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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 07:39

Oser imposer le modèle laïque aux « décideurs »

Non la France n’a pas de problème de laïcité. Mais une grande partie de son personnel politique et médiatique autorisé a un problème avec la laïcité. Ce problème ce sont des discours compassionnels et culpabilisants dont l’effet est le retournement victimaire. C’est un regard paternaliste et méprisant par son indulgence même envers des communautés exclusives et féroces – comme si les individus qui les composent n’étaient pas dignes de prendre en main leur propre destin dans sa singularité, comme s’ils ne pouvaient jouir que d’une identité tribale « clés en mains ». C’est un dévoiement de l’antiracisme et de la lutte contre les discriminations, une virulence qui va jusqu’à solliciter le bras meurtrier en lui désignant les cibles d’un index complice et en susurrant l’accusation suprême – « islamophobe ! ». C’est la perméabilité à la normalisation par le religieux à laquelle il faudrait « s’adapter », comme si la laïcité était anti-religieuse, et comme s’il fallait avoir honte d’afficher son athéisme ou son agnosticisme. Ce sont les sirupeuses génuflexions devant un « vivre-ensemble » impératif, un douteux « bien commun » sans égards pour la singularité, comme si le civisme républicain était une valeur sacrificielle de patronage et comme si le Promeneur solitaire devait toujours être lapidé. Ce problème c’est aussi que nous, citoyens, n’osons pas imposer avec assez de force à nos « décideurs » la réappropriation du modèle politique laïque et de sa puissance libératrice.

Texte complet sur son site Mezetulle

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:13

Didier Guillaume, sénateur de la Drôme, président du groupe PS au sénat au DL le 15.03.

Un vote pour Emmanuel Macron au premier tour ?

« Ce n’est pas la question. Nous allons voir comment se déroule la campagne de Benoît Hamon dans les 15 jours qui viennent », répond le sénateur drômois qui ne cache pas que « les socialistes devront peut-être prendre leurs responsabilités quant à un vote utile (donc Macron, NDLR) dès le premier tour. »

« Ce que je ne veux pas, c’est un second tour François Fillon/ Marine Le Pen », ajoute-t-il.

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 07:52

Le système politique français donne le sentiment d’être vraiment à bout de souffle.

La droite est obligée de se ranger derrière un « mis en examen », et, apparemment, tous ses leaders ne jouent pas le jeu. Juppé, beau perdant, parraine son vainqueur des primaires, mais un certain nombre de tête d’affiche sont en réserve de « campagne »

A gauche, c’est un vrai bazar. Valls refuse de parrainer le candidat officiel de son parti, mais ne prend pas encore fait et cause pour Macron. Il ne faut pas insulter l’avenir et ne fermer aucune porte. On ne sait jamais ! Dans la Drôme aucun élu de premier plan – à l’exception de la Députée-maire de Bourg de péage – n’a donné sa signature au vainqueur de la primaire socialiste !

Mélenchon joue à l’homme seul qui a raison contre tout le monde et refuse de passer quelque accord que ce soit. Belle posture pour les réunions publiques, mais efficacité électorale douteuse et d’autant plus que, dans la préparation des législatives, candidats du PC et candidats « mélanchonistes » sont annoncés en compétition dans de nombreuses circonscriptions. Les derniers sondages donnent un total cumulé Hamon-Mélanchon qui peine à atteindre le chiffre dont est gratifié Macron.

Au centre, un rassemblement hétéroclite qui voit Madelin , Cohn-Bendit, Bayrou, Hue, Delanoé, P. Bergé, G. Collomb, de Rugy … soutenir un candidat au profil étrange, nous laisse très interrogatif quant à sa possibilité de trouver une majorité parlementaire cohérente pour gouverner la France.

Oui, sombre avenir !

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:00

Personne ne l’a encore dit, mais je suis certain que « qui vous savez » à lu et relu « La fable des abeilles » de Bernard Mandeville et en a fait, plus encore que de la Bible, son livre de chevet.

En 1714, Bernard Mandeville, un médecin hollandais, soutient dans un essai philosophique "La fable des abeilles", que les vices privés font le bonheur public. Dans une ruche, un royaume ou un Etat, dit-il, si on supprime le vol, la vanité, l'avarice et le luxe, on risque de voir la communauté frappée de déclin. En effet, un voleur fait gagner beaucoup d'argent à celui qui le dénonce, à ceux qui l'arrêtent, au geôlier qui le garde, au juge qui le condamne, et au bourreau qui l'exécute ; et que deviendraient les serruriers s'il n'y avait pas de voleurs ? Le vice que constitue le vol est donc indispensable à la prospérité de la communauté. Et que dire du luxe ?

Cultiver le vice et le luxe ce serait donc agir pour le bien public. Il y en a qui ont compris le message !

Il y a donc de l’absurdité et de la folie chez ceux qui veulent être « un peuple opulent et prospère et sont étonnamment avides de tous les biens que cela comporte, et pourtant passent leur temps à protester et à s’indigner contre les vices et les incommodités qui depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant sont inséparables d’aucun royaume ou état. »

Relisez ce texte, vous comprendrez tout du comportement de certains de nos hommes politiques.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 08:52
Après un an de campagne, la situation politique gravissime que nous traversons et l'impossibilité de réunir les parrainages requis me conduisent à retirer ma candidature et à favoriser le seul impératif qui vaille aujourd'hui : empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour.
 
