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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.32/ Protectionnisme ou pas protectionnisme ?

A entendre les thuriféraires du libéralisme à tout crin qui nous ont précipité dans la crise, la moindre mesure un tant soit peu " protectionniste " relèverait du crime de lèse-Europe. Au nom du refus du protectionnisme, la commission européenne conteste le droit de le France d’aider son industrie automobile. Il n’est pas certain que l’injection de plusieurs milliards d'euros pour soutenir les entreprises du secteur soit une bonne réponse à la crise. Il ne suffit pas de produire des véhicules, encore faut-il qu’il y ait des clients capables de les acheter. Pour autant, on ne peut que refuser les injonctions de Bruxelles

Selon J.L Greau (La trahison des économistes) : la question du protectionnisme ne se pose pas pour la plupart des produits primaires ni pour les biens d'équipement. Les Etats ne vont pas en limiter le négoce, ils en ont tous besoin. En revanche, la protection doit s'appliquer aux produits manufacturés et aux services intellectuels. Il ne s'agit pas d'instaurer un protectionnisme comme celui mis en place dans les années 1930, mais de renforcer sélectivement la protection commerciale à l'aide de nouveaux droits de douane

 

Il faut, en particulier, protéger les conditions de la rémunération du travail. La croissance ne peut pas tenir durablement sur la base d'une sous-rémunération du travail. Le travail, comme le disaient aussi bien John Maynard Keynes, Karl Marx que Joseph Schumpeter, est "le" facteur de production. S'il est sous-rémunéré, la demande ne peut plus apparaître sur le marché.

Un protectionnisme mesuré, ciblé, est absolument indispensable face à une crise économique profonde et durable.

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G
ARTICLE TROUVE SUR LE SITE INTERNET INDIQUE CI-DESSOUS :<br /> <br /> Par Renaud Laillier, 7 février 2009<br /> Lorsque le terme apparaît sous leur plume, on ne sait jamais exactement ce à quoi « pensent » les libéraux quand ils revendiquent d’agir « mondialement ». Mais avec la crise, on a vu de quoi il retournait...<br /> Cela devrait servir de leçon. Pour autant, il ne s’agit pas d’ériger le protectionnisme en un nouveau principe d’autorité. Les pays peuvent parfaitement pratiquer un protectionnisme implicite sans que cela ne se traduise par des entraves.<br /> Le paradigme de la cellule biologique et de son fonctionnement fournit le modèle du vivant qui devrait le mieux convenir à tous les pays et espaces économiques. Il faut une paroi (alias une frontière) pour que la cellule puisse vivre et se développer avec tous les moyens nécessaires. Ce sont les parois qui aident le mieux à respirer et échanger et non leur absence comme on tente de nous le fait croire faussement.<br /> La globalisation telle qu’elle est pratiquée nous entraîne partout à la ruine en faisant en sorte d’abolir ces « parois », que certains milieux dirigeants mondialistes qualifient d’obsolètes et d’obstacles désormais inutiles. Ce qu’elles ne sont sûrement pas.<br /> Le modèle biologique naturel indique l’inverse. Cette absence de « peau » détruit de l’intérieur les défenses immunitaires saines des sociétés ainsi exposées à tous les flux, sans proportion ni contrôles aucun ou presque. Avec pour résultat un nivellement par le bas des énergies créatrices et l’accélération de l’entropie sur les plans économiques, sociaux, financiers, culturels et de civilisation et, bien sûr, environnementaux et de l’écosystème.<br /> D’ailleurs, la préservation de l’environnement implique, de toutes façons, un protectionnisme minimum. Il faut préserver les structures, comme on préserve les maîtres-murs, les serrures et les huis en architecture. Ceci est valable pour les États-Unis, dont l’emprise sur le monde doit cesser, tout comme pour chaque nation du monde.<br /> C’est ainsi que le vrai progrès avancera. C’est aussi et surtout de cette façon que sera assuré le progrès que chacun peut espérer à son échelle : en renforçant toutes les sociétés, en retenant et développant localement le maximum de créativité et donc de richesses.<br /> Le mondialisme, c’est l’entropie accélérée. <br /> Référence<br /> http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2556
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L
On marche sur la tête! Ou plutôt, la classe des néo libéraux marchent sur la tête. Après avoir vanté la libre circulation de tout (marchandises, hommes, capitaux, idées...) les voilà nous expliquant qu'il faudra plus de vigilance et de rigueur contre les "profiteurs-qui-se-sucrent-avidement"! Oubliant par là-même que c'est la nature du système qu'ils ont contribué à renforcer qui est à l'origine de ce marasme. Alors, pour distraire la foule médusée (momentanément, le temps d'une élection qui rapporte gros), les apôtres du néolibéralisme se font les défenseurs du protectionnisme, de la règlementation et pourquoi pas du dirigisme corporatiste?<br /> Assez de manipulation des esprits! Assez de turpitudes stupides avancées brièvement sans arguments! En matière de protectionnisme qu'ont fait les Etats-Unis depuis Reagan? Qu'a fait la CEE et l'Union européenne avec les aides aux exportations?<br /> Il s'agit d'une idéologie de propagande qui consiste à masquer l'essentiel : la dévalorisation de la fonction travail et partant la dépréciation des revenus des salariés.<br /> Ce capitalisme spéculatif n'est pas près de mourir; il fait une pause et les politiques suppôts du système, dévient l'attention citoyenne.
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