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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:00

Plus d’un mois est passé depuis la polémique du conseil municipal du 15 novembre 2010. Notre demande de vérification de légalité de la délibération contestée suit son cours. On peut sans doute essayer de revenir sereinement sur le fond de l’affaire.

 

J’ai été accusé – et je lui suis encore – d’avoir commis une faute politique grave en demandant, avec l’opposition municipale, la vérification de légalité d’une délibération prise en conseil municipal après avoir été débouté par le maire d’une demande commune d’application du règlement.

 

Cette accusation me semble s’adosser à un erreur d’appréciation que je caractérise ainsi.

Dans l’esprit de certains, le vote majoritaire ne contribue pas seulement à définir une majorité et une minorité. Il sépare les bons des mauvais. Il dessine le camp des bons : celui des majoritaires et le camp des mauvais : celui des minoritaires. Entre les deux : une frontière étanche que seuls les traîtres et les transfuges osent transgresser. Les bons et les mauvais n’ont rien à faire ensemble jusqu’à l’élection prochaine qui redessinera une nouvelle géographie du bien et du mal.

 

Mon sentiment est tout autre : En démocratie, il y a certes une majorité et une minorité. La règle démocratique convenue est que seul le choix de la majorité est mis en œuvre. Rien ne dit cependant que, par nature, le choix majoritaire soit toujours le plus juste et le plus pertinent. L’histoire est pleine d’exemples de majorité qui se sont fourvoyées. La minorité n’a pas forcément toujours tort et la majorité n’a pas forcément raison.. Un dialogue et – pourquoi pas – des décisions communes peuvent être prises par les deux parties de l’opinion qui ont, l’une comme l’autre, leur légitimité au regard de l’ensemble des citoyens.

 

AlainS’il est un point où majorité et minorité devraient systématiquement se retrouver, c’est bien sur le respect scrupuleux des règles de fonctionnement établies qui seules rendent possibles la coexistence des différences.

 

Un ancien parlementaire prétendait qu’il n’était pas nécessaire d’avoir  juridiquement raison quand on était politiquement majoritaire. Ce parlementaire, et ceux qui sont tentés de l’approuver, feraient bien de méditer cette phrase du philosophe Alain, grand républicain laïque : la démocratie n’est pas le règne du nombre, c’est le règne du droit.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 08:00

Le fait que j’ai voté le procès-verbal de la séance du 15 novembre 2010 - que nous avions quittée collectivement parce que le maire n’acceptait pas d’appliquer le règlement - semble intriguer certains observateurs. Le D. L se demande si ce vote ne signifie pas " que Gérard Bouchet a choisi de rentrer dans le rang ". N. Kechichian écrit dans son blog : " je n'ai pas voté le compte rendu du conseil municipal précédent pour protester contre la manière dont a été obtenu le vote sur la délibération concernant l'agrandissement de Valence agglo. …je regrette que les élus Verts et Citoyens n'aient pas eu le même courage politique."

 

Je m’étonne de ces interrogations et du sens qu’on voudrait leur donner.

Un procès verbal est la reprise des délibérations discutées et votées, suivi de l’énoncé des votes exprimés. Les débats ne sont jamais retranscrits dans le compte rendu de séance. Dès lors que le procès verbal enregistre bien le fait que, s’agissant de la délibération en question, 19 conseillers, porteurs de 4 procurations, ont quitté la salle de réunion et n’ont pas pris part au vote, je ne vois pas quelle raison pouvait justifier un refus de ce texte dont l’objet n’est que d’enregistrer des chiffres. Le vote a eu lieu avec les résultats inscrits au P.V.Enregistrez ces résultats n’est pas les valider, c’est constater qu’ils ont été émis. La contestation de la régularité de la procédure - que nous maintenons " sans rentrer dans le rang " - se poursuit au niveau qui convient.

 

Mon action, dans cette affaire, n’a rien à voir avec un volonté politicienne de m’opposer au maire. C’est une action pour faire respecter les règles. Quand elles le sont comme c’est le cas s’agissant de l’établissement du P.V, je ne considère pas qu’il y ait  lieu à quelque contestation que ce soit.  En polémiquants sur ce sujet, on montre plus de la légéreté que du courage politique.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 08:00

esope.jpgLe poète grec Esope disait fort justement que la langue est la meilleure et la pire des choses. Elle sert aussi bien à montrer qu’à cacher, à faire comprendre qu’à rendre obscur, à mettre de la clarté qu’à installer la confusion. Le débat qui traverse en ce moment la majorité municipale pour savoir si elle est faite de composantes, de sensibilités, de groupes ou de courants illustre jusqu’au ridicule le point de vue du fabuliste grec.

