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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 02:54

Le P.S existera-t-il encore après les présidentielles ?

La question se pose. Voilà en effet un pari qui organise en Janvier des primaires pour désigner celui qui portera ses couleurs en avril prochain. Outre les aléas d’un scrutin qui s’adresse à un électorat dont on ne connaît pas les contours, on sait que, d’ores et déjà, bon nombre des élus socialistes ne devraient pas y participer et donc ne devraient pas soutenir le candidat du parti auquel ils appartiennent encore officiellement.  

Si l’on s’en réfère à la Drôme, nombreux sont ceux qui ont annoncé qu’ils soutenaient Macron, lequel, en toute logique, puisqu’il se situe « ni à droite, ni à gauche », ne devrait pas accepter l’invitation à passer par la case « primaires». Ces élus – et ceux qui les suivront - boycotteront certainement les primaires socialistes puisqu’ils ont déjà leur candidat, Macron. Le vainqueur du scrutin de janvier, élu de la direction du PS et d’un corps électoral incertain dans sa composition et certainement réduit dans ses effectifs, aura donc une identité bien étrange.

Dans de telles conditions que représentera encore la formation politique qui, aujourd’hui a nom Parti Socialiste ? Pas grand-chose de cohérent.

La perspective pourrait faire sourire tous ceux qui reproche à ce parti sa dérive social-libérale, si elle ne renvoyait à une autre question : dans quel état sera la gauche dans son ensemble après les présidentielles que, de toute évidence elle s’apprête à perdre ?

Probablement un tas de miettes qu’il faudra patiemment et minutieusement rassembler pour éviter qu’elles ne soient durablement éparpillées par le vent de ses sottises.

 C’est à sans doute à cette tâche qu’il faut d’ores et déjà se préparer.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 02:12

Je n’ai pas connaissance d’une réaction de la hiérarchie de l’Eglise à l’avis du Conseil d’Etat autorisant, sous certaines conditions, l’installation de crèches dans les lieux publics. Je pense que cette discrétion tient à ce que cette réaction ne peut qu’être très difficile à formuler.

En effet, si les chrétiens peuvent se réjouir de cette autorisation, ils ne peuvent qu’être très réservés sur les raisons qui la justifient. Selon l’avis en question, la représentation de la nativité est : « un élément faisant partie des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement, sans signification religieuse particulière, les fêtes de fin d’année. » Ainsi, l’un des deux évènements majeurs qui fondent la foi chrétienne : l’incarnation du fils de Dieu, ne serait qu’un évènement sans signification religieuse particulière, rien d’autre qu’une décoration de plus installée à l’occasion d’une fête tout à fait profane. Il y a là de quoi choquer les fidèles de cette foi.

Se féliciter d’une autorisation aussi impie dans son fondement représente donc un exercice complexe auquel l'Eglise a préféré ne pas se livrer.

P.S, Le second évènement majeur est celui de la résurrection du Dieu incarné, « au troisième jour », célébrée à Pâques

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 01:29

Que la droite choisisse pour champion X ou Y, comme le disait gauloisement Chirac : ca m’en touche une sans ….

Pour autant, le résultat de la primaire de la droite et du centre – mais quel centre ? - nous interpelle.

L’extrême droite pèse de l’ordre de 30% du corps électoral. Que la droite classique choisisse maintenant, sans aucune équivoque, le plus libéral, le plus conservateur, le plus contempteur du service public … de ceux qui prétendaient la représenter, signe un glissement général de la société française vers la droite qui est préoccupant pour l’avenir.

Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire pour enrayer ce glissement lourd de menace pour la pérennité de notre modèle de société ? Voilà bien les questions qu’il conviendrait, à gauche, de mettre en discussion.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 02:20

Je n’arrive pas à me départir du sentiment que les « primaires » constituent un véritable SCUD contre la démocratie.

L’Article 4 de la Constitution rappelle le rôle des partis dans l’organisation des suffrages : Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Dans une démocratie « normale », telle que celle qui fonctionne en Grande Bretagne ou en Allemagne, les partis politiques élaborent un programme qu’ils proposent aux électeurs. Le chef du parti qui remporte les élections forme un gouvernement pour appliquer le programme de son parti, ou celui qu’il a négocié avec des alliés s’il lui a été nécessaire de former une coalition.

Avec les primaires, on est loin de ce schéma. Ce ne sont pas des programmes qui s’opposent mais des hommes qui s’affrontent au sein d’un même courant de pensée et qui, à coup de petites phrases ou d’astuces de communication, essayent de se faire désigner comme candidat par un corps électoral aléatoire dont on ne sait même pas de qui il va être composé. Le parti n’existe plus puisque c’est « l’opinion » qui désigne son candidat.

