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G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.

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Réflexion

En politique comme à la guerre il faut savoir articuler stratégie et tactique.

La meilleure des stratégies peut être ruinée par une tactique maladroite et une bonne tactique peut sauver une stratégie douteuse.

Il est clair qu’aujourd’hui, face au désarroi politique qui frappe nombre de nos concitoyens qui s’abstiennent ou votent à l’extrême droite parce qu’ils ne savent plus à quel parti se vouer, la gauche doit construire une nouvelle offre politique crédible. C’est la seule stratégie possible pour ne pas abandonner les électeurs aux mirages de l’extrême droite.

Cette offre ne va pas jaillir magiquement.

Elle se construira patiemment en rassemblant tous ceux qui partagent la conviction de cette nécessité pour notre pays, quelles que soient leurs appartenances militantes actuelles. Elle ne se construira pas en sélectionnant les partenaires, en écartant ceux qui n’entreraient pas directement et docilement dans le moule nouveau, en rejetant les bonnes volontés au prétexte qu’elles conservent leurs liens anciens tout en visant à en tisser de nouveaux, en contestant de front ceux qui peuvent devenir des partenaires … Bref, il faut que la tactique accompagne et serve utilement la stratégie.

Dire que "l'opposition prioritaire va au FN et à l'UMP" (déclaration d'un candidat de l'Alternative à la presse) c'est dire qu'il y a une opposition seconde qui n'en est pas moins réelle et forte. En clair : une opposition au PS.

En me virant d’ « Alternative de gauche » au motif que, de façon réaliste, j‘affirme moi qu’affronter partout - et sans nuance - le Parti socialiste qui reste, pour un temps encore, le principal parti à gauche et avec qui il faudra compter - et sans doute composer au deuxième tour -, certains des partenaires de cette « alternative » font fausse route et desservent la cause. I

Ils auront certes la satisfaction narcissique d’avoir été droits dans leurs bottes. Mais absents partout du second tour, privés d’élus, crispant les oppositions et les résistances, probablement dénoncés pour être, en partie, responsables du recul massif de la gauche dans la gestion des départements, ils auront simplement ralenti et mis de nouveaux obstacles sur le chemin, déjà difficile, de la construction de l’alternative dont notre pays à besoin.

Dommage.

