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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:18

Alain Bentolila est connu pour ses travaux relatifs à la maîtrise de la langue orale et écrite chez les élèves de l'école primaire et les jeunes adultes. Sous le titre « L’école contre la barbarie » il vient de publier un ouvrage dans lequel il présente des propositions pour l’école de la République.

Je n’ai pas encore lu ce livre, mais l’article que l’auteur a donné dans l’hebdomadaire Marianne m’incite à le faire. Je relève dans cet article quelques phrases qui me semblent marquées au sceau du progressisme laïque. « L’école apprendra à tous ses élèves que c’est la liberté d’interpréter personnellement chacun des textes sacrés qui différencie définitivement une religion d’une secte…. L’école dira à ses élèves que chacun est libre de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais qu’en tout état de cause la spiritualité se nourrit de la liberté d’exégèse et de la résistance à l’utilisation perverse des textes religieux. » Présentant les grands textes sur lesquels se fondent les religions : « l’enseignant expliquera que ces superbes récits ne sont pas écrits pour relater exactement l’Histoire et qu’en aucun cas ils ne doivent être utilisés pour édicter des règles de vie fondées sur des modèles archaïques.»

Enfin : « La laïcité commença le jour où les hommes décidèrent collectivement d’imposer leur pensée au monde ; le jour où, ne se contentant plus de contempler passivement l’œuvre de Dieu, ils se donnèrent l’ambition d’interpréter, de transformer le monde et surtout de lui donner un sens social et spirituel par la force partagée du verbe. »

  1. éditions. 200 Pages, 14,95€
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:05

Dans une élection « normale », au premier tour on choisit, au second on élimine.

La présence au second tour de Marine Le Pen, annoncée comme quasi certaine, conduit à fausser complètement le déroulement du premier. On entend de plus en plus de propos qui consistent à orienter le vote non pas au regard des propositions des candidats – qui deviennent totalement secondaires - mais en fonction de leur capacité supposée à faire barrage à la représentante de l’extrême droite.

Stéphane le Foll, porte parole du gouvernement dit qu’il ne sait pas s’il va voter Hamon. Hollande, Valls et consorts sont aux abonnés absents. Cohn-Bendit déclare : "Il n'y a pas d'idéologie Macron, c'est un Ovni politique qui vient d'arriver en France, peut-être qu'en ce moment il apparaît comme la meilleure solution…Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70%-30%, je vote contre Marine Le Pen".

Les démocrates devraient-il se résoudre à voter non pour ce qu’ils croient mais par peur de ce qu’ils craignent ?

Pauvres de nous.

Ceux qui ont mis le pays dans cette situation ont pris une responsabilité majeure face à l’histoire.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:59

La démocratie chancelle quand le pouvoir monte à la tête de ceux qui l’exercent ou prétendent l'exercer  (Un citoyen inconnu)

La démocratie est une technique qui nous garantit de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons. Georges Berard Shaw


 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

On sait que, en application du concordat de 1801 qui n’a pas été abrogé en Alsace-Moselle, c’est le président de la République française qui nomme l’archevêque de Strasbourg. Il est le seul chef d’Etat au monde à jouir encore de ce «pouvoir ». Concrètement, le président de la République propose trois noms, Rome choisit l’élu et, s’il est d’accord, c’est le président français qui, au final, officialise l’investiture du prélat par un décret publié au journal officiel.

Le nouvel évêque de Strasbourg, cautionné par le Président, ancien évêque aux armées, n’est pas un personnage qui sue le progressisme. Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, Mgr Ravel avait suscité une polémique en écrivant dans le bulletin de l’Aumônerie militaire catholique des Armées « Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies […] D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. » « L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bien pensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. »

Un prêtre professeur de théologie a été élu à la présidence de l’Université de Strasbourg.

Un évêque de « choc » va diriger le diocèse !

Les laïques alsaciens sont légitimement inquiets.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:20

En France on est citoyen avant d’être juifs, catholiques, musulmans, bouddhistes, agnostiques ou athées. La République ne connaît que des personnes souveraines, libres de leurs convictions, et ne reconnaît pas les communautés comme constitutives de la Nation française.

On s’étonne donc de la présence au diner annuel du CRIF de nombreuses personnalités censées représenter un Etat laïque, c’est-à-dire neutre au regard des appartenances religieuses : le président de la République, les présidents des deux chambres du Parlement et plusieurs ministres et trois des candidats à l’élection présidentielle : François Fillon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon.

Une telle présence assume le risque d’être interprétée comme la reconnaissance d’une association et des principes qu’elle porte, principes qui l’opposent clairement à d’autres communautés qui, de ce fait, peuvent légitimement se sentir discriminées. On regrette cette prise de risque.

« L’antisionisme n’est rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme, c’est la haine des juifs » a redit dans son discours le président du CRIF. C’est une prise de position politique. Le sionisme est en effet une idéologie qui paraît bien incompatible avec une autre phrase prononcée par le président du CRIF dans ce même discours présentant ce repas comme « un moment d’unité républicaine où les acteurs de la République se retrouvent autour d’une même table, dans une convivialité, chaque année renouvelée. »

L’antisémitisme est un crime. Il doit être combattu comme tel.

