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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 11:34

Le conseil constitutionnel publie tous les trois jours la liste nominative des élus (maires, députés, conseillers régionaux ou départementaux) apportant leur parrainage à un candidat à la présidentielle.

Le dernier état donne les scores suivants pour les élus de la Drôme : Fillon : 10 parrainages ; Macron 9 ; Arthaud 5, Mélenchon 4 ; Asselineau 4 ; Cheminade 2 ; Le Pen 1.

A 10 jours de la date limite des dépôts cette liste, qui va nécessairement évoluer, mérite quelques observations.

Il y a 367 communes dans le département. Si on ajoute les parlementaires et les conseillers départementaux ou régionaux ce sont plus de 400 parrains possibles. 35 seulement se sont manifestés. C’est peu !

Par ailleurs on note l’absence de parrainage se portant sur B. Hamon. Cela ne signifie pas que les élus socialistes ne parraineront pas leur candidat, mais cela témoigne, au moins, d’un manque d’empressement à le faire.

Enfin, Monsieur Asselineau, homme politique bien connu de tous, recueille autant de signatures que Mélenchon ! On aimerait connaître sa recette.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:46

Conférence publique

Thème : Chrétiens pour l’école laïque

Mardi 7 mars à 18h 30 – Salle Haroun Tazieff

Maison des sociétés – Rue St Jean à Valence

Par Madame Cabotte-Carillon, présidente du CEDEC

(Chrétiens pour une Eglise dégagée de l’enseignement confessionnel)

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:40

Quand on est candidat à la présidence de la République, c’est-à-dire qu’on prétend devenir le garant des institutions, est-il bien raisonnable d’organiser – ou de faire organiser – une manifestation dont l’objet est bien – quoi qu’on en dise – de contester une décision de justice ?

Comme l’écrit le syndicat de la magistrature dans un communiqué : « Dans un Etat de droit, la puissance publique se soumet au droit, à des normes hiérarchisées, contrairement à un pouvoir arbitraire. Parmi ces normes, il y a la loi pénale, votée par les représentants du peuple ; elle réprime les comportements que la collectivité décide d’interdire. Et c’est au nom du peuple français que la justice est rendue. »

On peut agir pour faire changer la loi, Il y a des procédures prévues pour cela,.Mais appeler le peuple à contester l’application de la loi, c’est appeler le peuple à agir contre lui-même. C’est s’engager dans une voie dangereuse et mettre en péril un des fondements de la démocratie.

Qu’un homme politique, qui passait plutôt pour être plutôt mesuré, puisse s’abandonner à ce genre de pratique montre bien que la tentation du pouvoir peut faire perdre le bon sens. Le pire n’est jamais loin du meilleur.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 12:07

Vers quelle société nous acheminons-nous ?

Les autoroutes ont été privatisées de fait.

Les contrôles de vitesse - et donc le constat des contraventions - vont être confiées à une société privée.

Deux nouvelles voies de TGV vont être gérées par une société privée. La SNCF va devoir payer pour pouvoir faire rouler ses trains. Pendant cinquante ans, Vinci assurera la gestion des 300 km de voies sur la ligne Paris Bordeaux. Le tronçon Le Mans –Rennes sera lui confié à Eiffage. L'opérateur du TGV s’est engagé à faire circuler 18 trains quotidiens pour assurer à Vinci 250 millions de revenus par an.

A quand l’extension de ce principe à l’ensemble des voies du réseau existant ?

Les géants du BTP vont-ils mettre en coupe réglée le déplacement ferroviaire et routier en France ?

Les candidats à la présidentielle ont-ils un avis sur le sujet ? On aimerait le connaître.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 10:32

Fillion a-t-il enfreint la loi en rémunérant généreusement les membres de sa famille avec des fonds publics ? Je n’en sais rien. La justice le dira un jour.

Par contre ce que l’on peut dire avec certitude c’est que ce certains appellent son courage et qui n’est, en réalité, que de l’entêtement, probablement stérile au final au regard de ses objectifs, pourrit complètement la campagne des présidentielles.

Qu’il ait tort ou raison sur l’usage qu’il a fait des fonds mis  à sa disposition pour rémunérer des assistants, il n’en reste pas moins qu’il est aujourd’hui parfaitement incapable de présenter des propositions politiques et de se faire entendre en dehors du cercle de ceux qui le soutiendraient jusqu’en enfer s’il y en avait un. Il se réduit à l’impuissance et plombe la campagne de son parti.

Mais, plus largement il plombe aussi la campagne tout court dans la mesure où tous les commentaires sont focalisés sur ses problèmes judiciaires bien plus que sur les options politiques en jeu dans cette élection.

La démocratie demande qu’il y ait un débat contradictoire sur les propositions des candidats. Pour le moment, à sept semaines de l’élection et à moins de quinze jours de la clôture des candidatures on n’en est pas là.

Il y a de l’irresponsabilité dans l’air.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:18

Alain Bentolila est connu pour ses travaux relatifs à la maîtrise de la langue orale et écrite chez les élèves de l'école primaire et les jeunes adultes. Sous le titre « L’école contre la barbarie » il vient de publier un ouvrage dans lequel il présente des propositions pour l’école de la République.

