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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 11:43
Journée du Patrimoine républicain

Le 20 septembre 1870, la prise de Rome provoque l'annexion de la ville au Royaume d'Italie. Un décret mettra fin à l'existence des Etats pontificaux et au pouvoir temporel des Papes.

Le 21 septembre 1792, la Convention nationale décrète l’abolition de la royauté.

La Fédération de la « Libre pensée » appelle à se rassembler devant la statue de la République à Die, le Dimanche 20 septembre 2015, à 11 heures pour célébrer ces deux évènements chers aux républicains (aux authentiques républicains).

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 12:41

Dans l’affaire syrienne (la guerre + les réfugiés), on a le sentiment que la France – par le truchement de son président – joue petit bras.

24 000 réfugiés en deux ans ! C’est le contingent allemand pour une semaine ! (Même s’il ne faut pas se leurrer sur les raisons de cette générosité allemande. Le pays, confronté à un déficit de natalité de 200.000 habitants par an, a tout intérêt à s’ouvrir largement à une immigration qui lui apporte une population généralement formée. L'Allemagne est dans le trio de tête mondial des pays avec la plus petite proportion de jeunes : seulement 13% de la population a moins de 15 ans et seulement 22% a moins de 25 ans, ce qui va lui poser des problèmes en matière de marché du travail et de retraite. Bienvenue aux ingénieurs, médecins, techniciens syriens et irakiens !)

Des initiatives politiques ? On cherche. Et pourtant, il n’est pas besoin de sortir de Saint-Cyr ou de polytechnique pour se rendre compte que ce n’est pas avec quelques missions d’observation aérienne que le conflit au Moyen-Orient se résoudra et que la source de l’émigration de masse que connaît cette région sera tarie !

C’est en coordonnant leurs interventions à celles de la Russie que les « Impuissances européennes » pourraient contribuer utilement à la résolution du problème. Mais voilà : on ne veut pas parler avec Poutine ! On ne veut pas discuter avec « le diable » pour rechercher une solution efficace. On préfère faire semblant d’agir, laisser DAESCH gagner du terrain et pleurer des larmes crocodiles sur le sort des malheureux syriens et irakiens obligés de fuir leur pays pour sauver leur vie. Et en prime, on se lamentera sur la destruction des trésors de Palmyre !

L’accueil des réfugies est un devoir de simple humanité.

L’action politique pour faire cesser la guerre est une responsabilité des gouvernants. Sont-ils dignes de leurs fonctions ?

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:47

En proposant de renvoyer à la négociation d’entreprise la définition des règles concernant, les conditions et la durée du travail, le haut fonctionnaire Jean-Denis Combrexelle fait plus que de tirer un trait sur le code du travail. Il propose de rompre avec un des principes même de la République, à savoir que c’est la loi qui fixe et garantit les droits et les devoirs de chacun et qui, ainsi, assure la mise en œuvre sur tout le territoire d’un des principes inscrits au fronton de nos mairie : égalité.

Le secrétaire général de la CGT l’a dit : « En dérogeant au code du travail, on va créer des inégalités croissantes entre les salariés qui travaillent dans des entreprises où il y a des syndicats, et celles où il n’y en a pas ». Ce ne sera là qu’un des volets de cette affaiblissement de la loi au profit du contrat dans le domaine du travail.

Imaginons ce que cette pratique, étendue à d’autres champs de l’activité sociale, pourrait donner. Imaginons ce que, demain, pourrait devenir l’école publique, si l’éducation cessait d’être nationale et si on en revenait à une époque où l’instituteur négociait son contrat : programme, durée des classes et salaire avec le maire.

Force doit rester à la loi délibérée par la représentation nationale. Il y va de la survie de notre modèle social.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 18:55

Nous voulons bien accueillir des réfugiés…. s’ils sont chrétiens !

Les maires qui prennent cette posture prennent une responsabilité dont ils ne mesurent sans doute ni les conséquences ni la portée. Je veux le croire, car, si tel n’était pas le cas, il serait extrêmement préoccupant que des élus républicains puissent, en conscience, tenir de tels propos.

Partager la même religion n’a jamais été une garantie de paix sociale. L’imaginer serait oublier un peu vite l’histoire même de notre pays. Une commune religion ne garantit pas que l' intégration irait de soit.

Faut-il rappeler à ces maires, par exemple, le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes en août 1893 ?

Cette année là, la compagnie des salins du midi recrute pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît alors l'Europe (déjà) alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré un grand nombre d'ouvriers et notamment pas mal d’étrangers. Au soir du 16 août, une rixe oppose des ouvriers italiens (en général catholiques) aux ouvriers français (en général catholiques) appuyés par des villageois (eux aussi catholiques). Au soir du 17, on dénombre officiellement 9 morts parmi les travailleurs italiens. La religion commune n’a pas pesé lourd.

