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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 08:00

On sait que Jean François Kahn a le sens de l’exagération très développé et que le goût (et le sens) des formules-chocs entraîne parfois sa pensée vers des territoires excessifs.

 

Pour autant, l’analyse de la situation qu’il nous livre dans son dernier opuscule paru le 7 juin, sous le titre provocateur : La catastrophe du 6 mai 2012 ne manque pas de proposer quelques remarques qui méritent considération. Par exemple : Dans l’esprit des Français, on trouve à la fois le besoin de sécurité exprimé par le FN, le besoin de reconnaissance du mérite et de l’effort prôné par Sarkozy, une envie de solidarité et de justice mise en avant par le PS, l’attrait de l’utopie humaniste de Mélenchon, la conscience de la nécessité de rigueur et d’équilibre prônée par François Bayrou. Les Français ont besoin de tout cela et ces aspirations ne sont pas exclusives en fait. 

 

Pourtant, aucun candidat, aucun parti politique, ne sait répondre efficacement à l’ensemble de ces besoins. A défaut de trouver le leader qui parviendrait à le faire, les clivages politiques s’accentuent artificiellement, une bipolarisation caricaturale se développe hors de raison, on ne réfléchit, plus on anathèmise, « on ne démonte pas un argument, on chasse la boulette, on traque la bévueon s’acharne sur ces cibles que sont les petites phrases.. et tout cela nous entraîne vers le conflit, vers la guerre … vers la catastrophe annoncée.

 

A méditer !

 

J.F Kahn , la catastrophe du 6 mai 2012, Plon, 5 €

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:00

Voilà ! C'est fait !

 

Le terrain est dégagé pour mettre en oeuvre une nouvelle politique au service des citoyens et d enotre peuple.

 

Dès demain il faudra affronter les problèmes en sachant que les choses seront difficiles à faire bouger et que les effets du changements ne se feront pas immédiatement sentir , mais comme le disait Jean Jaurès : L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements mais elle jsutifie l'invincible espoir. Alors, aujourd'hui : espérons !

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:00

Français, encore un effort si nous voulons être républicains.

 

Faisons mentir cet analyste :  "Il y a longtemps que le vrai pouvoir n'est plus dans les urnes. Il plane  bien au-dessus d'elles, dans nos institutions dont les membres ne sont pas éligibles : notre FMI, notre OCDE, notre OMC, notre banque mondiale, qui mènent la vraie marche de la planète. Les démocraties sont de belles coquilles vides." Michel Piquemal - Le Prophète du libéralisme [satire] - 2005

 

Assurons notre avenir en votant juste !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:00

On a tout lieu de penser que  F. Hollande sera dimanche notre nouveau président.

Le paysage politique français va sortir profondément modifié de cette longue campagne électorale. De multiples questions se posent.

La gauche extrême,  jusqu’ici représentée par A Laguiller et A. Besancenot, est pratiquement sortie du paysage.  Réapparaîtra-t-elle ?

Le Parti communiste retrouve – via le front de gauche – une nouvelle identité, dans la mesure où il s’est allié au Parti de Gauche,  rassemblement d’anciens  P.S, Verts ou trotskystes de diverses obédiences. Cette union tiendra-t-elle dans la durée et résistera-t-elle face aux enjeux électoraux à venir?

Au centre, quelle conséquence aura la prise de position de Bayrou en faveur de Hollande ?

A droite, les prises de position divergentes quant aux rapports à entretenir avec le Front National et la défaite probable vont entraîner des débats qui risquent d’être houleux et on peut s’attendre à voir apparaître  de nouvelles formations politiques en lieu et place d’une U.M.P en fin d’histoire ?

Comment le futur Président, qui sera élu par une majorité composite  allant de l’extrême gauche au centre, majorité  rassemblée plus par le rejet de Sarkozy que par de réels objectifs communs, parviendra-t-il à mettre en œuvre son programme dont certains éléments ne sont pas partagés par ceux-là même qui vont l’élire ?

Quel sera le poids politique et social d’un Front national qui semble désormais une composante durable de la vie politique française ?

