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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:48

Liberté pédagogique de l'Enseignement catholique vis à vis de la laïcité

(Lu sur le site de l’enseignement catholique de Paris)

Le contrat d’association qui lie les classes des établissements privés avec l'État porte sur les règles et les programmes de l'enseignement public et pas sur le choix des politiques éducatives et de leurs supports : ressources pédagogiques, partenariats de l'Éducation nationale et intervenants agréés. Tout en partageant les grands principes républicains, les établissements catholiques restent libres et responsables de leur politique éducative et du choix de leurs supports et outils comme la Charte de la laïcité à l'école promue en 2013 par le Ministère de l'Éducation nationale dans les écoles publiques.

A propos de la Charte de la laïcité désormais affichée dans les écoles et établissements secondaires publics, le secrétaire général de l'enseignement catholique a tenu à rappeler que le document ne s'appliquait pas à l'enseignement catholique. «La laïcité républicaine, nous y adhérons pleinement. En revanche, la laïcité des établissements, nous ne pouvons y souscrire», a-t-il rappelé.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 21:15

Il y un débat entre laïques à propos de la publication par la ligue de l’enseignement et les éditions Milan d’une affiche « la charte de la laïcité à l’école expliquée aux enfants ». L’exercice d’explication est méritoire, mais il est difficile, car il convient peut-être de « simplifier » pour les enfants, mais il ne faut certainement pas risquer de « trahir ». Or, à cet égard, il n’est pas certain que la ligue ait réussi dans son entreprise.

En effet, « simplifier » : La France est une République indivisible, laïque démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances (texte de la charte de laïcité) par : La France considère tous ses habitants de la même façon, où qu’ils vivent sur son territoire. Elle respecte ceux à quoi il croit, leurs idées et leurs religions accorde une place privilégiée à la croyance. La République laïque respecte aussi bien ceux qui ne croient pas que ceux qui croient. Il ne semble pas que cette notion soit clairement mise en valeur dans le texte validé par la ligue.

Simplifier : La République laïque organise la séparation des religions et de l’État. L’État est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’État par La France n’impose pas de religion et n’en interdit aucune ne laisse manifestement aucune place à l’agnosticisme et à fortiori à l’athéisme. La République non seulement n’interdit aucune religion mais n’oblige pas à en avoir une. Cela mériterait d’être dit aux enfants

Peut-être faut-il voir dans ces « approximations » et ces faiblesses (à défaut d’autre mot), la marque directe de l’éditeur. Les éditions Milan appartiennent en effet au groupe Bayard-Presse. Bayard-Presse est un groupe créé en 1873. Il appartient exclusivement à la congrégation les Augustins de l'assomption".

. Heureux les supérieurs qui embrassent le monde entier dans leur ambition, parce qu'ils sont ambitieux de faire régner Jésus-Christ partout » disait le fondateur de l’ordre.

Qu’est-ce que la Ligue fait avec un éditeur pareil ?

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:04

La profanation de lieux de sépultures révèle chez ceux qui se livrent à ce genre de pratique une profonde aliénation de leur humanité. Le passage de l’animalité à l’humanité passe en effet par le respect de la mort.

Cela dit, rappelons que l’existence de cimetières confessionnels date d’une époque, que l’on voudrait révolue, pendant laquelle, les hommes, séparés les uns des autres par leur religion de leur vivant, voulaient continuer à l’être dans leur mort. La « terre sacrée » était refusée aux non catholiques qui étaient rejetés hors l’enceinte du cimetière communal.

La loi du 23 prairial an XII enjoignit aux municipalités de créer des cimetières distincts pour les membres de chaque confession, ou à défaut de leur affecter une partie distincte du cimetière. La loi du 14 novembre 1881 a mis fin à ce régime des cimetières confessionnels, municipaux ou privés. Il fut donc interdit d'en créer, mais il fut toujours possible de se faire inhumer dans ceux existants.

Le principe de neutralité de l’Etat interdit aujourd’hui aux maires de réserver, dans le règlement du cimetière municipal, certaines parties aux personnes professant un culte donné. Néanmoins, la circulaire de février 2008, permet la constitution de regroupements confessionnels (non-matérialisés), le maire appréciant lui-même, sous le contrôle du juge si nécessaire, l’opportunité de créer ou non un espace confessionnel. Si quelqu'un souhaite être inhumé dans le carré musulman ou juif, lorsqu’ils existent, aucun imam ou rabbin ne peut s'y opposer au prétexte que le défunt n'est pas musulman ou juif, ou pratiquant d'une manière jugée hétérodoxe.

