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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 01:54

Le vote pour l'élection de trois vice-présidents supplémentaires (voir ci dessus ma note du 3 février) n'a pas donné le résultat attendu.

On pouvait en effet penser que la direction "Les .Républicains" , rejointe par le P.S au plus haut niveau ( la candidate à l'un des postes de vice-présidente étant la 1ère secrétaire fédérale, unique députée de gauche du département) ferait valider sans difficulté, et à une large majorité, la cogestion droite/gauche de l'agglomération. (L'élection de trois vice-présidents encartés P.S ne peut pas être interprétée autrement que comme une cogestion assumée par les uns et les autres.)

Le vote se faisant à bulletin secret, aucune pression d'aucune sorte ne pouvant être exercée sur quiconque, les trois candidats P.S n'ont finalement réuni que 43 voix des 104 conseillers présents ou représentés participants au vote. (46 voix pour l'un des trois) .61 votants ont mis un bulletin blanc ou nul dans l'urne.

S'il est une élection mal acquise c'est bien celle où le candidat unique ne recueille qu'à peine plus de 40% des suffrages. Un tel résultat doit faire réfléchir tout le monde. Une majorité des élus représentant les communes, et qui ne se réclament, pour la plupart d'entre eux , d'aucun des deux partis "majoritaires", ne veut pas (ou plus) de ces combinaisons d'appareil : on se fait élire en opposition lors des élections municipales mais une fois délégués à l'agglo, les oppositions tombent et on cogère.

Voter des propositions que l'on approuve parce qu'on les trouvent pertinentes même si elles viennent du concurrent est une chose. Gérer en commun après s'être fait élire en opposition en est une autre.

Le message de la majorité des élus de l'agglomération est clair : il faut de la cohérence dans les prises de position.

Réconcilier les citoyens avec la politique passe, sans aucun doute, par un effort collectif en ce sens. Nos amis du P.S pour qui cette élection est manifestement un échec, devront y réfléchir.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 02:07

Lorsqu’il est accusé de « faire une fleur » à la société Fonroche en lui vendant 2,6 hectares de terre agricole pour faire des sondages géothermiques alors qu’elle n’a besoin que de 4 000 m2 et devant l'affirmation qu'une location serait plus adaptée dans l’attente du résultat des recherches (voir ci-dessous note du 4 janvier), le maire présente une défense totalement indigente et prend de toute évidence les Valentinois pour des imbéciles. (voir D.L du 3 février)

La vente plutôt que la location : c’est pour faire de la trésorerie ! Qui peut croire ça ?

La vente à 24 euros du m2 : c’est le prix d’un bâtiment industriel (sic) alors qu’on parle d’une parcelle de terre agricole qui va devenir constructible puisqu’il faudra bâtir un équipement technique.

Si le forage est infructueux Fonroche restituera le terrain à la ville et le rendra à sa vocation agricole ! Qui peut croire qu’une entreprise ayant investi sans succès céderait un terrain constructible dont elle est propriétaire après avoir fait, en plus, les frais de sa remise en état initial ? Le compromis de vente précise que le terrain ne peut servir qu’à la géothermie : le maire ignore-t-il qu’il existe une procédure d’avenant qui permet de modifier un contrat ?

Si le forage est infructueux – ce que je en souhaite pas pour l’avenir de l’approvisionnement énergétique des Hauts de Valence – j’entends déjà le discours qui sera tenu : l’entreprise a investi sans succès et donc à perte. Il est logique qu’elle se rattrape sur la revente d’un terrain constructible qui est sa propriété. La ville ne souhaite pas la mettre en difficulté en exigeant le retour des 2,6 hectares à leur vocation agricole.

On prend les paris !

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 02:33

Demain jeudi, le conseil communautaire de l’Agglomération va être invité à élire trois nouveaux vice-présidents.

Il semblerait que les trois candidats proposés par le président, par ailleurs maire de Valence et vice président (L.R) du conseil régional, soient trois élus socialistes parmi lesquels madame le maire de Bourg-de-Péage, par ailleurs députée et 1ère secrétaire fédérale du parti socialiste.

Certes, l’élue en question a approuvé le périmètre actuel de l’agglomération (que le président contestait fermement au cours de la campagne des municipales avant de l’accepter joyeusement une fois élu), elle a approuvé l’élargissement de ce périmètre à 14 nouvelles communes, elle a voté le budget 2015, il n’est donc pas anormal que, premier magistrat de la quatrième ville de l’agglomération (en population) elle en rejoigne l’exécutif.

Pour autant, que la principale responsable du P.S dans le département devienne vice-présidente d’une instance présidée par un représentant éminent du parti de Nicolas Sarkozy ne peut pas être considéré comme quelque chose de tout à fait normal.

Opposés au conseil départemental, mais associés à la gestion d’une agglomération qui regroupe pratiquement la moitié de la population du département (215 000/490 000), Il sera désormais extrêmement difficile d’objecter à ceux qui pensent que P.S et L.R ne sont que deux avatars d’une même politique qu’ils se trompent.

Voilà encore quelque chose qui va très certainement aider à ce que les citoyens se précipitent demain dans les bureaux de vote pour exprimer des choix « clairs » !

