G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
Par BOUCHET Gérard
Le Président de la République frappe tous azimuths. Sous couvert d"un nouvel élévation du niveau de formation et dans la perspective d"une (hypothètique) revalorisation du métier, N. Sarkozy a annoncé que les enseignants (lycée, collège, primaire, maternelle) seraient désormais recrutés par concours au niveau bac + 5 (master2). Leur formation professionnelle serait assurée par " compagnonnage " pendant leur première année d"exercice. C"est la fin programmée des IUFM. (Annonce du 2 juin 2008) Le président veut supprimer des fonctionnaires. En supprimant la formation des maîtres il escamote " discrètement " un nombre conséquent de postes, mais c"est l"école publique qu"il assassine ! Cette affaire ne concerne pas que les enseignants. Elle concerne tous les citoyens.
Ce qui se donne pour un progrès n"est qu"un leurre. En matière de formation des enseignants, le compagnonnage n"a jamais été un modèle à l"efficacité prouvée. La simple reproduction de modèles de comportement ne peut pas répondre à la complexité et à la variété des situations que rencontrent les maîtres. Une solide formation disciplinaire, didactique et pédagogique est nécessaire, préalablement à toute prise de responsabilité. Un master de spécialité donnera certes une solide formation théorique dans Une discipline mais, connaître une discipline et enseigner cette discipline, ce n"est pas tout à fait la même chose. Quant aux instituteurs, dont il n"est pas question aujourd"hui qu"ils sortent de la polyvalence qui caractérise leur poste de travail, au-delà de leur spécialité universitaire, où puiseront-ils les connaissances nécessaires à l"accomplissement de leur mission ?
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