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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:51

Entretien de Claude Nicolet, secrétaire national à la laïcité au M.R.C , à l'Est Eclair, lundi 11 mai 2015.

L'Est-éclair : Depuis les attentats, la Ministre de l’Education le crie sur tous les toits : l’école doit se mobiliser pour les valeurs de la République ! Pensez-vous que la République soit en danger aujourd'hui en France ?
La France a besoin de réaffirmer sereinement son identité républicaine. Encore ne suffit-il pas pour cela d’invoquer abstraitement les « valeurs républicaines ». Il faut les traduire concrètement à travers des politiques qui rompent effectivement avec les orientations néolibérales ou tout simplement paresseuses qui nous ont conduits là où nous en sommes.

Il faut rappeler d’abord ce qu’est la République : c’est la capacité donnée à la communauté de citoyens de définir ensemble, dans la liberté, l’égalité et la fraternité, le projet collectif qui les unit. La République est laïque : c’est à la lumière de la raison naturelle que les citoyens sont appelés à débattre, à argumenter et à voter. Le débat républicain n’a donc pas à connaître des révélations et des dogmes qui sont propres à chacun. La laïcité n’est dirigée contre aucune religion. Elle privilégie l’espace commun et la liberté de l’esprit qui permet à chaque citoyen de « penser par lui-même ». D’où le rôle fondamental de l’Ecole républicaine : c’est à elle, en effet, qu’il incombe de former des citoyens.

Le maire de Chalon-sur-Saône a décidé de supprimer le menu de substitution au porc de ses cantines ? Pensez-vous que cette décision dénature la laïcité à des fins électorales au détriment de l'idéal républicain ?
Nous sommes en pleine confusion. La Laïcité n'est pas contre les religions. La laïcité c'est la liberté de conscience, l'égalité des droits et des devoirs, la recherche de l'intérêt général. C'est également comme le disait Jules Ferry, "ne rien faire qui puisse heurter la conscience des élèves". Je ne confonds pas avec les repas halal ou casher par exemple puisqu'il y a un abattage rituel avec un taxe prélevée dans un but religieux. Mais des repas de substitution doivent toujours pouvoir être prévus, pour des raisons de santé par exemple ou de choix personnel tout simplement.

Pensez-vous comme l'a dit Michel Houellebecq, qu'avec le retour du religieux, la laïcité et l'athéisme sont morts en France ?
Bien sûr que non. Et puis que signifie l'expression "retour du religieux?" Un retour vers la foi, ce qui ne regarde que la conscience des hommes et des femmes adeptes de telles où telles croyances, où une volonté d'instrumentaliser les religions à des fins politique? La France est un vieux pays, qui a une longue pratique de sa relation avec les religions. C'est pour nous un atout considérable pour aborder et régler dans la tranquillité et la sérénité des questions qui sont parfois difficiles. La contre-partie c'est la fermeté absolue sur le respect des principes et des valeurs républicaines.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 17:29

Communiqué du Collectif laïque (18/05/2015) :

L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture et à l’unanimité, une proposition de loi stipulant que les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, peuvent apporter des restrictions à la liberté des salariés de manifester leur religion, sous les conditions prévues par le code du travail. Cette loi si elle est adoptée définitivement, reviendrait à consolider le dernier arrêt de la Cour de cassation sur Baby Loup qui pouvait à tout moment être remis en cause.

Le Collectif laïque n’a cessé d’œuvrer depuis cinq ans pour que les établissements privés et associatifs soient libres de faire le choix éducatif de la neutralité religieuse en toute sécurité juridique. Il apprécie que soit enfin considéré en priorité l’intérêt des enfants et de leur développement à l’abri des prosélytismes de toute nature, conformément aux conventions internationales concernant les droits de l’enfant.

Il rend hommage à l’équipe de Baby Loup et à sa directrice, Natalia Baleato, dont l’engagement laïque a été sans faille tout au long des épreuves et des incertitudes juridiques passées.

Associations signataires : AEPL Ile de France, Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, Comité Laïcité République (CLR), Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), EGALE, Egalité-Laïcité-Europe, Fédération Française « Le Droit Humain », Fédération générale des PEP, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Laïcité-Liberté, Le Chevalier de la Barre, Les Comités 1905, Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), Observatoire International de la laïcité, Regards de Femmes, Union des FAmilles Laïques (UFAL) Union Rationaliste

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 07:54
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 7 mai 2015.

En faisant adopter par le Bureau National de l’UMP le nouveau nom « Les Républicains », Nicolas Sarkozy a prouvé que l’idée même de ce qu’est la République lui échappait. Comment ce qui constitue notre bien commun pourrait faire l’objet d’une appropriation par un parti politique ?

Il existe une différence majeure entre l’attachement et la préemption, entre l’adhésion et la privatisation. Si nous sommes tous attaché à la République, aucun d’entre nous n’en est propriétaire.

