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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 11:00

Il l’a fait !

Manuel Valls : Non, je ne voterai pas pour Benoit Hamon. Cette élection présidentielle est folle et inédite et traduit une décomposition de la vie politique. Rien n’est joué dans cette élection présidentielle, ni pour le premier, ni pour le second tour. Oui, je voterai pour Emmanuel Macron car il ne faut prendre aucun risque pour la République. Je prends mes responsabilités. (..) Je n'ai rien à négocier. Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison.

Décomposition de la vie politique ! Bien sûr. Mais à qui la faute ?

Qui fait cocus les deux millions d’électeurs de la primaire qui ont cru qu’il pouvait y avoir des règles du jeu et quelles seraient respectées ?

Que reste-t-il du parti socialiste ?

Quelle est la crédibilité des candidats de ce « parti » aux législatives ?

Pauvre gauche et pauvre France !

 

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commentaires

Molines 10/04/2017 20:32

Il faudra bien qu'un jour (mais dans l'esprit de beaucoup, cela n'est pas pour demain), nous cessions de parler de "gauche" à propos du P.S et de ses sbires, quels qu'ils soient! Le passage, la transition vers le social (?) libéralisme date de 1983 et depuis ces potentats ont largué les amarres de la gauche républicaine.

Bouchet 29/03/2017 16:13

Pourquoi avoir fait des primaires et s'être engagé à soutenir le vainqueur ?

Le perturbateur endoctrinien 29/03/2017 18:47

Parce que vous voulez me faire croire que des grincheux frondeurs qui ont voté la censure du gouvernement Valls comme Hamon, Montebourg, Duflot ou Filippetti auraient soutenu Valls s'il avait gagné ?
;-) Allez... à d'autres.
êtes-vous si naïf au point de penser que Hamon puisse aller au second tour? et même s'il y arrivait qu'il gagnerait contre Le Pen ?

Pas de risques à prendre pour moi ce sera Macron.

