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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:00

La gauche a historiquement la responsabilité de lutter contre l’ensemble des inégalités et des insécurités. Lutter contre le Front National, c’est conduire une politique de transformation sociale qui émancipe et qui protège, collectivement et individuellement.

Jean-Luc Laurent, Président du MRC et Député du Val-de-Marne, au meeting "défendre la République contre les extrémismes" organisé par le Parti Socialiste, mercredi 27 novembre 2013 à la Mutualité

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:00

Les dimanches frileux favorisent la lecture.

Ainsi j’ai relu (et lu) quelques discours de Madier-Montjau conseiller général du canton de Pierrelatte de 1871 à 1892 et député de la Drôme de 1874 à sa mort.

Avocat, il avait défendu Proudhon en 1849 et s’était exilé après le coup d’Etat de 1851. Républicain radical il s’oppose aux républicains opportunistes.

Lors de la séance du 8 novembre 1871 du Conseil Général, évoquant le plébiscite qui avait validé le coup de force de Napoléon Bonaparte, il tenait ce propos : Le suffrage universel peut tout dans les limites du droit ; pas un atome au-delà. Il peut modifier les constitutions, décréter et dissoudre les armées, transformer l’administration de la base au sommet…. Mais il ne peut pas faire qu’une pomme volée ne soit pas un vol.

Au nom du droit des minorités, au nom de la Justice éternelle, je refuse respect aux fantaisies du peuple devenu despote plus encore qu’à celles d’aucun autre despote.

Je ne respecte pas sa dignité lorsqu’il l’oublie. Je cherche à l’éclairer ; je ne me courbe pas devant lui.

Ne  jamais céder à la moindre tentation démagogique,  ne jamais transiger sur la morale et ne jamais obéir aux pressions de l’opinion publique : le message vaut d’être médité.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:24
13.233/ Ils ont défendu la République

Le 2 décembre 1851 en violation de la légitimité constitutionnelle, Louis Napoléon Bonaparte, président de la République depuis trois ans, édicte six décrets proclamant la dissolution de l’ Assemblée nationale et lui conservant le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution  lui interdisait de se représenter.

La résistance menée à Paris dès le 2 décembre prend la forme d’une révolte populaire  en province quelques jours plus tard. Le 6 et le 7 décembre des colonnes de républicains venus marchent sur Crest. Mal organisée cette résistance tournera court

Sous l’autorité du préfet Ferlay, une terrible répression s'abat sur les insurgés. Deux bataillons affectés à la Drôme ratissent systématiquement les villages aidés par la gendarmerie. Les prisons sont pleines quand se déroule le plébiscite des 20 et 21 décembre destiné à entériner le coup d'État. Dans la tour de Crest, s’entassent plus de 450 détenus. Les prisons de Valence et Romans débordent. Sept Drômois sont envoyés au bagne de la Guyane. De nombreux autres connaissent les bagnes et enceintes fortifiées de Toulon, Belle-Île et Riom. Plus de 200, sur 496 prévenus, sont déportés dans des camps en Algérie.

Un monument  « A la gloire des citoyens qui combattirent pour la défense de la république au coup d'état du 2 décembre 1851 » commémore à Crest cet épisode de notre histoire

La libre pensée organise une manifestation devant ce monument le VENDREDI 6 DÉCEMBRE 2013 à 18 h 30

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:00

            Un sourire dans un monde de brutes.

                 Le Vatican soutient les bretons

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 08:00

Le tribunal administratif de Grenoble a rendu un arrêté rejetant le recours présenté contre la création de l’agglomération Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes.

Cette décision, essentiellement justifiée par le fait que la loi du 16 décembre 2010 qui a conduit à l’arrêté du 28 mai 2013 accorde au préfet des pouvoirs  exceptionnels qui ne l’obligeaient pas à faire ce qu’il n’a pas fait et l’autorisait à faire ce qu’il a fait, à savoir « passer outre » la volonté d’une majorité de communes, n’est pas une véritable surprise.

En effet, dès lors que le Conseil Constitutionnel, bien que reconnaissant que la loi de référence attente au principe constitutionnel de la libre administration des communes, avait validé la procédure dérogatoire qu’elle met en place, il était peu probable que le juge administratif, sauf à se faire un zélé défenseur de la Constitution et des communes, rende un avis favorable au recours. On pouvait espérer, mais…

Il reste que cette décision, validant le fait qu’une information complète et impartiale des conseils municipaux n’est pas une nécessité absolue préalable à leur délibération, pose un certain nombre de problèmes. Elle démontre que la France est maintenant engagée dans un processus post-démocratique. L'Etat  lui-même restreint l'application des règles démocratiques qui le fondent en organisant des procédures dérogatoires. Que le représentant de cet Etat : le préfet, soit habilité à définir seul ce qui relève de l’intérêt général contre l’avis de 29 conseils municipaux sur 51 ne témoigne pas d’un réel attachement aux principes qui fondent la République.

Tous les amis de la Démocratie sont interpelés par ce type de décision.