Enfin, quels seront les futurs développements de la crise et comment va se structurer le mouvement social qui exprimera les revendications et les attentes des catégories sociales qui ont été malmenées sous Sarkozy ?

Les mois à venir risquent d’être chauds. Ils seront évidemment intéressants à vivre.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:02

« Si Marine le Pen a le droit de présenter, c'est qu'elle est compatible avec la République » déclare le Président sortant tentant ainsi de justifier les « emprunts » qu’il fait aux thèses frontistes.

L’argument est spécieux.

Dans une démocratie, tout le monde peut effectivement déclarer ses convictions et se présenter au suffrage de ses concitoyens. C'est même une des caractéristiques du régime républicain. Cela ne rend pas pour autant toutes les convictions compatibles avec les valeurs d’une République indivisible, laïque et démocratique et sociale.

La République reconnaît et garantit le droit à la libre expression mais elle ne roconnait comme républciane n'importe quelle expression

Sarkozy fait une grossière faute de raisonnement. Mais il en a fait tellement !

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:00

Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour.
La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession.

En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe.

Le 6 mai prochain, le choix sera simple :
- le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France ;
- la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance ;
- la justice sociale ou l’aggravation des inégalités ;
- la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques.

Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent.

 

Jean Pierre CHEVENEMENT

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:00

La comparaison des résultats du premier tour des présidentielles entre Valence-Agglo-Sud-Rhone Alpes et la ville de Valence montre un assez remarquable homogénéïté entre la ville centre et l'ensemble de l'agglomération.

 

Sarkozy fait 26,95 % à Valence et 26,86 % à l'agglomération.

Hollande fait 2 points de moins dans l'agglomération dans son ensemble qu'à Valence (28,48 % contre 30,55 %). Ces deux points se reportent sur Le Pen qui fait 2 points de plus dans l'agglomération que dans la ville centre : 17,82 % pour l'ensemble de l'agglo contre 15,85 % à Valence.

 

Cette homogénéïté tient au poids de Valence qui regroupe, à elle seule, à peu près la moitié des votants de l'agglomération : 30 244 pour 65 219 exprimés dans l'agglo. Si donc on compare Valence aux 10 autres communes de l'agglomération, des différences significatives apparaissent.
Les 15,85% de Le Pen à Valence deviennent 19,53 % sur les 10 autres communes. Les 30,55% de Hollande ne sont plus que 26,68 %. Sarkozy et Mélenchon restent homogénes : 26,95% à Valence et 26,79 % dans les 10 autres communes pour le premier ; 11,60 % à Valence et 11,58 % dans les 10 communes pour le second.

 

On constate donc, dans notre agglomération, le même phénoméne que dans d'autres secteurs : le vote urbain est un peu plus à gauche que le vote péri-urbain et rural.

Sarkozy fait ses deux meilleurs scores à Montélier et St Marcel. Le Pen à Portes et à Beaumont (plus de 20 %). Hollande fait ses scores les plus faibles à Montélier et à Upie ; les plus forts à Valence (cantons III et IV).

 

Reste que, pour Valence comme pour l'agglomération;, le total des voix de droite (Sarkozy, Le Pen, Bayrou, Dupont-Aignan) et significativement plus important que l'ensemble des voix de gauche.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 08:04

Plus de huit inscrits sur dix se sont déplacés pour participer à ce premier tour des élections présidentielles. Dans le bureau que je présidais, cela représente un électeur toutes les 53 secondes (1141 votants en 10 heures d'ouverture du bureau)

 

Trois électeurs sur quatre ont voté contre Nicolas Sarkozy. C'est un échec sérieux pour un président sortant.

 

Le score de la candidate d'extrème droite interpelle tous les acteurs de la vie politique qui doivent s'interroger sur les raisons pour lesquelles un électeur sur cinq est conduit à croire que c'est de ce côté là que pourrait venir une réponse à ses problèmes.

 

Le choix pour le second tour est clair pour tous ceux qui veulent : Remettre la France sur pied ; reconstruire des services publics aujourd’hui mis à mal et, en premier lieu, remettre l’école républicaine en situation de remplir sa mission ;  rétablir la justice sociale et fiscale ; permettre à tous l’accès à un  logement décent ; protéger et développer notre système de santé ; réaliser la parité dans la vie professionnelle ; assurer l’égalité des territoires et la sécurité de tous ; protéger la laïcité de nos institutions ; engager  une véritable politique industrielle créatrice d’emplois ; organiser l’indépendance énergétique de notre pays ; réorienter la construction européenne, le vote F. Hollande s'impose comme une évidence.

