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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:19

Quand le peuple vote mal – du point de vue de ceux qui ont l’habitude de décider pour lui – on trouve toujours un moyen de contourner ses choix.

Il n’y aurait pas d’alternative aux politiques d'austérité, qui provoquent chômage, aggravation des inégalités sociales, réduction des budgets sociaux, telles qu’elles sont portées par les institutions européennes. Et lorsque les peuples manifestent une volonté propre, celle-ci est ouvertement et brutalement méprisée et bafouée par les pouvoirs en place qui se revendiquent de l'Union Européenne. On l'a vu lors des référendums sur le TCE.

Voilà donc que la très démocratique Grande Bretagne vient de s’apercevoir, grâce à sa Haute Cour, qu’il n’appartenait pas aux citoyens de décider si leur pays devait ou non rester membre de l’organisation européenne. Pour cette Haute Cour, dans le système constitutionnel britannique, le Parlement est l’instance suprême de décision sur les lois qui régissent le pays. Le référendum organisé en juin n’avait jamais été prévu comme «liant» le parlement à son résultat. Il n'était que consultatif. Le parlement reste en l’état souverain. Il est donc nécessaire aujourd’hui de lui demander de voter sur la question.

Gageons que si les britanniques avaient décidé de rester il n’y aurait pas eu besoin d’un vote du parlement pour le faire. Quant à l’affirmation que la souveraineté appartient au Parlement, c’est une question qui, même en Angleterre doit entraîner de sérieuses discussions.

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:00

Communiqué du M.R.C

Sous des thèmes ronflants, il est à craindre que le sommet franco-allemand ait surtout cédé au ronron. C’est pourtant d’un réveil énergique, pour ne pas dire d’une résurrection, qu’une Europe affaissée a besoin dans un monde qui n’attend pas.

Une croissance plus vigoureuse ? On cherche en vain les engagements nouveaux qui permettraient à l’Europe, seule zone du monde persistant dans l’austérité, dotée d’une monnaie surévaluée, d’émerger vraiment dans la mondialisation.

Une grande entreprise de transition énergétique ? Tant que l’Allemagne en restera à une politique solitaire misant sur le charbon sur fond de grande peur du nucléaire, on ne pourra avancer de concert. « Explorer des convergences » dans la transition énergétique est un début bien poussif.

Enfin, la menace extérieure ? Malgré une meilleure orientation du Ministre des affaires étrangères allemand, on piétine à la porte d’un soutien vraiment consistant à l’action de la France au Mali et en Centrafrique pourtant si utile à l’Europe tout entière.

Décidément, ce sommet aura encore été une occasion manquée de relever les grands défis.

 

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:03

La démocratie à l’épreuve de l’intégration européenne.

Lextenso-Editions

Par Christophe Beaudouin

 

Depuis trente ans, une force étrange a pénétré le coeur de nos États, nos assemblées, nos tribunaux, nos administrations, nos lois et nos sociétés. Une force qui peu à peu efface les frontières, neutralise les souverainetés et reformule les identités. Une force qui recrée tout à son image : les échanges, le droit, le pouvoir et les personnes. Parée des promesses bleues étoilées de l’Europe unie, elle en a fait le laboratoire de la gouvernance mondiale, au service du marché et des droits illimités. Le Politique y a cédé la place au technicien, et la souveraineté collective à la culture hors sol de l’individu. Mais en déplaçant le gouvernail vers l’Union, n’avons- nous pas en catimini changé de régime ?

Celui-ci ne connaît plus guère ni responsabilité politique, ni séparation des pouvoirs, ni claire hiérarchie des normes, ni stabilité institutionnelle, ni égalité politique des citoyens. Jacques Delors y reconnait un « despotisme éclairé et doux» et José-Manuel Barroso un « empire non-impérial ». Est- ce vraiment ce à quoi les peuples européens, ou leurs représentants, avaient juridiquement consenti en approuvant les traités ? A l’exception des juges allemands, des Lords anglais, ou de rares universitaires et responsables politiques, nul ne s’émeut devant cette démocratie en phase terminale. C’est pourtant le lien vital entre la Loi et la volonté populaire qu’on a rompu, et avec lui, la légitimité démocratique. Or, si la Loi n’est plus considérée comme juste, qui voudra encore lui obéir ?

