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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:08

carte-europe.jpegDes fonds européens vont renflouer les banques espagnoles à hauteur de 100 milliards.

Renflouer les banques…certes ! Mais en quoi cela règlera-t-il le problème de l’énormité de la dette de ce pays, la croissance exponentielle du chômage qu’il connait et quoi cela permettra-t-il de relancer son économie ?

Ce Nième plan de sauvetage monté par une Europe bancale va peut-être régler en partie des problèmes des banques espagnoles mais on peut douter de sa capacité à résoudre la question de la crise espagnole.

  

Dimanche, les Grecs vont voter. F. Hollande s’est permis de les mettre en garde quant aux conséquences de leur vote, ce qui n’est pas sans poser question. Les Français apprécieraient-ils qu’un chef d’Etat étranger leur donne des conseils pour leur  vote de dimanche prochain ? Pas sûr ! L’hypothèse de la victoire des partis qui refuseront les conséquences du plan de « sauvetage » de leur pays n’est pas à exclure ce qui pourrait avoir pour conséquence la sortie de ce pays de la zone euro,  

 

En Italie, la situation n’est guère plus brillante.  La dette représente 120% du PIB et la croissance très faible depuis des années a été cassée par les mesures d’austérité prises par le gouvernement désigné par l’Europe en remplacement de S. Berlusconi.  Comme il était prévisible, la politique de rigueur budgétaire, poussée à l’extrême, provoque une asphyxie de l’économie, qui à son tour engendre une baisse des recettes fiscales. L’Italie ne  tiendra pas ses objectifs de déficit pour 2012. Elle fera bientôt appel à l’aide.

 

L’Union monétaire européenne dysfonctionne. C'est une évidence. Ce n’est pas une intégration politique plus poussée, comme le réclame certains, qui sauvera les choses.

 

L’été sera chaud et la rentré houleuse.

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commentaires

Gège 16/06/2012 11:44

. "Hollande s’est permis de les mettre en garde quant aux conséquences de leur vote, ce qui n’est pas sans poser question".
Tu as parfaitement raison : en l'absence de coordination politique de l'Union, cette phrase génère deux questions vitales :
* le choix des Grecs peut-il être indépendant du contexte européen?
* cette indépendance politique est-elle compatible avec la vocation "fédéraliste" des socio-démocrates européens?

Qui va enfin poser la redoutable question (et y apporter une réponse claire)à la nature de l'Union? Pourquoi fait-on semblant de penser (ou croire) que l'intégration européenne a pour objectif la
monnaie unique? La monnaie commune ne suffisait-elle pas? Les leçons de l'expérience du "Bath" en 1997 ne sont-elles pas suffisantes?

Serge d'Agostino 15/06/2012 17:52

"J'ai conscience que les électeurs (grecs) doivent avoir la pleine souveraineté, mais je dois les prévenir que (...) si l'impression est donnée que les Grecs veulent s'éloigner des engagements qui
ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement, alors il y aura des pays dans la zone euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone euro"
"Je respecte le peuple grec. Il décidera ce qu'il voudra à l'occasion de l'élection du mois de juin, le 17"
"respecter les engagements qui ont été pris, cela ne veut pas dire rester dans la même situation et j'ai même notamment plaidé auprès de mes collègues, chefs d'Etat et de gouvernement pour que les
fonds européens, les fonds structurels qui ne sont d'ailleurs pas utilisés, puissent l'être pour que la Grèce retrouve de la croissance".
"l'abandon pur et simple du mémorandum [plan de rigueur] serait regardé par beaucoup de participants de la zone euro comme une rupture". "J'ai fait en sorte que la croissance soit maintenant le
thème sur lequel nous devons mettre les Européens autour de la table et prendre de nouveaux engagements"
"la situation financière est devenue telle que nous devons aussi avoir des garanties pour que les banques puissent être préservées et financées. Nous sommes déjà dans une autre étape. C'est ce que
doivent comprendre les Grecs aussi"
"nous devons être solidaires les uns des autres, faire des efforts par rapport à nos devoirs de responsabilité (...) Je veux préserver la zone euro", [et les pays qui en sont membres] "doivent
pouvoir le rester, à condition de le vouloir et de le décider. C'est ce que vont faire les Grecs le 17".
"Ce que je demande" aux Grecs, "c'est d'avoir confiance dans ce que nous pouvons faire ensemble, d'avoir aussi le souci de la vérité, c'est-à-dire de faire le choix qui leur paraîtra le meilleur et
s'ils veulent rester dans la zone euro, de savoir que l'Europe leur viendra en soutien parce que c'est nécessaire, et qu'en même temps des efforts sont à faire".