Pour faire face aux problèmes que connaissait alors notre pays, dans une logique de rationalisation et de régulation de l'immigration, le gouvernement de l’époque avait pourtant pris des mesures comme la mise en place de « quotas », ou l'obligation, dès 1890, d'avoir une carte de séjour obligeant chaque étranger à se faire connaître auprès de la mairie du village où il réside.

On ne peut pas résoudre pas les problèmes par des mesures de quotas et d’autant moins si la religion – ou l’irréligion – de chacun est une affaire intime. Elle n’est constitutive de l’identité sociale de personne. Elle ne peut pas servir à trier, classer, sélectionner les hommes. Oser envisager de faire intervenir ce critère pour quelque usage que ce soit ce n’est rien moins que faire régresser l’humanité aux temps les plus noirs de son histoire.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 15:50

La mairie fait preuve d’un sens de l’opportunité qui nous laisse confondus !

Alors que l’actualité est à l’organisation de l’accueil des réfugiés du Moyen-Orient, c’est le moment qu’elle choisit pour annoncer qu’elle cesse tout soutien à l’ASTI ( Association de soutien avec tous les immigrés).

Cette association œuvre depuis plus de 30 ans sur Valence et sa région pour aider les immigrés dans leur démarche de demande d’asile ou de régularisation. Elle assure de l’accompagnement scolaire et des ateliers linguistiques. Quasi par « définition », elle est conduite à aider des gens qui sont en situation irrégulière afin, précisément, de tenter de normaliser leur statut.

Alors qu’une telle association pourrait être un partenaire de la ville apportant son expérience et son expertise au traitement des dossiers difficiles qui sont ceux des demandeurs d’asile et des sans-papiers, la municipalité décide au contraire de lui supprimer sa subvention et de la mettre en difficulté.

Il n’est pas certain, bien au contraire, que fragiliser un tel interlocuteur institutionnel soit une bonne opération pour aider efficacement au traitement des problèmes liés à la situation des immigrés à Valence.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 12:28

Il semblerait que, dans l’esprit de l’équipe municipale actuelle, le projet phare du mandat soit la création à Valence d’une cité de la « gastronomie ».

Cette création serait évidemment intéressante pour le développement local, même si la difficulté sera de trouver une place originale dans un réseau qui s’étoffe déjà. Il existe actuellement en France quatre projets de sites dédiés à la Gastronomie : Dijon : projet à près de 200 millions d'euros centré sur le thème de la culture de la vigne et du vin ; Lyon projet à 18 millions d'euros, sur le thème nutrition et santé ; Paris-Rungis projet à 65 millions d'euros, sur le développement et de l'animation des marchés, des produits et des enjeux liés à l'approvisionnement des centres urbains ; Tours projet à 35 millions d'euros sera un pôle moteur dans le domaine des sciences humaines et sociales.

Les partenaires de l’opération sont les chefs étoilées de quelques restaurants de luxe, des vignerons producteurs de grands crus régionaux, des industriels, etc…. L’opération qui devrait se réaliser en cœur de la basse ville, au pied de la cathédrale comporterait galeries marchandes, stand de présentation des produits.... ….

Une des réalisations phares du précédent mandat a été le lancement de la rénovation du quartier du Plan et la création de la maison pour tous du Plan, implantée au cœur de ce quartier populaire relevant de la politique de la ville. Cet équipement comprend un centre social (une salle polyvalente, un centre de loisirs, un espace dédié aux pratiques sportives, des locaux pour les associations), une médiathèque nouvelle génération, un multi-accueil réunissant crèche et halte-garderie d’une capacité de 20 places. Les partenaires de l’opération ont étés les habitants, les associations, les travailleurs sociaux, etc….

Vous qui vous demandez s’il y a une différence entre la gauche et la droite !

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 12:04

Depuis déjà plusieurs années, le Mouvement Républicain et Citoyen convie les « frondeurs » du Parti Socialiste à ses universités de rentrée (Jérôme Guedj, Pouria Amirshahi, Guillaume Balas, Emmanuel Maurel). Les 26 et 27 septembre prochains, c’est d’ailleurs Benoît Hamon qui sera présent à Clermont-Ferrand. Cette année, à l’initiative de Christian Paul et de Benoît Hamon, une délégation du MRC composée de Jean-Luc-Laurent, Catherine Coutard et de Thomas Honnet était également présente aux « Rencontres de Marennes », organisées par la motion B « A Gauche Pour Gagner » du dernier congrès du PS.

Le MRC, par la voix de son président, était invité à prendre la parole pour mettre en avant sa position singulière à gauche concernant l’Union Européenne, l’euro, et la Nation. Jean-Luc Laurent a donc commencé par rappeler une évidence : comment faire tenir des pays avec des économies divergentes au sein d’une organisation avec une même monnaie unique ? Il a souligné que la sortie de la crise et la reprise de la croissance ne peut passer que par la question du changement des règles de l’Euro, puisqu’aucune réforme n’est possible aujourd’hui si elle n’est pas libérale et austéritaire.