Par cette entreprise grossière de marketing politique, reléguant les principes et valeurs au rang de marques, Nicolas Sarkozy affaiblit ce que la communauté des citoyens a de plus précieux et ce qui fait l’identité de la France contemporaine. A l’irresponsabilité, il ajoute le ridicule par un mimétisme de la vie politique américaine, cadre de référence de celui qui, en tant que Président, a brillé par son atlantisme.

Le MRC s’oppose fermement à cette démarche dangereuse et a décidé de s’associer à l’action en justice du collectif « Nous sommes les Républicains » pour obtenir la nullité de la marque Les Républicains.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 08:06

On aurait tort de croire que la laïcisation de nos institutions est une chose définitivement acquise.

Ceux qui, il y a maintenant 110 ans, avec la loi de Séparation, se sont vus privés certains instruments de pouvoir n’ont pas renoncés à les reconquérir. Les circonstances actuelles avec la fragilisation des valeurs républicaines, mal défendues par des responsables politiques timorés lorsqu’ils ne sont pas complices, leur offrent des opportunités qu’elles savent saisir.

Le Dauphiné libéré (samedi 9 mai 2015, page 5) titre un article rendant compte d’une initiative du diocèse de Valence : L’Eglise à l’heure de la reconquête. A la reconquête de quoi ? L’article le dit clairement : réinvestir la vie publique.

Nous voilà avertis. L’Eglise ne se contente plus d’être libre chez elle ce que lui garantit la loi de 1905. Elle veut devenir plus visible, réinvestir la vie publique… Elle ne nous prend pas en traître. Elle annonce la couleur. A nous, laïques, d’être vigilants.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:41

J'ai déjà souligné les astuces de langage utilisés par l'équipe municipale pour masquer la réalité de ses pratiques;

Nouvel exemple :

Les 13 licenciés de l'Epervière devraient se voir faire des propositions d'emplois. C'est ce qui est dit, écrit et répété.

La réalité qu'ils rencontrent est tout autre. Pas de proposition formelle. On se contente de leur indiquer des possibilités d'entretiens d'embauche repérées ici ou là, entretiens auxquels il leur appartient de se présenter. Aucun accompagnement particulier ne leur est fourni..

En matière d'accompagnement d'un plan social, car c'est bien de cela qu'il s'agit, il y mieux !

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:35

Je ne partage pas toujours, loin s'en faut, les analyses de A. Finkelkraut. Pourtant je me reconnais dans cette partie d'une interview qu'il a donné au Figaro

L'école ....

cèder également aux sirènes de l’immédiateté, de l'instant présent, du prêt à consommer : ainsi, l’interdisciplinarité promue par la réforme « néglige le besoin vital du passé et va au plus facile : les sujets d’actualité. Au lieu d’enseigner le goût des belles choses, elle suit, docilement, le goût du jour. »

« Ceux-là mêmes qui professent avec ostentation le culte de l’Autre combattent sous le nom de l’ennui ce grand dépaysement qu’est la fréquentation des chefs d’œuvre du passé. » On enferme donc les élèves dans leurs goûts, à la manière des algorithmes de Google, Youtube, Spotify ou encore Netflix, qui remplacent la recherche et la découverte de l'internaute par un système pernicieux de recommandations personnalisées… Pourtant, les grands auteurs du passé ont un message important à transmettre à notre temps : « C’est qu’il y a autre chose que lui-même : d’autres mots, d’autres formes, d’autres visages. » Ainsi, « ce temps qui se prétend si ouvert ne veut rien savoir. »

C’est pourtant ce « grand dépaysement », qui permettait aux élèves de « se quitter, de rechercher la profondeur dans la figure de l’éloignement », qui est en passe d’être anéanti, sous couvert de lutte contre les inégalités et de démocratisation. « La culture générale est détrônée au profit d’une culture commune faite de tout ce dont le jeune a besoin pour s’orienter dans son environnement ». Résultat, le constat sans appel : « La réforme proposée par Najat Vallaud-Belkacem n’est ni conservatrice hélas – qu’est-ce qu’enseigner sinon transmettre ce qui mérite d’être conservé — ni progressiste, mais destructrice. »

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 11:03

Nicolas Daragon déclare que Patrick Labaune est son père en politique.

On comprend mieux le peu de considération dans laquelle il tient la minorité de son consiel municipal quand on entend l’aveu que livre ce père alors qu’il quitte le Conseil régional pour cause de cumul des mandats : « je n’ai jamais prononcé un mot dans l’hémicycle car ça ne sert à rien lorsqu’on est dans l’opposition.» (Presse du 9 mai)

Ce « message » appelle deux remarques.

L’opposition ne sert à rien : voilà une conception bien étrange de la démocratie. Pour aller au bout du propos on pourrait supprimer l’opposition. Ca gagnerait du temps et probablement un peu d’argent. Ce type de régime a un nom.

D’autre part, faire le choix du silence est bien peu respectueux à l’égard ceux qui l’ont élu et qui attendent évidemment de lui qu’il exprime et défende leur point de vue. Ses électeurs seront intéressés par le propos.

A tout prendre, Patrick Labaune témoigne une nouvelle fois d’une curieuse conception de la vie politique.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 23:06

L'ordinateur est en maintenance.