 

La majorité est composite et plurielle. C’est un fait patent depuis que deux listes concurrentes au premier tour des élections municipales se sont réunies au deuxième pour gagner la majorité des voix. Ces deux éléments du tout sont-ils des composantes de l’ensemble ?  Il semblerait que ce soit acceptable par la majorité de la majorité sauf que sous le mot de composante certains imaginent que c’est un groupe qui se cache. Et là ce serait infâme ! Sensibilité paraîtrait plus neutre pour désigner les différences, mais encore ne faudrait-il pas que sensibilités (acceptable) soit le faux-nez de courants (de triste mémoire au sein de la gauche socialiste).

 

Quand viendra donc le grammairien qui nous expliquera pourquoi l'existence reconnue de composantes ou de sensibilités ne mettraient pas à mal l'unité  de l’ensemble, tandis que des groupes ou des courants auraient la fonction inverse !

 

Chargé par Crésus, de porter des offrandes au temple de Delphes, Esope dévoila les fraudes commises par les prêtres d' Apollon. Ceux-ci se vengèrent en l'accusant de vol d' une coupe en or consacrée au Dieu. Il fut mis à mort.

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 00:00

Ainsi le tribunal administratif de Grenoble a exonéré P. Labaune de tout soupçon d"erreur dans la présentation de ses comptes de campagne. Dont acte. Merci pour lui.

Cela dit, ce jugement méritera d"être commenté dans les écoles de droit.

Il pose en effet un principe bien intéressant : à un mois d"élections municipales, des placards 4 X 3 vantant l"œuvre de l"équipe sortante qui se représente ne constituent pas une publicité en faveur de cette équipe en l"absence de référence au scrutin à venir, à la personne de M. Labaune ou à liste conduite par lui.

Bien évidemment, puisque personne n"avait pu comprendre que ces affiches étaient en faveur de M. Labaune et de sa liste, ces affiches n"étaient de la propagande électorale ni pour M. Labaune ni pour sa liste. Il fallait y penser.

D"autre part, ce jugement dit en clair : utiliser l"argent public pour cette " non propagande " est d"autant moins illicite que cet affichage a été réalisé tous les ans selon les mêmes modalités. On ne l"aurait fait qu"une fois, c"était peut-être irrégulier (allez savoir !), mais en le faisant chaque année, ça devient normal.

Heureusement que c"est un tribunal qui le dit. Sans cela, je n"aurais jamais osé croire que c"était possible.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 00:00

Ainsi, Patrick Labaune s"est pris les pieds dans le tapis.

Il a donc " oublié " de compter dans ses dépenses électorales, le coût des affiches 4X3 payées par le budget de la ville pour vanter une politique fiscale, dont on peut discuter le bien fondé, ainsi que le coût d"un bulletin municipal entièrement consacré à la mise en exergue des réalisations de son mandat. Dommage pour lui, et pour les finances de l"UMP qui devront éponger le coût d"une campagne électorale que les finances publiques ne rembourseront pas.

A trop considérer que la mairie était sa chose et qu"il pouvait user et abuser des outils collectifs au service de sa politique, cela devait un jour le conduire à un faux pas.

Et il est bon qu"il ait fait ce faux pas et qu"il l"ait fait pour finalement aboutir à la défaite !

Cela rappelle utilement à tous que les électeurs désignent non pas ceux qui pourront se servir des moyens de la collectivité mais ceux qui devront servir scrupuleusement la collectivité. 

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 00:02

L'entretien et l'amélioration des voiries constitue un des postes importants des dépenses du budget d'investissement annuel. Le compte administratif 2007 affiche plus de 800 000 euros de dépense en matière de voiries et trotooirs 

Pour cette année, c'est une somme à peu près identique qui sera affectée à la réfection de quelques voies : le sud de l'avenue Victor Hugo, le haut de l'avenue de Chabeuil, la rue du Dr Calmette, la rue J.J Rousseau et la rue C. Desmoulins.

Trois entreprises se disputent le marché qui sera attribué la semaine prochaine.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 00:04

Le débat du conseil municipal du 31 mars sur la question "Reynolds" a été très clair. Les deux positions en présence ont été précisément énoncées.

D'une part, celle de l'ancienne majorité qui, au prétexte de contrôler le dossier : maîtrise du foncier, droit de sélection sur les entreprises à implanter... prend le risque de retarder de plusieurs mois, voire plusieurs années, la création effective du premier emploi sur le site. Son choix engagerait par ailleurs une opération financière délicate : emprunt - et gel dans l'attente des décisions de justice - de trois milions d'euros pour financer l'achat, suivi de la nécessité d'investir sensiblement la même somme dans des travaux destinés à mettre le site à disposition des nouvelles implantations. Ce serait un nouveau poste de dépense mobilisant lourdement les finances municipales. Ce choix de l'achat du ténement par la ville aurait eu son sens s'il avait été fait dès l'annonce de la fermeture du site par son propriétaire actuel. Il est hors de propos dès lors qu'il vient trop tard, bloquant une opération engagée.

