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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:29

« Pour les sœurs qui m’avaient demandé de les tenir au courant l’ouverture de l’auto-école aura lieu le 22 inchallah. Avec bien sûr comme promis une salle de code réservée aux femmes el hamdoulilah » a-t-on pu lire dans la presse de Villefranche. Dans une interview au quotidien Le Progrès, la gérante de l'auto-école explique que l'ouverture de cette salle n'est "pas pour des raisons religieuses", mais qu'en tant que commerçante, elle répond à une demande de "beaucoup de femmes, de toutes origines confondues".

Michèle Vianès présidente de l’association « Regards de femmes », répond. (extraits)

C'est important de réagir, et je crois que maintenant c'est indispensable. Cela fait plus de dix ans que je le dis : il faut réagir à chaque fois. Cette stratégie en tenaille des islamistes fonctionne à tout-va, on avance un pion, on fait régresser les droits de femmes, car c'est là l'objet, et on attend des réactions. Si personne ne réagit, on va plus loin.

Aujourd'hui, nous sommes dans l'inversion totale du féminisme et des combats féministes. L'objectif, c'est l'égalité en droit, devoir et dignité des femmes et des hommes. Il n'y a pas de droits spécifiques pour les femmes, ni de droits spécifiques pour les hommes. Une fois qu'on vit dans la cité, qu'on est en démocratie, on est un sujet de droit. On n'a pas à dire, parce qu'on est de telle origine, de tel sexe ou de telle religion qu'on peut avoir des droits différents. C'est là le fondement. Tous ces combats menés par les générations féministes qui nous ont précédés, c'est ceci : on est sur l'égalité. Là, ce n'est pas du tout le cas. On est sur une séparation, un apartheid sexué entre les femmes et les hommes, et une séparation entre les femmes avec les bonnes musulmanes, les pudiques, les pures, etc. Et les autres. On n'est plus du tout dans l'universalisme, dans le fait que toutes les personnes, quelles que soient leur origine, leur ethnie, leur couleur, leur sexe ou leur religion ont les mêmes droits.

Le vrai racisme, c'est de ne pas reconnaître aux femmes de confession ou de filiation musulmane d'avoir accès au droit universel. On est dans ce qu'on appelle ce relativisme culturel où, suivant le lieu où l'on est né ou les origines des parents, on n'aurait pas les mêmes droits, on n'aurait pas accès aux Lumières et aux droits pour lesquels nous nous sommes battus et pour lesquels des associations comme la nôtre, Regards de femmes, continuons à nous battre.

Ces combats ne sont pas du tout anecdotiques, ils sont fondamentaux. Chaque fois qu'il est question d'empêcher ou de séparer les femmes des hommes et les femmes entre elles, on est sur de la régression, on n'est plus sur l'égalité.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:47

On tue un homme, on est un assassin.

On en tue des milliers, on est un conquérant.

On les tue tous, on est un dieu.

Edmond Rostand;

La douleur d'autrui est supportable.

proverbe rwandais.

Exergue du roman de Tierno Monémembo , l'Aîné des orphelins, Seuil

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 16:42

J’ai de la peine pour mes collègues professeurs de collège.

Ils sont invités à mettre en place des E.P.I : enseignements pratiques interdisciplinaires

Selon la définition qu’en donne le site officiel du ministère ces enseignements : « Mobilisant au moins deux disciplines, ils permettent de construire et d'approfondir des connaissances et des compétences inscrites dans les différents programmes d'enseignement. Ils s'appuient sur une démarche de projet et conduisent à une réalisation concrète, individuelle ou collective. »

Certains exemples d’EPI donnés par le ministère de l'éducation laissent rêveurs.

En 5èm : Les tours de grande hauteur dans la ville, une solution pour un développement durable ?

En 4èm : comment vivre sur Mars ? ou Mon carnet d’entrainement personnalisé de

demi-fond

En 3èm : Le corps projectile : mouvement, force et énergie

Le temps de ces « enseignements » interdisciplinaires, sera pris sur les enseignements classiques réduits d’autant. La logique sous-jacente de ce dispositif est que, les élèves s’ennuyant dans les cours classiques, il faut enseigner autrement et mettre en place des EPI plutôt que des heures de cours construisant les connaissances de base.