Extrait du Monde du 13/06

jacques malsert 15/06/2012 12:35

Tu écris "...F. Hollande s’est permis de les mettre en garde quant aux conséquences de leur vote, ce qui n’est pas sans poser question. Les Français apprécieraient-ils qu’un chef d’Etat étranger
leur donne des conseils pour leur vote de dimanche prochain". "Mise en garde, conseils" ? Où as-tu pris ces formules ? J'ai dû les louper et je veux bien que tu retrouves ces citations. Pour ma
part, quant à l'Europe, je note avant tout que l'idée de "politique de croissance" fait son chemin. Mais peut-être estimes-tu qu'un soutien de l'Italie à Hollande est méprisable par rapport au
soutien de l'Allemagne de Merkel à Sarkozy !!!

Serge d'Agostino 15/06/2012 08:53

"L’Union monétaire européenne dysfonctionne. C'est une évidence. Ce n’est pas une intégration politique plus poussée, comme le réclame certains, qui sauvera les choses." Tout dépend de ce que tu
entends par intégration plus poussée. En fait, la théorie montre que l'intégration monétaire commande une intégration politique plus poussée sous la forme d'un renforcement du budget commun. Qd il
n'y a plus de taux de change, les pays moins compétitifs ne peuvent plus compter sur la dépréciation du taux de change de leur monnaie (et à l'inverse, il n'y a plus de valorisation du taux de
change des pays les plus compétitifs) si tant est que cela soit une bonne solution (mais c'est une autre histoire). Il faut alors que les pays les moins efficients puissent bénéficier d'aides -
notamment de transferts budgétaires comme ça se passe sur un territoire national ou au sein d'un région - d'où la nécessité de renforcer le budget commun qd il existe (c'est le cas ds l'UE) et ça
c'est éminemment politique. Pour faire comparaison, on à l'unification allemande depuis 1990 avec les transferts du budget fédéral en direction de l'ex Allemagne de l'Est. Il y a un autre aspect :
dans une zone monétaire il est nécessaire que la main-d’œuvre puisse quitter les pays les moins compétitifs pour aller vers ceux qui le sont davantage et là on trouve la politique aussi puisque les
mouvements de main-d’œuvre sont aussi des mouvements migratoires. Pour finir, il y a deux autres points qui permettent un bon fonctionnement d'une zone monétaire : les transferts financiers vers
les pays moins compétitifs peuvent être privés (investissements des firmes ou prêts/placements) et du côté de la main-d’œuvre, le coût salarial (salaires+charges) peut/doit baisser (en fait il
s'agit du coût salarial unitaire qui peut baisser sans baisse des salaires ou des charges grâce aux gains de productivité s'il y en a). Là évidemment, c'est moins drôle et une intégration
budgétaire peut être préférable, non ? Il y a une alternative : abandonner l'euro. mais outre le fait que ça ne sera pas sans (grande) douleur si c'est pour mettre à la place un système de taux de
change fixes lais ajustables comme au temps du SME ou même du système de Bretton Woods, le pb (l'intégration politique) est à peu près le même sauf à penser qu'on pourrait dévaluer comme on veut ce
qui signifie la guerre monétaire. Alors restent les changes flottants : les monnaies des pays moins performants se déprécient et inversement pour les pays plus efficients. Mais, outre que ça ne
fonctionne pas aussi simplement que ça (cf. par exemple, l'histoire du système monétaire international depuis 40 ans), c'est aussi une porte ouverte à la guerre monétaire entre pays.

Bien évidemment, pour en revenir au premier point, l'intégration politique passe aussi par une meilleure coordination des politiques économiques conjoncturelles, dont les politiques budgétaires.
Dans l'UE et singulièrement la zone euro, cette coordination est établie sur la base de la rigueur comme clé de voûte si je pus dire. Et ça, c'est un sacré pb puisque comme tu l'indiques, tous vont
en pâtir. Mais mon post est déjà trop long et je m'arrête là.