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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:59

La notion de crime contre l’Humanité a été définie par l’article 6c du statut du Tribunal de Nuremberg jugeant les criminels nazis. Le crime contre l'humanité c'est « l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation , et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile

En qualifiant la colonisation de crime contre l’humanité, Macron se fourvoie et crée une grave confusion. Que la colonisation ait été l’occasion de perpétrer des crimes est une évidence. Qu’il soit nécessaire de réfléchir à ce passé et à sa place dans notre histoire nationale ne l’est pas moins.

Que la colonisation soit, historiquement, moralement et juridiquement un crime conte l’humanité est un contresens au regard de la définition internationalement admise de ce crime.

Ce n’est pas sur la base de qualification erronée que la France réussira à établir avec ses anciennes colonies, et singulièrement, avec l’Algérie, des relations saines et que les enseignants permettront aux générations qui n’ont pas connu la colonisation de leur faire comprendre ce qu’elle a réellement été.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 12:35

Le syndicat qui gère le Scot, schéma de cohérence territoriale, qui regroupe actuellement les communautés de communes de Valence-Romans-Agglo et celles de la communauté de Rhône-Crussol va s’élargir à celle de la communauté Hermitage-Tournon-Herbasse-St Félicien.

C’est une bonne chose. Cette organisation permettra de penser globalement de manière concertée, l’avenir d’un territoire à cheval sur les deux rives de Rhône.

Rappelons que le SCOT ou SCoT est un document d'urbanisme  qui détermine, à l’échelle de plusieurs communes un projet de territoire visant à mettre en cohérence l'ensemble des politiques sectorielles notamment en matière d’habitat, de mobilité, d’aménagement commercial, d’environnement et de paysage. Il a été instauré par la  loi SRU du 13 décembre 2000. Le SCOT est opposable, au travers d'une relation de compatibilité, au plan local d'urbanisme (PLU, autrefois le POS ou plan d'occupation des sols), aux programmes locaux de l’habitat (PLH), aux plans de déplacements urbains (PDU), aux opérations foncières et d’aménagement, aux schémas de développement commercial et aux autorisations d'urbanisme commercial. C’est dire son importance politique.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:18

L’activisme de la hiérarchie catholique pour tenter de remettre le religieux au centre de la vie sociale est indiscutable.

En quelques semaines nous avons constaté, entre autres.

Au niveau national : l’intervention du président des évêques de France auprès du président de la république à propos du débat parlementaire sur les sites anti-Ivg ; l’organisation à Rome d’une réunion des maires des grandes villes françaises sur la question de l’immigration.Au niveau régional, l’organisation d’un pèlerinage de 260 élus pour « éclairer leurs décisions ». Au niveau départemental, la rencontre organisée entre des élèves de l’école publique et l’évêque du diocèse au cours d’une visite pastorale ; l’invitation/convocation du curé de la paroisse Saint-Paul du Rhône avec des maires et élus des communes constituant cette paroisse : "nous vivons ensemble, nous partageons les mêmes valeurs, il est important que nous puissions échanger" »

La séparation des Eglises et de l’Etat est un principe constitutionnel. Que les Eglises s’expriment sur les sujets de société est parfaitement légitime. Qu’elles exercent une pression directe sur les élus est une autre affaire.

Un texte produit par le Concile Vatican 2 le déclarait précisément « Le propre de la vocation des laïcs est, d’une manière particulière, de chercher le Règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu.»

Le programme est en cours d’exécution.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:30

Le 7 janvier, sur proposition de son président, le conseil communautaire de Valence-Romans-Agglo s’est affranchi des règles concernant l’élection des vice-présidents. Il a procédé à un scrutin de liste alors que la règle prévoit un scrutin uninominal. Le vote est donc nul. Il devra être repris lors du conseil du 16 février.

Les résultats de janvier invitent à quelques réflexions.

En effet sur 111 bulletins, 48 étaient blancs. Les suffrages recueillis par les candidats proposés par le président étaient au nombre de 52, ce qui signifie qu’une minorité seulement (46,8 %) de conseillers se retrouvaient dans la liste officielle. Les raisons de cette abstention massive : 43,2 % de blancs ou nul et 10 % de votes différents de la liste, sont certainement diverses. Ce résultat montre pourtant que les vice-présidents proposés n’ont pas, collectivement, la confiance du conseil puisqu’ils sont « élus » par moins de la moitié des membres du conseil.

Le vote uninominal du 16 février risque de donner lieu à de belles surprises.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 10:44

Rarement élection présidentielle a été préparée dans de pareilles conditions.

En effet, alors que les français aspirent manifestement à un changement de personnel politique (ils ont viré Sarkozy, Juppé, Valls…), ils risquent de se retrouver à devoir choisir entre des hommes qui auront tous été impliqués dans la mise en œuvre de la politique qu’ils rejettent. Macron, Fillon, Hamon, Melenchon ont tous été ministre et sont donc comptables, à des titres divers mais réels, de la situation dans laquelle se trouve notre pays. Les « petits » candidats, qui pourraient apporter un souffle nouveau, risquent de ne pas pouvoir se présenter aux suffrages des électeurs, bloqués qu’ils sont pas la barrière des 500 parrainages obligatoires que la loi exige d’eux mais que les maires rechignent à donner que ce soit pour de bonnes ou mauvaises raisons.

La conséquence prévisible c’est que, entre les hommes de l’appareil et la femme qui, elle, peut se prévaloir de n’avoir jamais gouverné, les tentations risquent d’être fortes chez un nombre significatif de citoyens de choisir ce qu’ils croiront être un changement.