Nous sommes un certain nombre de citoyens à ne pas accepter de prendre notre parti d’une dérive qui risque, dans un contexte de crise qui s’accentue, vers des dérives dont nous pourrions, un jour, être collectivement victimes.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:41

J’ai participé hier après-midi à une initiative particulièrement intéressante : un projet pluridisciplinaire inter-lycées impliquant 14 lycées de Rhône-Alpes.

Sur le thème général de la citoyenneté, chaque établissement engage, dans la durée, un travail dans un champ particulier puis organise, sur la problématique retenue, une table ronde publique avec des intervenants extérieurs.

Parmi les sujets traités : Citoyenneté, justice et égalité : un difficile équilibre ; droit international et enjeux migratoires ; Les stéréotypes : quels regards sur les différences : l’égalité Hommes/femmes : représentations et normes sociales, etc….

Plus de 1400 lycéens sont ainsi concernés et plusieurs centaines d’entre eux se déplacent dans un autre établissement que le leur pour croiser les thèmes.

Au lycée polyvalent Henri Laurens de St Vallier, sur le thème  Laïcité et citoyenneté,  la table ronde réunissait Thierry Cornillet (ancien maire de Montélimar et député européen, contributeur à la Charte européenne de la laïcité) : Philippe Gaudin (chercheur à l’institut européen des sciences des religions) et moi-même.

Pas d’exposé, mais deux heures de réponse aux questions des lycéens, questions intelligentes allant au cœur des problèmes.  Une expérience pédagogique qui montre qu’il y a de belles ressources intellectuelles chez nos jeunes

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:11

La ville de Valence travaille pour établir un Plan de déplacements de l'administration. Il s'agit, à l'occasion des déplacements  de nos agents entre les sites où sont implantés les services municipaux : Hotel de Ville, services techniques, Site de Cujas, mairies annexes... ou lors de leurs déplacements domicile-travail de les inciter à réduire l'utilisation de la voiture individuelle au profit d'autres modes de locomotion.

Un premier diagnostic montre que 59% d'entre eux utilisent la voiture pour les trajets domicile-travail ;10% les transports en commun et 10% la marche à pied ; autant le vélo.

38 % "seulement" des agents habitent Valence.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 08:00
13.229/ Ralliement à la République  ?

24 novembre, au calendrier chrétien : Fête du Christ-Roi.

Cette fête, créé le 11 décembre 1925 par Pie XI,  et dont la célébration perdure donc aujourd’hui, est destinée à réaffirmer solennellement les droits que le pape estime être ceux de l’Eglise et les devoirs, qui selon elle, incombent aux Etats.

Le texte est sans ambiguïté : Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles; car sa dignité royale exige que l'État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l'établissement des lois, dans l'administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs.

Encyclique "Quas Primas" du 11 décembre 1925. Le texte intégral est consultable sur Internet.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:12

Si les les députés du MRC n'ignorent pas l'état dans lequel la précédente majorité a laissé les comptes de la France, le redressement à court terme des finances publiques ne saurait constituer à lui seul un projet politique. Réhabiliter l'impôt et le sens de l'intérêt général par la mise en oeuvre rapide d'une reforme fiscale ambitieuse, réorienter l'Europe en faveur de la croissance et de l'emploi sont autant d'objectifs prioritaires que le Gouvernement se doit d'entendre.

Dans un tel contexte, l'annonce effectuée le lundi 18 novembre par Jean-Marc Ayrault d'une "remise à plat de la fiscalité" est donc une bonne nouvelle.  Donner plus de sens, de clarté et de justice à l'impôt est aujourd’hui nécessaire. Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen prendront part à l'élaboration de cette réforme appelée de leurs vœux depuis mai 2012.

Surtout, c'est un changement de cap, de priorités politiques qui s'impose aujourd'hui: perserver dans la restriction budgétaire, notamment en termes de baisse de la dépense publique, alors que le déficit structurel semble sous contrôle et qu'une politique vigoureuse de soutien à notre économie se fait attendre serait contre-productif. C'est aujourd'hui à l'échelle européenne qu'il faut aller chercher les marges : baisse du niveau de l'euro, voire transformation de la monnaie unique en monnaie commune, affranchissement des contraintes imposées par la Commission en matière de déficit sont les conditions nécessaires au redressement de notre appareil productif

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 21:27

Les eurodéputés devaient voter la réforme de la politique de cohésion, mercredi 20 novembre. Certains d’entre eux souhaitaient proposer des ajustements lors de la discussion finale : revalorisation du Fonds social européen ; suppression de la punition automatique (privation de certaines dotations pour  les Etats qui ne résorberaient pas suffisamment leur déficit public.)

Le président du Parlement européen a empêché le débat d’avoir lieu en modifiant la procédure de vote. Faisant d’abord approuver le texte "en bloc" par 479 députés, il a empêché l'examen des tous les amendements prévus.

Un bel exemple de ce qu’est la démocratie au parlement européen !

Le président en question s’appelle Martin Schulz, il est membre du Parti social-démocrate d'Allemagne.

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