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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 11:02

Le 7 avril dernier, 800 agents du Département, tous syndicats confondus, ont manifesté devant puis dans les locaux du conseil départemental. Ils dénoncaient l’absence de dialogue social dans le projet de plan d’économies proposé par la majorité de Patrick Labaune, ainsi que la destruction à venir du service public

Visiblement cette action n'a pas suffi. Les syndicats représentatifs des personnels du Conseil départemental : CGT, CFDT, FO, UNSA adressent aujourd'hui au président Labaune la lettre pétition suivante :

Monsieur le Président du Conseil départemental de la Drôme,

Vous avez fait le choix de limiter le dialogue social en passant en force sur les sujets tels que la suppression de nombreux postes dans les services, dégradant dans le même mouvement nos conditions de travail et le service rendu aux Drômois.

Nous, agents du département, vous demandons de revoir vos positions sur :

- La suppression de nombreux emplois dans notre collectivité,

- la question de la dégradation de nos conditions de travail,

- la baisse programmée de la qualité du service public.

Témoins des effets destructeurs des premières mesures déjà appliquées dans nos services et soucieux de défendre nos missions nou vous alertons sur les conséquences de choix politiques qui impactent également les Drômois en termes de santé, de sécurité et de protection.

Les agents manifesteront à nouveau le 31 mai devant l'hôtel du département.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:49

Sans majorité à l’Assemblée nationale, soulevant une opposition sociale déterminée, le projet de loi travail divise profondément le pays. La bataille de légitimité fait rage et aucune sortie de crise ne se dessine. Les péripéties de la journée d’hier ne sont pas à la hauteur d’une crise qu’on ne peut réduire à un affrontement entre la CGT et le gouvernement.

Jean-Luc Laurent, député (MRC) du Val-de-Marne et Christian Hutin, député (MRC) du Nord, ont écrit au Président de la République pour lui demander d’organiser un référendum législatif au mois de septembre. Les Français sont adultes et le référendum constituerait une sortie de crise par le haut. Pour tout le monde, opposants comme partisans du projet de loi.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008 et l’adoption de la loi organique d’application en 2013, la Constitution rend possible un référendum d’initiative partagée entre les parlementaires (1/5 des 925 parlementaires sont nécessaires) soutenus par des citoyens (1/10ème du corps électoral). En utilisant cette procédure, les parlementaires ont l’occasion de reprendre la main sans attendre la décision du Président de la République. MM.Laurent et Hutin ont donc adressé un courrier à l’ensemble des parlementaires demandant de soutenir un référendum dans le cadre du nouvel article 11.

Jean-Luc Laurent précise: « L’article 49 al. 3 fait partie du problème, l’article 11 al. 3 fait partie de la solution. Majorité, opposition, convaincus ou adversaires, nous allons prendre contact avec l’ensemble des groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur présenter notre démarche et les convaincre de la soutenir. »

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 11:48
Négocier !

Un avis de Martin Luther King à méditer en ces jours de conflit

Aucun problème ne se résout si l'on attend que Dieu seul s'en occupe

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 16:49

Alors que le projet de loi « Travail » secoue la France entière et qu’il est difficile aujourd’hui d’imaginer quelles seront les portes de sortie, Emmanuel Macron, vient verser un peu d'huile sur le feu.

Dans un entretien aux Echos, hier, il déclare : "Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l'entreprise". L’inversion de la hiérarchie des normes ne vaudrait donc pas seulement pour l’organisation du temps de travail mais aussi pour la détermination des rémunérations. "Oui. Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l'entreprise à d'autres domaines que le temps de travail » dit le ministre. "Plus on ira vers l'entreprise, plus ce sera efficace."

Et pour faire bonne mesure il ajoute : 'Ayez une préférence pour l'investissement et l'emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires ! »

D’où on nous l’a sorti celui-là ?

