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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:34

Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen ont voté pour le projet de loi de transparence, lutte contre la corruption, la modernisation de la vie économique et la protection des lanceurs d’alerte.

Malgré son nom à coucher-dehors, malgré cette idéologie de la transparence qui imbibe le projet, malgré son caractère fourre-tout, nous voterons pour ce projet de loi qui présente sur de nombreux sujets des avancées intéressantes.

Il est très important de donner un cadre législatif à l’activité du lobbying. Il est normal que des points de vue et des intérêts puissent se faire entendre mais il faut leur compliquer la tâche quand il s’agit de peser lourdement et systématiquement sur la décision publique. En créant un cadre au lobbying, il s’agit de rendre l’influence visible et rendre impossible la capture de la décision publique par des influenceurs professionnels.

Le poids des lobbys est un aspect de la crise politique que nous traversons. Il faut penser à tous ceux qui n’ont pas de lobbys: les citoyens qui ne se sentent plus représentés et qui voient de plus en plus la politique comme un spectacle loin d’eux, hors de prise. Remettre les citoyens au centre dépasse le cadre de la loi Sapin II et devra être un enjeu fondamental de 2017. La campagne de Bastien Faudot, candidat du MRC à l’élection présidentielle en a d’ailleurs fait une priorité.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:23

Lorsque le calme sera revenu il faudra faire une étude objective des conditions dans lesquelles les médias publics ont rendu compte de l’action contre « la loi travail ».

Il m’apparaît que l’essentiel de leur ligne éditoriale est d’accréditer l’idée que toute cette affaire n’est, finalement, qu’un affrontement entre la « méchante » CGT et le gouvernement. Même lorsque les images qui accompagnent le commentaire montrent que les drapeaux de FO, de la FSU, de Solidaires, de Sud, voire de la CFDT etc. voisinent en grand nombre avec ceux de la CGT, c’est le syndicat de Martinez qui est ciblé comme fauteur de trouble. Il s’en faut de peu qu’on lui attribue la responsabilité de la casse qui accompagne les manifestations.

Le rôle des médias publics est d’informer, de rendre compte.

Les commentaires de N. Saint-Cricq dépassent fréquemment ce cadre. On croirait entendre parfois un éditorialiste du Figaro.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 07:50

A trop vouloir prouver… on ne prouve rien.

Nicolas Daragon, dans sa diatribe à propos de la fermeture du Foyer Laïque de Valensolles cite le nom de Jacques Séguéla parmi les membres du PS qui auraient participé à une tentative de noyautage du foyer par ce parti. (Voir DL du 13 juin , page 11).

Le maire est bien mal inspiré.

D’une part parce que Jacques n’a jamais été membre du P.S, Ce que le maire n’ignore pas. (Jacques Séguéla a été 19 ans conseiller municipal de Valence et ses affiliations ont connues)

D’autre part parce ce que, adhérant au FLV depuis 1970, il y a certes assuré de nombreuses fonctions bénévoles : responsable du secteur enfance, animateur du ciné-club et même vice-président et président .. mais a cessé d’exercer des responsabilités directes depuis plusieurs années.

A vouloir se dédouaner complètement de ses propres responsabilités sur les autres, tous les autres sans distinction, le maire montre qu’il ne connait pas la situation du Foyer laïque aussi bien qu’il voudrait bien le faire croire

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:06
Histoire de trains

Un ami "m'accusait" l'autre jour de devenir mono-maniaque et de ne plus écrire que sur la laïcité.

Le dernier numéro de la revue "Etudes drômoises", la revue du patrimoine de la Drôme, devrait le rassurer : je reste curieux de beaucoup d'autres choses.

La revue publie en effet deux articles de ma plume : un article repris d'un numéro plus ancien sur l'arrivée du train à Valence et un autre, original, sur la création de la ligne de chemin de fer Nyons- Pierrelatte par Valréas.

Bonne lecture à lui !

(Revue disponible à Valence : maison de la presse, Librairie Notre Temps, librairie la Procure, le Magenta (rue Châteauvert)

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 10:52

Pourquoi la chanson de la cérémonie d’ouverture de l’euro était-elle en anglais ?

Pourquoi parle-t-on de « fan zone » et non d’espace pour amateurs ?

Pourquoi les roumains ont-ils marqué sur pénalty et non sur « coup de pied de réparation » ?

Pourquoi les italiens parlent-ils de « Calcio » et nous de « football » ?

Les français ont un complexe pour leur faible maîtrise des langues étrangères. Qu’ils utilisent donc la leur chaque fois qu’ils le peuvent !

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 11:30

Le bilan de Nicolas Daragon en matière de fermeture d’équipements à vocation d’activité sociale commence à s’étoffer sérieusement :

Valence plage fermé dès son arrivée aux affaires ; le Centre de loisirs associé à l’école Ravel ; la garderie du grand Charran ; le site de congrès de l’Epervière (10 postes supprimés) ; l’école Buisson fermée et transférée, ... Aujourd’hui c’est le foyer laïque de Valensolles qui ferme ses portes (15 suppressions d’emplois).