D'autre part, la position de la nouvelle équipe, visant à accompagner le processus initié dans le cadre de l'accord Etat/ Entreprise du 5 avril 2007 qui doit conduire, dans les semaines et les mois à venir, à réinstaller un nombre significatif d'emplois sur le site. La vigilance de la municipalité devra porter sur la transparence des opérations, et le respect des règles concernant les zones franches (notamment s'agissant des emplois.) Le sens de ce choix est la priorité donnée à la revitalisation rapide du site.

 En votant le 16 mars, les électeurs avait dit leur choix. Ce choix a été exprimé la majorité du conseil.

Formulons l'espoir que les débats à venir au conseil municipal auront toujours la même clarté que celui d'hier soir.

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 00:04

Un des élus de la nouvelle minorité municipale, un peu dépité, a déclaré : " Je ne suis pas un homme d"opposition. Je suis un homme de construction. C"est une raison de ne pas conserver ce mandat (de conseiller municipal). Cette rhétorique de vaincu signe une évidente mauvaise foi et un singulier mépris du suffrage universel.

Mauvaise foi, dans la mesure où l"élu en question, par ailleurs conseiller régional, accepte bien, sans apparent état d"âme, sa situation de minoritaire à Charbonnière. Il faut dire qu"à ce niveau là il ne s"est guère manifesté, ni comme homme de construction ni comme homme d"opposition. Tout juste comme homme invisible.

Mépris pour le suffrage universel. Lorsqu"on s"est proposé de gérer la ville ; lorsqu"on a réuni 48,29 % des suffrages, il est tout à fait indécent de dire à ces électeurs que, finalement, on ne se donnera pas la peine de la réprésenter au conseil municipal et qu"on ne défendra pas les idées qu"on leur a demandé d"approuver. En termes clairs cela veut dire qu"on voulait bien du pouvoir mais qu"on n"entendait pas vraiment servir la collectivité publique. La démocratie invite à d"autres attitudes.

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 00:04

Dimanche soir, un adjoint de la municipalité sortante, visiblement marqué par l"échec de sa liste, me demandait, une grande incompréhension dans le regard et le sentiment d'une immense injustice dans la voix : nous avons le sentiment d"avoir fait de bonnes choses : pourquoi donc sommes nous battus ?

L"effet Sarkozy n"est pas, comme le prétend Patrick Labaune, la raison principale et déterminante de l'échec. Les raisons sont sans aucun doute multiples. Il en est une qui est essentielle à mes yeux. L"équipe sortante s"est murée dans la certitude "bétonnée" quant à la légitimité et à la pertinence de ses actions, en considérant que tout avis contradictoire, toute critique émise par un interlocuteur, quel qu"il soit, était, a priori, marqué du sceau de la sottise. Sur les bancs de l"opposition, nous avons eu à subir, maintes fois, les sarcasmes et les quolibets de cette majorité quant à notre " incapacité " à comprendre les choses et à avoir le moindre avis pertinent. Parole d"opposition était parole vaine.

Une parole d"opposition ne doit pas être une parole sans écho. C"est au contraire un éclairage qu"il faut entendre, et parce qu"il traduit la pensée d"une partie des citoyens, dont il faut tenir compte. Parce qu"elle est consciente des risques qu"il y a à ne pas écouter les oppositions, notre nouvelle équipe a inscrit dans sa charte de fonctionnement la proposition suivante : Les oppositions seront perçues comme un apport supplémentaire dans toute recherche de solutions. Pour ce faire, le règlement intérieur garantira le droit d"expression de tous les élus et permettra aux citoyens et acteurs de la vie locale d"être associés à la formulation des propositions et des processus d"évaluation des politiques.

C"est un engagement collectif qu"il nous faudra inscrire en exergue de tous nos débats..

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 00:04

Aujourd'hui, j'ai reçu beaucoup de messages, de mails, de coups de téléphone qui ponctuent le succès de la gauche aux municipales. Parmi tous ces messages, je relève celui-ci, envoyé par un ami membre du Parti socialiste qui nous place clairement devant nos responsabilités :

Je tiens toutefois à te dire que je n"ai voté pour "Alain Maurice" qu"à cause de votre présence sur la liste du deuxième tour. J"espère que vous ferez tout pour ne pas faire regretter leur vote à tous ceux qui ont fait comme moi. C"est faire peser sur vous une lourde responsabilité mais je ne crois pas me tromper en pensant que votre présence collective sur la liste du 2ème tour a joué un rôle majeur dans la victoire et qu"elle vous rend de fait comptables de l"avenir.
Sans quitter le PS, je souhaite m"investir, si vous en êtes d"accord, dans ce qui sera mis en oeuvre en extra-municipal pour évaluer la mise en oeuvre des "promesses", faire avancer le projet, le faire évoluer dans l"espoir d"une victoire durable.
Je sais qu"il serait déraisonnable de penser faire de Valence une ville profondément de gauche, cependant je suis convaincue qu"avec cet objectif à très très long terme, il pourrait être possible d"en faire une ville où il ferait bon vivre pour chacun et tous ensemble.
A bientôt,

                                   Reçu 5/5

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