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 18:54

Monsieur François Hollande,

 

La situation économique et financière aujourd’hui semble s’être améliorée depuis la tempête de décembre dernier. Mais, cette accalmie n’est que temporaire et conjoncturelle….Soyez en convaincu, monsieur François Hollande, nous allons connaître de graves problèmes économiques dans les prochains mois. La crise de l’Euro n’est pas finie, bien au contraire.


Vous avez dit des choses justes sur ce sujet. Vous avez dénoncé le 28 octobre l’accord européen conclu la veille….  Vous proposez une renégociation du pacte budgétaire européen et du Mécanisme européen de stabilité. Mais, nombre de vos conseillers s’en vont disant qu’un simple protocole additionnel suffirait à rendre acceptable un traité qui dépouille les Français d’une part de leur souveraineté et qui les condamne à une politique de misère. Qui nous faut-il alors croire ? Le François Hollande qui dit des choses fort justes sur l’impératif de croissance qui seul est à même de nous faire sortir de la crise de la dette, ou le François Hollande qui s’accommode de la rigueur et qui renvoie la croissance à des jours meilleurs ? 
 
Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter; il nous faut le constater…. Si donc vous êtes sérieux dans votre projet de renégociation, il vous faut impérativement construire ce rapport de force, et le faire dès maintenant. La Constitution de la Vème République vous en offre le moyen.

 

Si vous annonciez dès aujourd’hui, …votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. Un « non » massif vous renforcerait et vous donnerait un pouvoir de négociation décisif. Il mettrait entre vos mains un mandat populaire nettement ciblé et sans aucune ambiguïté. Vous pourriez imposer alors des mesures à l’efficacité réelle, ou alors faire la démonstration que certains de nos partenaires se refusent à sauver l’Euro. Il vous faudrait alors avoir le courage d’en tirer les conséquences….

 
L’engagement solennel pris devant les Français de soumettre le traité, certes signé
mais non encore ratifié, est le signe qu’attendent des électeurs de tous bords pour se décider à voter pour vous au deuxième tour. C’est ce qui peut faire la différence avec votre adversaire. C’est aussi ce qui peut vous donner les moyens de mettre en œuvre une politique qui soit autre chose qu’une réponse à la pression des marchés.
 
 

Hervé JUVIN Economiste, Eurogroup Consulting
Philippe MURER Économiste, professeur de finances à Paris-IV La Sorbonne, ancien intervenant sur les marchés financiers
Bertrand ROTHÉ Economiste, professeur agrégé à l'université de Cergy-Pontoise
Jacques SAPIR Économiste, directeur d’études à l’EHESS
Jean-Claude WERREBROUCK Économiste, ancien professeur à l’université de Lille

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:00

Voir note 12.080

 

A cinq jours de la présidentielles – qui peut penser que ce soit un hasard du calendrier ? - le FMI,  en publiant son rapport annuel sur l'économie française, cherche visiblement, lui aussi, à peser sur le résultat de l'élection.  Il annonce qu'elle sera sa politique à l'égard de la France.

 

Dans ce document, il affirme en effet que la France ne parviendra pas à ramener son déficit public sous la barre des 3 % du PIB avant 2014, alors que le gouvernement actuel envisage d’atteindre cet objectif dès 2013. Il estime que, en l'état des mesures annoncées, "le déficit reculera plus lentement qu'envisagé". Selon ses estimations, "atteindre l'objectif d'un déficit à 3 % du PIB en 2013 nécessite des mesures supplémentaires".

Le Fonds estime aussi que la consolidation budgétaire à long terme en France nécessitera de nouvelles réformes des systèmes de retraite et de santé.

 

Clairement le FMI appelle à une cure d’austérité et à une nouvelle attaque contre notre système des retraites et notre système de santé déjà malmenés.

 

A bons entendeurs !

 

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