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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:56

Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez lui d'abord votre bonne humeur.  

Spinoza

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 07:50

Jean-Luc Laurent au Parlement.

....Le premier grand appel pour une taxation des transactions financières date de 1997 : c’était il y aura bientôt vingt ans. Cet appel fondateur d’ATTAC reprenait l’idée déjà ancienne d’un économiste qui n’avait rien d’un négationniste économique : le prix Nobel James Tobin. Cet appel, qui a vingt ans, est toujours d’actualité et, depuis 2012, tous les ans, on nous annonce la taxe sur les transactions financières pour l’année suivante…

Il y a quelques jours, à Luxembourg, en marge de l’Eurogroupe, les ministres des États volontaires pour mettre en place, dans le cadre d’une coopération renforcée, une taxe européenne sur les transactions financières ont tenu une réunion importante et constructive. Dans une Europe qui nous habitue au pire, c’est une bonne nouvelle, même si le processus est extrêmement lent. La Commission européenne est missionnée afin de préparer un projet ; pour s’assurer que Goldman Sachs ne tienne pas le stylo, il vaudrait mieux que les États le rédigent eux-mêmes…

La base de cette taxe serait large, puisqu’elle inclurait les produits dérivés, mais ni son taux ni son affectation ne sont connus. J’aimerais que le Gouvernement nous éclaire sur les conclusions de cette réunion et la suite des événements.

La réunion de Luxembourg est aussi rassurante parce que, depuis le vote du Brexit, les discours sur la main tendue aux traders de la City prolifèrent, y compris à gauche. Les financiers sont peut-être les bienvenus mais leur accueil n’est ni une priorité ni un motif de cadeaux.

D’ailleurs, cette perspective européenne très tardive ne doit pas nous interdire de prendre des initiatives nationales. Plusieurs amendements parlementaires sont en débat dans la discussion budgétaire…

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 07:54

Le 26 juin 1905 à l’assemblée nationale, Charles Chabert, député radical-socialiste de la Drome, dépose et soutient l’amendement suivant :

« Les ministres des différents cultes ne pourront porter un costume ecclésiastique que pendant l’exercice de leurs fonctions ».

 Les arguments développés par Chabert contre le port de la soutane hors des lieux de culte, sujet qui fait l’objet principal du débat, sont les suivants:

-         la soutane n’est pas une obligation pour les ecclésiastiques  

-         la soutane est donc une tenue plus cléricale que religieuse  

-         la soutane est « une prédication vivante, un acte permanent de prosélytisme ». C’est « une manifestation confessionnelle » permanente dans l’espace public 

-         la soutane rend le prêtre « prisonnier »

-         la soutane est un signe de soumission « d’obéissance (…) directement opposée à la dignité humaine ».

-         il faut donc interdire la soutane, si on est « soucieux de la liberté et de la dignité humaines ». Si  vous « ôtez sa robe » au prêtre, vous lui permettrez de « respirer, lever la tête, causer avec n’importe qui  (…). C’est ainsi que vous lui ferez faire un pas immense, que vous libérerez son cerveau ». En « l’habillant comme tous le monde » faisons de « cet adversaire de la société moderne, un partisan de nos idées, un serviteur du progrès. De ce serf, de cet esclave, faisons un homme ».

Aristide Briand,  s’opposa à ce texte, estimant que la République «s’exposerait [alors] à un danger plus grave [que le reproche d’intolérance] celui du ridicule en voulant par une loi qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté au point de vue confessionnel et qui imposerait aux ministres du culte l’obligation de modifier la coupe de leurs vêtements ». L’amendement fut repoussé par 391 voix contre 184.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:17

Patrick Lehingue Professeur de sciences politiques à l’université de Picardie,  dénonce ainsi une dérive qui s’aggrave au fil du temps : les sondages contribuent à appauvrir l’enjeu des élections.. Ils ne sont pas là pour identifier l’approbation ou le rejet de telle proposition ou tel programme politique…, les sondages contribuent à faire de l’élection, non pas une bataille d’idées et de propositions, mais un simple casting présidentiel. Il n’y a qu’à voir les nombreux électeurs de gauche qui disent vouloir voter à la primaire de droite pour éviter un second tour Le Pen – Sarkozy .

 Les journalistes, quant à eux, se basent sur les enquêtes pour opérer inconsciemment un « cercle des éligibles ». La majorité de leurs articles est focalisée sur les favoris, réduisant de fait la capacité des autres candidats de faire connaître leur point de vue et leurs propositions.

La réforme qui prévoit d’indexer le temps de parole de chaque candidat en fonction, notamment, de ses scores dans les sondages  achève de fausser le jeu. C’est un véritable déni de démocratie.  Quant on sait la marge d’incertitude de ces sondages on est fondé à penser que les élections, au final, sont largement truquées.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:33

Les Wallons bloquent le traité de libre échange Canada/Europe.

