G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par bouchet
Je me suis expliqué sur ce blog quant aux raisons que j’ai eues ne pas voter P.S. lors du scrutin de dimanche dernier. Je n’ai pas explicité mes raisons de ne pas voter pour la liste Europe-Ecologie conduite par Michèle Rivasi dans la circonscription Sud-Est.
Je ne l’ai pas fait parce que je suis respectueux de mes engagements et fidèle en partenariat.. Pour les municipales de 2008, au premier tour, mon mouvement, le M.R.C, a fait alliance avec les
Verts valentinois. Ensemble, nous avons proposé un programme que nous continuons à défendre au sein de la nouvelle équipe municipale qui, au deuxième tour, a gagné la mairie. Cet accord
durera, en ce qui me concerne, sur la totalité du mandat. Je n’ai voulu permettre à personne d’utiliser le fait que je ne soutenais pas Michèle dans l’élection européenne pour introduire l’idée
d’une faille dans notre pacte municipal. (L’accord de deuxième tour avec le P.S ne me paraît pas comporter les mêmes engagements). Les élections sont passées, Michèle a gagné son poste de député
européen. Je peux donc, sans dommage pour elle, m’expliquer aujourd’hui.
Je donnerai trois raisons de mon choix.
1° La liste Europe-Ecologie n’était pas une liste Verte, mais une coalition de courants et de sensibilités dont certaines sont à l’opposé de mes convictions. Par exemple, le second de cette liste, élu, est un autonomiste corse. La vision de la France et de l’Europe qu’il défend (ce que je lui reconnais parfaitement le droit de faire) sont de celles qui me paraissent dangereuses pour l’avenir. (Voir sur le site Europe Ecologie, le texte, en date du 19.10.08 : pourquoi je rejoins le rassemblement par François Alfonsi.
2° Le leader national de ce rassemblement, Daniel Cohn-Bendit, a pris et défendu des positions sur les services publics qui sont à l’opposé de mes convictions " Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État. " (Libération, 6 janvier 1999) Je lui fais le crédit de la cohérence et je ne pense pas qu’il renie aujourd’hui les idées qu’il a défendues lors de la campagne sur le projet de constitution européenne (à l’inverse de José Bové un autre lader national de ce rassemblement). Ses votes au parlement européen, dans la mandature précéente, ont toujours confirmé cette orientation social-libérale. Sur quel terrain conduira-t-il les 14 députés français d’Europe-Ecologie ?
3° Si certaines propositions de la liste Europe-Ecologie sont parfaitement recevables, le fait qu’elle ne dénonce pas le traité de Lisbonne, les rend caduques, car ce traité crée les conditions de développement d’une Europe économique libérale contradictoire avec ces propositions. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, la position de certains Verts qui considèrent le dogme libéral comme incompatible avec les moyens que nécessitent la préservation de la planète et le combat pour la justice sociale.
Ces trois raisons majeures (et quelques autres) ont fait que, quelle que soit ma sympathie pour Michèle Rivasi, et ma conviction que nous pouvons faire, au plan local, un chemin intéressant avec
les Verts, je n’est pas voté pour Europe-Ecologie aux européennes.
Je garde l’espoir que les succès électoraux d’Europe-Ecologie ne feront pas perdre à mes amis écologistes valentinois le sens de l’accord électoral municipal qui nous réunit.
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