Si la situation grecque a également soulevé la question de la démocratie et du respect du choix souverain des citoyens, Jean-Luc Laurent a très justement fait le parallèle avec le référendum français de 2005 sur la Constitution européenne. Il a rappelé que le mandat de François Hollande était vicié à la source par l’abandon de l’engagement de campagne sur la renégociation du TSCG, et donc de la réorientation de l’Union Européenne. La reconquête de la souveraineté apparaît alors comme une nécessité : elle est la clé pour conduire une autre politique, car la question nationale et la question sociale sont liées.

Rien n’est donc réglé en Grèce et ailleurs, et les dirigeants européens ont « acheté du temps ». Jean-Luc Laurent a proposé une idée simple : et si nous refaisions l’Europe dans le respect des Nations qui la composent ? En changeant les règles de l’Euro, notamment en le transformant d’une monnaie unique à une monnaie commune, en réglant la question des dettes, qui devront être en partie annulées ou reprises au niveau européen, ou en créant un nouveau Système Monétaire Européen comme le propose Oskar Lafontaine : voilà des pistes qui doivent nourrir le débat en France et en Europe !

Des rapprochements importants sont en train de naître avec l’aile gauche du Parti Socialiste sur ces sujets, qui commence à s’interroger sur la place des peuples dans la construction européenne, sur la remise en cause des politiques austéritaires imposées par l’UE, et sur l’importance de la « souveraineté populaire » dans la gestion des affaires publiques. Sur d’autres thèmes en revanche (l’école, les migrants…), le débat a montré qu’il devait être poursuivi. Mais ces « Rencontres de Marennes » sont porteuses d’espoir : elles montrent que nos idées commencent à être davantage diffusées et partagées et que, comme l’a rappelé Jean-Luc Laurent, c’est ensemble à gauche qu’il faudra trouver une alternative à cette Europe-là, à l’austérité et au libéralisme en prenant appui sur la reconquête de notre souveraineté, seul moyen de mener une politique de progrès en France.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 20:45

Que des hommes, des femmes et des enfants n’aient, pour échapper à la guerre et à la famine, que la solution de la fuite et l’exil et que beaucoup laissent leur vie dans des tentatives désespérées de rejoindre, par n’importe quels moyens, des pays plus apaisés, est un drame absolu.

Le devoir élémentaire d’humanité est de offrir, sans réserve, à ces hommes et à ces femmes, toute la solidarité qu’un être humain doit à un autre être humain dans la détresse.

Cela dit, on est étonné – ou plutôt choqué – du silence des hommes politiques et des chefs d’Etat quant aux questions fondamentales qui doivent être posées : que peut-on faire pour tarir les causes profondes de ce drame ?

On ne guérit d’une maladie qu’en traitant sa cause. Que doit-ton faire pour apporter une solution politique durable aux conflits qui détruisent les peuples du moyen orient ? Que peut-on faire pour que le sous-développement et la misère dans certaines parties de l’Afrique ne poussent pas leurs populations à courir vers « l’Eldorado » que représente pour eux l’Europe ?

Sans une intervention responsable des Etats occidentaux pour traiter et aider à résoudre ces questions de fond, il n’y aura pas de solution durable pour traiter le problème de l’émigration.

Au-delà de l’émotion et de la rage qu’engendrent les images de la misère des malheureux jetés sur les routes de l’exil, il faut exiger de nos dirigeants qu’ils s’attaquent aux causes de ces maux qui déshonorent l’humanité : la guerre et le sous-développement.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 12:56

A propos de la laïcité on nage désormais en plein confusion.

Dans une lettre aux parents d’élèves la Ministre de l’Education, annonce que ceux-ci seront bientôt invités à signer la Charte de la Laïcité théoriquement affichée depuis 2013 dans tous les établissements scolaires : Vous serez invités à signer la Charte de la Laïcité qui propose, pour en faciliter la transmission, une formulation unique de cette valeur fondamentale qu’est la laïcité.

La ministre sait-elle bien de quoi elle parle ?

La laïcité est un principe juridique qui règle, depuis 1905, l’organisation des rapports entre l’Etat et les Eglises. Ce principe juridique est certes fondé sur des valeurs mais il n’est pas lui-même à proprement parler une valeur. Une valeur c'est quelque chose à quoi on peut adhérer ou non en fonction de ses convictions personnelles. Un principe juridique est une règle que l'on doit observer et à laquelle on ne peut déroger.

Avant de demander aux parents de signer un texte dont la fonction est essentiellement déclarative, la ministre serait mieux inspirée de veiller à ce que le gouvernement auquel elle appartient - et singulièrement son ministère - soient attentifs à respecter le principe dont ils se font les thuriféraires en paroles pour mieux le contourner dans les faits.

