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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.129/ Une semaine plus tard

Sur le site Marianne 2, Jacques Sapir, économiqte nous livre son analyse du scrutin du 7 juin.

Extraits :

Il convient, avec le recul nécessaire, de comprendre ce que ces élections ont révélé.

1) Le rejet de l’Europe fédérale.
lLes électeurs européens ont à l’évidence sanctionné une Europe qui s’avère incapable de la protéger de la crise et de ses conséquences. .. Convoqués aux urnes, ils sont restés chez eux, en dépit des discours grossièrement mensongers que l’on a pu entendre. Il faut ainsi rappeler à ceux qui l’auraient oublié que l’Europe n’a rien " construit " en France


2) La crise de la social-démocratie européenne. La seconde leçon qui s’impose est celle de la crise, et peut être de la fin, de la social-démocratie Européenne. C’est dans sa dimension européenne que la social-démocratie a révélé son impuissance. Elle avait produit un texte qui était une forme de programme commun du Parti Socialiste Européen. Mais, ce programme s’est fracassé sur des réalités auxquels il n’apporte aucune réponse.

3) L’impasse victorieuse d’Europe Ecologie. La troisième leçon, mais ici nous entrons plus dans la politique française a été le succès de la liste Europe Ecologie. Cependant, ce succès pourrait bien s’avérer un cul-de-sac.
En effet, et les déclarations des dirigeants d’Europe Ecologie sont là pour le prouver, cette cohérence du discours n’induit pas une cohérence de l’action ….D’une certaine manière, les écologistes vont se retrouver devant la même contradiction que la social-démocratie. S’il n’y aura pas d’Europe sociale, en tous les cas pas à 27 comme on l’a indiqué, il n’y aura pas plus d’Europe Ecologique. Les dirigeants d’Europe Ecologie prétendent que l’on ne peut plus agir dans le cadre national, mais ils vont s’apercevoir que l’on ne peut pas agir dans l’Europe des 27, du moins pas à la hauteur de leurs ambitions. Ils devront ainsi choisir entre l’écologie et l’Europe, tout comme les socialistes furent contraints de choisir entre le social et l’Europe.


4) La sanction des sectaires.

Une quatrième leçon de ces élections est que les électeurs en ont assez des prises de positions proclamatoires qui ne cachent guère les ambitions personnelles. On à pu le constater avec le cas du MoDem, ainsi passé de près de 13% à environ 8%, mais aussi dans le cas du NPA.

5) Tous protectionnistes ? Ceci me conduit à la cinquième des leçons de ce scrutin, et qui n’est pas la moins paradoxale. En France, pratiquement tous les partis en présence ont fait de la " protection " un élément de leur campagne. …La question des protections, c’est-à-dire du protectionnisme pour prononcer le mot, a donc bien été au cœur de cette campagne des élections européennes. Un tabou a sans doute été brisé. Nul doute que l’on ne remettra pas la génie dans la boite une fois qu’il est sorti. La question du protectionnisme sera donc au cœur des combats futurs.
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G
A propos du 5° point :Attention; danger! Le protectionnisme utilisé à des fins électorales est un faux problème, un faux débat. Il est l'instrument du formatage de l'opinion publique dans le souci de revitaliser le "sécuritaire" car : 1 - un paradoxe jamais abordé, celui de lapolitique économique nde l'Union européenne qui est nettement néolibérale. Ce qui veut dire qu'elle s'aligne et conforte les préconisations de l'OMC d'abaisser les tarifs douaniers entre les pays du "monde libre". 2- Depuis 1957 (Rome), la CEE puis l'UE ont pratiqué le TEC qui vaut obligation de "vendre" à des tarifs communs, donc "compétitifs". Sauf que 3 - la compensation, pour certains pays de l'UE se traduit par des aides aux exportations, donc abaisser "artificiellement" (sur les budgets, donc sur les impôts) les prix aux exportations. Cela c'est du protectionnisme camouflé (idem aux Etats-Unis, en Australie, groupe de Cairn.... Les perdants dans ce sytème pervers, ce sont les pays producteurs d'Afrique (l'UE a abandonné le principe de la convention de Lomé). Dons, si la question du protectionnisme doit être au centre des débats futurs, il faudra que les responsables politique de "gauche" dénoncent cette mystification et cette manipulation (la peur, toujours la peur)de l'opinion. Dire que la CEE puis l'UE a les barrières douanières les plus faibles du monde soumis à l'OMC c'est une exigence; l'UE a des barrières qui avoisinent 8%; les Etats-Unis sont à 13,4%; le Japon est à 11,7% sans compter les barrières non tarifaires. Alors, l'UE protectionniste? Regardons dans la "cour des grands" et cessons de nous culpabiliser.
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