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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 11:08

Ce soir, le conseil municipal de Valence va constater l'état des emplois à la ville.

On se souvient des critiques virulents que la majorité actuelle a portées sur la politique conduite par ceux qui les ont précédés : trop de créations d'emplois, trop de titularisation de précaires !

En ce qui la concerne les choses très claires. Ce sont 45 emplois" équivalent temps plein" qui ont été supprimés, soit un peu plus de 3 % des effectifs qu'elle a trouvé en arrivant aux responsabilités, sans compter les 8 emplois de l'Epervière.

C'est 45 suppressions sont en sus des transferts de personnels à l'agglomération qui allègent considérablement les effectifs d'agents municipaux.

Belle contribution à la lutte contre le chômage !

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 07:39

Un lecteur attentif, et qui a de la mémoire, me rappelle ce que j'écrivais le 4 mai 2012. Ce n'était pas si sot !

12.096/ Avant le vote

On a tout lieu de penser que F. Hollande sera dimanche notre nouveau président.

Le paysage politique français va sortir profondément modifié de cette longue campagne électorale. De multiples questions se posent.

La gauche extrême, jusqu’ici représentée par A Laguiller et A. Besancenot, est pratiquement sortie du paysage. Réapparaîtra-t-elle ?

Le Parti communiste retrouve – via le front de gauche – une nouvelle identité, dans la mesure où il s’est allié au Parti de Gauche, rassemblement d’anciens P.S, Verts ou trotskystes de diverses obédiences. Cette union tiendra-t-elle dans la durée et résistera-t-elle face aux enjeux électoraux à venir?

Au centre, quelle conséquence aura la prise de position de Bayrou en faveur de Hollande ?

A droite, les prises de position divergentes quant aux rapports à entretenir avec le Front National et la défaite probable vont entraîner des débats qui risquent d’être houleux et on peut s’attendre à voir apparaître de nouvelles formations politiques en lieu et place d’une U.M.P en fin d’histoire ?

Comment le futur Président, qui sera élu par une majorité composite allant de l’extrême gauche au centre, majorité rassemblée plus par le rejet de Sarkozy que par de réels objectifs communs, parviendra-t-il à mettre en œuvre son programme dont certains éléments ne sont pas partagés par ceux-là même qui vont l’élire ?

Quel sera le poids politique et social d’un Front national qui semble désormais une composante durable de la vie politique française ?

Enfin, quels seront les futurs développements de la crise et comment va se structurer le mouvement social qui exprimera les revendications et les attentes des catégories sociales qui ont été malmenées sous Sarkozy ?

Les mois à venir risquent d’être chauds. Ils seront évidemment intéressants à vivre.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 01:33

Nicolas Daragon est passé dans la catégorie des cumulards de classe exceptionnelle.

Maire, Président d’agglomération, Vice-président du conseil général, conseiller régional (à vocation vice-présidentielle sans doute) pour ne parler que des casquettes principales auxquelles il faudrait ajouter quelques couvre-chefs annexes fournis par des présidences « secondaires » : aéroport, tourisme….

Assurer tout cela de manière sérieuse relève de la performance sportive.

Mais , chacun le sait, on ne peut pas être toujours au top.

Les effets de ce cumul n’ont pas tardé à se faire sentir. Le président de l’agglo n’a pas été en mesure d’assurer la direction de la séance du conseil communautaire de Jeudi dernier dans sa première partie. Le conseiller régional était en effet retenu inopinément à Lyon et le président de l’agglo n’a pu rejoindre son poste qu’en milieu de séance.

Certes, la loi sur le cumul des mandats va l’aider à s’alléger un peu mais, en choisissant la région contre le département, il n’est pas certain qu’il fasse le choix le plus pertinent en termes d’efficacité.

Une suggestion – à défaut d’un conseil : à courir trop de lièvres à la fois, on risque un jour de tous les perdre.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 02:17

Le conseil communautaire avait à se prononcer hier soir sur le programme d'ouverture des magasins le dimanche. J'ai argumenté mon vote contre de la manière suivante.

Cette délibération commence par une antiphrase : « La loi Macron, sans remettre en question la règle du code du Travail…. » Un tel propos ne manque pas de sel ! Il n’est en effet pas besoin d’être très attentif aux débats publics pour savoir que la remise en cause des règles du code du travail est l’objectif poursuivi par une certain nombre de dispositifs dans lesquels la loi Macron a toute sa place.

On voudrait nous faire croire que les règles protectrices des droits des salariés sont des obstacles à la lutte contre le chômage. Ne soyons pas naïfs, la déréglementation favorise la précarité sans garantir l’emploi. Le magasin Virgin des Champs-Élysées avait généralisé le travail du dimanche. Il est passé de 407 emplois en 1991 à 237 en 2005, et il a fini par fermer ses portes.

