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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 20:40

La loi relative à « la transition énergétique pour la croissance verte » a été publiée au journal officiel le 18 août 2015. Cette loi ouvre la porte aux privatisations dans le domaine de l’énergie.

Soumise aux injonctions de Bruxelles, la France serait désormais contrainte d’interdire à EDF – société à capitaux majoritairement publics depuis 2004 - de candidater aux appels d’offres lors des renouvellements des concessions hydrauliques (gestion des barrages hydroélectriques)

Par ailleurs, au 1er Janvier 2016, les PME et les collectivités locales ne pourront plus bénéficier des tarifs du service public et devront acheter leur énergie sur le marché concurrentiel.

Il faut faire obstacle fà ces mesures de déréglementation et de casse du service public.

Tout comme l'eau, l’accès à l’énergie, bien commun nécessaire à tous, doit être garanti par un service public national.
Il y a là un grand dessein pour les démocrates..

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:08

Le président du conseil général supprime les crédits pour rémunérer les interprètes aidant les étrangers dans leurs rapports avec les services sociaux.

Le maire de Valence retire à l'ASTI (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés) la subvention municipale dont elle bénéficiait jusqu'ici et lui demande de quitter les locaux mis à sa disposition.

On a le sentiment très clair que les élus départementaux du parti de N. Sarkozy ont engagé une course à l'échalote pour séduire les électeurs à qui l'étranger fait peur.

Mais, priver de ses moyens d'action une association qui oeuvre pour accompagner les étrangers dans leurs démarches administratives, leur apprentissage du français,etc.. et donc contribue à faciliter leur intégration, n'est certainement pas un moyen très efficace de répondre aux problèmes posés, ne contribue pas à faciliter le dialogue et, au final, entretient et cultive les raisons de la peur plus qu'à les faire disparaître..

Des élus responsables, réellement soucieux du bien commun, ne se comporteraient pas ainsi.

Les objectifs électoralistes à courte vue sont la matrice de problèmes qui deviendront un jour de véritables dangers pour nos sociétés.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 11:13

Un texte de

Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, Président de République Moderne

Or de quoi s’agit-il réellement ? De priver les langues régionales d’un droit de cité ? Sûrement pas. Aujourd’hui la loi, dans notre pays, n’empêche ni l’enseignement ni l’utilisation des langues régionales. On peut aujourd’hui sur tout le territoire lire les panneaux de signalisation en deux langues, obtenir tout document administratif traduit en langue régionale, enfin et surtout scolariser ses enfants dans des établissements qui offrent soit un enseignement optionnel soit une immersion totale. Cet effort scolaire est financé par l’Etat pour près de 300 000 enfants dans 13 académies avec plus de 1100 enseignants dont 600 titulaires d’un Capes. Tout cela vient, rappelons-le, de ce que la France a ratifié de larges parties de la Charte. Rien n’empêche d’ailleurs que la mise en valeur de ce riche patrimoine, auquel nous sommes tous légitimement attachés, fasse l’objet d’une loi de programmation permettant sa préservation et son développement, objectif culturel parfaitement défendable. Rien de tout cela ne demande une réforme constitutionnelle, c’est seulement une question de choix législatifs et de moyens financiers. Appelle-t-on aujourd’hui à une nouvelle conception de la République ?

Mais alors que veut-on de plus ? Les gouvernements Juppé (1996) puis Jospin (1999) avaient en effet renoncé à une ratification totale qui se heurtait à des obstacles constitutionnels et non des moindres, en premier lieu l’unité du peuple français.

Ces obstacles auraient-ils miraculeusement disparu ? Ou bien nous appelle-t-on aujourd’hui à une nouvelle conception de la République ? Telle est la question savamment obscurcie dans le débat grâce à un projet de révision constitutionnelle qui se prétend, chose inédite, conforme à la Constitution tout en inventant une lecture de la Charte qui est explicitement contraire à celle-ci. Autrement dit une révision qui n’en est pas une et une ratification avec des « réserves d’interprétation » qui sont exclues par la Charte elle-même.