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 11:10
Pour la Paix

La conférence internationale sur le Proche-Orient, à l'initiative de la France, aura bel et bien lieu le 3 juin à Paris et le secrétaire d'Etat américain John Kerry y sera présent

Pour Manuel Valls, "cette conférence internationale est utile parce qu'elle doit créer les conditions, demain, d'un cadre dans lequel Palestiniens et Israéliens se parlent directement. Parce que, aujourd'hui, c'est le statu quo".

"Le statu quo est une bombe à retardement, a-t-il insisté, et parce que nous sommes amis d'Israël et des Palestiniens, nous considérons qu'il faut la paix". "Nous ne le faisons pas dans le dos des Israéliens ou des Palestiniens, mais nous le faisons avec la volonté de rétablir un dialogue équilibré entre les deux autorités, entre les deux gouvernements, pour aboutir (...) à la création de deux Etats, un Etat israélien, un Etat palestinien", a ajouté le Premier ministre.

Le M.R.C se félicite de cette organisation. J.L Laurent indique dans un communiqué :

Le vote du représentant de la France à l’UNESCO en faveur d’une résolution mettant en cause l’action d’Israël dans la Vieille Ville de Jérusalem n’a pas simplifié la tâche du gouvernement français.

Le Proche-Orient apporte rarement des bonnes nouvelles et il est difficile d’être optimiste. Pour autant, il ne faut pas renoncer et laisser pourrir un processus de paix mort en 2000. Plus de quinze années de fausse médiation américaine, entrecoupée d’épisodes guerriers, ont fait reculer comme jamais l’espoir de la paix.

La France ne se propose pas de remplacer le médiateur américain mais propose de revenir à une approche multilatérale de ce conflit. En 2014, une première initiative française était mort-née en quelques semaines, mais cela ne doit pas décourager notre diplomatie de faire entendre une voix indépendante, une voix de paix qui accompagne les deux camps sur le chemin de la
sécurité et de la justice

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 12:16

Personne ne sait encore pour quelles raisons l’Airbus d’Egyptair reliant Paris au Caire s’est abimé en mer.

Ce qui est certain par contre c’est que, dans les premières 48 heures après l’accident, les médias, tout en affichant : « toutes les hypothèses restent ouvertes » se sont efforcés de valider auprès de l’opinion sur l’idée qu’il pouvait s’agir d’un attentat : émissions spéciales mettant en avant le contexte géo-politique, interrogations sur les conditions de sécurité à Roissy, etc… Certains se sont même étonnés de l’absence de revendication de cet « attentat » et ont fourni des analyses de cette absence.

Depuis que l’hypothèse d’un incident mécanique semble se dessiner, l’affaire du crash a disparu des écrans médiatiques. Le sujet est relégué en fin de journal télévisé et il a carrément disparu de la presse écrite.

Pendant quelques jours, une sorte de stratégie pour entretenir la peur autour du terrorisme, puis, passage au fait divers.

De quoi méditer – une fois de plus - sur le rôle des médias.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:54

Dans un entretien avec des catholiques de gauche français rapporté mercredi 2 mars par l'hebdomadaire La Vie, le pape parle de laïcité:

"La France doit devenir un Etat plus laïc" dit-il.

De quoi parle-t-il exactement ?

Il juge la laïcité française "incomplète", c'est parce qu’elle "résulte parfois trop de la philosophie des Lumières, pour laquelle les religions étaient une sous-culture. Et la France n'a pas encore réussi à dépasser cet héritage". "Une laïcité saine comprend une ouverture à toutes les formes de transcendance, selon les différentes traditions religieuses et philosophiques. La recherche de la transcendance n'est pas seulement un fait, mais un droit".

Où le pape a-t-il vu, lu ou entendu que la laïcité française interdisait la recherche de la transcendance ? Chacun, pour ce qui le concerne, recherche ce qu’il veut, quand il veut, ou il veut. La République garantit à tous la liberté de conscience. Mais l’organisation de l’espace commun n’a pas à s’ouvrir à cette forme de recherche, pas plus qu’à n’importe qu’elle autre.