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:59

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 26 janvier 2016.

.... / L’état d’urgence n’est pas une procédure de prévention mais une procédure de gestion de crise que l’Etat doit utiliser pour faire face, ce sont les termes de la loi de 1955, à un « péril imminent » ou une « calamité nationale ».

Le « péril imminent » ne se confond pas avec le risque même très élevé d’attaques terroristes. La prévention de ces futures, malheureusement probables, attaques repose sur le travail policier et judiciaire dans le cadre du droit ordinaire. Si le droit ordinaire ne suffit pas, malgré l’accumulation de lois anti-terroristes depuis trente ans, il faut le renforcer et je suis très favorable au futur projet de loi renforçant les pouvoirs de police et du parquet.

Face au djihadisme, la République doit se défendre et avoir les moyens de se défendre.

L’année 2015 a marqué un tournant et nous devons tous sortir d’une certaine naïveté. La menace n’est pas conjoncturelle mais permanente. Par leur ampleur, par leur frontalité, ces attaques n’ont rien de comparable avec les vagues de terrorisme que nous avons connues (terrorisme d’extrême gauche, iranien, libyen ou des islamistes algériens).

Ce n’est pas la procédure d’état d’urgence, qui est avant tout une procédure de maintien de l’ordre, qui va mieux protéger les Français.

Au final, la seule bonne raison de prolonger l’état d’urgence, c’est la politique de la trouille. Non pas la peur légitime d’être frappé mais la trouille de devoir se justifier au lendemain d’une attaque terroriste.

Face à la politique de la peur, face à la culture de mort des djihadistes, la vie doit l’emporter, la vie doit reprendre. Ce mot d’ordre est valable pour les Français comme pour les pouvoirs publics. L’état d’urgence, comme l’opération Sentinelle, ne doivent pas constituer des choix sans retour. La priorité doit être donnée à la sécurité réelle des Français, moins à la gestion psychologique et aux effets de communication.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:00

Ceux qui voudraient effacer la loi de 1905, ou tout au moins la réformer en profondeur, développent parfois des arguments tout à fait spécieux fondés sur une totale méconnaissance des réalités historiques. Ainsi, lors d’une interview à propos de la sortie d’un livre son auteur déclare : L'islam n'a pas participé à la création de cette loi, pour la simple et bonne raison que cette religion était quasiment inexistante à cette époque. Est-ce qu'on ne pourrait pas réfléchir à une sorte de remise à plat en profondeur avec les représentants de l'islam ?

La loi de 1905 n’est pas un compromis négocié entre l’Eglise catholique et l’Etat républicain. La laïcité-1905 n’est pas une péripétie dans la longue histoire des conflits entre l’Eglise et l’Etat péripéties qui aurait aboutit à un compromis historiquement daté. Elle est le moment où la représentation nationale, par un acte de pleine souveraineté, de manière unilatérale, traduit dans un texte législatif un choix fondamental sur l’organisation de l’Etat qui rompt avec la situation qui avait été, elle, négociée entre Bonaparte et la papauté.

Ce choix s’appuie sur des principes et des valeurs : liberté de conscience, autonomie de l’individu, égalité des citoyens devant la loi commune, etc…etc.. qui ne se négocient pas.

Il n’y a pas plus de raison aujourd’hui, à propos de la définition et de la mis en œuvre de laïcité, de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit qu’il n’y en avait en 1905.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 21:01

Le maire de Valence, élu conseiller régional, a démissionné de son mandat de conseiller départemental. Son remplaçant a donc pris son siège à l’assemblée départementale.

Pris son siège ? Enfin… pas tout à fait !
Nicolas Daragon était quatrième vice-président chargé de l’économie.

Dans le numéro de Janvier de la revue municipale (numéro préparé en décembre avant même l'élection de N.Daragon au conseil régional), celui qui avait vocation à le remplacer est présenté comme étant lui-même 4ème vice-président chargé de l’économie. Cette annonce était faite alors même que la démission du titulaire n’était pas effective et que l’assemblée n’avait installé son successeur.

Or, patatras, le 25 janvier, jour de l’installation du nouveau conseiller, l’assemblée élit un 4ème vice-président qui n’est pas celui que certains attendaient. Le remplaçant du démissionnaire prend son siège mais pas son titre ni sa fonction.

L’annonce du bulletin municipal de janvier était elle une erreur de montage du journal, un coupé collé malheureux, le maquettiste en changeant le nom de l’élu ayant oublié de changer la fonction, ou bien le vote du 25 janvier est-il un couac dans les rangs de la majorité (LR) du conseil départemental, une mauvaise manière faite au représentant valentinois ?

On pourra vivre sans connaître la réponse, mais ce serait amusant de savoir.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 11:31
Fêter le 14 juillet

Le maire de Valence motive sa décision de relocaliser le feu d’artifice du 14 juillet en centre ville par des motifs économiques : « nous savons que bars et restaurants seront pleins…nous voulons que les gens fêtent vraiment le 14 juillet et que nos commerces fonctionnent. »

La fête nationale au service de la consommation dans les bars ! C’est un point de vue…. On peut ne pas le partager.