Les raisons de ce refus sont multiples.

Les dispositions de ce traité détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent, menacent les services publics et les normes environnementales, sanitaires ou sociales européennes, pensent-ils. Les agriculteurs redoutent que les multinationales américaines de l’agroalimentaire ayant un siège au Canada profitent de l’accord pour mieux pénétrer les marchés européens et les inonder notamment, de viande aux hormones ou de poulets chlorés. Des tribunaux spéciaux pourraient recevoir la plainte de firmes étrangères attaquant en justice un Etat dont le changement de réglementation pourrait constituer un préjudice pour leurs intérêts financiers, etc.
En France , l’extrême gauche et une partie de la gauche dénoncent un « cheval de Troie » du TTIP, le traité de libre-échange avec les Etats-Unis mais aussi  la fondation Nicolas Hulot. En Allemagne , même si la Cour constitutionnelle allemande vient d’autoriser – avec des réserves – le gouvernement allemand à ratifier le CETA, la contestation est forte.

François Hollande quant à lui a assuré vendredi à Bruxelles que l'ambitieux traité de libre échange aurait des effets "favorables" sur l'emploi en France. "Compte tenu des liens que nous avons avec le Canada, cet accord sera encore plus favorable aux entreprises françaises (qu'aux autres entreprises européennes) et donc à l'emploi en France", a avancé le chef de l'État français lors de sa conférence de presse de clôture d'un sommet européen de deux jours à Bruxelles. ».

Compte tenu de la clairvoyance et de l’efficacité de notre président en matière de politique de l’emploi, on aurait plutôt tendance à douter de la pertinence de ce propos.

Les Wallons derniers défenseur d'une Europe indépendante ?

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:49

Jean-Luc LAURENT - Président du MRC à l'assemblée nationale

Qu’avons-nous fait de ces cinq ans ? Comme député du Mouvement républicain et citoyen, je veux le dire clairement : la stratégie de redressement des finances publiques a échoué.

Le résultat obtenu, le passage sous les 3 % en 2017, a été atteint au prix d’un écrasement de la croissance et d’une montée du chômage. En plus de son coût global, social et humain, cette stratégie perdante a maintenu la France sur la liste des suspects, nous conduisant à quémander année après année la clémence de nos juges, et en particulier celle d’un récent locataire de Bercy, je veux parler de Pierre Moscovici, en prenant des engagements aussi inopportuns que, par exemple, la loi travail.

Si ces cinq années ont pu décevoir, elles ne manquent pas de cohérence. Loin de là.

Le choix politique d’abandonner l’engagement d’une renégociation du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, à l’été 2012, fut à mes yeux le péché originel du quinquennat. J’avais voté contre, comme j’avais voté contre la règle d’or et la programmation pluriannuelle des finances publiques ; et dans quelques heures, je vous proposerai de supprimer l’article liminaire qui met en œuvre la loi de programmation des finances publiques, votée le 10 et promulguée le 17 décembre 2012, pour les années 2014-2019.
.../...
Le collectif budgétaire de l’automne 2013, amplifiant les décisions prises par la droite en 2011, a mené la France aux portes de la récession. Cette stratégie budgétaire a plombé l’ensemble du quinquennat et nous a condamnés collectivement à des mesures tactiques plus ou moins inspirées. On nous vantait en 2012 le choix moins récessif de l’augmentation des recettes, nous aurons eu en fin de compte l’alourdissement des recettes et la baisse des dépenses. En détruisant la croissance, en alimentant le chômage, notre politique s’est autodétruite et s’est privée de toute chance.

J’aborderai deux autres sujets. Le prélèvement à la source est une mesure importante de modernisation de notre système fiscal. Il intervient assez tardivement et il est seul, isolé, privé des mesures qui lui donneraient toute sa portée comme la création d’un impôt citoyen issu de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Au lieu de quoi, nous bricolons pour la troisième année les tranches basses du barème pour financer des mesures de pouvoir d’achat qui sont utiles à court terme mais endommagent un peu plus le jeune centenaire qu’est notre impôt sur le revenu.

J’évoquerai enfin les dépenses de sécurité, car ces cinq années ont aussi été celles de l’horreur. On peut parfois avoir le sentiment, ici, de débats schizophréniques : d’un côté les discussions macroéconomiques et les règles européennes, de l’autre les dépenses indispensables à la sécurité des Français. Le Président de la République avait évoqué après les attentats du 13 novembre dernier un pacte de sécurité. C’était une excellente idée mais je n’ai pas le sentiment qu’elle ait beaucoup infusé dans ce projet de loi de finances pour 2017. Nous y reviendrons lors de l’examen des dépenses de ce dernier budget de la législature afin que cette loi de finances soit utile et serve pleinement, oui pleinement, l’intérêt général.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 11:59

Le conseil d’Etat a été consulté sur la question de la présence de crèches dans les mairies : légale ou non ? Le rapporteur au Conseil d‘Etat propose une réponse qui, en aucun cas, ne permet de penser que le trouble juridique cessera. 