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 08:00

Jacques Fournier, ancien conseiller d'Etat, vient de publier aux éditions odile Jacob : "L'Economie des besoins : une nouvelle approche du service public".

 

Dans une interview à l'occasion de la sortie de son ouvrage, il nous livre cette réflexion : "Actuellement l'Europe fonctionne comme un frein à l'économie des besoins, pour deux raisons . D'une part, elle est restée principalement un marché. Elle n'est pas devenue une Nation menant une action publique cohérente et globale. Le volet régulation du marché est bien présent. Mais il n'y a que des embryons de service public européen. D'autre part, avec la crise des dettes souveraines et le traité de rigueur budgétaire, on s'est engagé dans une démarche d'austérité qui frappe toutes les actions publiques, notamment celle qui concerne le service public.

Le budget européen représente moins de 2% du PIB. Si l'Europe était véritablement une nation ayant la volonté d'organiser ses services publics, ce pourcentage serait beaucoup plus élevé. Les Etats-unis, où les Etats fédérés ont des compétences importantes, et dont l'Etat fédéral n'est pas spécialement interventionniste, ont un budget qui repésente 20% du produit national. Au contraire de l'Europe, les Etats Unis existent bel et bien en tant que nation.

 

A méditer !

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:00

imagesCADL2I7J.jpgLa fusion des conseils généraux des deux départements alsaciens et de la région ne se fera pas. C’est heureux.

 

On nous a présenté cette affaire comme visant une rationalisation des échelons administratifs et une économie de moyens. Mensonge.

 

En décembre 2011, les promoteurs du projet  dévoilaient très exactement leurs intentions : «Si nous acceptons de fonder le Conseil d'Alsace (…) nous renforcerons l'attractivité de nos territoires et leur compétitivité en Europe (…) L’Alsace dans la compétition libérale de grandes régions européennes doit s’intégrer au «Rhin Supérieur» (…) Dans la stratégie de la création de grandes régions économiques européennes, le Conseil d'Alsace doit (…) contribuer, au mieux de ses forces, à renforcer la cohésion territoriale de la Région Métropolitaine Tri nationale du Rhin Supérieur, périmètre d'excellence du développement économique(…)».  (Résolution du  Congrès d’Alsace.)

 

Ainsi, sous couvert d'efficacité administrative,  c’est clairement à un démontage du modèle français au profit d’un modèle d’organisation territorial transfrontalier que l’on entendait  procéder. C’est à cette volonté de redessiner la carte d’une Europe au service d’un projet de développement d’une économie « libérale », dont on voit bien tous les jours les ravages qu’elle cause, et qui se soucie peu de l’existence et de l’intérêt réel de peuples, que les alsaciens ont mis un frein.

 

D’autres tentatives viendront, à quoi il faudra opposer la volonté de coopération des nations plutôt que la création artificielle d’Euro-régions qui menacent tout à la fois  l’indivisibilité de la République et la solidarité natinale.

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:00

Italie.jpgCe qui se passe en Italie interpelle tout le monde, mais en premier lieu tous ceux qui, directement, participent activement à la vie politique.

Qu’un quart des électeurs puisse choisir de voter pour un mouvement qui,  explicitement, n’entend participer à aucun  gouvernement : ni droite ni gauche, tous pourris, souligne la profondeur de la rupture qui existe entre les « politiques » et les citoyens. Le message est clair : ça disjoncte entre le peuple et les dirigeants.

La politique d’austérité portée par les libéraux et sociaux-libéraux européens  conduit à une impasse politique qui peut préluder aux pires des aventures.

Hommes politiques de tous pays, réfléchissez !

Il est temps d’offrir aux peuples d’Europe d’autres perspectives que la rigueur et le chômage généralisés  

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:00

carte europe-copie-2Les déclarations de F. Hollande à l’issue du sommet européen des 13 et 14 février nous laissent une impression bizarre. Un sentiment d’incertitude

Le budget est en réduction, ce qui ne laisse pas augurer d’une capacité accrue de l’Europe à agir de manière plus efficace demain qu’elle ne le fait aujourd’hui. Pour la P.A.C, l'enveloppe a été fixée à 373,2 milliards d'euros, contre 420,7 milliards sur la période 2007-2013. Les budgets destinés à l'innovation baissent, de même que ceux de  la politique étrangère. L'aide alimentaire aux plus démunis, pour laquelle les ONG tiraient la sonnette d'alarme, ne dispose plus que de 2,1 milliards, contre 3,5 avant….  Peut-on se réjouir de tout cela ?