Il ne faut pas être dupe de l’argument selon lequel seuls les volontaires travailleront le dimanche. On sait très bien que des pressions s’exerceront sur les récalcitrants. Tous les syndicats se sont prononcés contre les ouvertures e dimanche.

On nous dit que ces ouvertures doperont l’économie.

Ne soyons pas naïfs : ce n’est pas l’offre qui favorise la demande. C’est le niveau du pouvoir d’achat. On ne consomme pas plus parce qu’on peut consommer 7 jours sur 7 plutôt que 6 sur 7. Or, avec des salaires bloqués depuis des années, avec un smic maintenu à son étiage minimum, il est bien clair que la consommation des ménages s’étalera sur quelques jours d’ouverture de plus mais n’augmentera très certainement pas en volume.

Par ailleurs, ces ouvertures nouvelles se feront au détriment des petits commerces et en faveur de la grande distribution. En effet, le coût des ouvertures nouvelles : frais de chauffage, d’éclairage, salaires, etc. pèsera sur les budgets des petits commerces de façon significative sans garantie pour eux d’un accroissement des recettes. Il n’est pas certain qu’ils aient beaucoup à y gagner.

Plus des deux tiers des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, nous dit-on, certes, amis à condition que ce ne soit pas eux-mêmes qui travaillent, selon un sondage de novembre paru dans le Parisien/Aujourd'hui en France, le mois dernier.

76% pensent que cette loi "renforce la société de consommation", 73% qu'elle "banalise le dimanche", 61% qu'elle exerce "une nouvelle pression sur les salariés" et 60% qu'elle est "dangereuse pour les petits commerces".

Pour toutes ces raisons, et en ajoutant que la loi Macron autorise l’ouverture des magasins le dimanche mais n’en fait pas obligation, je voterai contre le calendrier qui nous ait proposé.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 10:17

« Comment réconcilier les citoyens avec la politique ? » C’est à cette épineuse interrogation que le président d'Anticor, Jean-Christophe Picard, et le député de l’Aisne, René Dosière, spécialiste des dépenses de l’Etat, ont essayé d’apporter leur réponse, mardi 15 décembre, lors d’une discussion organisée par l’Institut d’éthique contemporaine à la mairie du Xe arrondissement de Paris.

« La première chose à faire pour réhabiliter la politique est de lutter franchement contre la corruption et faire la promotion des pratiques vertueuses.» Il faut arrêter avec « le recyclage des élus défaillants ou corrompus », avance-t-il. Ainsi qu’avec la discipline de vote dans les formations politiques afin de « redonner leur liberté aux élus ». Sans oublier de mettre fin au système de « recasage des femmes, époux, fils ou filles de.» Surtout quand les cadres desdits partis ne se recrutent plus que dans des cercles fermés, comme le souligne le député René Dosière : « Ce système qui veut que le recrutement du personnel politique se fasse dans un vivier de jeunes gens ayant commencé à vivre très tôt de la politique confère une vision de la société assez particulière. »

En conclusion, René Dosière cite Charles Peguy qui écrivait dans Notre Jeunesse : « Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique ». Car selon l’élu, c’est là que réside le fond du problème : « Les responsables politiques doivent retrouver le sens de l’intérêt général, tout comme ils doivent faire de la politique en tirant les idées vers le haut...

(d'après une note de Marianne2)

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 07:22

Le code électoral a de ces bizarreries !

Dans la Drôme, la gauche arrive en tête au deuxième tour avec 37,10 % des voix. Elle enverra quatre élus siéger au conseil régional.

La droite, en seconde position, avec 35,89 % aura 7 élus.

Le Front national avec 27,01 % en aura 3.

Un élu de gauche représentera 19 556 électeurs drômois (78 213 voix/4)

Un élu de droite 10 809 (75 669 voix / 7)

Un frontiste 18 978 (56 935 voix /3)

C’est probablement un énarque qui a inventé ce système !

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 03:32
Front républicain

Le front républicain a bloqué le Front National : certes !

Le maintien de Jean-Pierre Masseret (PS) dans l’Est n’a pas pour autant permis un succès frontiste.

Le prix à payer pour un front républicain à sens unique en apparait d’autant plus exorbitant.

Outre que ce front républicain conduit à la disparition pure et simple de toute représentation de la gauche dans les deux grosses régions concernées, il contribue à laisser supposer que, à tout prendre, il y a, entre la droite et le P.S, suffisamment de connivences pour qu’un électeur « de gauche » puisse déposer « sans état d’âme » un bulletin de droite dans l’urne. Il n’était sans doute pas utile d’illustrer de cette manière là jusqu’où le virage social-démocrate du P.S peut conduire.