Le blog reprendra du service dès que possible.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 16:38

Agrégée de lettres classiques, écrivain, membre de l'Académie française, Danièle Sallenave s’exprime sur la réforme du collège.-

Il me paraît très regrettable qu'on ne fasse plus aux langues anciennes d'autre place que celle d'un « enseignement pratique interdisciplinaire [EPI] », dont la définition est extrêmement vague. On voit mal comment l'EPI « langues et cultures de l'antiquité » pourrait rivaliser avec « développement durable » ou encore « information, communication, citoyenneté ». Ces thèmes auront forcément la préférence des parents, surtout s'ils sont peu au fait de ce qu'apporterait un vrai apprentissage du latin et du grec. Qui n'a sans doute pas d'« utilité » immédiate, mais l'utilité d'un apprentissage, c'est ce qu'il apporte avec le temps dans la formation de la logique, de la distance, de l'esprit critique.

Et le réduire ou le supprimer, ce ne sera pas, comme on le pense, lutter contre l'élitisme supposé de notre enseignement : tout ce que l'école abandonne, les familles favorisées trouveront d'autres moyens pour le donner à leurs enfants. Je pourrais tout autant exprimer de fortes réserves à l'endroit des programmes d'histoire, de leur émiettement, du renoncement à la chronologie.

Avec ces réformes, il est clair que nos gouvernants tentent de répondre à deux questions brûlantes. L'échec patent du collège unique, avec ses dizaines de « décrocheurs ». Et l'ouverture de l'enseignement secondaire à une demande sociale qui a profondément changé. La réponse a été imprudemment, maladroitement et hâtivement conçue. Et il est impératif de la revoir sur bien des points si l'on ne veut pas qu'au lieu de donner à chacun ses chances elle ouvre le champ à une ignorance généralisée.

Il n'en reste pas moins que je suis effarée par le tour que prend la critique de la réforme. L'accuser de préparer une invasion de l'islam par l'effacement de nos racines européennes et nationales, en faire un nouveau « Munich de l'esprit », et le prodrome d'une « soumission » à l'« islamo-fascisme », c'est du délire. Et un délire dangereux.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 22:58

Le mode de communication adopté par le maire de Valence sur la question de ses indemnités dans la presse de samedi est caractérisé par une déformation des propos de ces adversaires et par une sincérité à éclipse.

Personne n’a jamais prétendu, ni donné à croire, que le maire, président de l’agglo et vice président du conseil général gagnait 9 900 euros par mois. Le texte de mon blog, repris par la presse dit précisément : « Charges déduites il doit rester un peu plus que les 6 000 euros annoncés ». Ne pas vouloir entendre cette précision relève d’une lecture tronquée et d'une volonté de polémique.

Par ailleurs, Monsieur le maire a la bonté de rappeler que, ancien adjoint chargé des ressources humaines, je connais le mode de calcul des indemnités des élus. C’est exact. Voici quelques explications pour comprendre la source de la controverse.

1° Un élu a la possibilité de s’acquitter de ses charges fiscales sous forme d’un prélèvement à la source. Le net à payer mensuel figurant sur sa feuille de paie sera donc réduit du montant de ces impositions.

2° Lorsqu’il émarge à plusieurs budgets, l’élu désigne laquelle de ses indemnités supportera la totalité de sa charge fiscale. C’est probablement la disposition prise par N. Daragon qui fait porter sur ses indemnités de Président de l’agglo la totalité des impôts dus au titre de ses indemnités. C’est ce qui explique qu’une indemnité votée à hauteur de 2 480 euros donne une fiche de paie de 779 euros.

3° Par ailleurs un élu a la possibilité d’activer certaines dispositions particulières comme, par exemple, celle qui lui permet de doubler le montant de ses cotisations retraite afin d’acquérir des points supplémentaires pendant la durée de son mandat. Ces prélèvements supplémentaires réduisent évidemment le « net à payer » mensuel mais n’en constituent pas moins un revenu salarial puisque la retraite n’est qu’un salaire différé.

Lorsque « monsieur tout le monde » reçoit son salaire net, cela s’entend avant prélèvement fiscal, paiement éventuel de cotisations de retraites complémentaires volontaires ou constitution d’un patrimoine d’épargne. Lorsque N. Daragon montre à la presse des feuilles de paie pour un montant global de 6 000 euros il s'agit d'autre chose. L’honnêteté voudrait que, a minima, il précise que ces revenus nets sont d’impôt et éventuellement allégés de dispositions particulières, ce qui, évidemment, prendrait une nouvelle signification pour une opinion publique habituée à un autre régime. Un journaliste curieux devrait d’ailleurs s’être interrogé sur le fort décalage entre les indemnités votées et les indemnités reçues.

Le maire ne ment pas. Il ne s'abaisserait pas à cela. Mais il dissimule et c'est un art.

Il gagnerait donc à lire précisément ce que j’écris et à jouer réellement le jeu d’une transparence sans ombre. La sérénité du débat y gagnerait.

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