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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 02:10

Le 26 janvier dernier, le Conseil constitutionnel, saisi par 60 sénateurs, a invalidé l’article de la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté qui substituait à la simple déclaration, une autorisation préalable d’ouverture d’un établissement scolaire privé. Une telle décision n’est pas anodine. Elle marque la volonté de limiter la possibilité de l’Etat de contrôler le développement de l’enseignement privé.

Pour ouvrir une école, il suffit donc toujours de faire une simple déclaration auprès du maire de la commune, du Procureur de la République, du Préfet et du Recteur de l’académie. Les seuls motifs possibles de refus d’ouverture sont l’atteinte aux bonnes mœurs et à l’hygiène. Le contrôle de la réalité des contenus d’enseignement restent difficile s’agissant d’établissements hors contrat.

Le motif principal du rejet du régime de l’autorisation préalable est le suivant : « la substitution d’un régime d’autorisation à un régime déclaratif pour l’ouverture d’établissements privés d’enseignement scolaire porte une atteinte disproportionnée à la liberté de l’enseignement et à la liberté d’association. Selon les sénateurs requérants, ces dispositions porteraient aussi atteinte à la liberté de conscience et à la liberté d’entreprendre. (sic)»

Que la liberté de conscience soit liée à la liberté d'entreprendre voilà bien une nouveauté. Mais une nouveauté qui a du sens. La porte que la loi voulait fermer : celle de la création sans la moindre entrave d’écoles de type communautariste ou à finalité purement mercantile reste largement ouverte. Certains maires ont pourtant attiré l’attention sur la multiplication et les dangers de ces écoles non autorisés. Un récent reportage de l’A2 sur cette question a alerté le public. A Toulouse, une de ces écoles a été fermée en décembre par décision de justice.

Le conseil constitutionnel veut réduire au maximum la possibilité de l’Etat de contrôler ce qui se passe en matière éducative dans le pays. Il n’est pas certain qu’il rende ainsi un bon service à la démocratie.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 11:34

Le projet de création d'une gare TGV à Allan, projet rebaptisé gare "Montélimar-Provence", ressort régulièrement des cartons.

La région, le département de la Drôme et la communauté d'agglomération "Montélimar-Agglo" soutiennent cette création que la fédération des usagers des transports qualifie dans un communiqué, à juste titre, de "caprice de notables".

il est évident que créer une nouvelle gare TGV, en pleine campagne, à moins de cinquante kilomètres des deux qui existent déjà à Valence et Avignon est inutile et ruineux. Investir dans la mise en place de navettes cadencées entre Montélimar et les deux gares existantes serait une bien meilleure utilisation des fonds publics.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:05

Jamais une élection présidentielle n’a été préparée dans des conditions aussi étranges. (Je ne trouve pas de qualificatif tout à fait satisfaisant pour dire mon sentiment.)

A gauche, le candidat désigné par le parti majoritaire est contesté par ceux qui refusent la ligne qui l’a emporté lors de la primaire. A minima, ils annoncent qu’ils se mettent en congé de campagne et, sans doute, un certain nombre d’entre eux voteront pour une autre candidat.

A droite, le candidat quasi plébiscité lors d’une primaire de plus de 4 millions de votants n’est plus très sûr de prendre le départ et certains de ses « amis » envisagent de le remplacer.

Pendant ce temps, les « petits » candidats, ceux qui apporteraient un air frais à la campagne électorale, galèrent pour rassembler les 500 parrainages et les médias les ignorent superbement.

Comment avoir un débat et une réflexion sérieuse ?

Où va-t-on ?


 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 02:09

60% des électeurs qui se sont déplacés dimanche ont choisi celui qui incarne la contestation de la politique mise en place non pas par des adversaires politiques mais par des amis portés au pouvoir il y a cinq ans. Comment peut-on en être arrivé là ?

Une des raisons tient à ce que, me semble-t-il, les hommes mis aux responsabilités ont méconnu ce que signifiait être élu !

Etre élu ce n’est pas recevoir les clés de la maison pour cinq ans et faire ce que l’on veut de cette délégation au gré des appréciations de l’instant. Etre élu, c’est mettre en œuvre les termes d’un contrat passé avec une majorité de citoyens et rester attentif aux avis qu’elle continue à émettre quant aux conditions d’exécution de ce contrat.

Imposer, à coup de 49.3, une réforme du code du travail qui ne faisait pas partie du contrat : cela se paye. Ceux qui rappelaient que le rôle d’un pouvoir de gauche c’est de protéger le travailleur et non pas d’adapter les conditions de travail aux exigences du marché réglé par la concurrence libre et non faussée avaient raison. Le vote de dimanche le dit clairement. Ne pas les avoir entendus conduit à la sanction.

Le peuple n’a certes pas toujours raison. Mais, en démocratie, ignorer ce qu’il dit est toujours une faute. Que les élites de gauche aient oublié cela est tout à fait impardonnable.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 01:46

Hamon désigné comme candidat des socialistes, les choses vont enfin devenir très intéressantes à observer.