L’antisionisme est une position politique.

Assimiler l’un à l’autre introduit une confusion qui ne facilite pas la réflexion et la recherche de solutions justes dans les problèmes qui se posent au Moyen-Orient.

On regrette que des autorités laïques prennent le parti de cultiver cette confusion

Seul le respect d’une stricte laïcité, qui reconnait à chacun le droit à sa particularité, mais qui ne cultive et ne met à l’honneur rien de ce qui sépare les hommes, peut permettre une vie commune apaisée.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:36

Communiqué des députés MRC

Le CETA a été adopté la semaine dernière par le Parlement européen au terme de débats mouvementés qui présagent de ratifications nationales difficiles. Cette contestation a dû beaucoup surprendre ses promoteurs et avocats, qui n’ont jamais hésité devant les superlatifs pour défendre l’ «accord le plus progressiste jamais conclu dans l’histoire » (dixit Cecilia Malmström, Commissaire européen au commerce, en janvier dernier).

Accord dit de « nouvelle génération », le CETA est plus qu’un accord de libre-échange. Il est le symbole d’une Union Européenne post-démocratique qui organise l’impuissance des Etats et la trahison des peuples. Majoritairement, les Français n’en veulent pas. Ils ne sont pas les seuls : dans toute l’Europe, une opposition s’est manifestée ces derniers mois, au travers de multiples pétitions et jusqu’à un véto du gouvernement belge.

Députés français, nous devons prendre le relais. Les députés du MRC ne voteront pas la ratification du CETA

L’article 54 de la Constitution prévoit que «le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, par le Premier ministre, par le président de l'une ou l'autre assemblée ou par soixante députés ou soixante sénateurs, a déclaré qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'après la révision de la Constitution ».

Signataires de la saisine initiée par notre collègue socialiste Jean-Paul Chanteguet et réunissant 106 députés, mon collègue Christian Hutin et moi considérons que le CETA porte atteinte frontalement à au moins trois principes constitutionnels :
- Conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale, notamment par la limitation de la liberté normative de notre pays et l’introduction de tribunaux arbitraux étrangers à notre ordre juridique
- Principe d’indépendance et d’impartialité des juges
- Principe d’égalité devant la loi (article 6 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen), du fait du régime de protection spéciale des investisseurs étrangers

A compter de la saisine, le Conseil constitutionnel disposera d’un mois pour se prononcer. Je ne doute pas qu’il nous donnera raison et compliquera la tâche des technocrates libéraux de Bruxelles et leurs alliés de Bercy.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 12:19

Devant la confusion politique qui s’étale devant nos yeux (Voila que De Rugy qui s’était engagé, par écrit, à soutenir le vainqueur de la primaire du PS déclare aujourd’hui soutenir Macron), on a envie de se tourner vers Pierre Dac et de prendre le parti d’en rire !

Petit florilège :

N'importe quoi vaut souvent mieux que rien du tout, et réciproquement, de même que quiconque n'est pas souvent quelqu'un, et inversement.

En politique, parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.

Ceux qui ne savent pas à quoi penser font ce qu'ils peuvent, toutefois et néanmoins, pour essayer de penser à autre chose que ce à quoi ils ne pensent pas.

Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on n'a pas fait le jour-même, mais qu'on aurait pu faire la veille ou l'avant-veille du surlendemain.

Et pour finir : les temps sont durs, votez pour le MOU (mouvement ondulatoire unifié)

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:17

J’ai le sentiment que, dans cette élection présidentielle, au final, il y aura une dupe : le citoyen.

Il y a manifestement dans le pays un profond besoin de changement de politique. Or que voit-on ? A droite, la même proposition d’une politique avec austérité renforcée. A gauche ? Une incapacité à construire une alternative lisible et crédible par un électorat qui s’éparpille entre Mélenchon et Macron (s'il est à gauche ?).

Les voix qui pourraient se lever pour proposer autre chose, un futur cohérent, se heurtent à la barrière des 500 signatures et ne seront pas présentes dans un débat verrouillé de concert par les « grands » partis.

De toute évidence le système est épuisé. Nous sommes vraiment entrés dans une ère post-démocratique qui peut nous conduire à la pire des solutions, celle dont la majorité des français ne veut pas mais qui devient un horizon possible.

Comment le peuple réussira-t-il à arrêter décadence ?

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:10

L’élection des 15 vice-présidents de l’agglomération évoquée dans l’article précédent appelle quelques réflexions complémentaires.

