 

P.S  Patrick Labaune sera-t-il présent à cette séance  ?

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:45

Bonjour,
Je partage à la virgule près ton article sur les primaires et je défends depuis des mois voire des années l'idée que la présentation d'un candidat à l' élection présidentielle relève de la responsabilité des partis.
Un candidat discuté en interne et reprenant les idées des partis (société, international, réformes, fonction publique ...) C'est cela la démocratie et c'est une des missions des organisations politiques.
Par ailleurs quand on voit comment se déroulent les primaires, c'est un véritable scandale démocratique. Les critères de choix sont discutables (par exemple Poisson est là pour marquer une fausse diversité et ratisser la manif pour tous, NKM ne doit son salut que parce qu'elle est une femme). On peut aussi donner ses signatures à qui l'on veut(un candidat dont la présence nuit à un adversaire ou la refuser à un candidat qui pourrait gêner).
Mélenchon avec environ 15% n'aurait pas ses signatures parce que le PS ne veut pas de sa présence et les communistes sont en désaccord avec lui.
Enfin quid des votants à la primaire de la droite, essentiellement retraités, agés, classes favorisées. En quoi leur vote est il représentatif et peut décider d'une candidature. Il ne faudra pas s'étonner du nb d'abstentions.
Il faut revenir à un fonctionnement plus sain de la vie politique (si c'est encore possible).
Cordialement

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 02:20

Je n’arrive pas à me départir du sentiment que les « primaires » constituent un véritable SCUD contre la démocratie.

L’Article 4 de la Constitution rappelle le rôle des partis dans l’organisation des suffrages : Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Dans une démocratie « normale », telle que celle qui fonctionne en Grande Bretagne ou en Allemagne, les partis politiques élaborent un programme qu’ils proposent aux électeurs. Le chef du parti qui remporte les élections forme un gouvernement pour appliquer le programme de son parti, ou celui qu’il a négocié avec des alliés s’il lui a été nécessaire de former une coalition.

Avec les primaires, on est loin de ce schéma. Ce ne sont pas des programmes qui s’opposent mais des hommes qui s’affrontent au sein d’un même courant de pensée et qui, à coup de petites phrases ou d’astuces de communication, essayent de se faire désigner comme candidat par un corps électoral aléatoire dont on ne sait même pas de qui il va être composé. Le parti n’existe plus puisque c’est « l’opinion » qui désigne son candidat.

Pendant des semaines, les médias et les instituts de sondage font fluctuer cette opinion. Les propositions des courants de pensée qui ne participent pas à ces primaires n’existent pas puisqu’elles ne sont jamais portées à la connaissance de  cette opinion par les grands supports d’information.

Si l’on ajoute que, au cours des semaines qui précéderont le premier tour de l’élection, la vraie, les candidats ne disposeront pas du même temps de parole mais que celui-ci leur sera mesurée à l’aulne de leur « représentativité », on voit bien que tout est fait non pas pour que le peuple souverain choisisse son avenir mais pour que soit porté à la gestion des affaires publics, le gagnant d’une course à l’échalote truquée au cours de laquelle quelques bavards – sélectionnés par les grands médias - auront préempté la parole et le débat.

Qu'y a-t-il de démocratique dans cela ?

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:49

Déclaration de Bastien FAUDOT - Candidat du MRC à la présidentielle.

Le propre des faux suspenses est de provoquer de fausses attentes.

Le feuilleton Macron ouvre une nouvelle saison : la confirmation d’une candidature connue depuis des mois.
Emmanuel Macron nous explique que les crises que nous vivons sont des symptômes.
Emmanuel Macron en est un autre.

Un des nombreux signes d’une époque malade.
Un élément essentiel est trop souvent oublié par les portraitistes : M. Macron était un camarade chevènementiste. Il a rejoint le MDC, devenu MRC, à peu près au même moment que moi : à la fin des années 1990, début des années 2000. Lui a choisi de le quitter rapidement pour se rapprocher du PS et du pouvoir.

Ancien de la gauche républicaine devenu tête de file de la gauche libérale, Emmanuel Macron est un hybride.

Mi-démagogue, il surfe sur le rejet de trente ans de vie politique.
Mi-conformiste, il répète à l’envi la doxa libérale qui domine le débat public en France depuis les années 1980.

Il a conseillé François Hollande dès son élection en 2012, avant de prendre plus clairement encore les rênes de l’économie française ces deux dernières années. Le bilan de ce quinquennat est aussi le sien. L’échec de François Hollande est celui d’Emmanuel Macron et de l’orientation politique qu’il incarne jusqu’à la caricature.

Emmanuel Macron ne turbule pas le système, il le perpétue.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:47

Les « Démocrates » américains sont battus par la forme particulière de la démocratie américaine.

Hillary Clinton a obtenu davantage de voix dans les urnes que Donald Trump : 59.624.426 pour la candidate démocrate contre 59.424.248 pour le républicain. Déjà George W. Bush avait remporté l'élection face au candidat démocrate Al Gore alors même que ce dernier disposait d'une avance de 550.000 voix sur l'ensemble du territoire américain.

Le système du suffrage universel indirect est tel, aux USA, qu’avec 51 % des voix dans certains États tels que la Californie, le Texas, ou la Floride, un candidat rafle la totalité des grands électeurs et le minoritaire n’en obtient aucun.

Une telle situation – qui n’est pas sans conséquence sur la situation mondiale – doit nous faire réfléchir sur les conditions d’organisation des scrutins dans nos démocraties. L’élection par circonscriptions de la chambre des députés relève en effet de la même mécanique que l’élection américaine.

Alors : la proportionnelle ?

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