Le perturbateur endoctrinien 29/03/2017 15:01

Je réponds d’abord sur votre allégation du soutien de Gattaz à Macron. Cela n’est pas digne de vous, car ce n’est pas vérifiable, dire cela est mensonger et ne repose que sur des préjugés.
Ensuite, vous vous arrangez un peu avec les chiffres de la primaire. Sur les 2 millions de votants, il y en a quelques uns qui ont voté Valls, je vous le rappelle : à vous lire on dirait que les 2 millions ont voté Hamon, ce qui est faux. Je vous rappelle aussi qu’il y a eu dans cette primaire 1 million d’électeurs de moins qu’à la primaire de 2011. Ce n’est pas rien et cela signifie qu’Hamon n’a pas mobilisé les électeurs de Hollande de 2011-2012, mais un électorat que vous appelez vous-même « interlope ». L’électorat de Hamon provient d’une autre gauche que celle qui vote traditionnellement socialiste. C’est ça la réalité et pas ce que vous racontez sur les prétendus cocus de la primaire. Quoiqu’il en soit, il serait honnête que vous admettiez que Hamon ne convainc pas l’ensemble des électeurs de Hollande de 2012 car si c’était le cas il ne serait pas à 10 % mais au moins à 25% dans les sondages.
Otez-vous ces ornières qui vous aveuglent et acceptez une bonne fois pour toutes dans cette campagne de regarder la réalité en face. N’occultez pas les enjeux de cette élection. Valls a entièrement raison. Il s’agit de ne prendre aucun risque pour les progressistes que nous sommes : il s’agit d’éviter le pire, le duel Fillon-Le Pen. Vous ne ça ne vous gêne peut-être pas ce duel, moi en tant qu’électeur ça me file des boutons. Parce que c’est bien beau de vouloir privilégier ses convictions au premier tour quand au deuxième tour cette erreur d’appréciation nous conduira à faire un choix impossible. Pour moi Macron ce n’est pas Fillon et c’est parfaitement malhonnête que d’oser prétendre cela.
L’enjeu est celui de l’avenir du pays et non pas celui d’un parti moribond gangrené par les divisions internes. Ça suffit de jouer les inconscients en niant les valeurs républicaines auxquelles nous sommes attachés à gauche au nom d’un esprit partisan, borné, dépassé et irréaliste. Quand on est vraiment de gauche on ne veut pas avoir à choisir entre Le Pen et Fillon. Ça suffit d’écarter le danger populiste comme s’il n’existait pas, de regarder ailleurs quand on court un tel risque politique. Le véritable marchepied du FN est construit de toutes pièces par ceux qui nient ce danger politique. Il n’est pas question au nom d’un esprit partisan ou pour les beaux yeux de Benoît Hamon de devenir les otages d’un duel inconcevable pour tout homme ou femme de gauche qui se respecte : le duel Fillon-Le Pen.
Heureusement, cher Gérard, qu'il y a Macron pour les électeurs socialistes ! Heureusement que Valls exprime clairement les choses. La cohérence de la ligne réformiste qu’il a toujours tenue et l’enjeu réel de cette élection méritent amplement qu’il prenne clairement position. Tant pis pour Hamon, on a le droit d’être cohérent, le droit de faire la différence entre Macron et Fillon, et d’espérer autre chose que de préserver l’intérêt de quelques apparatchiks.
De toute façon Hamon n’a rien fait pour rassembler les socialistes et il développe une stratégie ahurissante et un programme qui n’ont plus rien à voir avec la gauche de gouvernement et le PS. Bien au contraire, contre toute attente, il est allé « signer » un pacte avec Mélenchon qui l’a roulé dans la farine avec cette entente de non-agression, un pacte inespéré pour l’insoumis qui veut la fin du PS et qui grâce à cet accord est en passe d’y parvenir. Une stratégie qui veut transformer le PS dans une sorte de formation politique uniquement contestataire, type Podemos ou Nuit debout, qui sera encore plus marginale que la France Insoumise. Et le pire de tout, il tape comme un sourd sur Emmanuel Macron –encore à l’instant en prétendant sans honte que Macron était du parti de l’argent- en le confondant avec Fillon, comme si le candidat d’En Marche était son principal ennemi alors qu’il séduit majoritairement les électeurs de Hollande de 2012.
Mais heureusement qu'il y a Macron ! Parce que sans lui imaginez un peu le tableau noir des candidats et les choix impossibles devant lequel nous nous serions retrouvés... si nous ne l’avions pas. Et maintenant dans une tentative désespérée Hamon vient encore nous culpabiliser et nous donner sa leçon de gauche! Le fait est que Hamon est insupportable, qu’il assène ses analyses comme des vérités intangibles, qu’il est inamovible, qu’il n’a aucune capacité à l’ouverture et au débat et qu’il est retranché avec ses adeptes derrière son dogme et ses postures.
Et puis il y a les actes des uns et des autres. Les électeurs socialistes ne sont pas amnésiques, ni débiles. Quand on a en toute conscience choisi le social-démocrate Hollande en 2011 et 2012, on ne peut pas voter pour celui qui a voulu faire tomber un gouvernement réformiste de gauche. Eh oui, nous sommes très nombreux, à considérer que les premiers à avoir « saboté » les chances de la gauche sont les frondeurs. Les premiers à avoir été cocufiés par la fronde ce sont bien nous, les électeurs de Hollande, qui avons assisté impuissants à ce spectacle de division, ce scénario d’empêchement permanent orchestré par Hamon et Montebourg. Ça suffit de réécrire l’Histoire autrement que ce qui s’est réellement passé. Personne n’a oublié que ceux qui ont remis en cause la stabilité de la majorité de gauche sont Hamon et Montebourg alors que rien, hormis leurs prétentions et calculs politiques personnels, ne justifiait une telle défiance, une telle violence à l’endroit de sa famille politique. Imaginez un peu s’ils étaient parvenus à leurs fins : on aurait eu une législative anticipée, certainement une cohabitation avec la droite… Cette inconséquence n’est pas pardonnable. Les frondeurs pouvaient ne pas voter certaines lois, ils pouvaient protester, mais aller jusqu’à signer et déposer une motion de censure pour faire tomber le gouvernement socialiste : ça c’est inadmissible et on ne peut pas minorer cet acte politique ou faire comme s’il n’avait pas eu lieu. Et maintenant les mêmes qui trouvent toutes les justifications à leurs propres trahisons osent venir crier à la trahison ! Le culot monstrueux de cette posture est indigne. Non seulement c’est malhonnête intellectuellement mais en plus c’est exactement tout ce qu’on ne veut plus voir en politique : les postures d’un clivage dépassé, la culpabilisation de l’électeur et le sectarisme partisan. Non Benoît Hamon n’est pas une victime, il ne récolte aujourd’hui que ce qu’il a lui-même semé. On ne peut pas voter pour quelqu’un qui a divisé sa famille politique et qui aujourd’hui crie à la trahison quand il ne s’agit que d’empêcher le duel Fillon-Le Pen.
Quand on entend les réactions agressives, exagérées, intolérantes, sectaires, colériques et de mauvaise foi des soutiens de Hamon, mais on dirait presque que Valls est allé soutenir Marine Le Pen. Qu’ils continuent leur petit jeu de massacre –qui n’est que la continuité de ce qu’ils ont fait durant le quinquennat- qui nous poussent encore plus dans les bras de Macron ! Quoi les convictions seraient pour les uns légitimes mais pour les autres ce n’est plus des convictions mais de la trahison ? Trop facile ce raisonnement: Hamon a des convictions et pas Valls ?
Heureusement qu’il y a Valls pour remettre les pendules à l’heure et rappeler que les frondeurs n’ont pas le monopole de la gauche –quand on est vraiment de gauche on s’oppose d’abord à Le Pen et à Fillon-, ni celui de la cohérence et encore moins, on le voit bien dans cet épisode, celui de l’honnêteté intellectuelle.