Au nom du rassemblement de la famille, verra-t-on D. Guillaume défendre l’abrogation de la loi travail à qui il trouvait, il n’y a guère, toutes les vertus ? Verra-t-on les candidats P .S aux législatives « assumer le déficit public » afin d’investir pour combattre la crise environnementale comme l’a dit le nouveau patron ? Verra-t-on le parti s’engager dans la défense d’un moratoire sur le pacte budgétaire européen, qui fixe la règle des 3 % de déficit public à ne pas dépasser et affronter madame Merkel ? Verra-t-on …

Ou bien allons nous entendre que, pour rassembler, il faut revenir à des propos plus modérés, plus fédérateurs, et se garder des coups de menton trop appuyés ?

Les prochains jours vont-être passionnants !
 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 09:03

Quel serait votre candidat idéal à la présidentielle ?
Fillon pour la politique étrangère, Valls pour les soucis de l'État, de l'ordre public, de la lutte contre le terrorisme, Montebourg pour le made in France, la politique industrielle, l'État stratège et la critique de la politique européenne. Le pays attend une vision cohérente à long terme et aujourd'hui, il n'a pas son compte.

Cette vision pourrait sortir de la primaire socialiste ?
Je ne crois pas, c'est pourquoi je me tiens en dehors. Le Parti socialiste est arrivé au bout de son cycle depuis longtemps et la montée de Macron traduit le désaveu des Français. Il a eu l'art de ne pas s'avancer beaucoup dans le domaine des propositions. Il peut contenter tout le monde ainsi.

Il est populiste ?
Il n'entre pas dans la catégorie habituelle de populisme, il est assez habile pour ne pas décevoir une partie de ses soutiens.

Il y aura encore un PS demain ?
Ce n'est pas sûr. Si Macron l'emporte devant ses concurrents de gauche au premier tour de la présidentielle, qu'est-ce qui restera du PS ? Le pays a besoin d'un gouvernement républicain énergique, d'un pôle républicain.
 
Entretien donné le 11 janvier
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 18:18

L’affaire Pénélope Fillon : ça profite à qui ? .

Si François Fillon était mis en examen et se retirerait de la campagne : quel processus pour désigner un candidat de substitution ?

Chez les partisans de Sarkozy, on se prend à rêver. Et si c’était (à nouveau) lui ? Nicolas Sarkozy a fait savoir à BFMTV, via des proches que « la question ne se posait pas ». En tout cas pour l’instant.

Juppé ? Ce matin le maire de Bordeaux a fait mine d’écarter l’hypothèse. "A l'instant T, la question ne se pose pas, c'est François Fillon notre candidat".

Un petit nouveau alors ?

Décidemment, il y a quelque chose de détraqué dans le royaume de France.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 11:06

Benoit Hamon et Manuel Valls nous ont proposé hier soir un débat intéressant, sans langue de bois.

Ils ont fait preuve de sérieux. Cependant leurs propos pèchent par une absence qui en limite la portée : celle d’une réflexion et des propositions sur l’Europe. Tout le discours se déroule hors-sol comme si l’euro, l’indépendance de la banque centrale, les directives européennes à traduire dans la législation française, l’obligation de soumettre les budgets au jugement de la commission, les traités, etc.etc. , comme si tout cela n’avait aucune influence sur la possibilité de conduire une politique nationale autonome.

Quand on aura réintégré ces éléments dans le raisonnement, que restera-t-il des orientations proposées ?

Fillion, qui n’est pas sot, est allé soumettre son programme à la chancelière allemande ! Ce n’est pas signification.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:21

Ce soir les deux chaines TF1 et l’A2 nous présentent le même match.

Mais les matchs du mondial de Hand-ball ?

Sauf à s’abonner aux chaines payantes : bernique !

Et pourtant, là, c’est la France qui gagne !

Je veux voir le match.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:13

Une « primaire » c’est un processus normalement destiné à désigner celui qui portera – le plus efficacement possible - les propositions et les couleurs du parti.

Or, à gauche, cette semaine, il semble que ce soit autre chose qui se joue.

Manuel Valls se refuse à dire s’il soutiendra son concurrent si celui-ci gagne l’élection de dimanche prochain. Pascal Terrasse, qui n’est pas un militant de base (député de l’Ardèche, ancien président du conseil général) annonce (DL du 24 janvier) que, si son candidat : M. Valls, ne gagne pas, il ne soutiendra pas le candidat de son parti mais se ralliera à E. Macron. Un socialiste encarté de mes amis écrit : je voterai Hamon car, s'il est désigné contre Valls, sa présence peut éventuellement porter Macron au second tour des présidentielles... cela nous éviterait le choix entre Le Pen et Fillon!!!  Voter Hamon au primaire avec l'espoir que cela permettra de voter Macron à l'élection d'avril !

Que de contorsions, que de confusion, que d’arrière-pensées…. Y a-t-il là matière à donner envie de participer à ce qui ressemble de plus en plus à un règlement de compte entre clans ? Comment, avec tout cela, croire encore que la politique a un sens et qu’elle consiste à rechercher collectivement le bien commun. Le parti socialiste s’installe dans une dérive qui menace la gauche toute entière. Qui se lèvera pour reprendre la barre ?

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