G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par BOUCHET Gérard
La création d"un contrat de travail, qui pourra être dénoncé " l"amiable ", constitue en effet une formidable régression pour la société toute entière. En retirant la protection de la loi à ce type de contrat, on livre les rapports employeurs/employés au jeu des seuls rapports de forces liés aux conjonctures : locales, historiques, économiques, idéologiques, personnelles…. Toute l"action du mouvement ouvrier a, jusqu"ici, cherché à placer le plus faible, le salarié, sous la protection de la loi. En acceptant de donner la primauté au contrat individuel sur les règles communes, les syndicats signataires prennent une responsabilité historique majeure, celle de clore la période de l"action collective pour abandonner les travailleurs à leur solitude face aux patrons. Il est heureux que tous ne tombent pas dans cette errance. En 1986, on avait voulu faire croire que la suppression de l"autorisation administrative de licenciement allait ouvrir une formidable opportunité pour la création d"emplois. Yvon Gattaz, (le Laurence Parisot de l"époque) parlait même d"un million d"emplois qui allaient être créés. On sait ce qu"il en a été. Le contrat à " rupture amiable " est certainement une des plus mauvaises choses qui soient arrivées aux salariés depuis longtemps.
L"événement politique majeur de ces derniers jours est incontestablement l"accord intervenu entre certains syndicats et le patronat à propos de la réforme du marché du travail voulue par le MEDEF.
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