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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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Comprendre

60% des électeurs qui se sont déplacés dimanche ont choisi celui qui incarne la contestation de la politique mise en place non pas par des adversaires politiques mais par des amis portés au pouvoir il y a cinq ans. Comment peut-on en être arrivé là ?

Une des raisons tient à ce que, me semble-t-il, les hommes mis aux responsabilités ont méconnu ce que signifiait être élu !

Etre élu ce n’est pas recevoir les clés de la maison pour cinq ans et faire ce que l’on veut de cette délégation au gré des appréciations de l’instant. Etre élu, c’est mettre en œuvre les termes d’un contrat passé avec une majorité de citoyens et rester attentif aux avis qu’elle continue à émettre quant aux conditions d’exécution de ce contrat.

Imposer, à coup de 49.3, une réforme du code du travail qui ne faisait pas partie du contrat : cela se paye. Ceux qui rappelaient que le rôle d’un pouvoir de gauche c’est de protéger le travailleur et non pas d’adapter les conditions de travail aux exigences du marché réglé par la concurrence libre et non faussée avaient raison. Le vote de dimanche le dit clairement. Ne pas les avoir entendus conduit à la sanction.

Le peuple n’a certes pas toujours raison. Mais, en démocratie, ignorer ce qu’il dit est toujours une faute. Que les élites de gauche aient oublié cela est tout à fait impardonnable.