La seule perspective d’ouverture est celle d’une maison pour tous dans la basse ville, mais comme cette ouverture se fera « à moyens constants », c’est-à-dire par suppression des personnels dans les structures existantes, il est difficile de considérer qu’elle constituera un plus pour l’animation globale de la ville. Tout au plus une délocalisation !

Son programme électoral disait : " les subventions destinées au tissu associatif seront recentrées sur les associations valentinoise qui agissent au quotidien". Nous n’avions pas vraiment compris le sens du mot « recentré.»

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:11

Le quartier de Valensolles a une histoire.

C’est le premier quartier de Valence ayant vocation à accueillir une population ouvrière. La loi Loucheur de 1928 vise à permettre aux ouvriers d’accéder à la propriété pour la première fois, l’Etat leur prêtant à faible taux. La création de l’Office d’habitation à bon marchés (HBM) contribue à la mise en œuvre de cette loi. La construction de la « Cité jardin » autour de la place Jules Algoud peut commencer : un grand immeuble locatif de 44 appartements voit le jour, appelé la « Grande Maison », ainsi que 42 maisons particulières. Le quartier se développe autour de ce noyau initial.

En 1961, se crée une association - adhérente à la F.O.L - qui se fixe pour but de promouvoir la pensée laïque, d'établir un lien entre les familles et l'école et de prolonger l’œuvre scolaire en promouvant l'éducation populaire.
Depuis sa création, le Foyer laïque de Valensolles a joué un rôle essentiel dans le quartier.
Il est à l’origine de la construction de la MPT de Valence Sud où il s'installe en 1982, et de la création du parc Paul Mistral. Il anime la vogue annuelle du quartier (unique quartier à développer cette fête collective). Il suit les équipes de foot de l'AS Valensolles. Il met en œuvre un soutien scolaire de qualité. Il développe tout un programme de conférences, ciné-club, théâtre, débats ....

En 1971 il s’est adjoint un club des anciens.

La gestion d’un tel ensemble est devenue complexe. Les bénévoles de l’association ont éprouvé des difficultés à l’assumer et les municipalités successives n’ont pas joué le rôle qui aurait du être leurs dans le soutien et l’appui qu’elles devaient leur apporter. L’abandon de l’affiliation à la F.O.L n’a pas aidé à la résolution des problèmes.

L’actuelle municipalité a donc opté pour une solution radicale : laisser pourrir une situation qui conduit à la mise en liquidation de l’association qui devrait cesser ses activités demain.

Au-delà du gâchis de représente la disparation d’un acteur majeur de l’éducation populaire dans le quartier, et plus largement dans la ville car le « Foyer » rayonnait au-delà de Valensolles, on peut avoir de très sérieuses inquiétudes sur les conditions dans lesquelles le vide qu’ouvre cette disparition va pouvoir être comblé.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 17:09

A l’heure de la mise en place chaotique de la Réforme du Collège, et loin de la volonté d’apaisement que l’on est en droit d’attendre de la rue de Grenelle, la Ministre fait le choix de créer une polémique supplémentaire sur l’enseignement de l’arabe dès le CP, « dès que cela sera possible ». Une déclaration inconséquente, alors même qu’elle ne sera plus en fonction et qu’elle ne dispose pour la fin de l’actuelle mandature ni des moyens humains ni des moyens financiers pour mettre en place cette mesure.

Cette déclaration est rendue d’autant moins compréhensible quand on la met en regard de la suppression des classes bilangues en dehors de l’académie de Paris. Ce n’est donc pas en tant que promotrice des langues vivantes que Mme Vallaud-Belkacem se prononce. Il y a, et le MRC le déplore et le dénonce, une volonté de clientélisme communautariste. La Ministre avait évoqué les « singularités territoriales », nous attendons la carte de l’enseignement de l’arabe. Alors que celui-ci pourrait être l’occasion d’une ouverture culturelle, il sera, en plus de l’application de la réforme du collège, un instrument supplémentaire d’assignation à résidence et à identité, parce qu’il sera enseigné dans les espaces de forte concentration arabophone. A quoi joue la Ministre ? Et aux dépends de qui ?

