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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:11

Un correspondant écrit, exprimant le trouble de nombreux citoyens de "gauche" :

Après avoir écouté Jean-Luc Mélenchon samedi soir sur France 2 dans l'émission de Laurent Ruquier, Gérard Miller ce soir sur France 5, leurs authentiques convictions et leurs rappels historiques, je pensais à la composition du Conseil National de la Résistance, le CNR auquel nous devons tant. On y trouvait des représentants du PC, de la SFIO, de la CGT, de la CFTC, des Radicaux, des démocrates chrétiens, de la droite modérée, de la droite conservatrice et catholique. Ils ont écrit un programme politique qui s'appelle "les jours heureux", et dont nous bénéficions des vertus et progrès sociaux. Mélenchon-Hamon-Jadot s'estiment en incapacité de s'allier car ils seraient trop "différents". Qu'ils regardent un peu derrière eux car ils sont en train de nous écrire "les jours malheureux". Pour ma part, je ne leur pardonnerai pas.

Bien à vous

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 11:49

Ce qui arrive à Hamon : la défection de bon nombre de figures socialistes majeures, illustre l’ineptie de la procédure des primaires.

Le PS a voulu faire désigner son porte parole au cours d’une primaire ouverte. Un corps électoral tout à fait incontrôlé, et sans doute largement interlope, a choisi un candidat dont le programme ne fait manifestement pas l’unanimité, loin de là, au sein de la formation qu’il est censé représenter. Dès lors, le parti qui devrait animer et dynamiser la campagne est largement en retrait et certains de ses dirigeants, qui ne se reconnaissent pas dans les propositions du candidat socialiste, optent pour un autre porte étendard. A la limite on peut comprendre qu’ils choisissent d’être plutôt « fidèles à des convictions » qu’à un homme, encore que les motivations des ralliements à Macron puissent être extrêmement diverses. Mais, dans tous les cas, à quoi a servi la primaire ?

Je reste persuadé que seule la procédure qui répond à l’exigence démocratique consiste à ce que les partis politiques définissent, par un travail collectif, un programme, puis désignent en leur sein, celui qui défendra ce programme. Toutes les autres formules de désignation des candidats me paraissent relever du subterfuge et de la tentative de manipulation de l’opinion.

Cette procédure n’est sans doute pas « moderne » mais elle à pour elle le mérite de la clarté. Quand on voit le même candidat soutenu par des personnalités politiques aussi diverses que : Bayrou, Cohn Bendit, Delanoë, De Rugy et bientôt, peut-être, Ségolène Royal et consorts … personnalités dont on sait bien que les convictions sont aux antipodes les unes des autres, on est en droit de craindre que la modernité se révèle bientôt n’être que de la confusion !

Observons que le même phénomène se passe à droite.

Je n'ai pas participé aux primaires ... et je ne le regrette pas.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:30

Disponible auprès de l'auteur et de la Librairie Notre Temps à Valence

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:30

« Ce qui est demandé à l’enseignement catholique, ce n’est pas d’éduquer des chrétiens mais d’éduquer chrétiennement tous les enfants et les jeunes quels qu’ils soient – ce qui n’empêche pas, bien sûr, d’apporter une éducation chrétienne aux enfants des familles chrétiennes. » Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement Catholique (lire la totalité de l’interview sur le site de la Fondation Saint Mathieu.

Avec de telles déclarations, il devient difficile de contester que l’enseignement catholique n’est pas une institution d’utilité publique mais d’utilité militante et que sa vocation est essentiellement prosélyte. En accueillant tous les enfants, cet enseignement ne se met pas au service de tous, comme il le prétend, mais sert une cause : la sienne, à laquelle il cherche à rallier des jeunes qui ne sont pas "naturellement" de sa famille.C'est bien son droit. Mais personne ne doit être naïf et aveugle en face de cette réalité.

Il devient tout aussi évident que, en finançant, en toute connaissance de cause, cet enseignement, l’Etat est en contradiction flagrante avec son caractère laïque inscrit dans la constitution. L’Etat doit promouvoir ce qui unit et non ce qui divise. En finançant l’enseignement privé catholique l'Etat favorise un communautarisme mortel pour l'avenir.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 10:15

Communiqué du M.R.C

En 2016, l’exécutif a joué gros et perdu gros sur une réforme libérale du Code du Travail qui a fracturé la gauche pour complaire à Bruxelles. Cette réforme, la loi dite El Khomri, a malheureusement vu le jour à coup de 49.3 successifs pendant tout le printemps 2016.

Cet automne, le gouvernement s’est activé pour sortir les décrets d’application. On apprend aujourd’hui que le comité de refonte du Code du Travail ne sera même pas installé avant les élections. Nous ne coulerons pas une larme sur cette entreprise d’abaissement des protections des salariés pour augmenter la sacro-sainte flexibilité.