Je n’ai pas encore lu ce livre, mais l’article que l’auteur a donné dans l’hebdomadaire Marianne m’incite à le faire. Je relève dans cet article quelques phrases qui me semblent marquées au sceau du progressisme laïque. « L’école apprendra à tous ses élèves que c’est la liberté d’interpréter personnellement chacun des textes sacrés qui différencie définitivement une religion d’une secte…. L’école dira à ses élèves que chacun est libre de croire ou de ne pas croire en Dieu, mais qu’en tout état de cause la spiritualité se nourrit de la liberté d’exégèse et de la résistance à l’utilisation perverse des textes religieux. » Présentant les grands textes sur lesquels se fondent les religions : « l’enseignant expliquera que ces superbes récits ne sont pas écrits pour relater exactement l’Histoire et qu’en aucun cas ils ne doivent être utilisés pour édicter des règles de vie fondées sur des modèles archaïques.»

Enfin : « La laïcité commença le jour où les hommes décidèrent collectivement d’imposer leur pensée au monde ; le jour où, ne se contentant plus de contempler passivement l’œuvre de Dieu, ils se donnèrent l’ambition d’interpréter, de transformer le monde et surtout de lui donner un sens social et spirituel par la force partagée du verbe. »

  1. éditions. 200 Pages, 14,95€
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:05

Dans une élection « normale », au premier tour on choisit, au second on élimine.

La présence au second tour de Marine Le Pen, annoncée comme quasi certaine, conduit à fausser complètement le déroulement du premier. On entend de plus en plus de propos qui consistent à orienter le vote non pas au regard des propositions des candidats – qui deviennent totalement secondaires - mais en fonction de leur capacité supposée à faire barrage à la représentante de l’extrême droite.

Stéphane le Foll, porte parole du gouvernement dit qu’il ne sait pas s’il va voter Hamon. Hollande, Valls et consorts sont aux abonnés absents. Cohn-Bendit déclare : "Il n'y a pas d'idéologie Macron, c'est un Ovni politique qui vient d'arriver en France, peut-être qu'en ce moment il apparaît comme la meilleure solution…Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70%-30%, je vote contre Marine Le Pen".

Les démocrates devraient-il se résoudre à voter non pour ce qu’ils croient mais par peur de ce qu’ils craignent ?

Pauvres de nous.

Ceux qui ont mis le pays dans cette situation ont pris une responsabilité majeure face à l’histoire.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:59

La démocratie chancelle quand le pouvoir monte à la tête de ceux qui l’exercent ou prétendent l'exercer  (Un citoyen inconnu)

La démocratie est une technique qui nous garantit de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons. Georges Berard Shaw


 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:15

On sait que, en application du concordat de 1801 qui n’a pas été abrogé en Alsace-Moselle, c’est le président de la République française qui nomme l’archevêque de Strasbourg. Il est le seul chef d’Etat au monde à jouir encore de ce «pouvoir ». Concrètement, le président de la République propose trois noms, Rome choisit l’élu et, s’il est d’accord, c’est le président français qui, au final, officialise l’investiture du prélat par un décret publié au journal officiel.

Le nouvel évêque de Strasbourg, cautionné par le Président, ancien évêque aux armées, n’est pas un personnage qui sue le progressisme. Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, Mgr Ravel avait suscité une polémique en écrivant dans le bulletin de l’Aumônerie militaire catholique des Armées « Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies […] D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. » « L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bien pensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. »

Un prêtre professeur de théologie a été élu à la présidence de l’Université de Strasbourg.

Un évêque de « choc » va diriger le diocèse !

Les laïques alsaciens sont légitimement inquiets.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:20

En France on est citoyen avant d’être juifs, catholiques, musulmans, bouddhistes, agnostiques ou athées. La République ne connaît que des personnes souveraines, libres de leurs convictions, et ne reconnaît pas les communautés comme constitutives de la Nation française.

On s’étonne donc de la présence au diner annuel du CRIF de nombreuses personnalités censées représenter un Etat laïque, c’est-à-dire neutre au regard des appartenances religieuses : le président de la République, les présidents des deux chambres du Parlement et plusieurs ministres et trois des candidats à l’élection présidentielle : François Fillon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon.

Une telle présence assume le risque d’être interprétée comme la reconnaissance d’une association et des principes qu’elle porte, principes qui l’opposent clairement à d’autres communautés qui, de ce fait, peuvent légitimement se sentir discriminées. On regrette cette prise de risque.

« L’antisionisme n’est rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme, c’est la haine des juifs » a redit dans son discours le président du CRIF. C’est une prise de position politique. Le sionisme est en effet une idéologie qui paraît bien incompatible avec une autre phrase prononcée par le président du CRIF dans ce même discours présentant ce repas comme « un moment d’unité républicaine où les acteurs de la République se retrouvent autour d’une même table, dans une convivialité, chaque année renouvelée. »

L’antisémitisme est un crime. Il doit être combattu comme tel.

L’antisionisme est une position politique.

Assimiler l’un à l’autre introduit une confusion qui ne facilite pas la réflexion et la recherche de solutions justes dans les problèmes qui se posent au Moyen-Orient.

On regrette que des autorités laïques prennent le parti de cultiver cette confusion

Seul le respect d’une stricte laïcité, qui reconnait à chacun le droit à sa particularité, mais qui ne cultive et ne met à l’honneur rien de ce qui sépare les hommes, peut permettre une vie commune apaisée.

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