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B
Je ne sais d'où vous vient cette énergie anti-Hamon, mais je dois dire qu'elle est impressionnante.<br /> Je ne suis pas des électeurs de la primaire, donc simple observateur, mais il me semble que si 60% de ceux qui se sont déplacés ont voté Hamon, c'est qu'il existe chez ces votants une conviction majoritaire dont Hollande et Valls n'ont pas su voir la réalité. Le sens politique leur aurait-il manqué ?<br /> il est certain qu'avec des positions comme celle que vous défendez, et si elle est majoritaire chez les pro-Hollande, le siège du P.S rue Solférino sera bientôt à vendre. A suivre donc
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A
Je vous réponds sur vos deux derniers éditos.<br /> Premièrement, Hollande a reçu le mandat des Français pour diriger le pays et non pas pour appliquer les utopies des frondeurs ou le programme de Mélenchon. Le 49.3 a été utilisé légalement selon les dispositions prévues par la constitution. Je vous rappelle que Pierre Mauroy –qui ne passait pas pour être d’une gauche molle – en a usé 7 fois et que Michel Rocard dont Hamon a été l’un des plus fervents supporters l’a utilisé 28 fois. La gauche au pouvoir a plus utilisé le 49.3 que la droite.<br /> Deuxièmement la loi travail n’est pas antisociale, elle propose un nouveau contrat entre les entreprise et les salariés adapté au contexte économique et il a été validé par la CFDT. On peut défendre le droit des salariés tout en essayant de ne pas pénaliser les entreprises. Le droit à la déconnexion, le compte pénibilité, le compte personnel d’activité ne sont pas des mesures de droite. Faire confiance à la démocratie sociale au sein des entreprises avec la participation des syndicats correspond plus à la réalité du terrain. Enfin sur cette question, entrevoyez un peu ce que propose François Fillon et vous viendrez nous opposez ensuite vos naïves objections. L’art de la nuance et de la mesure ne nuit pas au raisonnement.<br /> Par rapport à l’autre post d’hier, vous prenez le problème à l’envers : ce n’est pas aux tenants de la ligne réaliste à faire des efforts pour se rassembler avec ceux qui les ont combattus mais c’est plutôt à ces derniers de le faire. Seulement, le rassemblement ne semble pas être sur la feuille de route du candidat Hamon… j’entends le rassemblement avec l’autre partie du PS, celle qui est normalement la plus proche de lui, celle avec laquelle il a partagé un temps les responsabilités avant qu’il ne préfère aller fronder, celle qui a encore la tête sur les épaules, celle qui au mieux a voté Valls, ou au pire s’est abstenue d’aller voter dimanche dernier : comptez un million de personnes en moins tout de même. Vous les oubliez un peu vite ceux-là. Hamon n’a pas mobilisé l’entièreté de l’électorat qui s’était déplacé en 2011. Je vous invite donc à plus de sagesse dans vos analyses et de revenir au véritable sens à donner à cette primaire.<br /> Le bon sens voudrait donc que le candidat élu commence par rassembler sa famille socialiste. Ce serait déjà pas mal d’aller dans ce sens là pour commencer. Eh bien, non, pour Hamon « Rassemblement » signifie aller discuter avec un mal embouché comme Mélenchon isolé et intransigeant sur tout, qui tient des discours populistes en concurrence avec ceux de Marine Le Pen, qui a combattu le président Hollande avec plus d’ardeur et de férocité que ce qu’il n’a combattu Sarkozy et un Jadot qui est enfermé dans son autisme écolo et ses moins de dix mille votants… Voilà la grande majorité de rassemblement qu’Hamon nous propose, un horizon fermé sur tous les sectarismes d’une gauche irresponsable, donneuse de leçons, diviseuse et qui n’a d’avenir que dans l’opposition. <br /> Au lieu de nous faire prendre l’air, d’ouvrir un peu la fenêtre, Hamon et ses inconditionnels apôtres de la fronde unie nous proposent comme « avenir désirable » une alliance naphtaline avec l’ennemi juré de la social-démocratie Jean-Luc Mélenchon, celui qui se présente comme le premier opposant de Hollande. Mais qui peut s’étonner de cette stratégie perdante au regard du parcours de cette gauche frondeuse qui se croit plus pure que toutes les autres et qui n’a fait que dériver vers plus de connerie et d’auto persuasion ? Personne. Après toutes les trahisons et les impostures des frondeurs, le vote de censure du gouvernement –à mes yeux bien plus grave que l’utilisation du 49.3-, personne ne peut raisonnablement imaginer que les Hollande, Ayrault, Valls, Royal, Le Drian, Cazeneuve, Le Guen, Le Foll, Touraine, Vallaud-Belkacem, Guillaume et autres puissent aller soutenir une bande d’irresponsables politiques qui a tout cassé et tout fait pour qu’on en soit là politiquement. <br /> Les frondeurs savaient très bien ce qu’ils faisaient en votant la censure : ils souhaitaient faire tomber le gouvernement, provoquer des élections législatives anticipées qui aurait fait revenir la droite. Ce n’est pas autre chose que ça les frondeurs. Ils savaient qu’en frondant, en critiquant tout, en s’opposant systématiquement sans jamais apporter la moindre nuance à leurs raisonnements, ils hypothéquaient gravement toute idée de rassemblement par la suite. Ils l’ont pourtant fait avec beaucoup d’acrimonie et peu de sens de la camaraderie, ils l’ont fait en toute conscience même si l’on peut douter de leur réalisme politique. Et maintenant ce serait à ceux qui ont essayé de conduire une politique de gauche dans un contexte difficile de faire des efforts d’unité ? Allons…<br /> Est-il utile de parler du programme inamendable apparemment de la fronde unie ? Pensez-vous vraiment que les Français vont mettre au pouvoir une coalition d’affreux jojos, qui de Montebourg en passant par Aubry, Mélenchon, Lienemann et l’horrible sectaire Filoche n’est d’accord sur rien de surcroît? Evidemment que non. Vous imaginez le cirque qu’il faut faire pour les mettre d’accord entre eux ? Vous imaginez Bachelay ministre de la décroissance et de la raréfaction du travail, vous ? Vous pensez que les Français vont vouloir taxer les robots pour mieux entraver la compétitivité des entreprises au nom d’une idéologie sur la décroissance ? Vous pensez que dans un contexte politique aussi instable et du jour au lendemain ils voudront jeter aux orties la cinquième république ? Qu’ils veulent voir alourdir la dette du pays ? Anéantir les efforts de redressement budgétaire, dépenser sans compter, doubler le montant des impôts, seulement pour répondre aux utopies de quelques illuminés de gauche qui font des plans sur la comète?<br /> Le programme de Hamon ne peut séduire que si l’on n’entend rien à la réalité.<br /> Quant à la stratégie de Hamon, elle est non seulement perdante parce que trop étriquée, mais surtout elle est sans avenir. Les frondeurs ont semé la graine de la division en ne pensant qu’à leurs petites ambitions personnelles, en cherchant à déstabiliser leur propre camp pendant cinq ans : ils ne récolteront que le fruit de leur patient labeur de sape. Ils veulent sauver la gauche, paraît-il… d’autres, à gauche, veulent sauver la France, c’est toute la différence. <br /> C’est évident, au vu de ses premières déclarations depuis sa victoire, Hamon n’a ni les épaules, ni le réalisme politique, ni l’ouverture d’esprit, ni le programme, ni la capacité d’écoute et de dialogue pour rassembler son camp, il n’a pas l’intelligence politique requise.
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