Oui, la laïcité résulte bien, en partie, de la philosophie des Lumières et c’est sans doute de ne pas être suffisamment fidèle à cet héritage qu’elle se fragilise parfois. A cet égard, la laïcité « complète ou saine» que nous suggère François 1er, celle qui devrait dépasser son héritage, ce serait la négation pure et simple de la laïcité. La volonté de l’Eglise catholique est en effet de retrouver toute son influence sur la société civile et de réinstaller Dieu dans la vie publique. Les paroles de Jean-Paul II à l’occasion d’un discours au parlement européen en 1988, peu avant la chute du mur de Berlin, disaient clairement cette intention que les laïques ne sauraient méconnaître : « Toutes les familles de pensée de notre vieux continent devraient réfléchir à quelles sombres perspectives pourrait conduire l'exclusion de Dieu de la vie publique, de Dieu comme ultime instance de l'éthique et garantie suprême contre tous les abus du pouvoir de l'homme sur l'homme

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 10:40

...Et c'est l'occasion de juger de l'application de la réforme des collèges sur pièce.

L'Enseignement Pratique Interdisciplinaire invitant à travailler sur l'électrocution de Claude François a suscité un amusement et une consternation légitimes. Ce manuel de l'éditeur Bordas ne faisait pourtant que respecter l'esprit de la réforme. Tout comme cet exercice consistant à transformer en lettre un sms incompréhensible, même pour les élèves. Quand des agrégés qui confectionnent les manuels essaient de parler comme des jeunes, essaient de trouver des activités tirées de leur vécu, cela donne des pages navrantes: exercice de maths sur le nombre de smileys utilisés, exercice de "speed-reading", étude de "punchlines" du rappeur Youssoufa comparées aux épigrammes antiques, comparaison entre Hector et un joueur du PSG pour appréhender la notion d'héroïsme...Les manuels ont été fabriqués pour respecter le contenu des nouveaux programmes mais également les nouvelles modalités de l'architecture pédagogique qui nous viennent du monde anglo-saxon: le spiralaire, le curriculaire, le transdisciplinaire.

Le Spiralaire. Les programmes sont organisés en spirales pluriannuelles….Les attendus en termes de savoirs et de savoir-faire ne sont plus fixés sur une année calendaire, mais s'échelonnent sur un cycle de trois ans. Le premier intérêt n'est pas d'ordre pédagogique. Il consiste surtout à empêcher le redoublement, que la Cour des Comptes a évalué, en s'appuyant sur un rapport du Haut Conseil de l'Education, à 1,6 milliards d'euros par an. Chiffre hasardeux. Il n'y a plus d'échec, la réussite est juste différée et remise à plus tard. Des enseignants y trouvent leur compte: si une notion n'est pas traitée, il n'y a plus de problème, on part du principe qu'elle sera revue…. On renonce à évaluer la mémorisation, la culture, la mobilisation de savoirs.
Le Transdisciplinaire s'inscrit dans cette logique de compétence. Au travers des EPI, dont on sait maintenant qu'ils se feront aux dépends de l'horaire disciplinaire, et dont les enseignants ne sont plus dans les textes que les "animateurs". L'interdisciplinarité peut être utile, elle ne peut cependant devenir la clef de voute du système scolaire. De Vinci l'affirmait: deux arcs de faiblesse ne font pas un arc de force. Elle consiste à réduire les connaissances à leurs aspects immédiatement pratiques mais surtout à les subordonner à une tâche…. dans un relativisme abolissant le temps et le genre: dorénavant, un élève de 5ème aura vu dans un panachage qui donne le tournis: Ulysse, Mandela, des héros du Trône de Fer, du Seigneur des Anneaux, Usain Bolt, Roland. La production attendue ? Elaborer une bande-annonce pour un film de super-héros. Les élèves ne doivent pas s'ennuyer.
La logique est de susciter l'intérêt des élèves pour les enrôler dans une tâche complexe, dans une logique de projet collectif. La Ministre de l'Education a ainsi déclaré: " Les EPI feront la part belle au travail d'équipe, à l'expression orale, à la conduite de projet...Toutes ces compétences si recherchées sur le marché du travail et trop peu développées par notre collège(1).