Pendant des semaines, les médias et les instituts de sondage font fluctuer cette opinion. Les propositions des courants de pensée qui ne participent pas à ces primaires n’existent pas puisqu’elles ne sont jamais portées à la connaissance de  cette opinion par les grands supports d’information.

Si l’on ajoute que, au cours des semaines qui précéderont le premier tour de l’élection, la vraie, les candidats ne disposeront pas du même temps de parole mais que celui-ci leur sera mesurée à l’aulne de leur « représentativité », on voit bien que tout est fait non pas pour que le peuple souverain choisisse son avenir mais pour que soit porté à la gestion des affaires publics, le gagnant d’une course à l’échalote truquée au cours de laquelle quelques bavards – sélectionnés par les grands médias - auront préempté la parole et le débat.

Qu'y a-t-il de démocratique dans cela ?

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 07:29

Le débat d’orientation budgétaire a confirmé que, en matière de gestion, le maire de Valence se plaçait dans les traces de son mentor : pas d’augmentation des impôts, réduction de la dette. Ce serait là une gestion de « bon père de famille » !

Sans doute, mais quelles sont les conséquences de cette politique : une pression sur la masse budgétaire qui sert de variable d’ajustement (réduction d’emploi et blocage des carrières) et d’une réduction des investissements, c’est-à-dire d’une pression sur l’emploi et d’une moindre commande publique que subissent les entreprises locales.

Au  moment où l’argent n’a jamais été moins cher et ou les taux d’intérêt si faibles, est-il raisonnable de faire de la réduction de la dette une priorité au risque d’avoir, dans l’avenir, à emprunter plus cher pour financer des investissements aujourd’hui différés ?  Rien n’est moins sûr.

Par ailleurs le maire annonce (compte rendu du CM du 14.que  dans la presse) que la dette de la ville par tête d’habitant était de 1100 euros en 2014 et qu’il l’a ramènera à 900 euros en 2017. En réalité cette dette était inférieure à 1000 euros.

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:27

Au cours du dernier conseil municipal, le maire a mis en œuvre, une fois de plus, une tactique dont il abuse quand il est en difficulté.

Alors qu’un conseiller demandait des informations précises sur la situation des associations pour lesquelles il était proposé de voter une subvention, le maire s’est lancé dans une violente diatribe l’accusant de refuser de soutenir la vie associative et le sommant de se rendre devant les assemblées générales pour expliquer ses refus.

Faire mine de ne pas comprendre les questions qu'on lui pose, déformer volontairement le sens des propos des opposants pour les combattre plus aisément, la tactique est classique. Elle n’est pas pour autant honorable.

Le maire pouvoir majoritaire ne donne pas tous les droits. il impose un certain respect de la parole de tous. Au fil des conseils municipaux le maire a tendance de plus en plus à l'oublier.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:49

Déclaration de Bastien FAUDOT - Candidat du MRC à la présidentielle.

Le propre des faux suspenses est de provoquer de fausses attentes.

Le feuilleton Macron ouvre une nouvelle saison : la confirmation d’une candidature connue depuis des mois.
Emmanuel Macron nous explique que les crises que nous vivons sont des symptômes.
Emmanuel Macron en est un autre.

Un des nombreux signes d’une époque malade.
Un élément essentiel est trop souvent oublié par les portraitistes : M. Macron était un camarade chevènementiste. Il a rejoint le MDC, devenu MRC, à peu près au même moment que moi : à la fin des années 1990, début des années 2000. Lui a choisi de le quitter rapidement pour se rapprocher du PS et du pouvoir.

Ancien de la gauche républicaine devenu tête de file de la gauche libérale, Emmanuel Macron est un hybride.

Mi-démagogue, il surfe sur le rejet de trente ans de vie politique.
Mi-conformiste, il répète à l’envi la doxa libérale qui domine le débat public en France depuis les années 1980.

Il a conseillé François Hollande dès son élection en 2012, avant de prendre plus clairement encore les rênes de l’économie française ces deux dernières années. Le bilan de ce quinquennat est aussi le sien. L’échec de François Hollande est celui d’Emmanuel Macron et de l’orientation politique qu’il incarne jusqu’à la caricature.

Emmanuel Macron ne turbule pas le système, il le perpétue.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:33

Au hasard d’un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes  dans notre collectivité, j’ai eu connaissance de plusieurs chiffres, en marge de l’objet du rapport, qui éclairent la politique de la majorité municipale.

En 2015, il y avait quatre apprentis parmi les personnels de la ville. Il n’y en a plus qu’un seul en 2016. Il y avait 8 emplois d’avenir, il n’y en a plus que 4 ! Le niveau de l’intérêt pour l’emploi et la formation des jeunes apparaît clairement.

En 2015, 72 % du personnel était titulaire. Ce n’est plus que 63 % en 2016 !

