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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.76/ Soirée de l'agglo

Salle comble ce soir au lycée agricole du Valentin pour la troisième soirée de l’agglomération.

Le thème : quel périmètre pour la future agglomération valentinoise ? Deux intervenants tous deux brillants, mais très différents l’un de l’autre.

 
Le premier a essayé d’instruire. Le second s’est contenté d’essayer de séduire. (Et il y est parvenu)

Le premier, chercheur en géographie, a produit un exposé structuré, argumenté, rationnel.

Le second, juriste, a surtout cherché à briller.

Dans sa prestation, on retrouve tous les trucs que l’on apprend à l’E.N.A ou dans les écoles d’avocats. On déclame son texte en parlant debout : ça donne plus de souffle. En introduction, on installe l’auditoire dans le pathos en évoquant le suicide qui a retardé le TGV par lequel on est arrivé à Valence : rien à voir avec le sujet, mais ça crée une ambiance. Ensuite, on déploie une réelle éloquence naturelle et on étale une culture littéraire : on cite Dostoïevski, Oscar Wilde, Hegel ... ce qui est du dernier chic quand on est théoriquement chargé de parler de l’aspect juridique de la communauté d’agglomération. On évoque sa famille : ça crée une intimité avec le public. On fait mine de ne pas trouver un mot simple, "table de chevet" : ça fait discours spontané. On montre ses publications : des best sellers dit-on ! On se dispense de répondre à des questions simples posées par le présentateur et réitérées depuis la salle : quel pourrait être le devenir du syndicat Rovaltain en cas de " grande " ou de " petite " agglomération ?… On assène des affirmations qu’on ne démontre pas ; on prend des exemples dans des communautés urbaines : Lille, Lyon, Nantes, Strabsbourg, alors qu’on est censé parler d’une communauté d’agglomération ; on fait sourire…
Bref, on livre un beau morceau de rhétorique mais, quand on prend un peu de recul, on s’aperçoit qu’on ne fait pas avancer la réflexion mais qu’on a soutenu une thèse.

 

Vous aurez compris que le premier m’a intéressé et m’a appris quelque chose.
Le second m’a, pour ne pas dire plus …agacé.

