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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.175/ Réflexion pour l'avenir (1)

Invité à l'Université d'été du P.S à La Rochelle, Jean-Pierre Chevènement a proposé un certain nombre de "thèses" à verser au débat  pour la construction d'une alternative de gauche à la politique actuelle.
Je reproduirai ici celles qui me semblent fondamentales.

Le cycle néo-libéral se ferme

Le problème de la gauche aujourd’hui est que, confrontée à la grande crise du capitalisme financier, qu’elle a non seulement laissé s’installer mais fortement contribué à mettre ou à maintenir en selle en Europe, en France après 1983, en Grande-Bretagne avec Tony Blair, en Allemagne avec Gerhard Schröder, et en Italie avec Romano Prodi, elle se bat les flancs sans voir quoi d’autre mettre à la place. C’est une crise de l’imagination qui n’est pas sans lien avec une pratique politique opportuniste qui a éloigné de la gauche les couches populaires.
Pour beaucoup de femmes et d’hommes se disant « de gauche », la dictature de l’actionnariat à travers les marchés financiers régentant l’allocation du capital, la production, les échanges et la reproduction sociale paraît être aujourd’hui inévitable et comme procédant de la nature des choses. Sans doute la gauche sociale-libérale peut-elle imaginer quelques correctifs à la marge (RMI, CMU) mais la domination des marchés financiers qui s’est installée depuis trente ans sur les décombres du fordisme, du keynésianisme, de l’Etat-providence et des régulations nationales, semble borner son horizon. Cette gauche doit donc penser l’impensable : qu’il puisse y avoir un « au-delà » du capitalisme financier, que les marchés financiers ne bornent pas l’horizon de l’Humanité, que ce sont les peuples et les nations qui font l’Histoire et qu’il est temps de remettre celle-ci consciemment en marche. A une gauche digne de ce nom, il faut donc penser et proposer un dépassement du capitalisme financier à travers des mesures concrètes réalistes et convaincantes. C’est ainsi seulement qu’elle pourra surmonter le discrédit qui est le sien dans les couches populaires, convaincues aujourd’hui que le social-libéralisme n’a été et ne peut être qu’une stratégie d’accompagnement de la mondialisation financière honnie. Bref, il lui faut être crédible et elle ne peut l’être, comme après Epinay, qu’à partir d’une autocritique, qui vaille rupture aux yeux du plus grand nombre, avec la pratique antérieure.

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J
Je ne suis qu'un modeste individu qui face à un intellectuel que vous êtes n'a pas la prétention de vous donner des leçons. <br /> Je trouve très lucide l'analyse de JP CHEVENEMENT. Mais concrètement, Il me semble que la Gauche lorsqu'elle a été au gouvernement, en particulier, de 1997 à 2002 a largement favorisé la politique des marchés financiers et pas mal privatisé. ( Ex de France Telecom). Je ne vais pas cracher dans la soupe car j'ai cru moi-même à la social-démocratie. Mais je me suis aperçu qu'il nous fallait une autre alternative à gauche. C'est vrai que c'est très compliqué au vu de l'échec des sociétés collectivistes qui furent un échec patent à tous les niveaux.<br /> Oui, les couches populaires ont déserté la gauche mais est-ce que la gauche s'est occupée des couches populaires. Est ce que dans les banlieues la gauche a-t-elle fait correctement son travail!!! Est ce qu'une partie plus libérale de la gauche est prête à contrôler de façon efficace le système bancaire, Au train où vont les choses, une nouvelle bulle spéculative éclaterait dans quelques années, je n'en serais pas surpris. L'État a refinancé les banques mais vous qui avez suivi le dossier SETILA, vous devez certainement être perplexe sur la volonté du système bancaire à redistribuer des financements. <br /> Le profit continue d'être roi et c'est bien normal qu'une entreprise fasse du profit mais où le bas blesse c'est la redistribution du profit!!!<br /> Un front de gauche est né avec les Européennes. Je souhaite que d'autres partis reviennent le rejoindre. Mais nous ne faisons pas d'illusion, les marges de manœuvre sont très limitées du fait d'une Europe très libérale qui ne pense qu'à la concurrence libre et non faussée. <br /> <br /> jacques lacour
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B
<br /> Sur les responsabilité de la gauche dans les privatisations et la dérive des marchés financiers  je ne peux qu'être d'accord avec vous. Et c'est pour cela que JPChevènement parle de nécessité<br /> d'une autocritique.<br /> Cela dit, si la cération du "front de gauche" témoigne d'une volonté de se ressaisir, attention à ce que ce regrouepemnt ne soit pas seuelemnt l'instrument de sambitions électorales d'un leader (<br /> mélanchon) et une bouée de sauvetage d'un parti en perte de vitesse et d'audience électorale ( le PCF.)<br /> <br /> Quant au "modeste individu" face à "l'intellectuel" : je vous en prie, soyons sérieux !<br /> <br /> <br />