Plutôt que ces accommodements, ne serait-il pas plus raisonnable d’en revenir au respect de la loi de 1881 et à des espaces communs ? Coexistant dans la vie, les hommes continueraient à voisiner dans la mort, chacun marquant, s’il le souhaite, son appartenance religieuse par un signe particulier.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 10:27

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 17 février 2015.

Le Premier Ministre vient de décider d’avoir recours à l’article 49 de la Constitution qui lui permet de faire adopter le projet de loi « Macron » sans vote. Le recours à cette procédure constitutionnelle marque l’échec d’un projet de loi libéral et anachronique contre lequel nous avions décidé de voter.

L’usage de la procédure 49-3 ne dissout pas les problèmes d’un coup de baguette magique: le Parlement et Gouvernement ne peuvent consacrer tout le printemps à un projet de loi condamné. Il est bien évident que nous ne voterons pas la motion de censure déposée par l’UMP mais nous invitons le Gouvernement à remiser définitivement ce texte obsolète.

Depuis l’adoption du traité européen TSCG, le Gouvernement légifère trop souvent pour parler à Bruxelles et prouver son «réformisme structurel». Il oublie trop souvent de travailler avec la majorité issue des élections en 2012.

En ce début d’année 2015, tout invite au changement de cap. Le recul de l’Etat, le recours au marché, la flexibilité sociale et les politiques budgétaires récessives conduisent la France et la gauche dans une impasse. Nous sommes convaincus que la France ne pourra pas faire face à ses démons (les attentats et les fractures profondes qu’ils ont révélées) avec des politiques social-libérales du siècle dernier. Le Mouvement Républicain et Citoyen invite les partis de la majorité à débattre de cette nouvelle situation.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:07

Il y a visiblement un problème de compréhension entre les Verts et le MRC.

Rappelons- nous.

Dans la préparation des cantonales de 20 et 27 mars 2011, la composante « Verts et citoyens » de la majorité municipale d’alors (celle qui, par fusion au deuxième tour avec la liste P.S avait permis de remporter l’élection municipale de 2008) avait prévu de présenter des candidats sur les cantons de Valence 1 et 2 qui étaient alors renouvelables. Il s’agissait de prolonger l’accord des municipales entre Verts et MRC, et de renouveler l’offre d’une proposition politique alternative à celle du P.S. Une écologiste membre d’EELV serait candidate sur le canton 1 et un citoyen (en l’occurrence moi-même) serait candidat sur le canton 2. Les élus EELV avait milité pour ce dispositif et avait obtenu satisfaction à l’intérieur de leur parti.

… oui mais.

A quelques semaines de l’élection, EELV avait finalement décidé de présenter un candidat sur le canton 2, renonçant par là à soutenir ma candidature qui devait être une candidature commune (ma suppléante étant une « coopératrice » verte). Le MRC, pour sa part, s’en était tenu à ses engagements et n’avait pas présenté de candidature sur le canton 1, continuant à soutenir la candidate écologiste avec qui il coopérait au sein de la municipalité.

En recevant mercredi dernier, au lendemain de l’annonce d’une candidature EELV /PCF/ Front de gauche/ MRC aux cantonales 2015, un message d’un dirigeant d’EELV, me disant que, finalement, je n’avais plus ma place dans le rassemblement pour une « alternative à gauche », je ne pouvais pas ne pas me souvenir de ce qui s’était passé il y a quatre ans, m’interroger sur la fiabilité des dirigeants d’EELV et sur leur conception de ce que doit être une alliance électorale.

