G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par bouchet
On ne répétera jamais assez quel est le sens de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de
l’Etat . Par cette loi, qui définit l’essentiel du principe constitutionnel de laïcité, le législateur a réalisé une double libération : libération de l’Etat de la tutelle d’une Eglise
officielle et libération des Eglises du contrôle de l’Etat qu’avait organisé le régime du Concordat.
Désormais, par cette loi, l’Etat s’engage à garantir la liberté de conscience et à assurer la liberté des cultes, mais il n’en reconnaît ni n’en subventionne aucun,
ni directement, ni indirectement.
Les pouvoirs publics doivent respecter scrupuleusement cette stricte séparation du spirituel et du temporel. Ils doivent respecter toutes les cultes mais n’en favoriser aucun, de quelque manière
que ce soit.
Toute entorse à ce principe, aussi minime qu’elle soit, toute subvention, même déguisée, comme toute tentative d’instrumentaliser une Eglise, quelle qu’elle soit (pour obtenir la paix
sociale dans les quartiers comme la tentation en est apparue au plus haut niveau de l’Etat) constitue une insulte aux principes républicains fondamentaux.
Il est du devoir des laïques conséquents de veiller à éviter toute dérive dans les pratiques publiques et à les dénoncer quand elles
adviennent.
Cette note est motivée par l’article du D.L du 9 mai 2009 : Valence, un terroir évangélique de première importance. Voir aussi 09.91
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