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V
Valence et son agglo existait avant la construction de la gare TGV...Enfin il me semble. Ce n'est quand même pas la gare TGV qui doit être le moteur et le centre de cette future agglo, ce serait une lourde erreur et d'une totale absurdité. Ce serait nier l'identité de Valence que d'aller dans ce sens. Pour certains le site de Rovaltain c'est l'Eldorado alors que pour tout utilisateur de la LGV ce n'est qu'une mini-zone indus avec des parkings. Rien d'autre.<br /> On ne construit pas une communauté d'agglo pour faire vitrine ou pour faire plaisir à quelques élus qui veulent utiliser ce projet pour se faire mousser, non pas auprès des citoyens qu'ils méprisent profondément, mais auprès du petit establishment local et régional.<br /> <br /> Les "45000 automobilistes" qui utilisent le tronçon Romans-Valence (et vice-versa) n'en ont rien à battre de l'agglo. La plupart passent par là en arrivant de Grenoble, de la Savoie ou de Suisse pour se rendre dans le sud (et inversement).<br /> <br /> Ceux qui veulent nous coller l'agglo romano-péageoise dans les pattes se moquent de Valence et se préoccuppent plus de l'avenir de Romans (qui en effet à tout à gagner à cette grande communauté d'agglo)qu'à celui de Valence.<br /> Romans profitera à fond de cette structure intercommunale tandis que Valence se verra décentrer au profit d'une gare TGV perdue dans les champs.<br /> Rovaltain n'est pas le coeur de Valence, ni de son agglo. Rovaltain ce sont des champs, des parkings, trois entreprises , une gare TGV immonde, oui je le dis immonde, et encore des parking et des champs. Une gare TGV qui a été construite au mépris de toutes considérations écologiques. Il faut refuser l'idée qui veut que Rovaltain devienne le coeur de notre future agglo.<br /> Il faut refuser la communanuté d'agglo à deux têtes (Valence et Romans). Ces chers experts veulent vous obliger à vous transporter à Rovaltain pour toutes vos futures démarches administratives. Ils veulent couper le lien entre le politique et le citoyen, c'est profondément anti-démocratique. <br /> <br /> Les futurs équipements qui seront édifiés (Palais des Congrès, Zénith...) doivent être construits à Valence ou dans l'une des 7 villes qui constituent l'actuelle Valence Major et encore une fois, non dans les champs. Je croyais qu'il y avait des écolos dans la majorité, je constate qu'ils ne servent à rien et qu'ils ne disent rien sur ce sujet. Honte à eux.<br /> <br /> Valentinois ,ne laissez pas Romans, notre rivale historique devenir membre de cette future communauté d'agglo. Romans exigera des compensations en échange de sa participation et cela se fera au détriment de Valence et de ses voisines, mais effectivement pour le plus grand bonheur des experts et de tous ceux qui ne veulent pas voir Valence prendre sa place. Intégrer Romans dans ce projet c'est le dénaturer.<br /> Continuez M. Bouchet à vous opposer, vous êtes le seul à être démocratiquement réaliste sur la question et le seul élu respectueux de vos concitoyens.<br /> <br /> Je suis déçu par le maire de Valence. Je pense qu'il n'aime pas Valence (le premier de ses collaborateurs est romanais, ce n'est pas innocent). C'est à Romans qu'il aurait du se présenter car il en est un excellent avocat. Si le maire persiste dans son idée d'intégrer Romans dans l'agglo valentinoise, on peut s'attendre à ce que la future communauté d'agglo porte une appellation ou le nom de la ville de Valence sera absent. Vous verrez.<br /> <br /> M.Bouchet je vous soutiens et je partage votre point de vue. Les experts condescendants n'ont pas à s'emparer de la parole publique, c'est profondément méprisant et insultant à l'égard des citoyens. Je suis de gauche mais je suis profondément déçu par le maire de Valence qu'il puisse soutenir cela.
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E
Pour ne rester que sur le nombre de communes concernant la future agglo, j'ai du mal à admettre que la démocratie puisse fonctionner à 37 communes mais par contre que cela devienne impossible à 73 .<br /> Si la loi du "plus c'est petit plus c'est démocratique" est vrai, alors il nous faut reconnaitre que le Luxembembourg constitue au sein de l'Union Eupoéennene la forme démocratique la plus achévée... <br /> Concernant le projet, je ne vois pas ce qui fait obstacle à travailler avec des communes qui ont souhaité venir avec nous. Ecarter à priori l'agglomération romano-péageoise constitue à l'évidence une choix étonnant. <br /> 45 000 véhicules chaque jour entre Romans et Valence alors que la moyenne des départementales tourne autour de 15 000. Pour tous ces automobilistes l'agglo existe déjà.<br /> Cette future agglo ne peut se développer sans la gare TGV c'est une évidence. <br /> Vouloir par une "combinazzionne" incompréhensible qui écarte cette gare du périmètre de la future agglo, mais empêche les territoires sur lesquels elle se situe d'entre tirer profit, relève de l'incantation.<br /> A ta question posée lors de cette réunion débat sur le rôle nouveau qui pourrait être assigné à Rovaltain, un des 2 intervenants t'a répondu clairement : c'est techniquement possible, politiquement compliqué et à l'usage générateur de lourdeurs inutiles.<br /> Il me semble que dans ce débat sur la constitution de l'agglo un certain nombre d'élus ont en tête des préoccupations bassement politiciennes. Je veux continuer de penser que tu n'en fais pas partie.
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E
Au delà de la forme du discours de l'intervenant dont vous parlez, j'ai bien entendu que toutes les organisations sont possibles, quelle que soit la taille de l'agglomération. Soyons inventif et créatif pour que la future agglo réponde aux besoins des citoyens. Entre nous les habitants du secteur ne se préoccupent pas de la taille de l'agglo, ils la vivent.<br /> EH
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B
<br /> Personnellement, je persiste dans l'idée qu'il faut d'abord identifier clairement les problèmes à résoudre et se fixer des objectifs. C'est après, et seulemnt après que nous pourrons déterminer<br /> quel est le périmètre efficace pour résoudre ces problèmes et atteindre les objectifs. Ce sera peut-être uen grande agglomératio, ce sera peut-être une petite ou une intermédiaire, ou es groupement<br /> à géométrie variable, je n'en sais rien...<br /> J'ai le sentiment qu'en voulant d'abord fixer une périmètre, sans débattre de ce que cela servira à faire, quelqu'un cherche à tendre un piège à qualqu'un, et cela m'est très désagréable.<br /> <br /> <br />
C
Vous êtes bien mauvais joueur,Mr Bouchet ! Votre description du juriste cache une énorme contrariété, celle de constater qu'aucun des deux intervenants n'allaient dans votre sens (et à vrai dire qui peut vous suivre sur votre idée d'une mini-agglo?)Alors, vous aussi, vous utilisez l'arme bien connue du persiflage..pourquoi n'avez vous pas pris la parole hier soir ? et vos fidèles commentateurs de vos commentaires itou ?
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B
<br /> J'ai pris la parole pour poser trois questions à l'intervenant qui ne m'a pas honoré d'une seul réponse cohérente. Ca le génait probablement de le faire car il aurait du alors reconnaître certaine<br /> cohérence dans mon point de vue. Par ailleurs, pour votre gouverne, sachez que la communauté d'agglomération que je soutiens, n'est pas aussi mini que cela puisqu'elle serait parmis les 20 plus<br /> importantes sur les 174 que compte la France au 1er janvier.<br /> Pour finir, je ne persifle pas, j'accuse l'orateur d'être un pur sophiste et d'avori volontairement pollué la réflexion.<br /> <br /> <br />
G
Cette technique (un peu dépasséeà ce jour) s'appelle du "storyteling", bien connue (et plus ou moins bien appliquée) des phraseurs et bonimenteurs d'estrades.<br /> Un juriste séducteur (et payé pour cela), ne pourra jamais se substituer à un concepteur/aménageur de l'espace pour qui les lieux ont une histoire et un sens. La géographie urbaine, quand elle est dénuée de fondement idéologique, demeure une science de l'organisation territoriale, avec ses lois, avec ses lacunes, avec son discours. La géographie est science sociale avant tout! Elle ne peut faire l'économie de l'étude des représentations populaires, sinon c'est le dirigisme qui prévaut.
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