Autant le travail en commun, au sein du conseil municipal, entre les élus EELV et MRC a toujours été sincère et fructueux, autant l’appareil du parti écologiste me semble avoir des pratiques étonnantes pour un parti qui prétend « faire de la politique autrement. »

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:44

Jean-Pierre Chevènement sur Europe n° 1 le 12 Février 2015

  • L'accord de Minsk 2 est une victoire du bon sens. C'est aussi une victoire de François Hollande, qui avait entrepris de longue date une sorte de médiation dans cette affaire.
  • Je m'étais rendu en Russie, au début du mois de mai 2014, pour rencontrer Vladimir Poutine, à la demande de François Hollande, avec une lettre de sa part que j'ai transmise à Vladimir Poutine. Nous avons eu un long entretien, en tête à tête, pour essayer de débroussailler cette question difficile, qu'on aurait pu éviter.
  • La crise ukrainienne est très largement née d'un mal-entendu. Dans le cadre du Partenariat oriental, l'UE a négocié avec l'Ukraine un accord d'association, c'est à dire de libre-échange, en « oubliant » qu'il y avait déjà un libre-échange entre la Russie et l'Ukraine, que ces deux économies étaient très intriquées, et que tout cela allait poser beaucoup de problèmes compte tenu de la situation financière difficile de l'Ukraine. Poutine m'a dit qu'il était allé en janvier 2014 à Bruxelles, pour demander à voir M. Barrosso, et puis d'autres, et on lui a répondu : « Mais cette affaire ne vous regarde pas ». Et je vais vous rapporter quelque chose qui vous surprendra, ce qu'on lui a répondu, c'est : « Allez vous faire foutre ! ». « L'Ukraine est un pays souverain, vous n'avez absolument rien à voir dans la négociation d'un accord d'association entre l'UE et l'Ukraine ».
  • Peu de gens (parmi les élites) connaissent les problèmes de l'Ukraine. La plupart ne savent même pas situer l'Ukraine sur une carte ! Ils ne savent pas que c'est un pays hétérogène, dont la partie occidentale a appartenu à l'Autriche-Hongrie avant 1914, à la Pologne avant 1939, tandis que l'est faisait partie de la Russie comme la Franche-Comté de la France.
  • L'Europe ne doit pas se construire contre la Russie. Quiconque connaît le peuple russe sait que c'est un peuple européen, que la Russie apporte beaucoup à la culture européenne.

Il y a des gens qui voudraient ressusciter la Guerre froide, parce qu'ils n'ont pas de culture. Ils sont les héritiers d'une façon de voir, et puis si on raisonne en géopolitique, il y a des gens pour qui l'Ukraine a quelque chose de spécifique. Brezinski, qui a été un conseiller de Carter, et qui reste une personnalité influente aux USA, a écrit dans un livre de 1998 que, pour empêcher la Russie de redevenir une grande puissance, il fallait soustraire l'Ukraine à son influence. Il a un peu changé d'avis aujourd'hui. Mais j'observe qu'il y a les révolutions de couleurs, la Révolution Orange en 2004, qu'en 2008 les USA de Bush voulaient faire entre l'Ukraine dans l'OTAN – la France et l'Allemagne s'y étaient opposées...

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 12:42

En politique comme à la guerre il faut savoir articuler stratégie et tactique.

La meilleure des stratégies peut être ruinée par une tactique maladroite et une bonne tactique peut sauver une stratégie douteuse.

Il est clair qu’aujourd’hui, face au désarroi politique qui frappe nombre de nos concitoyens qui s’abstiennent ou votent à l’extrême droite parce qu’ils ne savent plus à quel parti se vouer, la gauche doit construire une nouvelle offre politique crédible. C’est la seule stratégie possible pour ne pas abandonner les électeurs aux mirages de l’extrême droite.

Cette offre ne va pas jaillir magiquement.

Elle se construira patiemment en rassemblant tous ceux qui partagent la conviction de cette nécessité pour notre pays, quelles que soient leurs appartenances militantes actuelles. Elle ne se construira pas en sélectionnant les partenaires, en écartant ceux qui n’entreraient pas directement et docilement dans le moule nouveau, en rejetant les bonnes volontés au prétexte qu’elles conservent leurs liens anciens tout en visant à en tisser de nouveaux, en contestant de front ceux qui peuvent devenir des partenaires … Bref, il faut que la tactique accompagne et serve utilement la stratégie.

Dire que "l'opposition prioritaire va au FN et à l'UMP" (déclaration d'un candidat de l'Alternative à la presse) c'est dire qu'il y a une opposition seconde qui n'en est pas moins réelle et forte. En clair : une opposition au PS.