Regardons donc aujourd’hui ce que ne permet pas la loi. C’est le moyen d’être éclairé sur ce que cherche ce projet de révision constitutionnelle. Ce que ne permet pas aujourd’hui la loi est d’abord la « co-officialité » des actes d’administration et de justice, qui deviendraient obligatoirement bilingues : comme l’a dit et répété le Conseil constitutionnel ce serait là une atteinte à unité du peuple français et à l’indivisibilité de la République. C’était vrai hier, cela reste vrai aujourd’hui. Quant à l’investissement massif dans les écoles privées dévolues aux langues régionales ou encore au recrutement d’agents publics - fonctionnaires ou magistrats - sur leurs compétences linguistiques, ce serait porter atteinte à la laïcité tant par le financement excessif des établissements privés que par la fin de la neutralité de la fonction publique. C’est toucher au pacte républicain lui-même.

La conclusion est simple : c’est bien pour les Bretons, Basques, Alsaciens ou Occitans « de souche » - ceux du moins qui se voient tels - que serait faite cette réforme. On verra ainsi au sein de départements dans lesquels se mêlaient depuis des siècles natifs et « implantés », se séparer dans les écoles comme devant les guichets administratifs ou aux greffes de justice deux populations, trois en comptant les migrants qui ne parlent pas la langue : le meilleur laboratoire possible pour inciter au développement des communautarismes…

Les Français veulent-ils tout cela ? Les en a-t-on même informés ? Le Constituant va-t-il, sans vrai débat citoyen, décider de changer non seulement la lettre mais l’esprit d’une Constitution qui affirme dans son article 1er que l’indivisibilité de la République est la source de l’égalité entre les citoyens et de l’unicité du peuple français ? Voulons-nous frayer la voie en France à des mouvements indépendantistes inspirés des exemples catalan, écossais ou flamand ?

A l’heure où ce ne sont partout que proclamations des valeurs de la République ou de la cohésion nationale, cette initiative a quelque chose de surréaliste.

La République n’est pas un monument historique. Elle ne demande qu’à vivre dans le dépassement des différences pour construire cet espace commun que les Grecs appelaient la koinè, l’intérêt commun. Seule une telle République peut parler au peuple. Au lieu d’alimenter des tentations centrifuges qui ne font qu’accentuer le repli identitaire, mal de notre temps, méditons plutôt cette phrase de Nelson Mandela : « Sans langue commune, on ne peut pas parler à un peuple ni le comprendre ».

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:17

Le livret « Laïcité » distribué par le ministère de l’éducation comporte un certain nombre de rappels extrêmement utiles.

Il pèche cependant sur un point essentiel.

Après avoir posé un principe très clair avec lequel on ne peut qu’être d’accord : « Il revient aux chefs d’établissement et directeurs d’école de montrer que les savoirs enseignés sont le fruit de la démarche scientifique de l’historien et montrer aux élèves la distinction entre savoir, opinion ou croyance. Distinction entre croire et savoir : ce qui peut être cru ne relève pas de l’enseignement scolaire de l’école laïque mais appartient à la liberté de conscience, de croyance de chacun. », une phrase ruine totalement la portée du propos « il faut pouvoir éviter la confrontation ou la comparaison du discours religieux et du savoir scientifique. Dans les disciplines scientifiques (SVT, physique-chimie, etc.), il est essentiel de refuser d’établir une supériorité de l’un sur l’autre comme de les mettre à égalité. »

Comment développer l’esprit critique des élèves – ce qui est le but essentiel de l’enseignement – en refusant de mettre en confrontation ce qui relève de la connaissance rationnelle et ce qui relève d’une « révélation » ?

Le 31 octobre 1992, Jean-Paul II finissait par reconnaître dans la condamnation de Galilée une erreur de l’Eglise. Faudrait-il que nos enseignants soient plus religieux que les religieux en renonçant à poser que, en matière de connaissance, la recherche scientifique vaut mieux que la croyance ?

A lire de tels propos : il faut refuser d’établir une supériorité de l’un sur l’autre, on est en droit de se demander ce que cherche réellement nos responsables du système éducatif.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 07:55

Le maire de Valence vient de se livrer de façon indécente à la mise en cause d’une conseillère de la minorité municipale.

Sur la foi de témoignages de toute évidence malveillants et mensongers, il accuse publiquement cette élue d’avoir manqué à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions d’officier d’état-civil délégué à la célébration d’un mariage.

