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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:05

Dans une élection « normale », au premier tour on choisit, au second on élimine.

La présence au second tour de Marine Le Pen, annoncée comme quasi certaine, conduit à fausser complètement le déroulement du premier. On entend de plus en plus de propos qui consistent à orienter le vote non pas au regard des propositions des candidats – qui deviennent totalement secondaires - mais en fonction de leur capacité supposée à faire barrage à la représentante de l’extrême droite.

Stéphane le Foll, porte parole du gouvernement dit qu’il ne sait pas s’il va voter Hamon. Hollande, Valls et consorts sont aux abonnés absents. Cohn-Bendit déclare : "Il n'y a pas d'idéologie Macron, c'est un Ovni politique qui vient d'arriver en France, peut-être qu'en ce moment il apparaît comme la meilleure solution…Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70%-30%, je vote contre Marine Le Pen".

Les démocrates devraient-il se résoudre à voter non pour ce qu’ils croient mais par peur de ce qu’ils craignent ?

Pauvres de nous.

Ceux qui ont mis le pays dans cette situation ont pris une responsabilité majeure face à l’histoire.

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commentaires

pas pour le camarade Pikov* 01/03/2017 09:12

Cher Gérard,
Qu’est-ce que c’est qu’une « élection normale » ? Est-ce qu’une candidate d’extrême droite entre 25 et 30% c’est une situation politique « normale » ? Le Pen ne vous fait pas peur ? Trump, Brexit… vous êtes au courant ?
Hormis cela, croyez-vous vraiment que Le Foll, Royal, Valls ou Le Guen se retiennent de voter Hamon ? Croyez-vous qu’ils souhaiteraient voter Hamon même s’il n’y avait pas le danger Le Pen ? Evidemment que non. Pas plus que dans la situation d’aujourd’hui ils voteraient de plein gré pour Hamon. Leurs penchants naturels les inclinent à aller vers le courant social-démocrate et c’est Macron qui le représente. C’est facile à comprendre. S’ils tergiversent devant les micros c’est qu’ils sont tenus par l’appareil et qu’ils essaient d’être loyaux bien que Hamon les ignore et fait comme s’ils n’existaient pas, mais personne n’est dupe de cela… ;-)
Pour les électeurs, vous le dîtes vous-même, au premier tour on choisit, eh bien n’est-ce pas ce qui se passe dans les enquêtes d’opinion? Votre raisonnement ne tient pas : si la peur motivait tant que ça les électeurs, Macron serait à 60% dès le premier tour et non pas à 25. Ça ne vous plaît peut-être pas ou vous trouvez cela étrange, mais voter Macron c’est un choix conscient. Ce n’est pas parce que les électeurs de gauche se détournent de la ligne irréaliste et quasi-zadiste de Hamon qu’ils font un choix par défaut. Force est de constater que le projet de Hamon ne plaît pas aux électeurs socialistes, sinon c’est lui qui serait l’alternative et qui serait à 25%. Mais il est à 12-13%, même avec les écolos, à qui il a tout accordé, il ne parvient pas, pour l’instant à se qualifier pour le second tour. C’est normal qu’une grande partie des électeurs socialistes se détournent d’un candidat qui est en train d’enfermer le PS dans une ligne sectaire, radicalisée et à des années lumières de la ligne réformiste et européenne de ce parti. En voulant rompre avec le grand parti de gouvernement de gauche et créer un petit mouvement protestataire type Podemos, minoritaire, Hamon se montre incapable de rassembler parce qu’il ignore ou pire il méprise la moitié de son camp. De plus en plus cette candidature ressemble à une erreur de casting.
Il y a toujours eu un vote utile dans chaque élection, c’est normal et heureusement qu’il y a des électeurs soucieux de ne pas se laisser piéger par un vote illusoire qui pourrait nous conduire au pire des choix. Etre stratège, c’est aussi faire un choix politique. Et puis, excusez-nous de préférer Macron à Tartu-Fillon comme président et de ne pas être forcé de voter pour un conservateur d’une autre époque, de surcroît empêtré dans des affaires judiciaires. Heureusement qu’il reste un peu de lucidité et de raison chez les électeurs, sinon Le Pen serait au pouvoir depuis longtemps. Espérons donc que les Français ne penseront pas comme vous et sauront faire barrage dès le premier tour tout en exprimant leur opinion (pour moi c’est Macron qui résout l’équation : choix assumé et vote utile) et sans se retrouver coincés au second.
Bien à vous.

* Pikov: personnage soviétique du film "Twist again à Moscou" joué par Martin Lamotte: je vous le recommande si vous voulez rire un peu.