Cette information laisse un goût amer. Cette loi qui, au départ, constituait le volet travail de la loi Macron aura été un immense gâchis toute la gauche. Dans une campagne électorale où de Macron à Fillon les projets de régression sociale ne manquent pas, les Français doivent défendre un droit du travail protecteur et la solidarité collective.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 11:34

Le conseil constitutionnel publie tous les trois jours la liste nominative des élus (maires, députés, conseillers régionaux ou départementaux) apportant leur parrainage à un candidat à la présidentielle.

Le dernier état donne les scores suivants pour les élus de la Drôme : Fillon : 10 parrainages ; Macron 9 ; Arthaud 5, Mélenchon 4 ; Asselineau 4 ; Cheminade 2 ; Le Pen 1.

A 10 jours de la date limite des dépôts cette liste, qui va nécessairement évoluer, mérite quelques observations.

Il y a 367 communes dans le département. Si on ajoute les parlementaires et les conseillers départementaux ou régionaux ce sont plus de 400 parrains possibles. 35 seulement se sont manifestés. C’est peu !

Par ailleurs on note l’absence de parrainage se portant sur B. Hamon. Cela ne signifie pas que les élus socialistes ne parraineront pas leur candidat, mais cela témoigne, au moins, d’un manque d’empressement à le faire.

Enfin, Monsieur Asselineau, homme politique bien connu de tous, recueille autant de signatures que Mélenchon ! On aimerait connaître sa recette.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:46

Conférence publique

Thème : Chrétiens pour l’école laïque

Mardi 7 mars à 18h 30 – Salle Haroun Tazieff

Maison des sociétés – Rue St Jean à Valence

Par Madame Cabotte-Carillon, présidente du CEDEC

(Chrétiens pour une Eglise dégagée de l’enseignement confessionnel)

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:40

Quand on est candidat à la présidence de la République, c’est-à-dire qu’on prétend devenir le garant des institutions, est-il bien raisonnable d’organiser – ou de faire organiser – une manifestation dont l’objet est bien – quoi qu’on en dise – de contester une décision de justice ?

Comme l’écrit le syndicat de la magistrature dans un communiqué : « Dans un Etat de droit, la puissance publique se soumet au droit, à des normes hiérarchisées, contrairement à un pouvoir arbitraire. Parmi ces normes, il y a la loi pénale, votée par les représentants du peuple ; elle réprime les comportements que la collectivité décide d’interdire. Et c’est au nom du peuple français que la justice est rendue. »

On peut agir pour faire changer la loi, Il y a des procédures prévues pour cela,.Mais appeler le peuple à contester l’application de la loi, c’est appeler le peuple à agir contre lui-même. C’est s’engager dans une voie dangereuse et mettre en péril un des fondements de la démocratie.

Qu’un homme politique, qui passait plutôt pour être plutôt mesuré, puisse s’abandonner à ce genre de pratique montre bien que la tentation du pouvoir peut faire perdre le bon sens. Le pire n’est jamais loin du meilleur.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 12:07

Vers quelle société nous acheminons-nous ?

Les autoroutes ont été privatisées de fait.

Les contrôles de vitesse - et donc le constat des contraventions - vont être confiées à une société privée.

Deux nouvelles voies de TGV vont être gérées par une société privée. La SNCF va devoir payer pour pouvoir faire rouler ses trains. Pendant cinquante ans, Vinci assurera la gestion des 300 km de voies sur la ligne Paris Bordeaux. Le tronçon Le Mans –Rennes sera lui confié à Eiffage. L'opérateur du TGV s’est engagé à faire circuler 18 trains quotidiens pour assurer à Vinci 250 millions de revenus par an.

A quand l’extension de ce principe à l’ensemble des voies du réseau existant ?

Les géants du BTP vont-ils mettre en coupe réglée le déplacement ferroviaire et routier en France ?

Les candidats à la présidentielle ont-ils un avis sur le sujet ? On aimerait le connaître.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 10:32

Fillion a-t-il enfreint la loi en rémunérant généreusement les membres de sa famille avec des fonds publics ? Je n’en sais rien. La justice le dira un jour.

Par contre ce que l’on peut dire avec certitude c’est que ce certains appellent son courage et qui n’est, en réalité, que de l’entêtement, probablement stérile au final au regard de ses objectifs, pourrit complètement la campagne des présidentielles.

Qu’il ait tort ou raison sur l’usage qu’il a fait des fonds mis  à sa disposition pour rémunérer des assistants, il n’en reste pas moins qu’il est aujourd’hui parfaitement incapable de présenter des propositions politiques et de se faire entendre en dehors du cercle de ceux qui le soutiendraient jusqu’en enfer s’il y en avait un. Il se réduit à l’impuissance et plombe la campagne de son parti.

Mais, plus largement il plombe aussi la campagne tout court dans la mesure où tous les commentaires sont focalisés sur ses problèmes judiciaires bien plus que sur les options politiques en jeu dans cette élection.

La démocratie demande qu’il y ait un débat contradictoire sur les propositions des candidats. Pour le moment, à sept semaines de l’élection et à moins de quinze jours de la clôture des candidatures on n’en est pas là.

Il y a de l’irresponsabilité dans l’air.

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