L’interdisciplinaire prenant le pas sur le disciplinaire, il n’est pas certain que la réussite scolaire en général ait beaucoup à y gagner et que les élèves les plus en difficulté aient beaucoup à attendre de ce type de stratégie.

Mais qu’importe. Il n’est peut-être pas très utile d’investir dans la formation des jeunes lorsque le chômage de masse reste la perspective acceptée. Ceux qui doivent réussir réussiront malgré les EPI !

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 23:15

E. Macron est de ce genre d’individus qui contribuent à donner de la politique la pire des images.

Voilà un homme, ministre prétendument de gauche, conduisant une politique qui n’est, en fait, que la mise en œuvre, au niveau national, des orientations libérales fixées à Bruxelles ; qui se fait pour cela applaudir par le Medef (lequel déclare à qui veut l’entendre qu’il fut un bon ministre de l’économie) et qui quitte le bateau, à six mois de l’échéance électorale au cours de laquelle il parait peu probable que les Français ne sanctionnent pas une pratique qui ne ressemble en rien à ce pourquoi ils avaient porté la gauche au pouvoir. Il n’aura pas ainsi à défendre le bilan des promesses non tenues.

En cela, Il ne témoigne pas d’un grand sens des responsabilités et tout donne à croire que son sens de l’intérêt général n’est pas non plus le plus aiguisé. Je roule pour moi.... le reste.

Le président Hollande pensait avoir trouvé en lui l'homme qui assurerait le succès de son mandat : tragique erreur de casting. Un chef d’Etat doit savoir juger les hommes. Si Macron ne fait pas preuve de beaucoup de loyauté envers Hollande, Hollande n’a pas fait preuve de beaucoup de perspicacité en faisant de lui son ministre.

Pauvre "gauche" et pauvre France d'avoir des dirigeants pareils.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 10:43
Crise du lait

Institués au milieu des années 80, les quotas laitiers qui ont disparu fin mars 2015. Aucune limitation au volume de production n’a plus été posée. Conséquence immédiate : la production de lait a augmenté en Europe : + 2% en moyenne, mais 13% de plus en l'Irlande, un peu plus de 1% en France.

Or, la consommation de lait baisse en France. Selon les chiffres publiés mardi 17 mai 2016 par le Syndicat national du lait de consommation, Syndilait, les Français ont consommé environ 51 litres en moyenne chacun en 2015. A comparer aux 61 litres absorbés par an et par habitant en 2003. Soit une évaporation de 15 % du bidon de lait hexagonal sur cette période.

La production augmentant et la consommation se réduisant, le prix du lait a inévitablement chuté. Les éleveurs français vendent aujourd'hui leur production moins cher qu'elle ne leur coûte. Il est évident que la situation n’est pas tenable pour eux.

Faut-il revenir à une régulation autoritaire du marché avec le rétablissement des quotas ?

Nos « libéraux » au pouvoir en Europe ne doivent pas aimer cette perspective. Mais y en a-t-il une autre sauf à faire disparaître de nouvelles exploitations agricoles ? En 10 ans, plus d’un tiers des exploitations laitières ont déjà disparu

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:49

Il est peut-être temps de relire (ou lire) La Boëtie

Ceux qui n'ont jamais connu la liberté « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n’auraient fait que par contrainte. La première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c’est qu’ils naissent serfs et qu’ils sont élevés comme tels. »

« On ne regrette jamais ce que l’on n’a jamais eu ».

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 08:13

Les islamistes sont adroits. L’affaire des « burkini s» en est une belle preuve.

En effet, en vertu de quoi peut-on interdire à quelqu’un de se jeter à l’eau dans la tenue qui lui plait : en bikini, en maillot une pièce, en jean, tout habillé, avec un chapeau sur la tête et ses sandales aux pieds ? Il n’y a pas, jusqu’à nouvel ordre, un règlement qui fixe la tenue vestimentaire que l’on doit adopter. (A l’exclusion des comportements qui seraient des outrages aux mœurs. On ne peut se baigner nu que dans les espaces autorisés à cette pratique.)