En effet, selon lui, cette présence serait légale si :

Elle est limitée au temps festif de Noël,

Ne s’accompagne pas de prosélytisme religieux

a un caractère de manifestation culturelle ou au moins festive.

Faudra-t-il consulter le Conseil d’Etat pour savoir ce qu’est le temps festif de Noël ? (Le réveillon du 24 décembre peut-être ?)

Présenter à l’ensemble des populations des personnages qui relèvent explicitement de la mythologie chrétienne serait-ce autre chose que du prosélytisme ?

Comment identifier une manifestation impliquant la présentation d'une crèche qui ne serait que "culturelle" ou au "moins festive ?

Le rapporteur a fait un gros effort pour botter en touche et laisser les élus locaux soumis à toutes les pressions !

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 11:54

Le conseil départemental favorise-t-il l’enseignement privé ?

L’édition du mardi 18 octobre du Dauphiné Libéré donne, à sa page 5, des indications chiffrées quant à la scolarisation dans les collèges de notre département et la dotation de fonctionnement qui est attribuée par le conseil départemental.

Les chiffres demandent manifestement à être vérifiés.

En effet, pour 6334 élèves scolarisés dans les six collèges privés, la dotation départementale serait de 1 285 493 euros, soit un ratio de 202,95 euros par élève. Pour les 18 648 élèves scolarisés dans les trente-six établissements publics, la dotation serait de 3 189 790 euros soit un ratio de 171,05 euros par élève.

Il nous parait tout à fait invraisemblable ou, si les chiffres indiqués étaient confirmés, tout à fait inadmissible, que la dotation par élève du privé soit supérieure de presque 20 %  (18,64%) à celle d’un élève dans l’enseignement public. Cela signifierait que le département, qui participe à la gestion d’un service public, laïque dans sa définition, manque à ses devoirs en favorisant manifestement l’enseignement privé. Nous ne pouvons croire qu’il en soit ainsi.

Un courrier vient d’être adressé au président du conseil départemental demandant des précisions sur les chiffres cités.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 07:49

Sur France Inter, ce mardi 18, Sarkozy vient de reconquérir la sympathie des enseignants à qui il a montré toute sa compréhension devant les difficultés qu’ils affrontent au quotidien.

« Je veux dire aux enseignants qu’on ne peut pas continuer comme ça. Un agrégé, c’est à dire le sommet en matière de compétences, c’est 15 heures d’obligation de service par semaine six mois de l’année. Un certifié, c’est 18 heures d’obligation de service par semaine six mois de l’année. Et un professeur des écoles, c’est 24 heures d’obligation de service six mois de l’année. » Le candidat annonce : « Les enseignants travailleront plus, entre 20 et 25% d’obligation de présence dans l’établissement en plus, mais seront payés davantage. »

Voilà un président putatif qui connait manifestement bien ses dossiers. Le total des vacances scolaires c’est seize semaines, soit quatre mois. Il en reste encore huit dans une année et non pas six. D’autre part, il est évident qu’un prof ne travaille que quand il est devant ses élèves.  Les collègues qui préparent leur classe, qui corrigent des paquets de copies, qui reçoivent les parents… apprécieront.

Nous vivons une époque bizarre où ceux qui prétendent nous gouverner rivalisent dans l’ordre du dérapage incontrôlé. On commence à se lasser de leurs sottises.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 11:37

La gestion des entrées de ville est affaire complexe pour les urbanistes.
Ainsi en va-t-il de l’entrée sud de l’avenue Victor Hugo.

L’annonce de la création, sur l’emplacement de l’ancien immeuble Cime, d’un complexe qui comprendrait 22 boutiques de luxe, un hôtel de standing, un cinéma, un parking de 600 places et une centaine de logements me paraît un projet tout à fait discutable et bien peu adapté, non seulement au site en question mais à l’équilibre général de notre ville.

 La création au sud d’une zone marchande de luxe ne me semble pas en effet être un projet qui réponde aux besoins actuel de Valence. Est-ce vraiment d'un hôtel de standing et de "boutiques haut de gamme" qui manquent à Valence et à sa population ? Alors que le centre ville souffre d’une désertification commerciale - la relance avortée des Nouvelles Galeries n’étant que l’exemple le plus spectaculaire de cette souffrance -  la création à la périphérie d’une activité commerciale pour clientèle aisée n’est certainement ce qui peut être envisagé de plus utile.

L’heure n’est pas à plus de commerce en périphérie mais à la recherche d’un nouvel équilibre urbain pensé à l’échelle de la ville toute entière.

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