G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par BOUCHET Gérard
Je me suis toujours méfié des dogmes. Dans quelque domaine que ce soit, il n"en est aucun qui ne mérite d"être réexaminé régulièrement. Ainsi en va-t-il du dogme valentinois, en vigueur depuis 14 ans : on ne touche pas aux taux des taxes locales ! S'interdire, a priori, la possibilité d"utiliser l"action sur l"impôt est un choix qui fait dépendre les ressources municipales de facteurs dont la collectivité n"a qu"une maîtrise très partielle. Emprunter, c"est tirer un chèque sur l"avenir ; augmenter les taux d"impôts, c"est faire peser une charge nouvelle sur les citoyens ; développer l"économie est une réponse qui ne donne ses effets qu"à terme…et les besoins sont là, immédiats. Lorsqu"un budget est difficile à boucler, les choix doivent être étudiés avec beaucoup de sérieux, sans aucun a priori ni tabou. Ne pas toucher aux impôts locaux est donc un choix qui a sa logique. Il a aussi ses conséquences. Celles-ci méritent d"être évaluées collectivement et clairement exposées au jugement de tous.. .
Lorsque les prix augmentent régulièrement et que, parallèlement, les dotations de l"Etat stagnent (voire régressent), pour une municipalité, l"alternative en matière de réponse aux besoins de la population est simple. Soit elle réduit la qualité de cette réponse (plan d'austérité), soit elle dégage des ressources nouvelles par divers moyens : accroissement du nombre des contribueurs à la taxe d"habitation (accroissement de la population) , accroissement de l"activité économique (taxe professionnelle), emprunts (qu"il faudra rembourser avec intérêts) et/ou augmentation de l"impôt. Il n"y a pas beaucoup d"autres solutions.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog