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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:22

Le Parlement a voté hier, sans tambour ni trompette, le projet de loi Carle.

Voici le texte d'un communiqué de presse qui dit très bien le sentiment des laïques sur cette loi. Ligue des droit de l'homme (section de la réunion).  
Le vote de la loi CARLE est un nouvel exemple de l'obstination avec laquelle les gouvernants actuels cherchent à détruire ou à fragiliser les bases du vivre ensemble démocratique que sont la laïcité, les services publics et le réseau de proximité des collectivités territoriales dont nous avons tant besoin à La Réunion.

Obliger les communes à financer la scolarisation d'élèves dans le secteur privé en dehors même de leur territoire, c'est un nouveau cadeau à l'enseignement privé, une négation de toute différence entre service public pour tous et entreprise privée d'éducation, un pas vers le chèque éducation destructeur d'école publique et, pour couronner le tout, un « contre-transfert » vers les ménages et les collectivités qui en ont le moins besoin.

La Ligue des droits de l'Homme  constate que même la faillite du tout-marchand ne décourage pas les démolisseurs de service public et que les préférences religieuses affichées jusqu'au sommet de l'Etat continuent à heurter frontalement le principe constitutionnel de laïcité de la République.

La LDH appelle la représentation nationale ainsi que les parlementaires de La Réunion à revenir au respect des règles et des valeurs qu'ils ont pour mission de protéger.


Le Conseil constitutionnel devrait être saisi de ce texte préalablement à sa promulgation

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 12:19

Les 30-31 décembre 2009 et 1er janvier 2010, une association : "Mad in France" organise, au Parc des Expositions de Valence, un événement qui est présenté comme " un univers totalement décalé faisant place à la fête, l’humour, l’art et les spectacles dans un cadre sain et une morale chrétienne. " Le titre de cet événement est " Born to be a light ".


Un tour sur Internet par l’entrée " Born to be a light " nous conduit sur le site d’une association " Viviers-jeunes " qui présente l’initiative de Valence et parle ainsi d’elle-même :

Voici en bref comment nous concevons notre action :

L´évangélisation des jeunes, dans l´unité des Eglises chrétiennes : catholique, réformé et évangélique. Ce sont des rencontres chrétiennes, proposées aux jeunes âgées de 15 à 25 ans en questionnement ou en cheminement spirituel. Il s´agit d´annoncer sans détour l´Evangile de notre Seigneur Jésus-christ et de proposer aux jeunes de prendre des engagements dans leur vie de chrétien (conversion). Au cours des rencontres (2 ou 3 jours) les jeunes reçoivent un enseignement de qualité basé sur la Parole de Dieu. L´espace est laissé également à des temps d´ateliers leur permettant de s´interroger et de partager sur un thème plus précis de la foi

 
L’organisation d’un tel événement ne me poserait aucune question – chacun est libre de militer pour ses convictions - si cette association ne s’était pas ainsi adressée à la mairie de Valence : " Pour que ce projet puisse être mené au mieux, la participation de la ville de valence sera aussi nécessaire pour soutenir nos 150 bénévoles : voici la liste de nos attentes... "

L’événement prévu est manifestement construit autour d’un projet de prosélytisme religieux cette fois appuyé, sinon masqué, par un prétexte festif et musical, comme il l'était, il n'y a guère, par un prétexte sportif.  Il est tout à fait inconcevable, selon moi, que la ville de Valence participe, de quelque manière que ce soit, comme il le lui est demandé, à un événement de ce type.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 00:35

Parmi les recettes figurant au budget de la ville figure le produit des droits de mutation.


Les droits de mutation sont les taxes perçues à l’occasion de la vente de biens immobiliers.

Ils s’élèvent, pour la part municipale à 1,20 % du montant des transactions. (5% au total, répartis entre l’Etat, le département et la commune).


En Août, après huit mois d’exécution du projet de budget 2009, ces droits de mutation n’avaient produit de 45 % du montant attendu pour l’année alors qu’on devrait en être à plus de 66 % de réalisation.


