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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.72/ Quelques données chiffrées

Il existe en France 174 communautés d’agglomération qui regroupent 2 983 communes et 21 millions d’habitants. La " taille " moyenne d’une communauté d’agglomération est donc de 17,1 communes regroupées.

Groupement comportant 2 communes  : 8 ; entre 3 et 5  : 22 ; entre 6 et 10 : 30  ; entre 11 et 20 : 60  ; plus de 20 : 54

 
98 communautés comptent entre 50 et 100 000 habitants, 67 entre 100 et 300 000, 8 plus de 300 000 habitants.

La taille " raisonnable " pour une communauté d’agglomération se situe entre 25 et 30 communes fédérées (Chambéry 24, Niort 29, Montpellier 31..) La plus grosse est celle de Besançon avec 59 communes.

Si le bassin valentinois optait pour une communauté d’agglomération à 73 communes (voire un peu plus à terme, car pourquoi éliminer a priori Tain et le pays de l’Hermitage, voire le Pays de l’Herbasse, de ce grand rassemblement ?), nous serions la communauté la plus importante de France en nombre de communes associées. Définir les conditions de gestion d’un tel ensemble pose évidemment des problèmes extrêmement complexes et les risques de voir se constituer une administration loin du contrôle effectif des élus locaux ne sont pas négligeables. (Conseil syndical de 150 à 200 personnes, 30 vice-rpésidents.....)

Une communauté d’agglomération ne doit pas être un sous-département

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V
L'agglo de Valence doit se doter d'une vraie structure intercommunale. C'est incontestable et il faut soutenir les élus à la construire et à la mettre en place. Mais, pour paraphraser le précédent intervenant (Gege), les meilleurs "experts" ne sont pas forcément des "méga-gentils-organisateurs" et les valentinois doivent nécessairement prendre part à cette aventure.<br /> Une communauté d'agglo à 73 communes c'est un peu le grand saut dans l'inconnu. On peut s'interroger sur son efficacité. De plus, Valence prend le risque, non seulement de se "décentrer", mais d'aller offrir à d'autres ce qu'elle aurait pu avoir avec sa propre agglo (la trentaine de communes qui l'entourent directement). Une communauté d'agglo à 73 communes ressemble effectivement à un sous-département. Si Valence intra-muros comptait déjà 200 000 habitants, cela pourrait à la limite se concevoir mais la réalité est différente.<br /> <br /> Ce projet, bien qu'enthousiasmant, laisse toujours un sentiment d'incertitude et beaucoup d'interrogations demeurent.<br /> <br /> Ainsi, dans l'hypothèse de la création d'un ensemble aussi grand, nous ne sommes pas assurés que cela bénéficiera directement aux habitants du Valentinois. <br /> Nous n'avons pas plus l'assurance de la part des élus, que le siège de cette future communauté sera bien établie sur l'une des 7 villes qui forment déjà l'actuelle Valence Major et non à Rovaltain comme le préconisent certains.<br /> <br /> Dans un tel cas de figure, dans un ensemble où se cotoient des cultures locales aux traditions (rurales, péri-urbaines et urbaines) et intérêts divergents, nous pouvons craindre aussi une forme de dilution de l'identité valentinoise .<br /> Il ne faut pas vouloir nécessairement applanir ou nier ces particularismes identitaires.<br /> Ainsi, le nom, l'appellation, de cette future communauté d'agglo doit aussi nécessairement intégrer le nom de notre ville et non prendre un nom hybride (Centre Drôme-Ardèche)où le nom de la ville-centre n'apparaitrait pas. Si Valence doit se doter d'une telle structure intercommunale, il paraît évident que sa lisibité, pour toute personne étrangère, soit sans ambigüité. <br /> En clair, si le maire de Valence parvient à intégrer dans cette gigantesque communauté l'agglo de Romans et qu'il parvient à faire avaler à nos amis Romanais que leur agglo prendra le nom de, par ex., Valence-Métropole, qu'ils valident cela sans rechigner, alors là je lui tire mon chapeau. Mais, connaissant l'esprit frondeur des Romanais à l'égard des Valentinois, nous pouvons avoir quelques doutes là-dessus. Le nom "Rovaltain" est très joli mais pour l'ensemble des Français il ne rappellera pas forcément notre ville. "Valence Sud-Rhône-Alpes" ce serait pas mal.<br /> <br /> Enfin les futurs équipements culturels (tel que le Palais des Congrès ou le Zénith dont le maire de Valence évoque le projet -cf le bilan de la première année de son mandat,bulletin municipal avril 2009-) doivent aussi être installés dans l'une des 7 villes qui adhèrent aujourd'hui à Valence Major. Il semble préférable d'optimiser les potentiels économiques de l'agglo, de faciliter l'utilité et l'accès de ces futures structures auprès des habitants et d'éviter en même temps des déplacements anti-écolos. <br /> Sur toutes ces interrogations nous n'avons aucune assurance et le maire de Valence ainsi que tous les élus concernés sont (bien cordialement) invités à y apporter des réponses claires.<br /> <br /> Il faut soutenir ce projet intercommunal tout en maintenant une légitime, bienveillante mais vigilante pression citoyenne.<br /> Merci à M.Bouchet pour les comptes rendus réguliers qu'il nous donne sur ce sujet et pour la tribune qu'il nous offre.
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G
La réflexion est ouverte; ne laissons pas aux "experts" les clefs de la réponse. Aménager le territoire c'est refuser de le déménager! <br /> Attention aux "méga-gentils-organisateurs" des communautés d'agglomérations qui peuvent aspirer (ou être aspirer) à des motivations contre-démocratiques, voire anti-républicaines (Euro-régions obligent).
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