Cette fuite en avant vers les langues étrangères dont l’enseignement saupoudré est réduit en primaire à un aspect ludique, ne doit plus masquer le besoin le plus criant : il faut assurer la maîtrise de la langue française, c’est la maîtrise de la langue française, écrite et orale, qui doit être la priorité du Ministère, alors même qu’une étude de 2004 la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance signalait qu’à l’entrée en 6e, « seuls 30% des entrants ont une maîtrise de la langue écrite correspondant aux objectifs assignés par le ministère à notre enseignement primaire ; à l’autre pôle, 15% n’ont pas les compétences requises pour suivre une scolarité secondaire ; et parmi les 55% restants, un élève sur deux dispose de compétences qui sont loin de lui assurer une scolarité normale au collège ». Le Ministère de l’Education Nationale fabrique de l’échec scolaire justifiant l’abaissement des exigences selon une logique misérabiliste. Il doit pourtant se faire le garant de l’enseignement du Français et de sa maîtrise par tous les écoliers, parce le Français est notre langue nationale, parce qu’il est un élément de cohésion, de réussite scolaire et d’insertion professionnelle.

C’est le Français qui doit être enseigné en CP.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 14:01

Sollicitée par la France et la Belgique, la Cour de justice de l'Union européenne doit dire si une entreprise peut interdire à ses salariées musulmanes de porter le voile. Pour l'avocate générale, Juliane Kokott, qui a rendu ses conclusions le 31 mai, la réponse est oui. Elle considère que, dans certaines conditions strictes, des motifs économiques et commerciaux peuvent justifier une inégalité de traitement. Elle insiste lourdement sur la liberté d’entreprise (article 16 de la Charte des droits fondamentaux), qui doit permettre à l’entrepreneur de décider dans quelles conditions sont réalisées les tâches relevant de son activité. « Cela vaut a fortiori lorsque les travailleurs concernés doivent entrer régulièrement en contact face à face avec la clientèle dans l’exercice de leur activité. »

Pour l’avocate générale, « il importe d’éviter que des personnes extérieures n’aient l’impression qu’il existe un lien entre les convictions qu’une travailleuse affiche par sa tenue vestimentaire et l’entreprise ou avec un des clients de celle-ci, voire que ces convictions puissent leur être attribuées ».

L’avocate générale surprend par certains de ses développements : « Tout client est parfaitement en droit d’exiger d’être servi sans discrimination ainsi que de manière aimable et dans le respect des formes élémentaires de la politesse. Il est pleinement légitime pour une entreprise d’ériger le respect de ces attentes de la clientèle en condition d’exercice de l’activité de ses travailleurs. »

« Alors qu’un travailleur ne peut pas laisser au vestiaire son sexe, sa couleur de peau, son origine ethnique, son orientation sexuelle, son âge ni son handicap, on peut en revanche attendre de lui une certaine retenue pour ce qui concerne l’exercice du culte au travail. »

Or, pour Juliane Kokott, cette « retenue » s’examine à l’aune d’un contexte et de différents critères. Il s’agit de voir si les signes religieux sont « plus ou moins visibles et ostentatoires par rapport à l’apparence globale du travailleur ». Mais on peut également « probablement attendre une plus grande retenue de travailleurs occupant une position de premier plan ou une fonction d’autorité », ainsi que de la part « d’un travailleur dont les fonctions impliquent des contacts face à face fréquents et multiples avec des personnes extérieures ».

Enfin et de façon également inattendue, l’avocate générale convoque le concept d’« identité nationale » : « Pour une question comme celle qui nous occupe ici, cela peut impliquer que dans les États membres, comme la France, dans lesquels le principe de laïcité a rang constitutionnel et est dès lors d’une importance déterminante pour le vivre-ensemble dans la société, le port de signes religieux visibles peut être sujet à des restrictions plus importantes – y compris dans le secteur privé et d’une manière plus générale dans l’espace public, que dans d’autres États membres. »

Les juges de la Cour vont pouvoir commencer à délibérer. Réponse attendue d’ici à la fin de l’année.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:14

Au lendemain la Seconde Guerre Mondiale, il s’agissait de construire la réconciliation au sein de l’Europe. Sous l’impulsion d’élus municipaux mobilisés autour des valeurs de réconciliation et d’une meilleure compréhension entre les peuples, la pratique du jumelage entre villes françaises et allemandes (principalement) contribua à la réussite de cet objectif. Aujourd’hui, l’amitié entre les peuples européens est un fait.

Au delà des cérémonies qui viennent de fêter brillamment les 50 ans de son premier jumelage, Valence devrait s’interroger sur les moyens de s’ouvrir à de nouveaux partenariats avec, par exemple, les pays d’immigration en Afrique ou au Maghreb. Ce serait rester fidèle à l’objectif premier des jumelages : l’amitié et la réconciliation entre les peuples, entre TOUS les peuples.

La majorité municipale ne semble pas disposée à s’engager dans cette voie. Le soin qu’a pris le maire à ignorer, dans ses interventions au cours de ce week-end, l’amorce de coopération engagée par l’équipe municipale d’Alain Maurice avec la ville d’Hammamet en Tunisie, ainsi que le refus persistant d’envisager un jumelage tripartite : Valence/ville israélienne/ ville palestinienne est tout à éclairant sur ses choix : des jumelages sympathiques qu'ils faut évidemment faire vivre mais qui sont désormais entrés dans la routine.

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