G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par bouchet
La laïcité française est menacée par le contresens
dramatique que font nombre de responsables politiques relativement à l’article 2 de la loi de1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat. Cet article, bien connu dans sa lettre : la
République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte et totalement méconnu dans son esprit par ceux qui, au nom d’une prétendue neutralité religieuse, veulent lire : la
République reconnaît tous les cultes !
J’avais, en son temps, dénoncé sur ce blog la présence d’élus républicains à l’inauguration d’un nouveau lieu de culte de l’Eglise Evangélique de Pentecôte (note 09.116). Le maire de Valence
s’apprête à récidiver dans son attitude non laïque en participant, es qualité, à un repas de rupture de jeûne du Ramadan à la mosquée de Valence et en prononçant un discours à cette occasion.
Contrairement à ce qu’il prétend, cette visite ne peut pas s’assimiler à une visite de courtoisie personnelle en un lieu privé. Ce n’est pas la personne privée qui est invité à la rupture du
jeûne, c’est le Maire de Valence. Or, n’oublions pas que le maire, officier d’Etat Civil et de Police Judiciaire, est le représentant de l'Etat dans la commune. A ce titre c'est l'Etat
qu'il engage.
En répondant à l’invitation qui lui est faite de participer, en un lieu de culte, à une cérémonie liée à un rite religieux, le 1er magistrat de la ville fait, très précisément, ce qui
est interdit par la loi : il reconnaît officiellement un culte particulier. Que les plus hautes autorités de l’Etat fassent fréquemment la même entorse
que lui au principe constitutionnel de laïcité ne retire rien à ce qui constitue, à mon sens, une faute.
Je me permets de conseiller à tous la lecture de l'ouvrage dont la couverture est reproduite ici et qui a été publié en 2005
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