On a déjà pu constater à plusieurs reprises que le maire ne supportait pas l’existence d’une opposition représentant plus de 40 % des Valentinois. Que cette incapacité à respecter sa minorité le conduise à soutenir contre un de ses membres des accusations infondées et à les porter sur la place publique le disqualifie dans sa prétention à être un élu reconnu comme républicain.

La proximité d’une élection (les régionales) pour laquelle il est candidat ne l’autorise pas à se livrer à ce genre de pratique où la muflerie le dispute à la sottise.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:58

Le Sénat vient d’adopter ce soir la « question préalable » opposée au projet de loi constitutionnelle sur la charte des langues régionales, mettant ainsi en échec la tentative de ratification imaginée par le Gouvernement à quelques semaines des élections régionales. Le régionalisme en France est faible, ça n’est pas une raison pour le flatter par une entreprise dangereuse et artificielle.

Les langues régionales ont toute leur place dans la société mais il n’y a pas de droit individuel, et encore moins collectif, à les pratiquer dans la vie publique. Le décalage est frappant entre la musique républicaine des discours officiels et cette entreprise politique qui reviendrait à introduire un cheval de Troie linguistique.

Signée par la France en 1999, la charte des langues régionales et minoritaires n'a jamais été ratifiée au vu de lourdes difficultés juridiques et constitutionnelles mises en évidence à plusieurs reprises par le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel. Au-delà du débat juridique, la raison de cette réticence est simple : le Français est la langue de la République, une et indivisible, et le ciment historique de notre nation.

La loi française n’a jamais constitué une entrave à la sauvegarde des cultures locales et des langues régionales. D’ores et déjà, ces langues figurent sur les panneaux de signalisation et les documents administratifs. Elles font même l'objet d'un soutien déjà important des pouvoirs publics qui permet à 270.000 enfants de recevoir un enseignement en langue régionale.

Que changerait donc dans les faits la ratification de la charte, sinon apporter une reconnaissance symbolique aux particularismes locaux et saper ainsi la cohésion nationale ?

C’est bien parce que ce débat est politique et met en danger les fondements mêmes de notre République qu’il ne faut rien céder. Le Sénat a, ce soir, adressé un message fort.

Communiqué du Président du M.R.C

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 19:21

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, pour le seul mois de Septembre 2015 :
>
> Défauts d'Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indemnisés) :

212 900, (+ 7,7 % sur 1 an)

> Radiations Administratives : 43 000, (-9,7 % sur 1 an)

> Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés..) : 49 900 . (+ 5,3 % sur 1 an)
>
> soit 305 800 radiés des listes ce mois de septembre

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 12:49

Le président du conseil général annonce dans un communiqué qu’il ne financera plus l’emploi d’interprètes dans les centres médico-sociaux. Avoir recours à ce genre de personnes serait, selon lui, « maintenir les ressortissants étrangers dans l’exclusion. »

L’argument témoigne d’une belle hypocrisie.

Développer les possibilités d’apprendre notre langue est évidemment une nécessité et une obligation pour tous ceux qui entendent résider en France. Mais dire qu’un étranger qui ne maitrise pas encore la langue devra se passer de l’aide d’un interprète lorsqu’il se rend dans un service social s’apparente à de la non assistance à personne en difficulté.

Que cache, au fond, cette décision honteuse de P. Labaune ?

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 19:37

En 2015, la baisse d'impôts sur les ménages modestes a été de 2,8 milliards, mais, globalement les prélèvements obligatoires sur les familles (Taxes, impôts...) ont augmentés de 4,9 milliards.

En 2016, ce sera de 4,7 milliards.

Les charges fiscales des entreprises se sont allégées de 9,7 milliards pour 2015 (- 6 milliards pour le seul CICE). Ce sera 5,4 milliards en 2016.

Pendant ce temps la courbe du chômage ne s'inverse pas.

Cherchez l'erreur.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:34
58 - 9

Ce n'est pas le résultat d'un match de la coupe du monde de rugby.

58 : le nombre de morts palestiniens des dernières semaines.

9 : le nombre de morts israéliens.

67 morts de trop dans une guerre où le déséquilibre de la violence n'est que trop évident.

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