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D
Est- il pensable qu'une élection se déroule sans qu'aucune liste se déclare ouvertement et clairement de gauche? C'est pourtant ce qui se passerait, Gérard, s'il n'y avait pas l'Alternative de gauche, solidaire et écologiste! Sans nous, pour qui voteraient- ils, ceux qui pensent que l'austérité -une austérité qui vise les faibles mais épargne les actionnaires et fraudeurs de haut vol - n'est pas une réponse adaptée en cette période de crise? Nous affirmons qu'il faut protéger les solidarités et que la transition énergétique est une formidable source d'emplois de qualité et d'avenir. Nous avons donc toute notre place et notre légitimité dans cette campagne, ce n'est ni une question de stratégie ou de tactique, ni un problème d'ego, mais un simple respect de la démocratie, que de porter une parole qui veut se faire entendre!<br /> Dominique Hennion- Rolland, candidate EELV avec Pascal Girard, PCF, pour l'Alternative de gauche, sur le canton de Valence 4.
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G
Ce n'est pas la légitimité de la candidature qui est en cause, mais sa forme. Je me dis d'autant plus facilement que j'étais prêt à porter cette candidature en tenant compte du réel des rapports de force. Nous ne sommes pas dans un monde d'idées pures mais dans une élection pour décider qui gérera dans les six années à venir un département, sa politique en matière d'aide sociale, de politique familiale et infantile, d'environnement, etc.... Porter une parole au cours de six semaines de campagne est une chose, assumer le risque de laisser la droite gérer ces six années en est une autre. Le résultat de l'élection municipale n'est-il pas éclairant...!
L
« Puisque la politique est un marché qui consiste à dépenser de l’argent pour attirer une majorité de votes, les politiciens jouent sur les préjugés perçus par cette majorité. De même, les médias veulent vendre leurs contenus à une large audience, ce qui les amène à surfer sur les préjugés de leurs lecteurs.»<br /> <br /> À lire là : http://revenudebase.info/2012/10/16/guy-standing-precariat/
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B
Bonjour,<br /> <br /> Je suis étonné que considériez mon propos comme relevant d'une politique politicienne et d'une logique d'appareils, alors que c'est précisément pour avoir tenté d'en sortir que je suis mis hors jeu.<br /> Je m'explique.<br /> Quand il y a élection, on se fixe un objectif. Le seul objectif utile aujourd'hui est, me semble-t-il, dans cette élection qui doit désigner une assemblée locale, d'empêcher le retour d'une majorité de droite et l'élection de représentants du FN dans notre département. Il ne s'agit pas là de rechercher un quelconque intérêt de parti mais de préserver nos concitoyens d'une situation qui leur serait tout à fait préjudiciable.<br /> A cet égard, je considère que le comportement du PS et celui des &quot;alternatifs&quot; sont inadaptés. Celui du PS parce qu'il sait qu'il ne peut pas gagner tout seul mais qu'il se refuse à créer les conditions adaptées d'une réelle coopération avec les autres partenaires de la gauche. Celui des &quot;alternatifs&quot; parce qu'en se présentant systématiquement contre le P.S, ils divisent l'électorat de gauche et, compte tenu des règles électorales, ils acceptent l'hypothèse que, dans certains cantons, le deuxième tour oppose droite et extrême droite. Ils font ce choix par esprit de parti et se refusent à regarder ce qui peut en découler, à moyen et long terme pour le département. Leur opposition au PS et plus forte qu'une réflexion objective sur une situation réelle.<br /> J'ai essayé de sortir de cette &quot;logique de parti&quot; en disant que l'on pouvait s'y prendre autrement et tout, en appelant à voter pour les sortants, je souhaitais dire clairement à ces sortants, en soutenant activement sous forme suppléance la position alternative dans un canton) qu'une autre politique était possible et nécessaire.<br /> Je connais bien l'argument qui consiste à dire qu'il faut proposer une alternative aux abstentionnistes et à ceux qui sont tenté par le vote F.N. Cet argument a fourni prétexte aux Verts pour ne pas réaliser l'union au premier tour des municipales de mars dernier. Ils pensaient qu'en étant différents ils seraient attractifs et passeraient devant le PS.On sait ce qu'il en est advenu : ils ont perdu près de 10 points par rapport à ceux qu'ils avaient obtenus(avec mon concours) en 2008 et la gauche a été largement battue. La proposition alternative a été moins performante qu'elle l'avait été 6 ans plus tôt. Cela devrait faire réfléchir.<br /> Je suis d'accord avec vous pour dire que les partis de gauche ont fait et font faillite (les Verts, le PCF et le PS au même titre les uns que les autres). Il faut bâtir autre chose. Et je suis prêt à y participer. Mais ce n'est pas en se suicidant collectivement et en créant les conditions pour les droites reprennent la main qu'on pourra le faire le plus efficacement. En adoptant des postures intransigeantes, sans concession... on se donne aisément bonne conscience mais on ne fait pas réellement progresser la cause. <br /> Les candidatures systématiques à gauche, PS/ contre alternatifs, seront prises par les électeurs comme d'inutiles et stériles querelles et on verra au soir des 22 et 29 mars ce qu'on a vu aux soirs des municipales à Valence : la droite occuper le terrain et l'occuper durablement.<br /> Gardons nous des raisonnements simples quand la situation et compliquée et évitons les coups de mentons guerriers du type : vous allez voir ce que vous allez voir ! A Besançon on a vu !
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P
« Changer vos stratégies et tactiques, mais jamais vos principes. » J Kessel<br /> Mr Bouchet je trouve que votre réflexion tourne essentiellement autour de logiques d'appareils, pour le dire crûment de politique politicienne. Cette logique s'appuie sur des organisations qui ne sont plus que des cartels d'élus hors sol , plus préoccupés de leur survie politique que de l'avenir de ce pays . Le désarroi de nos concitoyens vient de l’incapacité de ces partis à construire une alternative aux politiques libérales menées alternativement par la droite et « la gauche » depuis 35 ans. Ces politiques ont échouées. Il serait peut être temps de déconstruire le mythe d'une croissance continu, de redéfinir cette croissance. Il serait peut être temps d’imposer une sévère régulation au système financier . Il serait urgent que les flux financier sous contrôle se mettent au services de l'économie réelle, de la recherche et de de l'investissement. Il serait logique que nous reprenions la main sur l'euro dans l'hypothèse ou il survivra aux crises en cours... etc.. Ces quelques préalables à la définition d'un nouveau projet politique ne semble pas à l'ordre du jour du PS qui s’emploie à mettre en musique les prescriptions des Diafoirus de Bruxelles et autres tenants de l'idéologie libérale. De plus dans ce pays en voie de communautarisation rapide, de repli identitaire, il revient aux politiques de redonner du sens , du contenu, aux valeurs que porte notre république, liberté, égalité, fraternité..laïcité. Cela ne peut se faire sans une reprise en main du politique sur l'économie et la finance. <br /> Alors, les cantonales de Mars prochain et les querelles d'appareils, franchement ce là prête à sourire.Les électeurs s'abstiendront massivement démontrant leur désintérêt pour ce scrutin départemental (structure qui devrait par ailleurs disparaître dans le cadre d'une vraie réforme-- territoriale – mais une fois de plus les logique d'appareils et d’intérêts ont prévalus) .<br /> Pour conclure et émettre une petite note d'optimisme je trouve que la tentative (modeste) des Ecolos et du Front de Gauche pour proposer une ébauche d'alternative à l'UMPS offre au moins la possibilité aux électeurs en déshérence d'éviter l'abstention ou le vote FN. Par les temps qui vont c'est déjà pas mal.
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