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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 12:11

Université populaire de l'Agglomération Valentinoise

DES RAPPORTS DU POLITIQUE AU RELIGIEUX

                               par Gérard Bouchet

Religion et politique ont toujours entretenu des rapports complexes. Du Concordat dans lequel chaque partenaire cherche à instrumentaliser l’autre, à la Séparation où chacun feint d’ignorer l’autre, l’histoire témoigne d’une confrontation permanente des églises et des états. On se propose ici d’examiner quelques unes des formes prises par cette confrontation et d’essayer de montrer en quoi la laïcité à la française apporte une réponse originale à cette question.

Date : mardi 14 février 2017 à 20h

Lieu : Pôle universitaire Marguerite Soubeyran (ex Latour-Maubourg), 87 avenue de Romans, Valence

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:09

Certains esprits naïfs contestent que « les vaincus de 1905 » aient engagé une campagne pour tenter de reconquérir l’influence sur les décisions publiques que la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat leur a retirée.

Nous avons déjà évoqué ici le pèlerinage d’élus organisé à Rome par le cardinal Barbarin, la réunion au Vatican de 70 maires de villes françaises pour évoquer la question de l’accueil des migrants, initiatives qui s’inscrivent dans la réalisation de cet objectif.

Dans la Drôme, lors d’une visite dans la zone de l’Hermitage Nord, l’évêque de Valence, reçu par trois maires, leur a remis un document rédigé par la conférence des évêques de France dont le titre fleure bon le prosélytisme politique : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».

Plus que jamais la vigilance laïque est un nécessité.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 11:58

Le mécénat d’entreprise est, a priori, un moyen d’aider au développement des initiatives culturelles que peuvent prendre les collectivités locales.

Il faut cependant y regarder de près. La loi Aillagon du 1er Août 2003 définit le mécénat comme étant un « soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l'exercice d'activités présentant un intérêt général. »

On s’interroge sur le sens de l’expression « sans contrepartie directe » car la même loi indique que des contreparties sont possibles de la part de l’organisme bénéficiaire « dès lors qu’il existe une disproportion marquée entre le don et la valorisation de la "prestation" rendue. » Le montant des contreparties autorisées est aujourd’hui limité à 25% du montant total du don. Pas de contrepartie directe donc, mais contreparties « indirectes ( ?) si elles sont inférieures à 25 % du montant du don. Comprenne qui pourra !

Dans les contreparties - « indirectes » donc, puisque les directes sont interdites - que la Ville consent à ses « mécènes » on trouve entre autres : des places gratuites pour des spectacles accompagnées d’un accueil spécifique pour les bénéficiaires de ces invitation c’est-à-dire un personnel d’accueil dédié ; des soirées privatisées dans les locaux publics ; la présence du logo de l’entreprise mécène sur tout le matériel de communication propres aux évènements objets du mécénat : Programme, flyers, affiches, site internet, dossiers de presse... ; une autorisation pour les «mécènes» d’utiliser le logo de la ville dans le cadre leur communication interne et externe (ce qui transforme la ville en mécène de l’entreprise;)

On peut ainsi se demander si ces contreparties, lorsqu’elles sont valorisées en fin d’année – mais le sont-elles réellement - n’excèdent pas le plafond autorisé et si, au final, le mécénat consenti par une entreprise n’est pas l’achat d’une publicité bon marché : 60 % d’exonération d’impôt sur les dons + contreparties généreuses.

Le mécénat, une opération « gagnant-gagnant » ou un cadeau indirect ? A vérifier.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:03

La nouvelle thématique de travail proposée au « Conseil des sages » est celle du commerce dans notre ville. Cette thématique, très technique, supposerait pour être menée à bien que soient mis à disposition du comité des moyens de description et d’analyse de la situation qui dépassent ce que peuvent mettre en œuvre un groupe de citoyens bénévoles aussi compétents soient-ils dans leur domaine d’expertise particulière. Une telle étude relève d’organismes comme la chambre de commerce ou autres cabinets spécialisés.

Confier aux « Sages » « l’étude » de cette question – qui a déjà fait l’objet de débats et de polémiques au sein du conseil municipal – révèle bien l’utilisation politique que la majorité municipale veut faire de ce groupe de travail : Faire reprendre, par une instance soit disant neutre, des propositions d’ordre général qui conforteront la politique que la mairie entend conduire. En effet quels moyens techniques auront ces femmes et hommes de bonne volonté de produire autre chose ?

Deux anciens élus – adjoints sous les municipalités dirigées par R. Pesce – ont bien compris de quoi il retournait et se retirent de ce groupe. On ne peut que les approuver.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 14:53

Vous l’ignorez peut-être, mais nous avons, dans notre agglomération, une « Super élue ».

Maire d’une commune de près de 20 000 habitants ; Vice-présidente d’une agglo regroupant plus 200 000 habitants ; Conseillère régionale et, de plus, attachée parlementaire du député de la circonscription.

S’il est vrai que la dernière fonction ne lui prend probablement que très peu de temps (elle est chargée, nous dit la presse, de la préparation des discours du député et comme on sait que celui-ci n’a fait aucune intervention à l’Assemblée au cours de son mandat la tâche doit être relativement facile…..), on est cependant impressionné par sa capacité d’assumer trois autres mandats qui, n’étant pas fictifs, demanderaient, chacun, nous semble-t-il, de s’y consacrer à temps plein.

Avec une pareille énergie pour être sur tous les fronts, elle doit imposer à ses collaborateurs un train d’enfer, ce qui explique peut-être qu’elle ait déjà épuisé six directeurs de la communication, deux directeurs généraux des services en moins de trois ans et que son directeur de cabinet vienne de jeter l’éponge ! Une manière de record !

Super élue ! vous dit-on !

