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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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09.69/ G 20, Londres, 1er avril !

On nous dit que la prochaine réunion du G 20 à Londres va travailler à " moraliser " le capitalisme.
Ne soyons pas dupes des mots ! Surtout pour une réunion se tenant un 1er avril !


Le capitalisme en tant que système économique dans lequel les moyens de production n'appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre est-il moralisable ? Peut-on rendre éthique un système économique, politique et social dont le principe fondamental est la recherche systématique de plus-values obtenues grâce à la confiscation, par les propriétaires des moyens de production et de distribution, de la plus grande partie des richesses produites par le travail des hommes ?

Je ne crois pas.


A défaut d’être capables de créer le rapport de force nécessaire au remplacement du capitalisme par un système fondé sur la propriété sociale des moyens de production, accompagnée d’une juste répartition des richesses produites, on peut tenter de réguler le capitalisme. C’est déjà un objectif qui demandera beaucoup de conviction, d’énergie et de combats.


Et même régulé, le capitalisme n’en sera pas pour autant plus moral.


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N
Vous écrivez:<br /> "A défaut d'être capable de créer le rapport de force nécessaire au remplacement du capitalisme par (un autre) système..." <br /> <br /> Merci de nous laisser un peu d'espoir pour les générations jeunes , très jeunes et futures. On peut penser que l'intelligence collective est capable de penser et construire un système <br /> pour remplacer le capitalisme.<br /> Et la crise dans toute sa violence pourrait avoir un seul mérite: convaincre qu'on ne peut pas continuer comme ça, et (je l'espère)particulièrement dans les rangs du PS, assez rapidement. C'est urgent!<br /> Comment accepter que le parti socialiste,le parti à gauche majoritaire croit encore aux vertus de l'idéologie libérale ?<br /> STOP , CA SUFFIT. La crise va -t-elle enfin leur ouvrir les yeux ?
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B
<br /> Lorsque j'écris : "à défaut d'être capable de créer le rapport de force..." je fais un triste constat pour aujourd'hui, mais je ne désespère pas pour demain !<br /> <br /> <br />
G
En complément à cet article d’une rare lucidité je signale :<br /> <br /> Extrait du site www.levraidebat.com (cette semaine)<br /> <br /> 3. "Moraliser le capitalisme" : alerte rouge ! Toute référence à une quelconque moralisation est le plus souvent le signe d'un renoncement, la marque d'une volonté de biaiser en feignant de changer alors qu'on ne s'en donnera pas les moyens. "Moraliser le capitalisme", c'est une manière de dire qu'on ne changera rien, et qu'on masquera ce conservatisme par un appel très incertain à une moralisation des pratiques plus incertaine encore.<br /> Le capitalisme n'a pas besoin d'être moralisé ; il ne connaît d'ailleurs pas ces notions de moralité ou d'immoralité. Il ne connaît que la rentabilité. <br /> Il a donc d'abord besoin d'être modifié en profondeur, par la régulation, la réglementation et la loi. Le capitalisme a produit une crise sans précédent parce qu'il a depuis 30 ans laissé les manettes à la finance mondialisée, évoluant à son gré dans un espace économique global sans frontières, dominé par l'idéologie du libre-échange et de l'affaiblissement des Etats et des nations.<br /> Les vraies décisions sont donc à ce niveau là : retour sur le choix du libre-échange le plus débridé, affirmation du rôle protecteur des Etats-nations, rupture avec la spéculation généralisée, au profit de la production de biens réels.<br /> Poser le débat en termes de moralité ou d'immoralité est une façon d'esquiver les vrais enjeux, pour ne pas avoir à prendre les vraies décisions utiles à tous, mais douloureuses pour ceux qui profitent à fond du Système en place.<br /> <br /> L’opinion comprendra-t-elle que les gesticulations actuelles du pouvoir envers ces « salauds de grands patrons » ne sont qu’un « enfumage » organisé ? Même pas une loi pour endiguer les « amoralités capitalistes »; un petit décret ministériel à faire sourire « les bonifiés »!
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