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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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08.200/ Menace sur la formation des maîtres

Il n"est pas de réforme de l"éducation qui ne passe par une réforme de la formation des maîtres. Les républicains du XIXème préparèrent la loi sur l"obligation et la laïcisation de l"école primaire de 1882 par celle de 1879 faisant obligation à tous les départements de créer un établissement spécial : l"école normale, destiné à former les futurs instituteurs. Aujourd"hui on supprime les établissements spécifiques de formation des maîtres créés en 1989, les IUFM, qui avaient succédé aux Ecoles Normales, et on invite les Universités " qu"elles soient dotées d"un IUFM ou non " à proposer des parcours de formation adaptés en vue d"un recrutement par l"éducation nationale des futurs enseignants d"école, de collège et de lycée. Désormais recrutés après un Master Universitaire (bac+5) les " lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d"enseignement à temps plein avec l"aide et le soutien de professeurs expérimentés ".

 

Ce dispositif de formation professionnelle sur le tas rompt avec le modèle qui, au travers de toutes les réformes accomplies depuis 1880, étaient resté en vigueur : les futurs enseignants recevaient une formation minimale d"une année avant toute prise en responsabilité totale d"une classe. Chaque fois qu"il a été mis en œuvre, le modèle de la formation sur le tas s"est avéré, à terme, être un échec. Dans un souci manifeste de réduire les coûts de formation, les décideurs reviennent aujourd"hui à un modèle qui a fait les preuves de son inefficacité. C"est leur choix, mais c"est un choix dangereux pour l"école publique.

 

 Une des conséquences induites par cette nouvelle réforme est que la possibilité de se préparer aux concours de l"enseignement en Drôme-Ardèche risque d"être remis en cause. Les Universités Grenobloises créeront-elles des Masters adaptés dans leurs antennes valentinoises ? Rien n"est moins certain.

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Y
Une "gestion des ressources humaines" est impossible dans le contexte actuel. Je m'explique: une bonne partie des néo-titulaires sont TZR ou ont un complément de service hors de leur établissement d'affectation. Et ça va aller en empirant avec la réforme des programmes du lycée, puisque chaque matière va perdre des heures.
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X
Je ne suis pas convaincu par la réforme, mais ce qui est certain, c'est que je n'ai jamais ouis dire depuis 7 ans que je cotoies des jeunes qui sortent de l'IUFM, que cet institut donne satisfaction... <br /> <br /> Pour moi, une réflexion globale sur les 7 années après le bac est nécessaires pour ce métier... pour être un bon professeur des écoles, on a pas besoin d'être un expert dans une matière, mais être un généraliste expert en pédagogie, qui sait s'adapter au public qu'il "éduque"...<br /> <br /> Dans un premier temps (sortie du bac), le futur prof doit apprendre à apprendre... apprendre à s'organiser... c'est surement, à l'extreme le rôle des prépa...  (2 ans).<br /> <br /> Dans un deuxième temps, le futur prof doit apprendre à transmette (1 an)... apprentissage sur la psychologie de l'enfant, apprentissage sur les méthodes pédagogiques, apprentissage sur les techniques d'expression et de prise d'attention...<br /> <br /> Dans un troisième temps (peut-être parallèlement au deuxième temps), le futur doit expérimenter... <br /> <br /> Dans un quatrième temps (3 ans voir plus) le futur doit être accompagné...<br /> <br /> L'enseignement, c'est bien un des rares métiers où l'on confie le même travail a un jeune débutant ou à un vieux de la vieille...  <br /> <br /> Je serais également favorable à une hierarchisation de la demande faite aux professeurs suivant leur degrès d'ancienneté... ce qui justifierait d'autant mieux une évolution des salaires...<br /> <br /> un jeune prof va passer beaucoup de temp à préparer ses cours... un vieu beaucoup moins... celui-ci pourrait avoir dans sa mission l'accompagnement d'un jeune prof... le tutorat... mais bon cela demande une gestion des ressources humaines autres que la gestion "par point"...<br /> <br />  <br /> <br />  <br /> <br />  <br /> <br />  <br /> <br />  
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G
"les " lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d"enseignement à temps plein avec l"aide et le soutien de professeurs expérimentés "".<br /> <br /> Je suis ce "professeur expérimenté" puisqu'au terme de 40 ans d'enseignement (collège, lycée, université, classe préparatoire, IUFM de Grenoble), j'ai le sentiment d'avoir rempli une mission auprès des élèves-étudiants-adultes, mais aussi avec des stagiaires PLC2.<br /> <br /> Je peux témoigner que le futur professeur (lauréat) à temps plein va en "baver" car il est intellectuellement et matériellement impossible de construire sa formation avec quatre, cinq voire six classes (dont on sait qu'elles ne seront pas les plus calmes de l'établissement; merci les collègues en charge de la répartition!) en responsabilité.<br /> <br /> Et que dire du "profeseur expérimenté" qui a vocation à encourager ce jeune collègue? Quel sera son service? Aura-t-il une décharge totale pour s'occuper vraiment de la formation didactique, pédagogique, administrative voire scientifique du nouveau venu ou recevra-t-il cette indemnité ridicule que tous les conseillers pédagogiques (C.P.R, IUFM...) connaissent? Son aide et son soutien iront jusqu'où? Cela ressemble fort à la théorie de l'amalgame, versus Napoléon I°.<br /> <br /> On voudrait décourager les lauréats et les anciens de l'Education nationale, qu'on ne ferait pas mieux!<br /> <br /> Améliorer le fonctionnement des IUFM eut été une bonne idée. Mais...
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Y
Vous parlez des futurs maîtres d'école là!Pour ce qui est des professeurs de collège et de lycée, il n'y a jamais eu d'année de formation obligatoire en IUFM sans classe en responsabilité. Ni de préparation au CAPES à Valence à ma connaissance.Je pense que l'IUFM en tant qu'héritier des écoles normales fonctionnait plutôt bien et avait une histoire derrière lui.Je n'en dirait pas autant de la formation des PCL, qui concentrait les critiques, pas seulement à droite.
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