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 02:10

Le 26 janvier dernier, le Conseil constitutionnel, saisi par 60 sénateurs, a invalidé l’article de la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté qui substituait à la simple déclaration, une autorisation préalable d’ouverture d’un établissement scolaire privé. Une telle décision n’est pas anodine. Elle marque la volonté de limiter la possibilité de l’Etat de contrôler le développement de l’enseignement privé.

Pour ouvrir une école, il suffit donc toujours de faire une simple déclaration auprès du maire de la commune, du Procureur de la République, du Préfet et du Recteur de l’académie. Les seuls motifs possibles de refus d’ouverture sont l’atteinte aux bonnes mœurs et à l’hygiène. Le contrôle de la réalité des contenus d’enseignement restent difficile s’agissant d’établissements hors contrat.

Le motif principal du rejet du régime de l’autorisation préalable est le suivant : « la substitution d’un régime d’autorisation à un régime déclaratif pour l’ouverture d’établissements privés d’enseignement scolaire porte une atteinte disproportionnée à la liberté de l’enseignement et à la liberté d’association. Selon les sénateurs requérants, ces dispositions porteraient aussi atteinte à la liberté de conscience et à la liberté d’entreprendre. (sic)»

Que la liberté de conscience soit liée à la liberté d'entreprendre voilà bien une nouveauté. Mais une nouveauté qui a du sens. La porte que la loi voulait fermer : celle de la création sans la moindre entrave d’écoles de type communautariste ou à finalité purement mercantile reste largement ouverte. Certains maires ont pourtant attiré l’attention sur la multiplication et les dangers de ces écoles non autorisés. Un récent reportage de l’A2 sur cette question a alerté le public. A Toulouse, une de ces écoles a été fermée en décembre par décision de justice.

Le conseil constitutionnel veut réduire au maximum la possibilité de l’Etat de contrôler ce qui se passe en matière éducative dans le pays. Il n’est pas certain qu’il rende ainsi un bon service à la démocratie.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 11:34

Le projet de création d'une gare TGV à Allan, projet rebaptisé gare "Montélimar-Provence", ressort régulièrement des cartons.

La région, le département de la Drôme et la communauté d'agglomération "Montélimar-Agglo" soutiennent cette création que la fédération des usagers des transports qualifie dans un communiqué, à juste titre, de "caprice de notables".

il est évident que créer une nouvelle gare TGV, en pleine campagne, à moins de cinquante kilomètres des deux qui existent déjà à Valence et Avignon est inutile et ruineux. Investir dans la mise en place de navettes cadencées entre Montélimar et les deux gares existantes serait une bien meilleure utilisation des fonds publics.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:05

Jamais une élection présidentielle n’a été préparée dans des conditions aussi étranges. (Je ne trouve pas de qualificatif tout à fait satisfaisant pour dire mon sentiment.)

A gauche, le candidat désigné par le parti majoritaire est contesté par ceux qui refusent la ligne qui l’a emporté lors de la primaire. A minima, ils annoncent qu’ils se mettent en congé de campagne et, sans doute, un certain nombre d’entre eux voteront pour une autre candidat.

A droite, le candidat quasi plébiscité lors d’une primaire de plus de 4 millions de votants n’est plus très sûr de prendre le départ et certains de ses « amis » envisagent de le remplacer.

Pendant ce temps, les « petits » candidats, ceux qui apporteraient un air frais à la campagne électorale, galèrent pour rassembler les 500 parrainages et les médias les ignorent superbement.

Comment avoir un débat et une réflexion sérieuse ?

Où va-t-on ?


 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 02:09

60% des électeurs qui se sont déplacés dimanche ont choisi celui qui incarne la contestation de la politique mise en place non pas par des adversaires politiques mais par des amis portés au pouvoir il y a cinq ans. Comment peut-on en être arrivé là ?

Une des raisons tient à ce que, me semble-t-il, les hommes mis aux responsabilités ont méconnu ce que signifiait être élu !

Etre élu ce n’est pas recevoir les clés de la maison pour cinq ans et faire ce que l’on veut de cette délégation au gré des appréciations de l’instant. Etre élu, c’est mettre en œuvre les termes d’un contrat passé avec une majorité de citoyens et rester attentif aux avis qu’elle continue à émettre quant aux conditions d’exécution de ce contrat.

Imposer, à coup de 49.3, une réforme du code du travail qui ne faisait pas partie du contrat : cela se paye. Ceux qui rappelaient que le rôle d’un pouvoir de gauche c’est de protéger le travailleur et non pas d’adapter les conditions de travail aux exigences du marché réglé par la concurrence libre et non faussée avaient raison. Le vote de dimanche le dit clairement. Ne pas les avoir entendus conduit à la sanction.

Le peuple n’a certes pas toujours raison. Mais, en démocratie, ignorer ce qu’il dit est toujours une faute. Que les élites de gauche aient oublié cela est tout à fait impardonnable.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 01:46

Hamon désigné comme candidat des socialistes, les choses vont enfin devenir très intéressantes à observer.

Au nom du rassemblement de la famille, verra-t-on D. Guillaume défendre l’abrogation de la loi travail à qui il trouvait, il n’y a guère, toutes les vertus ? Verra-t-on les candidats P .S aux législatives « assumer le déficit public » afin d’investir pour combattre la crise environnementale comme l’a dit le nouveau patron ? Verra-t-on le parti s’engager dans la défense d’un moratoire sur le pacte budgétaire européen, qui fixe la règle des 3 % de déficit public à ne pas dépasser et affronter madame Merkel ? Verra-t-on …

Ou bien allons nous entendre que, pour rassembler, il faut revenir à des propos plus modérés, plus fédérateurs, et se garder des coups de menton trop appuyés ?

Les prochains jours vont-être passionnants !
 

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