Pour autant, il est clair que, dans le contexte actuel, l’apparition des tenues de bains islamiques sur nos plages relève manifestement de la provocation. Le burkini n’est pas une tenue comme les autres. C’est un manifeste destiné à rendre visible et tangible, dans l’espace public, une interprétation du statut de la femme qui ne peut pas exposer son corps.

Accepter que ce type de pratique se développe – et s’impose à certaines femmes – ce serait cautionner ce statut et accepter sa légitimité. Les islamistes ont imposé cette vision là où ils ont pris le pouvoir ; ils essaient aujourd’hui de la faire progresser partout où ils le peuvent. Il y aurait démission de la part des démocrates à laisser se développer, comme si elle était désormais « inévitable » cette vision des choses au nom de la conception de la liberté individuelle qui est à l’œuvre dans notre république

Droit des individus contre défense des principes républicains, la forme de la réponse la plus judicieuse est difficile à trouver.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:17
Lecture de rentrée

Georges et Azouvi rappellent comment, depuis le décret Poinsot-Chapuis de 1948 jusqu’à la loi Carle de 2009, en passant par les lois Debré de 1959 et Guermeur de 1977, la République n’a cessé de détricoter la laïcité scolaire, mise en place de 1882 à 1886, et proclamée dans le Préambule de la Constitution de 1946. Le Conseil constitutionnel a apporté son concours à ces manœuvres de sape, notamment en inventant, en 1977, le « principe constitutionnel du respect du caractère propre des établissements privés sous contrat »

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 10:38

L’Observatoire de la laïcité 26/07, dont j’apporte aujourd’hui le salut à vôtre congrès national, est né de l’inquiétude d’un certain nombre de citoyens Drôme/Ardéchois devant les entorses, multiples et répétées, aux principes fondamentaux de la laïcité dont se rendent coupables, dans l’exercice de leur fonction, certains élus républicains de nos départements dont la fonction devrait, au contraire, les engager à une grande vigilance et une extrême rigueur dans ce domaine.

Ces entorses, dont on nous explique souvent, pour tenter de les justifier, qu’elles relèvent d’une tradition -- je pense, par exemple, à la présence es qualité des autorités civiles aux cérémonies de la sainte Barbe ou de la sainte Geneviève – ou de la simple courtoisie : présence des mêmes aux fêtes de l’anniversaire du Bouddha ou à la rupture du jeûne lors du Ramadan – ces entorses, qui en réalité procèdent la plupart du temps d’un pur et simple opportunisme électoral, participent à la tentative qui se développe aujourd’hui de réinstaller le religieux au sein de la vie civile. L’archevêque de Rouen n’a-t-il pas récemment, au cours d’une cérémonie religieuse d’hommage à une victime du terrorisme que la France avait eu tort de tenter d’écarter le religieux de la vie civile" On a essayé de mettre la religion uniquement dans la sphère privée et c'est une erreur " a-t-il précisément dit dans son homélie.

Les vaincus de 1905 – et leurs nouveaux amis -n’ont pas renoncé à prendre leur revanche et tentent de retrouver la place dont les a privé le choix fait par les républicains il y a maintenant un peu plus d’un siècle – choix désormais inscrit dans notre constitution - de faire de la laïcité, c’est-à-dire de la stricte indépendance de la sphère publique à l’égard de toute forme d’expression religieuse, un des principes de base de l’organisation de notre communauté nationale.

« Les religions chez elles et l’Etat chez lui » : ils sont encore nombreux ceux qui n’admettent pas ce principe simple qui seul peut garantir un vivre ensemble harmonieux dans des sociétés de plus en plus diverses et j’oserai dire de plus en plus métisses.