Le maire voudrait par ailleurs renouer avec la tradition et qu’un bal organisé par les pompiers anime le champ de mars.

Pourquoi pas ? Les soldats du feu, en attendant, apprécieraient sans doute que N. Daragon, intervienne auprès de son ami le président du conseil départemental et les soutienne dans leur action pour empêcher la suppression annoncée de 18 postes de pompiers professionnels dans le département.

Sauvons les postes d’abord, on dansera après !

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 11:16

La dernière livraison de "Manière de voir", une publication du "Monde diplomatique", intéressera tous ceux que questionne la montée du fait religieux dans le monde.

Sous le titre "L'emprise des religions", ce numéro, présent en kiosques, analyse, cartes à l'appui, la dynamique des grandes religions qui prétendent à l'universalité. Il illustre comment ces religions se mêlent directement à la vie politique, tentent de régenter les sociétés et d' influencer le pouvoir à défaut de le détenir directement.

Numero utile pour comprendre le monde d'aujourd'hui et ses soubresauts.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 22:50

Grande opération de communication, conduite avec professionnalisme, que la cérémonie des vœux de la municipalité à la population valentinoise : écran géant présentant en boucle les grandes réalisations de l’année, exposition, sono tonitruante, buffet copieux, orchestre …

Le discours d’usage du maire a été conforme aux canons du genre. En gros : vous êtes formidables, nous avons tout fait bien et nous ferons mieux encore. Quelques omissions : on annonce la baisse de la masse salariale comme si c’était le nec plus ultra d’une bonne gestion des deniers publics sans dire évidemment (on ne va pas se tirer un balle dans le pied) que c’est au prix de la suppressions de dizaine d’emplois et de la privatisation de certains services (ce qui coûte plus cher à la collectivité que des emplois). Quelques coups de griffes discrets mais réels aux prédécesseurs qui ont augmenté les impôts, alourdi la dette (de 70% ose-t-il dire sans peur du ridicule) et ne pensaient qu’à leurs intérêts partisans (Cela on ne le dit pas en clair mais on dit qu’on va changer les choses en faisant passer l’intérêt commun avant tout. Sous entendu : ce n’était pas le cas avant).

Le discours fait par ailleurs clairement apparaître l’usage très « utilitariste » - et pour tout dire « lobbyiste » - que le maire fait de ses mandats.

Quittant le conseil départemental pour cause de cumul, il se vante d’avoir obtenu pour Valence 14 millions d’euros d’engagements de la part du président, soit deux fois ce qui était obtenu précédemment. Compte tenu du fait que le budget global des dotations du C.D n’augmente pas, ce « doublement putatif » des subventions se fait évidemment au détriment d’autres parties du territoire départemental. Or, un conseiller départemental est chargé de gérer un département de façon équilibré non d’obtenir pour sa ville d’origine un quota majoré de dotations.

Conseiller régional, il dit qu’il utilisera son poste de vice-président pour défendre les intérêts de Valence. Un conseiller régional n’est pas le lieu où doivent s’affronter des intérêts locaux mais où doit se penser l’équilibre d’un territoire.

Parlant de l’agglomération qu’il préside, il annonce la création d’un Palais des Congrès sous la responsabilité de cette agglo et il ajoute aussitôt que ce palais sera bien sûr implanté à Valence. Mettre l’agglomération au service de la ville centre n’est certainement la finalité majeure de la coopération intercommunale.

Certains se sont réjouis d’entendre ces propos. Ils étaient sans doute nécessaires pour justifier le cumul des mandats sollicités et obtenus par le maire de Valence : soyez rassurés, partout il travaille pour sa ville. Il n’est pas certain que, dans la durée, cela fasse une bonne politique au service du territoire.

Un discours d’usage est un exercice difficile. Celui que je viens d’entendre apparaît bien comme le discours qu’un élu local tient à ceux qu'il considère è à tort - comme sa clientèle.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 00:57

Si j’ai bien compris l’entourloupe qui se prépare sur le droit du travail, on peut la résumer de la façon suivante : la loi restera une référence mais un contrat négocié dans l’entreprise pourra venir modifier les conditions d’application de la loi.

La loi fixe les principes : nature du contrat de travail, durée légale du travail, égalité des hommes et de femmes etc. Mais, à propos de la durée du travail par exemple, la loi, pourra aussi "déterminer les conditions dans lesquelles les conventions et accords collectifs peuvent retenir une durée différente". L'accord d'entreprise pourrait donc, dans un certain nombre de cas, devenir la norme prioritaire. "Les accords de branche ne doivent plus empêcher chaque entreprise d'adopter ses propres règles", a ainsi déclaré Manuel Valls lors de la remise du rapport Badinter.

Si, à l'avenir, le contrat pouvait, dans certains cas, déterminer les conditions d’application de la loi, ce serait un des principes républicains majeurs qui s'écroulerait : l’égalité de tous devant la loi.

Ce serait un changement majeur dans l’organisation sociale, désormais livrée au seul rapport de force car, qu’est-ce qu’un contrat, sinon le constat d’un certain état du rapport de force entre les partenaires sociaux ?

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