Par exemple : Garantir la stricte neutralité de l’Etat en matière religieuse et cesser d’assurer la représentation officielle de la France dans des cérémonies strictement religieuses comme des béatifications.

Cesser de soutenir l’enseignement confessionnel et consacrer les 10 milliards d’euros donnés à l’enseignement catholique au développement de l’école publique commune à tous.

Veiller à ce que l’école soit en situation de remplir sa mission c'est-à-dire donner aux enfants les moyens de construire leur autonomie de jugement et de pensée.

Etc…

Aussi longtemps que nos gouvernants ne s’obligeront pas à être eux-mêmes des laïques respectueux des principes constitutionnels qu’ils sont chargés de promouvoir, les « petits trucs » ne régleront pas les problèmes et ne permettront pas d’organiser la coexistence harmonieuse des diversités dans uns société de plus en plus diverses dans ses composantes.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:51

A l'occasion de cette rentrée on m'interroge sur l'enseignement privé.

Voilà ce que j'ai dit sur le sujet lors d'un colloque en Juin;

Lors des débats de 1905, certains laïcs souhaitaient, au nom de la liberté de conscience qui, selon eux, ne pouvait être formée que par un enseignement laïc délivré par l’Etat, et par lui seul, que soit proclamé pour l’instruction publique un monopole de l’Etat. Ils entendaient par là éradiquer l’enseignement religieux.

Ce n’est pas en ce sens que la majorité a tranché. Pour les laïcs, Jean Jaurès, Ferdinand Buisson en tête, l’idée dominante est que l’Etat doit fixer le cadre des connaissances dues à l’enfant et veiller à ce que celui-ci en bénéficie. C’est l’objet des programmes. Il se donne les moyens d’offrir à tous l’accès à ces connaissances au travers de l’école publique, neutre en ce qui la concerne. Mais si des parents veulent ajouter quelque chose à cet enseignement, ils sont libres de le faire et s’ils veulent le faire dans des écoles particulières, des écoles privées, il leur appartiendra de les organiser.

F. Buisson exprime ce point de vue de manière magistrale dans une lettre de 1912. Il commence par citer Napoléon : « Dans l’établissement d’un corps enseignant, mon but est d’avoir le moyen de diriger les opinions morales et politiques » et il ajoute : Si nous en revenons à cette notion surannée de l’Etat faisant la police des intelligences, nous verrons, suivant le vent qui soufflera, refuser le diplôme aujourd’hui à un professeur qu’on jugera trop catholique, demain un autre, qui semblera trop socialiste, à tel autre comme réactionnaire, à tel autre comme révolutionnaire. Il n’y a plus d’enseignement ni éducation là où il n’y a plus la liberté de pensée et la sécurité de la parole. »

L’école de l’Etat, financée sur fonds publics, s’adressant à tous, sera laïque dans son contenu et son fonctionnement. Ceux qui voudraient, au nom de leurs convictions propres, enseigner ces convictions particulières pourront le faire… mais, évidemment, sur leur fonds propres. L’Etat ne financera, pour ce qui le concerne, que ce qui est commun à tous.

Ce principe, qui concilie la liberté des individus à avoir des convictions - et donc à les enseigner - et la prise en charge par l’Etat de ce qui est commun à tous a fait l’objet de multiples attaques. Il est aujourd’hui fragilisé par un certain nombre de dispositions législatives qui en ont affaibli la réalité. Je désigne par là, entre autres, les lois Debré et Carle qui, tout en lui reconnaissant un caractère propre, organisent le financement public de l’enseignement privé. On est bien obligé de voir là une entorse majeure au principe laïque, entorse assumée en connaissance de cause par les pouvoirs publics. Lorsque, en 2013, le Ministère de l’éducation publie une Charte de la laïcité à l’école, le secrétaire général de l’enseignement catholique déclare : « La laïcité républicaine, nous y adhérons pleinement. En revanche, la laïcité des établissements, nous ne pouvons y souscrire.[1] » Il serait contradictoire, au regard des principes de liberté que je viens de rappeler, de reprocher aux catholiques d’affirmer la spécificité de leur école. Il est par contre légitime de contester que cette spécificité soit financée par la contribution de tous les citoyens : athées et agnostiques compris.

Les fondateurs de l’Etat laïque n’ont pas voulu faire obstacle aux droits de libre expression. Ils font cette réserve : ce qui est l’expression du particulier ne peut être à la charge du collectif.

Et ils préfèrent un enseignement commun à tous plutôt que l'enfermement, dès l'enfance, dans des idéologies communautaristes.

C’est, là encore, un principe simple qu’il est bon de rappeler aujourd’hui.

[1] Relevé sur le site de l’enseignement catholique de Paris.

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