A l’échelle de l’histoire la laïcité est une idée jeune. Nous aurions tort de croire qu’elle est devenue quelque chose d’admis ou même tout simplement de compris par le plus grand nombre. Au cours des nombreux contacts que, depuis notre création, nous avons entretenus avec des publics très divers : maison des jeunes, universités populaires, associations citoyennes, maisons de quartier, élus… nous avons pu mesurer l’Ignorance globale qui est celle de beaucoup d’acteurs de la vie publique de son histoire et de ce qu’elle est authentiquement. Elle est l’objet de contresens tragiques. Un des plus courants aujourd’hui est de la penser comme l’obligation faite à l’Etat de faciliter la liberté religieuse alors que c’est bien la liberté de conscience que proclame la loi de 1905, liberté qui ne s’épuise pas dans la seule liberté de pratiquer la religion de son choix, mais postule l’égale dignité des athées, des agnostiques et des croyants, égalité que l’Etat doit reconnaître et faire respecter en n’accordant à personne quelque privilège que ce soit qui serait fondé sur une reconnaissance de fait de l’utilité publique de quelque forme de religiosité que ce soit.

Le temps du Concordat et du régime des religions reconnues qui recevraient des financements publics doit être définitivement révolu. Nous sommes de ceux qui dénoncent et qui dénonceront toutes les velléités de restaurer ce type de pratiques ou de statut sous des formes directes ou masquées. Chacun ici voit à quoi je fais allusion.

La laïcité n’est pas non plus l’œcuménisme comme on voudrait trop souvent donner à la croire en prenant acte de la volonté de présence de plus à plus affirmée du religieux dans l’espace publique ; L’œcuménisme est l’affaire des religions. L’affaire de la laïcité est ailleurs. Elle n’est pas religion. C’est elle qui rend possible l’exercice des religions, de toutes les religions, dans le cadre d’une société apaisée.

Alors, que faire ?

Dans un contexte rendu difficile pour le projet laïque par un contexte international et national extrêmement préoccupant, les amis de la laïcité doivent retrousser les manches.
Ils doivent d’abord débattre entre eux pour dépasser les divergences d’appréciation qui apparaissent parfois dans l’analyse de certaines situations, divergences que leurs adversaires communs ne manquent pas d’exploiter et qui fragilisent les conditions de défense de principes dont la mise en œuvre nous paraît la condition d’organisation d’une société respectueuse des convictions de chacun tout en permettant la coexistences des diversités.

Ils doivent ensuite relancer le travail d’éducation populaire, ce que nous tenons de faire avec nos conférences, groupes de travail…

Vous ne m’en voudrez pas, de rappeler ici, ce qui constitue pour vous tous, pour nous tous, une évidence. Dans ce combat pour défendre et promouvoir la laïcité, il y a une tâche essentielle qui est la lutte contre tous les obscurantismes. Condorcet nous a tracé la voie : Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaines auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d'utiles vérités ; le genre humain n'en resterait pas moins partagé en deux classes, celle des hommes qui raisonnent et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves». L’exercice concret de la liberté réside en effet dans cet acte fondamental qui consiste à n’être déterminé par aucune volonté extérieure qui nous dicterait un comportement. Une conduite, fut-elle juste, si elle est adoptée par obéissance à une loi imposée est le contraire de la liberté. La servitude, même volontaire, est, et reste, une servitude. Seul l’exercice permanent de la raison, dont chacun est porteur, peut conduire à l’autonomie de penser et d’agir et donc faire d’un être un être libre. La liberté ne peut pas faire l’économie de l’exercice d’une pensée qui interroge, qui questionne, qui débat et qui fait des choix.

Le mouvement libre penseur s’inscrit évidemment dans cette dynamique.
Je suis heureux de lui apporter le salut de notre modeste association en vous souhaitant bon et fécond congrès.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:42

L’annonce de la possible nomination de Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation de l’islam de France soulève un certain nombre de questions.

La plus fondamentale me semble être celle-ci : Est-ce à l’Etat d’organiser le financement des lieux de cultes d’une religion, quelle qu’elle soit ?

Pour moi, la réponse va de soit : c’est non. Si la puissance publique mettait le doigt dans un tel processus, ce serait la fin d’un principe fondamental de la laïcité exprimé par V. Hugo : L’Eglise chez elle, l’Etat chez lui.

Que l’Etat contrôle le respect par les religieux et les religions des principes de la République, c’est son rôle. Il n’a pas à aller au-delà.

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