Le pourcentage des titulaires chez les femmes baisse de 1% d’une année à l’autre.

Interrogé sur ces chiffres, le maire n’a pu que répondre qu’il devait y avoir une erreur de retranscription et qu’il allait faire vérifier ! Curieuse réponse s’agissant d’un rapport officiel soumis réglementairement au conseil municipal.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 23:37

A quelques détails près, le rapport d’orientation pour 2017 ressemble comme un quasi jumeau au rapport 2016.  Faut-il accorder du sens au fait que le 15 novembre 2015 vous nous proposiez un débat d’orientation budgétaire au singulier et cette année un rapport d’orientations budgétaires au pluriel ? Je n’en suis pas certain.

Cette gémellité, à défaut d’originalité, marque un souci de continuité notable, mais une continuité dans l’insuffisance.

Je notais l’an passé que 34 priorités,  bien que déclinées en 10 chapitres, c’était beaucoup pour un cadre budgétaire que vous dites très serré. Je le répète aujourd'hui. Puisque le débat d’orientation budgétaire est théoriquement destiné à discuter des orientations stratégiques définissant les priorités et les engagements pluriannuels envisagés, on aimerait que ces priorités soient hiérarchisées et, au moins relativement quantifiées. On dispose bien, page 27, d’une liste de 12 projets mais nous serons obligés d’attendre le débat sur le budget pour connaître quel sera le poids de chacun d’entre eux dans les dépenses municipales pour pouvoir éventuellement les discuter.

Il y a un an, je notais aussi quelques erreurs de chiffres. Par exemple, que la charge réelle du personnel en 2013 n’était pas de 50 913 051 comme annoncé mais de 48 096 350 (chiffre validé au compte administratif), soit tout de même 2 817 000 de moins.  L’erreur était page 15 l’an passé elle est page 18 cette année mais elle reste.

Une remarque de fond pour finir.

Il y a des manques criants dans votre rapport.

Plutôt qu’un développement sur les conséquences du Brexit pour le Royaume uni, page 4 et 5, conséquences dont je ne pense pas qu’elles auront une importance capitale pour le budget de la ville de Valence – si jamais le Brexit est effectivement mis en œuvre ce qui n’est pas évident -, j’aurais aimé avoir une analyse plus fournie sur les effets de l’élargissement des compétences de la communauté d’agglomération, car c’est bien ce qui marque essentiellement l’évolution de la situation que cette intégration dans un agglo élargie, intégration que certains diront approfondie et d’autres alourdie.

Ces effets porteront inévitablement sur les conditions d’accès des valentinois aux services offerts désormais non plus par la ville, mais par l’agglomération : service à la petite enfance par exemple, mais aussi sur le personnel : régime indemnitaire, conditions de travail.

Il n'y a rien pour comprendre l'évolution de ces services, leurs coûts...

Je rappelle aussi que la législation et la réglementation en vigueur précise le contenu obligatoire du rapport d’orientation budgétaire. En particulier : « Dans les communes de plus de 10 000 habitants, le rapport … comporte, en outre, une présentation de la structure et de l’évolution des dépenses et des effectifs. Ce rapport précise notamment l’évolution prévisionnelle et l’exécution des dépenses de personnel, des rémunérations, des avantages en nature et du temps de travail.  Sur ce point le rapport est un peu court, voire même muet.

Le DOB doit porter sur les opérations du budget principal mais aussi sur celles des budgets annexes. En matière de budget annexe… c’est la grande muette !

Au final, même s’il prend un peu d’épaisseur par rapport à l’an passé : 8 pages de plus, le rapport que vous nous proposez, est un rapport paresseux qui laisse dans l’ombre un certain nombre de chapitres obligatoires et donc ne répond pas aux exigences de la loi.

Il est donc difficile d’avoir un débat clair, complet et sérieux..

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:47

Les « Démocrates » américains sont battus par la forme particulière de la démocratie américaine.

Hillary Clinton a obtenu davantage de voix dans les urnes que Donald Trump : 59.624.426 pour la candidate démocrate contre 59.424.248 pour le républicain. Déjà George W. Bush avait remporté l'élection face au candidat démocrate Al Gore alors même que ce dernier disposait d'une avance de 550.000 voix sur l'ensemble du territoire américain.

Le système du suffrage universel indirect est tel, aux USA, qu’avec 51 % des voix dans certains États tels que la Californie, le Texas, ou la Floride, un candidat rafle la totalité des grands électeurs et le minoritaire n’en obtient aucun.

Une telle situation – qui n’est pas sans conséquence sur la situation mondiale – doit nous faire réfléchir sur les conditions d’organisation des scrutins dans nos démocraties. L’élection par circonscriptions de la chambre des députés relève en effet de la même mécanique que l’élection américaine.

Alors : la proportionnelle ?

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