G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par bouchet
A entendre les thuriféraires du libéralisme à tout crin qui nous ont précipité dans la crise, la moindre mesure un
tant soit peu " protectionniste " relèverait du crime de lèse-Europe. Au nom du refus du protectionnisme, la commission européenne conteste le droit de le France d’aider son industrie
automobile. Il n’est pas certain que l’injection de plusieurs milliards d'euros pour soutenir les entreprises du secteur soit une bonne réponse à la crise. Il ne suffit pas de produire des
véhicules, encore faut-il qu’il y ait des clients capables de les acheter. Pour autant, on ne peut que refuser les injonctions de Bruxelles
Selon J.L Greau (La trahison des économistes) : la question du protectionnisme ne se pose pas pour la plupart des produits primaires ni pour les biens d'équipement. Les Etats ne vont pas en limiter le négoce, ils en ont tous besoin. En revanche, la protection doit s'appliquer aux produits manufacturés et aux services intellectuels. Il ne s'agit pas d'instaurer un protectionnisme comme celui mis en place dans les années 1930, mais de renforcer sélectivement la protection commerciale à l'aide de nouveaux droits de douane
Il faut, en particulier, protéger les conditions de la rémunération du travail. La croissance ne peut pas
tenir durablement sur la base d'une sous-rémunération du travail. Le travail, comme le disaient aussi bien John Maynard Keynes, Karl Marx que Joseph Schumpeter, est "le" facteur de production.
S'il est sous-rémunéré, la demande ne peut plus apparaître sur le marché.
Un protectionnisme mesuré, ciblé, est absolument indispensable
face à une crise économique profonde et durable.
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