Un signe de plus de la crise.Et une conséquence grave pour le budget annuel !

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 14:13

Le week-end est propice aux lectures et aux re-lectures.
Aujourd'hui j'ai retrouvé ce texte du philosophe Alain,  extrait d'une conférence prononcée en 1901, qui trouve un singulier écho dans l'actualité :


Considérons maintenant comment un État peut retomber en monarchie. Il n’y peut retomber si les citoyens ne revêtent l’âme monarchique, c’est-à-dire s’ils ne se mettent à avoir confiance. L’âme républicaine qui conserve la République sera donc justement la négation de la confiance. À partir du moment où les citoyens approuvent, les yeux fermés, tous les discours et tous les actes d’un homme ou d’un groupe d’hommes, à partir du moment où l’électeur laisse rentrer le dogme dans la politique et se résigne à croire sans comprendre, la République n’existe plus que de nom. Comme la confiance est la santé des monarchies, ainsi la défiance est la santé des Républiques.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:29

Pierre DARBOT et Christian LAVAL livre une essai singulièrement éclairant pour comprendre le neo-libéralisme qu’ils définissent comme : " l’ensemble des discours, des pratiques, des dispositifs, qui déterminent un nouveau gouvernement des hommes selon le principe universel de la concurrence ".


Les auteurs montrent pourquoi le néo-libéralisme n’est pas assimilable à un anti-étatisme dans la mesure où l’intervention de l’Etat se déploie – y compris à l’école, dans l’université ou au sein des services publiques – au service de cette logique de la concurrence.

Ils illustrent par ailleurs comment la construction européenne est inscrite, depuis l’origine et le traité de Rome, dans cette logique néo-libérale.


Darbot et Laval. La nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale. La Découverte. Janvier 2009

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:03

Chaque année, le distributeur d’électricité ERDF qui gère, par convention, les réseaux d’alimentation électriques de la ville de Valence, présente un rapport de ses activités. Conjoint avec EDF notre fournisseur


Dans ce rapport, on peut relever un certain nombre de chiffres qui " éclairent " la situation de la consommation d’électricité. Le nombre de clients soumis au tarif bleu EDF ( particuliers) a reculé de 3,1 % en 2008 (35 967), mais l’énergie vendue, exprimée en KWh s’est accrue de 10,4 %. Au total, ce sont plus de 350 000 000 de KWh (tous clients confondus, particuliers et entreprises) qui ont été vendus et facturés, soit une augmentation annuelle de 4,6 %.


La problématique des économies, s’agissant de l’énergie électrique, est ainsi posée : la demande constatée est de plus en plus forte . (A ces chiffres fournis par EDF, il faudrait ajouter les quantité vendues par d’autres fournisseur pour avoir la consommation totale des valentinois).


NB. Pour mémoire, rappelons que, le prix moyen de l’électricité dans les 12 pays de la zone euros est de 164 euros par Mwh contre 121 en France. Les italiens paient leur électricité 238 euros le Mwh (chiffres au 31.12.2007)

Notons aussi que le nombre de "gros consommateurs"; entreprises soumises au tarif vert s'est réduit de 4unités en 2008.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:00

Le SYTRAD (syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme) a été crée en 1992. Il a pour objet de traiter les déchets managers et assimilés de son secteur :  258 communes et 510 400 habitants.

 
Le choix a été fait par ce syndicat de construire trois centres de tri mécano-biologique de déchets qui permettront de séparer les déchets ménagers résiduels en quatre fractions valorisables ou ultimes : fermentescible valorisable en compost, combustible valorisable énergétiquement, matières recyclables et résidus inertes. On peut désormais voir, dans la plaine d’Etoile, à l’Ouest de l’autoroute, les constructions déjà bien avancées du centre de valorisation d’Etoile.