Certes, le président a réussi à faire élire, régulièrement cette fois, les candidats qui l’avait été irrégulièrement en Janvier. Mais le vote au scrutin uninominal révèle un certain malaise que le vote bloqué avait contribué à masquer. 111 ou 112 conseillers ont participé aux 15 scrutins. Quatre élus l’ont été avec moins de 50% d’approbation de ces électeurs : respectivement 46, 50, 52 et 54 voix, ce qui marque une réserve évidente quant au soutien qui leur est apporté. Deux élus dépassent de peu cette cote de 56 voix qui marque la majorité absolue : 57 et 59. Dans deux cas, les votes blancs, nuls ou fantaisistes sont supérieurs ou égaux à 56.

Il est clair que la composition de l’exécutif de cette agglomération est regardée avec une certaine réserve par un nombre très significatif de conseillers communautaires. L’apparent consensus qui se manifeste sur bon nombre de décisions doit être relativisé à la lumière de ces élections dont le caractère secret a évidemment facilité l’expression de certaines réserves de fond qui ne se disent que difficilement lors des votes à mains levées. La présidence serait sans doute bien inspirée de tenir compte de ces réserves.

N.B Le représentant du F.N, présent à tous les scrutins, a réuni entre 3 et 10 voix, selon les cas.(Il rassemble 10 voix quand il est opposé au maire de Romans, ville dont il est lui-même conseiller minoritaire.)

Le vice-président le mieux élu : 71 voix, est le maire d’une petite commune rurale qui, à l’époque avait été très engagé comme la création de la grande agglo.

En ce qui concerne le vote pour le poste auquel j’étais candidat le résultat fut le suivant : candidat majoritaire : 61 ; F.N 3 ; Bouchet : 21 ; Blancs, nuls ou fantaisistes : 26.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:53

Hier soir, le conseil communautaire de Valence-Romans-Agglo a procédé à l'élection des 15 vice-présidents. Sur le base de la déclaration suivante, nos 6 candidats ont rassemblé un socle de 20 voix sur 111 votants, lLes majoritaires présentés par le président ont obtenu une moyenne de 60%. A chaque vote plus de 30 % de conseils se sont abstenus.

 

Déclaration de candidature à un poste de vice-président de l’agglo.

Le périmètre de l’agglomération tel qu’il est fixé aujourd’hui a des chances de rester stable un certain temps. Il est le résultat de débats qui se sont déroulés sur plusieurs années, débats qui furent tendus et parfois houleux, de négociations patientes, mais aussi de coups de force - nous pensons au « passer outre » du préfet puis à l’obligation faites aux communes de la Raye de s’agglomérer à Valence Romans contre leur avis majoritaire.

Quoiqu’il en soit, et quelle que soit notre appréciation sur le résultat de cette histoire complexe, Valence-Romans-Agglo existe et il nous faut gérer cette communauté de la manière la plus responsable et la plus démocratique possible au service de nos populations.

Par sa taille, Valence-Romans-Agglo court un certain nombre de risques. Rappelons les principaux

1° Celui de s’identifier principalement, voire uniquement, à ses deux pôles urbains et laisser les communes rurales qui les entourent dans la situation de simples annexes des deux villes principales, villages dortoirs.

2° Celui de voir son projet n’être que la juxtaposition d’objectifs spécifiques plutôt que de se construire autour de l’analyse des besoins qui sont communs à tous les partenaires : transports, logement, environnement …

3° Celui de voir les investissements se concentrer principalement sur les pôles urbains au détriment de la ruralité qui est une des richesses de notre agglomération.

4° Celui de privilégier la centralité à la proximité.

5° Celui de mettre en place une administration purement technocratique, efficace certes, mais ne favorisant pas l’innovation.

6° Celui de voir se développer une direction « post-démocratique », les décisions fondamentales échappant à l’organe délibérant qu’est le conseil communautaire. Ce que nous avons vu du fonctionnement de l’agglomération à 51 témoigne de ce que les décisions importantes sont prises en dehors de cette instance délibérative qui est réduite à n’être qu’une chambre d’enregistrement. Nous rappelons, par exemple, que le budget 2016 a été présenté, débattu et voté par l’assemblée responsable en moins d’une demi-heure de temps ce qui n’est pas un mince paradoxe pour un budget de 230 millions.

Ces alertes au risque, nous sommes un certain nombre à les avoir clairement formulées lors de différents débats : sur le projet de territoire ou sur les budgets, par exemple. Nous savons que certains de nos collègues partagent ces inquiétudes même si les circonstances ne leur ont pas toujours permis de l’exprimer par leurs votes. Il nous paraît donc aujourd’hui nécessaire – afin d’être véritablement efficaces – que ces alertes, et la vigilance concernant les risques que nous pointons, puissent s’exprimer au sein même de l’exécutif de notre agglo, là où sont débattues et prises les décisions majeures. Ce sera notre contribution directe à la vie démocratie de notre communauté.

C’est pourquoi nous proposons d’assurer la présence dans cette instance de conseillers communautaires qui les porteront comme ils l’ont fait jusqu’ici.

Ces candidatures n’ont d’autre but que d’affirmer l’existence de la diversité d’opinion au sein de notre communauté et de garantir que les décisions qui seront prises le seront, au service de l’intérêt commun, en tenant compte de cette diversité d’opinion.
 

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