Certes, pour la première fois le Président de la République a mentionné le rôle négatif de la surévaluation de l’Euro dans la compétitivité de la plupart des économies européennes. Mais François Hollande n’a pas clairement exprimé ses choix entre « l’approfondissement de l’union économique et monétaire » c'est-à-dire plus de « fédéralisme » et la mise en route de nouveaux projets associant certes pays dans des coopérations privilégiées.

Dans un cas on va vers  une intégration accrue des 27 et le renforcement des pouvoirs de Bruxelles ; dans  l’autre au contraire, on permet à certains Etats d’avancer ensemble avec le soutien de leurs peuples.

Il faudra bien, un jour, choisir !

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:00

imagesCA2VH1CX

Partout en Europe, pour sortir de l’austérité, des manifestations s’organisent

 

Avec les syndicats européens, les syndicats français exigent :

> une véritable coordination des politiques économiques intégrant les dimensions

sociales et des mesures de solidarité vis-à-vis des peuples les plus en difficulté ;

> la négociation d’un contrat social européen pour mettre fin au dumping social entre

États ;

> des mesures de relance au plan européen pour renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

 

MERCREDI 14 NOVEMBRE

À l’appel de la CGT, CFDT, FSU et de l’UNSA

 

Manifestons - 14h -  Champ de Mars - VALENCE

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 08:01

L’attribution du prix Nobel de la Paix suscite souvent des polémiques.

 

Cette année, il y de bonnes raisons de se poser des questions sur la pertinence de cette attribution : "L'UE et ses ancêtres contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe", a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien Thorbjoern Jagland.

 

La paix et la réconciliation entre les Etats ? Peut-être, mais demandons aux Grecs et aux Allemands ce qu’ils en pensent.

 

La démocratie ? A en juger par les prétentions de l’institution à imposer les choix de ses fonctionnaires aux Etats et à leurs parlements élus, il est permis d’en douter.

 

Les droits de l’Homme ? Dans les déclarations certes, mais le président du Parlement européen,  lui-même, Martin Schulz, observe : "Nous ne pouvons pas vivre dans une union où, dans un pays, les gens sont très riches (...) et dans les autres, les gens, même les universitaires, doivent fouiller dans les poubelles pour trouver quelque chose à manger. C'est indigne d'une union qui a reçu le prix Nobel de la paix".  

 

Alors l’Europe prix Nobel ? Ca mérite réflexion.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:00

Trois sénateurs P.S seulement ont voté contre le traité européen : Jean-Pierre Godefroy, Marie-Noëlle Lienemann et Daniel Percheron. 124 ont voté pour.

 

Jean-Pierre Chevènement a justifié son vote contre (extraits) :

Si ce traité devait entrer ne vigueur, tous les pouvoirs budgétaires seraient transférés à une technocratie bruxelloise ou parisienne. Or, la légitimité du Parlement s’enracine dans le contrôle du budget. Il n’en resterait à peu près rien. Nous serions entrés dans la voie d’une « Europe post démocratique », comme l’ont bien vu en France Hubert Védrine, et en Allemagne Jürgen Habermas.

 

La vérité est que le traité est resté tel qu’il était quand il a été signé. Je ne crois pas qu’il soit possible, comme l’a suggéré M. le Premier ministre, de changer l’esprit dans lequel sera appliqué un traité signé à vingt-cinq et dont le texte est inchangé. Soyons lucides : en vingt ans, l’abandon de la souveraineté monétaire a conduit à celui de la souveraineté budgétaire, quels que soient les artifices de langage employés pour le dissimuler.
Comme parlementaire, libre de mes analyses et solide sur mes convictions, je ne renie rien des propos que j’ai tenus à cette tribune, bien avant l’élection présidentielle. Inacceptable au printemps, ce traité le reste à l’automne, quel que soit le désir du gouvernement d’en inverser un jour la logique pour faire vraiment, comme l’a dit M. le Premier ministre, « bouger les lignes ».

 

Ce n’est pas seulement un traité disciplinaire. C’est un traité correctionnel.

Le TSCG est un nœud coulant pour le progrès social et pour la démocratie.

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