 
Dans sa réponse à une question du sénateur Piras, le ministère de l’environnement avait fait les réserves suivantes à propos de ces équipements : Il convient de souligner qu’une vigilance particulière doit être apportée aux investissements relatifs à des procédés de tri mécano-biologique. En effet, ces équipements, qui peuvent correspondre à des investissements importants, sont susceptibles, dans certains cas, de produire un compost qui ne pourrait pas respecter de manière régulière la norme NF 44051 définissant les exigences en matière de qualité du compost JO Sénat du 23/04/2009 - page 1010


Si tel est le cas à Etoile, le compost produit ne pourra pas être utilisé. Il devra être stocké ou incinéré ! Sans commentaires !


L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ne financera plus les équipements de ce type.

Le SYTRAD a-t-il fait le bon choix ?

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:00

Le 21 septembre, j’ai participé à la cérémonie organisée par les Arméniens de Valence pour commémorer la déclaration d’indépendance de la république d’Arménie en 1991 et le jour de la fête nationale de ce pays. Certains esprits malicieux se sont étonnés de ma présence à un événement qu’ils ont qualifié de " communautariste ".

Réflexion étonnante.

En effet, si les arméniens, comme tout peuple vivant en diaspora, peuvent évidemment être tenté parfois par le communautarisme, la cérémonie d’hier soir me paraît relever de tout autre chose. Des valentinois, français d’origine arménienne, ont voulu marquer la date de la renaissance d’un Etat Arménien indépendant, lequel Etat incarne la nation qui est celle de leurs ancêtres.

Ils se sont rassemblés le jour de la fête nationale de cet Etat. Y voir un geste communautariste me paraît d’autant plus difficile que la cérémonie s’est achevée par la Marseillaise chantée par tous les présents qui se sont ainsi ’affirmés ainsi membres de la Nation française.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 08:00

Parmi tous les outils dont dispose une ville en vue " créer du lien social ", pour reprendre une expression qui pour être à la mode exprime parfaitement ce qu’elle entend dire, les équipements et l’animation sportive constituent probablement des outils privilégiés.


En matière d’événements sportifs, Valence est sur un trajectoire qu’elle n’avait pas connu depuis longtemps : critérium du Dauphine, match international de foot américain, match de foot OM St Etienne (15 000 personnes), championnat du monde d’escalade….


Pour le reste, jugez vous-mêmes :

Nombre de clubs sportifs sur la ville : 128

Nombre de disciplines sportives pratiquées : 68

Nombre de licenciés sportifs : 21 000

Surface utile des équipements sportifs : 402 963 m2

Nombre d’aires de jeux : : 130

Nombre d’équipements (stades, piscines, gymnases) : 45

Personnels de la ville dédié au sport : 105

Montant annule des subventions aux associations sportives : 1 100 000 euros.


Valence une ville sportive ! Qui en doutait ?

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:37

Les conditions de mise en liquidation judiciaires de l’entreprise Setila obligent à se poser une question : quel est le rôle des banques aujourd’hui ?

 
En effet, voici une entreprise qui disposait d’un carnet de commandes substantiel, propre à assurer son avenir, mais qui, par défaut de trésorerie, se trouvait dans l’impossibilité d’acheter la matière première et d’assurer les salaires pendant la durée de la production. " Faute de visibilité sur l’avenir " - c’est ainsi qu’elles s’exprimaient début Août – les banques ont refusé de fournir les financements qui auraient permis le maintien de l’activité industrielle.

 
Si les banques ne servent pas à aider les entreprises dans les périodes difficiles, à quoi sont-elles utiles ? Est-ce au réseau bancaire de décider quels sont les secteurs industriels qui peuvent vivre et ceux qui doivent disparaître ?

 
Devant une telle situation et un tel comportement des banques privées, il est sans doute temps de poser la question de la reconstitution d’un réseau bancaire public qui permettra, enfin, de développer la politique industrielle, au service de l’activité et de l’emploi, dont la France est depuis longtemps privée.

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