En me virant d’ « Alternative de gauche » au motif que, de façon réaliste, j‘affirme moi qu’affronter partout - et sans nuance - le Parti socialiste qui reste, pour un temps encore, le principal parti à gauche et avec qui il faudra compter - et sans doute composer au deuxième tour -, certains des partenaires de cette « alternative » font fausse route et desservent la cause. I

Ils auront certes la satisfaction narcissique d’avoir été droits dans leurs bottes. Mais absents partout du second tour, privés d’élus, crispant les oppositions et les résistances, probablement dénoncés pour être, en partie, responsables du recul massif de la gauche dans la gestion des départements, ils auront simplement ralenti et mis de nouveaux obstacles sur le chemin, déjà difficile, de la construction de l’alternative dont notre pays à besoin.

Dommage.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 02:02

Le comportement des partis de gauche m’attriste.

S’agissant de la préparation des élections cantonales, compte tenu du contexte : chômage qui ne cesse de s’accroître, montée du Front national, généralisation de l’abstention,…. une attitude s’imposait.

Dans les cantons tenus par la gauche, et qu’il est raisonnable d’espérer conserver, le parti majoritaire aurait pu faire une place à ses partenaires, leur offrant la perspective d’être représentés à la future assemblée délibérante.

Dans les autres, tenus par la droite ou qui feront l’objet d’une bataille serrée, une réflexion collective, tenant compte des particularités de chaque zone : sociologie, notoriété des candidats potentiels, etc… aurait pu s’organiser pour proposer des candidatures uniques.

Cette démarche supposait que l’on ait en vue l’intérêt général et que le souci de répondre aux besoins des drômois, qui n’ont rien à gagner à un changement de majorité, soit primordial.

Or, ce n’est visiblement pas cela qui a fonctionné. Chaque parti s’est soucié d'abord de ses intérêts de parti, cherchant à avoir le plus candidats possibles en position éligible quitte, finalement, parce que chacun refusait de faire la moindre concession sur ce qu’il estimait « son droit », à se retrouver en concurrence sauvage les uns contre les autres, face à une droite suffisamment intelligente, elle, pour se présenter unie.

Je crains que le résultat, le 22 mars au soir, soit plus que décevant et que le 29 il soit catastrophique.

Le pire n’est jamais certain …. mais le meilleur non plus.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 22:55

Le Président de la République a reçu hier le Premier Ministre grec et a explicité son approche du dossier grec lors de sa conférence de presse. François Hollande choisit malheureusement le suivisme vis-à-vis de l’Allemagne. Il endosse même l’intervention scandaleuse de la Banque Centrale Européenne qui a décidé hier soir d’entraver le refinancement des banques grecques.

Quand Alexis Tsipras devrait être un allié pour une réorientation d’une politique européenne qui est suicidaire, le Président de la République voit un obstacle à contourner. La soumission aux dogmes de Bercy, de Bruxelles et de Berlin conduit François Hollande dans l’impasse.

L’erreur est triple. La Grèce ne sortira pas de l’impasse économique par un aménagement rhétorique de la Troïka et de son programme d’ajustement structurel néo-libéral. Politiquement, il est dangereux de laisser la technocratie européenne cracher au visage du peuple grec qui a voté pour une rupture raisonnable avec les politiques passées. Historiquement, mettre la France à la remorque de l’Allemagne fait reculer la construction européenne.

Communiqué du Président du M.R.C Jean Luc Laurent

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 17:39

Après le résultat de l’élection législative dans le Doubs, dimanche dernier, C. Cambadelis , premier secrétaire du P.S aurait dit : « Il y a le feu au lac ».

Oui, il y a le feu au lac certes, mais le parti majoritaire à gauche saura-t-il faire l’analyse de cette situation et en tirera-t-il les conclusions qui s’imposent ?

Il y a le feu au lac, parce d’abord parce qu’un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes. Mesurera-t-on la profondeur du malaise dont témoigne cette abstention et en analysera-t-on sérieusement les causes ?

Il y a le feu au lac, parce qu’un électeur sur deux parmi ceux qui se sont déplacés a voté F.N . Au regard d’une situation ancienne, mesurera-t-on la puissance du rejet des partis «de gauche » que ce vote révèle ?

Tout cela est le signe d’un profond désarroi qui pousse des électeurs vers les extrêmes. Seule une révision complète de la politique économique et sociale mise en œuvre pourrait amorcer un redressement. On n’en prend pas le chemin avec la loi Macron. Seule une recomposition sérieuse de la gauche dans ses différentes sensibilités pourrait prendre en charge cette mutation. Les congrès à venir réaliseront-ils cette mutation ?

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