Cette posture? qui relève plus d’une attitude moralisante (et non pas morale) que politique, ne règle d’ailleurs rien. En approchant les 7 millions de voix (6,8 millions) et en progressant significativement entre les deux tours, le Front National démontre qu’il a désormais une assise solide dans le pays.

C’est d’un sursaut politique de la part de la gauche dont notre nations a besoin. Pas de compromis tactique aux objectifs douteux.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 12:51

Nos amis socialistes se réjouissent du résultat de J.J Queyranne sur la ville de Valence. La liste passe en effet devant celle qui était conduite par le maire, chef de file de la droite.

Y a-t-il vraiment lieu de se réjouir ?

Entre les deux tours, la droite progresse plus que la gauche qui, en pourcentage ne fait que retrouver au second son score global du premier.

Au premier tour l’ensemble des voix de la droite dite « républicaine » (Wauquiez + Debout la France + 100% citoyen) était en effet de 6416 ce qui représentait 36,87 % des exprimés.

Au deuxième tour ce total se porte à 8505 voix soit 40,31 % des exprimés.

La progression est de 2089 voix et 3,44 %.

La gauche ( Queyranne + Cukierman + Kohlhass + Gomez) rassemblait au premier tour 7219 voix soit 41,48 %. Au deuxième tour elle progresse de 1615 voix et atteint 41,87 % soit + 0,39 % par rapport au premier tour.

Le Front National 3622 et 20,82 % au premier tour. 3758 voix et 17,81 % au second soit une progression de 136 voix et une régression de 3,01 %

Il y a eu 3698 suffrages supplémentaires au deuxième tour. La droite en a pris 56,48%, la gauche 43,67 %.

Si donc la liste Queyranne précède bien la liste Wauquiez de 329 voix, cela ne signifie pas une réelle mise en difficulté du maire qui progresse plus que la gauche entre les deux tours.

Droite et extrême droite s’affichent à 58,12 % dans notre ville !

Ca mérite une réflexion approfondie plutôt que des congratulations mal venues.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 01:45

La droite emporte la région.

Dans la Drôme, la liste de JJ Queyranne passe en tête et le Front National régresse en pourcentage.

Même situation à Valence où la gauche est en tête, ce qui représente objectivement un échec pour le maire qui était chef de file de la droite dans le département.

Pour autant, n'oublions pas cette réalité : au second tour on élimine et au premier tour on choisit. Si les drômois et valentinois ont choisi d'éliminer la droite et l'extrême droite au second tour en plaçant la gauche au premier rang, il reste que, à l'heure du choix, au premier tour, ils avaient placé la droite en tête dans la ville chef lieu et le Front national dans le département.

Observons aussi que le pourcentage des partis de gauche réunis n'a que légèrement progressé au deuxième tour dans le chef lieu et légèrement régressé dans le département.

C'est cette réalité là qu'il faut que la gauche affronte.

Le rejet du Front national ne peut pas servir durablement de fonds de commerce. Comment amener les citoyens à faire le choix de la gauche ?

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 19:43

Décidément, N. Daragon ne comprend rien à la laïcité.

Dimanche dernier, le maire de Valence a participé à un débat organisé par l’iman de Valence à la mosquée. « Je vais me faire gronder par les laïcards d’avoir pris la parole dans un lieu religieux » aurait-il déclaré, selon la presse qui rend compte de cette réunion. Propos sans fondements qui témoigne, de sa part, d’une incompréhension – feinte ou réelle – de ce que demandent les laïques, que la plus élémentaire des courtoisies devrait lui interdire de nommer laïcards

Nous n’avons jamais fait grief à personne de participer à des débats. J’ai moi-même, sur invitation du même iman, participé en Juin dernier à une soirée qui avait pour thème la laïcité et j’ai partagé une pizza – dont l’iman a bien voulu préciser qu’elle était hallal – à l’issue de cette rencontre.

Ce que nous contestons, c’est la présence d’un représentant de l’Etat républicain laïque à des cérémonies religieuses ou des activités explicitement religieuses, pas à des débats avec les religieux, quels qu’ils soient.

Le compte rendu précise que l’iman a invité ceux qui le souhaitaient à assister à la prière qui a eu lieu après le débat. Je suppose que monsieur le maire ne s’est pas joint à cette activité confessionnelle. S’il l’avait fait, il aurait contrevenu à ses devoirs d’élu républicain. En participant à un débat (sous réserve évidemment du contenu de ses propos que je ne connait pas) il est resté dans son rôle.

Qu'il ne soit pas capable - apparemment - de faire la distinction entre les deux attitudes est pour le moins préoccupant.

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