G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par bouchet
Depuis la première élection des députés européens au suffrage universel, en 1979, le nombre de ceux qui refusent de s’exprimer sur l’Europe n’a cessé d’augmenter. De 37% lors du premier vote, il est maintenant de 60%.
Les vainqueurs de l’élection du jour représentent 28% de 40 % des électeurs soit à peine plus de 11 % de l’ensemble du corps électoral : 1 français sur 10 seulement. Avec leur 28 %, ils
captent plus de 40 % des sièges.
C’est à travers ce filtre premier qu’il faut analyser les résultats de l’élection d’aujourd’hui.
Une majorité ne se reconnaît pas dans l’Europe qui est proposée. Elle comprend bien que l’élection n’a pas véritablement de sens. On demande de désigner des représentants pour l’Europe
au travers de circonscriptions électorales qui n’ont aucune réalité, ni historique, ni politique, ni territoriale, pour un parlement qui a moins de pouvoir que la commission non élue, et sur fond
de traité de Lisbonne, clone du traité constitutionnel qui a été refusé, mais que les quatre grandes formations qui enverront des députés au parlement approuvent.
Les savantes analyses qui nous sont présentées ce soir se heurtent toutes à cette réalité qu’elles esquivent honteusement : l’Europe dont on nous parlent n’est pas celle qui intéresse les français.
Je vais me coucher !
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