Le curriculaire. " Le curriculum s'intéresse donc à la totalité et à la réalité du cursus des élèves sur l'ensemble des années de scolarité ainsi que sur l'ensemble des enseignements qu 'il est appelé à suivre. Il offre souvent matière à un travail local, à des négociations, qui sont autant de possibilités pour que les acteurs s'en saisissent. (2)" La fin de cet extrait est très intéressant: la finalité est bien l'adaptation à chaque élève et à chaque territoire, préoccupation louable s'il s'agit de partir d'une analyse fine de la réalité pour amener à un haut niveau d'exigence. Il s'agit plutôt d'adapter ce qui est attendu de l'élève en fonction de ce qui peut être espéré d'un élève-type de ce territoire. Lors d'une interview récente sur BFM TV, la Ministre de l'Éducation a eu recours à un élément de langage nouveau: "les singularités territoriales ». Un élève du "département de la Normandie » (sic) ne sera pas intéressé par l'enseignement de l'Allemand par exemple. Parce qu'il en est éloigné. C'est une rupture d'égalité entre les enfants de France, à qui il sera donné selon la catégorie CSP de leurs parents. Et en effet, qu'est-ce qu'un élève de collège classé Réseau D'Education Prioritaire pourrait faire du Latin ? Il s'agit bien d'adapter l'offre éducative à la sociologie des habitants des territoires, on comprend alors pourquoi l'académie de Paris a pu elle, maintenir les classes bilangues. Contrairement à celle de Normandie. L'approche curriculaire permet de prétexter la construction de parcours individualisés et personnalisés, alors qu'il s'agit d'assigner à résidence les élèves dans un misérabilisme qui est devenu une marque de fabrique de ce gouvernement. On comprend qu'il soit à l'origine de l'idée de faire chanter un rappeur pour le centenaire de la bataille la plus meurtrière de la Grande Guerre, le jeune-type fantasmé est un auditeur d'Ado FM incapable de s'intéresser à autre chose. Abaissons nous, ne l'élevons surtout pas.

Tribune de Fatiha Boujahlat secrétaire nationale du MRC

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:39

Ainsi, « Nuit Debout – Valence » est allé demander des comptes au maire quant au partenariat que la ville entretien avec la Société Générale.

Pour être intervenu sur ce sujet lors du dernier conseil municipal (voir ma note du 17 avril) je ne peux que me réjouir de ce que des citoyens estiment utile de poser à leur tour cette question.

La réponse que fait Nicolas Daragon est parfaitement indigente : La ville a des difficultés financières et ne va pas refuser les 5 000 euros de la Société Générale. Depuis Vespasien, qui taxait les urinoirs publics, on sait bien que l’argent n’a pas d’odeur. Mais tout de même ! Accepter de l’argent de la banque qui organise l’évasion fiscale et, en contrepartie « valoriser la visibilité de la Société générale sur les supports de communication de la ville » témoigne d’un certain cynisme et de peu de scrupule.

En contestant ce partenariat, ce n’est pas l’honorabilité du personnel local de la Société Générale que l’on met en cause, c’est un appel à un peu de cohérence et, osons le dire, à un peu de moralité dans la gestion « compagnonnages » que développe en notre nom l’équipe municipale en place.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 16:55

Le Dauphiné Libéré du jour consacre une page à la journée « portes ouvertes » organisée par la mosquée « Le discernement » de Valence.

J’ai relevé deux propos, prêtés à l’iman, qui mériteraient précisions et commentaires.

La France est un état laïc mais les politiques locaux devraient faciliter l’exercice des cultes.

Doit-on rappeler l’article 2 de la loi de 1905 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Si la République garantit la liberté de culte elle n’a à en faciliter aucun. Respecter le principe constitutionnel de laïcité c’est intégrer cette donnée.

Les radicalisés ne passent pas par les mosquées. Des radicalisés, je n’en ai jamais vu. En revanche, des rejetés oui, il y en a.

D’accord sur le constat de la réalité de l’existence des rejetés, mais « pas vu les radicalisés » ? A-t-on bien regardé où il fallait ?

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