G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Sous la signature : "valentinois" un lecteur de ce blog a posté aujourd'hui le commentaire suivant à l'ancienne adresse du blog. Je me permets de reproduire cette
contribution in extenso.
L'agglomération valentinoise doit essentiellement s'articuler, de toutes évidences, autour de Valence. Il faut souligner et encourager les efforts de la nouvelle municipalité de Valence
et ceux des municipalités voisines, ardéchoises et drômoises qui travaillent à la construction de cette future communauté d'agglo.
La délimitation de la future aire urbaine est le premier des débats. Les contours du Grand-Valence doivent en premier lieu intégrer les 7 villes actuelles de Valence Major, plus Chabeuil, Malissard, Beaumont, Soyons, Toulaud, Beauvallon, Etoile, Montélier, Alixan et Pont-de l'Isère. Bien d'autres villes voisines peuvent entrer aussi dans l'agglo et tel que le propose la municipalité actuelle de Valence, les limites de cet ensemble urbain peuvent aller d'ouest en est des monts ardéchois au pied du Vercors et du nord au sud de l'embouchure de l'Isère sur le Rhône à celle de l'Eyrieux.
Pour Romans-Bourg-de-Péage, il est clair, pour le moment que ce bassin de vie voisin peut être un partenaire du bassin valentinois mais en aucun cas un espace urbain intégrable dans l'immédiat dans cette nouvelle communauté d'agglo. Il faut procéder par ordre, respecter les cultures locales et ne pas vouloir tout applanir ou unifier de manière incohérente en prenant le risque déséquilibrer le pôle central que doit jouer Valence. Si nous intégrons Romans au bassin Valentinois, pourquoi ne pas y inclure aussi Tain-Tournon, Livron-Loriol ou Crest ? Valence et Romans ont chacune une histoire, une identité qui leur sont propre et qui ne peuvent se confondre en une seule entité administrative comme cela d'un seul coup de baguette magique. Nous brûlerions des étapes en réunissant dès aujourd'hui sous la même communauté d'agglo Valence et Romans.
En tant que valentinois, je souhaite prioritairement donner ses chances à ma ville : lui donner l'opportunité de refonder son identité (en recomposition mais très fragile) au travers de son agglomération et je ne souhaite pas, par exemple, que l'on construise un Zénith, un Palais des Congrès ou le futur hôtel d'agglo où siègeront les représentants de nos communes ailleurs que dans l'aire urbaine valentinoise. Il ne faut donc surtout pas construire une communauté d'agglomération à deux têtes et Valence n'a pas à jouer le jeu d'une ville encore beaucoup trop rivale et autonome. Rovaltain répond largement pour le moment à la question de la coopération entre les deux aires urbaines. Il ne s'agit pas d'exclure les romanais mais il faut être logique et cohérent. Dans 20 ou 30 ans la problématique sera certainement différente et l'on pourra dès lors peut-être imaginer une configuration différente avec l'intégration de l'espace urbain Romano-Péageois en créant une grande connurbation. Peut-être...!
Mais la priorité aujourd'hui, c'est le bassin de vie valentinois et toutes les futures infrastructures à venir qu'elles soient culturelles, sportives, économiques ou de communication doivent d'abord être au service des habitants de l'aire urbaine valentinoise et non celle de Romans. Par ailleurs les contribuables du Grand Valence ne comprendraient pas, par exemple, que l'on investisse avec leur argent dans la construction d'un nouveau pont sur l'Isère plutôt qu'un troisième sur le Rhône. Pas plus qu'ils ne comprendraient que le futur siège des instances de cette nouvelle entité s'installe à Romans plutôt qu'à Valence, au Bourg ou aux Granges. Ne nous y trompons pas, les romanais s'ils étaient représentés dans cette communauté d'agglo s'estimeraient en mesure d'exiger des compensations et cela se ferait forcément au détriment de Valence et de ses voisines bourquaine, grangeoise, portoise ou saint-pérolaise. Il existe une rivalité historique entre les deux villes qu'on ne peut ignorer à moins d'être originaire d'une autre région ou d'être totalement sourd à la sensibilité identitaire de chacune des deux villes.
Ceci étant dit rien n'empêche aux deux villes d'instituer des formes de coopération qui leur permettent de s'épanouir l'une à côté de l'autre en toute cohérence.
La seconde question est celle des compétences attribuées à la communauté d'agglo. du Grand Valence. La culture, le social, les activités ludiques et sportives, le tourisme, le développement économique, les transports, la vie étudiante, les espaces verts et les questions écologiques doivent être transférées du communal au niveau intercommunal.
Merci à M.Bouchet pour la tribune.