A quelques semaines du scrutin on a de sérieuses raisons d’être inquiet du résultat d’un scrutin qui apparaît comme capital pour notre avenir collectif mais qui ne nous offre, pour le moment que des perspectives floues.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 12:11

Université populaire de l'Agglomération Valentinoise

DES RAPPORTS DU POLITIQUE AU RELIGIEUX

                               par Gérard Bouchet

Religion et politique ont toujours entretenu des rapports complexes. Du Concordat dans lequel chaque partenaire cherche à instrumentaliser l’autre, à la Séparation où chacun feint d’ignorer l’autre, l’histoire témoigne d’une confrontation permanente des églises et des états. On se propose ici d’examiner quelques unes des formes prises par cette confrontation et d’essayer de montrer en quoi la laïcité à la française apporte une réponse originale à cette question.

Date : mardi 14 février 2017 à 20h

Lieu : Pôle universitaire Marguerite Soubeyran (ex Latour-Maubourg), 87 avenue de Romans, Valence

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:09

Certains esprits naïfs contestent que « les vaincus de 1905 » aient engagé une campagne pour tenter de reconquérir l’influence sur les décisions publiques que la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat leur a retirée.

Nous avons déjà évoqué ici le pèlerinage d’élus organisé à Rome par le cardinal Barbarin, la réunion au Vatican de 70 maires de villes françaises pour évoquer la question de l’accueil des migrants, initiatives qui s’inscrivent dans la réalisation de cet objectif.

Dans la Drôme, lors d’une visite dans la zone de l’Hermitage Nord, l’évêque de Valence, reçu par trois maires, leur a remis un document rédigé par la conférence des évêques de France dont le titre fleure bon le prosélytisme politique : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».

Plus que jamais la vigilance laïque est un nécessité.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 11:58

Le mécénat d’entreprise est, a priori, un moyen d’aider au développement des initiatives culturelles que peuvent prendre les collectivités locales.

Il faut cependant y regarder de près. La loi Aillagon du 1er Août 2003 définit le mécénat comme étant un « soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l'exercice d'activités présentant un intérêt général. »

On s’interroge sur le sens de l’expression « sans contrepartie directe » car la même loi indique que des contreparties sont possibles de la part de l’organisme bénéficiaire « dès lors qu’il existe une disproportion marquée entre le don et la valorisation de la "prestation" rendue. » Le montant des contreparties autorisées est aujourd’hui limité à 25% du montant total du don. Pas de contrepartie directe donc, mais contreparties « indirectes ( ?) si elles sont inférieures à 25 % du montant du don. Comprenne qui pourra !

Dans les contreparties - « indirectes » donc, puisque les directes sont interdites - que la Ville consent à ses « mécènes » on trouve entre autres : des places gratuites pour des spectacles accompagnées d’un accueil spécifique pour les bénéficiaires de ces invitation c’est-à-dire un personnel d’accueil dédié ; des soirées privatisées dans les locaux publics ; la présence du logo de l’entreprise mécène sur tout le matériel de communication propres aux évènements objets du mécénat : Programme, flyers, affiches, site internet, dossiers de presse... ; une autorisation pour les «mécènes» d’utiliser le logo de la ville dans le cadre leur communication interne et externe (ce qui transforme la ville en mécène de l’entreprise;)

On peut ainsi se demander si ces contreparties, lorsqu’elles sont valorisées en fin d’année – mais le sont-elles réellement - n’excèdent pas le plafond autorisé et si, au final, le mécénat consenti par une entreprise n’est pas l’achat d’une publicité bon marché : 60 % d’exonération d’impôt sur les dons + contreparties généreuses.

Le mécénat, une opération « gagnant-gagnant » ou un cadeau indirect ? A vérifier.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:03

La nouvelle thématique de travail proposée au « Conseil des sages » est celle du commerce dans notre ville. Cette thématique, très technique, supposerait pour être menée à bien que soient mis à disposition du comité des moyens de description et d’analyse de la situation qui dépassent ce que peuvent mettre en œuvre un groupe de citoyens bénévoles aussi compétents soient-ils dans leur domaine d’expertise particulière. Une telle étude relève d’organismes comme la chambre de commerce ou autres cabinets spécialisés.

Confier aux « Sages » « l’étude » de cette question – qui a déjà fait l’objet de débats et de polémiques au sein du conseil municipal – révèle bien l’utilisation politique que la majorité municipale veut faire de ce groupe de travail : Faire reprendre, par une instance soit disant neutre, des propositions d’ordre général qui conforteront la politique que la mairie entend conduire. En effet quels moyens techniques auront ces femmes et hommes de bonne volonté de produire autre chose ?

Deux anciens élus – adjoints sous les municipalités dirigées par R. Pesce – ont bien compris de quoi il retournait et se retirent de ce groupe. On ne peut que les approuver.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 14:53

Vous l’ignorez peut-être, mais nous avons, dans notre agglomération, une « Super élue ».

Maire d’une commune de près de 20 000 habitants ; Vice-présidente d’une agglo regroupant plus 200 000 habitants ; Conseillère régionale et, de plus, attachée parlementaire du député de la circonscription.

S’il est vrai que la dernière fonction ne lui prend probablement que très peu de temps (elle est chargée, nous dit la presse, de la préparation des discours du député et comme on sait que celui-ci n’a fait aucune intervention à l’Assemblée au cours de son mandat la tâche doit être relativement facile…..), on est cependant impressionné par sa capacité d’assumer trois autres mandats qui, n’étant pas fictifs, demanderaient, chacun, nous semble-t-il, de s’y consacrer à temps plein.

Avec une pareille énergie pour être sur tous les fronts, elle doit imposer à ses collaborateurs un train d’enfer, ce qui explique peut-être qu’elle ait déjà épuisé six directeurs de la communication, deux directeurs généraux des services en moins de trois ans et que son directeur de cabinet vienne de jeter l’éponge ! Une manière de record !

Super élue ! vous dit-on !

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