Élection inouïe, l'élection présidentielle de 2017 met notre pays en danger. Chaque responsable politique sera comptable de son propre résultat mais aussi de la situation globale que nous connaîtrons en juin prochain.
 
Benoît Hamon, candidat issu de la primaire citoyenne, a pris l'initiative d'une discussion avec nous. Ces échanges n'étant pas aboutis aujourd'hui, le Conseil National du MRC a décidé à 69 % de reporter sa décision. Nous avons des divergences et je refuse de mettre en scène des convergences réelles pour dissimuler des désaccords de fond, en particulier sur la question européenne et sur certains combats républicains.
 
Toutefois, nous partageons une même critique de la dérive sociale-libérale de François Hollande et des conséquences désastreuses d'un suivisme européen de la France qui s'est soumise à l'ordre européen de Bercy, Bruxelles et Berlin. Les échanges avec Benoît Hamon prolongent plusieurs années de travail commun, en particulier avec les parlementaires du MRC, lorsque nous nous sommes opposés en septembre 2012 à la ratification du traité budgétaire européen, mais aussi à la loi Travail en 2016.
 
Les mauvais choix initiaux, pris dès juin 2012 à l'Élysée, ont condamné la gauche à l'échec et sont naturellement repris par le candidat de la confusion des centres, Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée. Pour l'heure, il dépasse les clivages en rassemblant pour l'essentiel les opportunistes de chaque camp.
 
Nous avons par ailleurs quelques accords avec Jean-Luc Mélenchon qui pose les enjeux du rapport de force en Europe au bon niveau, mais son entreprise obstinée conduira à la liquidation de la gauche et à une marginalisation durable qui soumettra la France à l'aggravation des purges libérales. Cette stratégie de la terre brûlée est irresponsable.

Je veux remercier tous les militants, les sympathisants, les maires, les citoyens, les donateurs qui se sont montrés intéressés par mon projet, l'ont porté dans le débat politique et ont consacré du temps à défendre nos idées. La gauche qui aime la France ne renonce pas, ce combat que nous avons initié depuis un an dépassera la seule élection présidentielle, car c'est le combat d'une génération tout entière.
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:11

Un correspondant écrit, exprimant le trouble de nombreux citoyens de "gauche" :

Après avoir écouté Jean-Luc Mélenchon samedi soir sur France 2 dans l'émission de Laurent Ruquier, Gérard Miller ce soir sur France 5, leurs authentiques convictions et leurs rappels historiques, je pensais à la composition du Conseil National de la Résistance, le CNR auquel nous devons tant. On y trouvait des représentants du PC, de la SFIO, de la CGT, de la CFTC, des Radicaux, des démocrates chrétiens, de la droite modérée, de la droite conservatrice et catholique. Ils ont écrit un programme politique qui s'appelle "les jours heureux", et dont nous bénéficions des vertus et progrès sociaux. Mélenchon-Hamon-Jadot s'estiment en incapacité de s'allier car ils seraient trop "différents". Qu'ils regardent un peu derrière eux car ils sont en train de nous écrire "les jours malheureux". Pour ma part, je ne leur pardonnerai pas.

Bien à vous

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 11:49

Ce qui arrive à Hamon : la défection de bon nombre de figures socialistes majeures, illustre l’ineptie de la procédure des primaires.

Le PS a voulu faire désigner son porte parole au cours d’une primaire ouverte. Un corps électoral tout à fait incontrôlé, et sans doute largement interlope, a choisi un candidat dont le programme ne fait manifestement pas l’unanimité, loin de là, au sein de la formation qu’il est censé représenter. Dès lors, le parti qui devrait animer et dynamiser la campagne est largement en retrait et certains de ses dirigeants, qui ne se reconnaissent pas dans les propositions du candidat socialiste, optent pour un autre porte étendard. A la limite on peut comprendre qu’ils choisissent d’être plutôt « fidèles à des convictions » qu’à un homme, encore que les motivations des ralliements à Macron puissent être extrêmement diverses. Mais, dans tous les cas, à quoi a servi la primaire ?

Je reste persuadé que seule la procédure qui répond à l’exigence démocratique consiste à ce que les partis politiques définissent, par un travail collectif, un programme, puis désignent en leur sein, celui qui défendra ce programme. Toutes les autres formules de désignation des candidats me paraissent relever du subterfuge et de la tentative de manipulation de l’opinion.

Cette procédure n’est sans doute pas « moderne » mais elle à pour elle le mérite de la clarté. Quand on voit le même candidat soutenu par des personnalités politiques aussi diverses que : Bayrou, Cohn Bendit, Delanoë, De Rugy et bientôt, peut-être, Ségolène Royal et consorts … personnalités dont on sait bien que les convictions sont aux antipodes les unes des autres, on est en droit de craindre que la modernité se révèle bientôt n’être que de la confusion !

Observons que le même phénomène se passe à droite.

Je n'ai pas participé aux primaires ... et je ne le regrette pas.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 07:30

Disponible auprès de l'auteur et de la Librairie Notre Temps à Valence

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:30

« Ce qui est demandé à l’enseignement catholique, ce n’est pas d’éduquer des chrétiens mais d’éduquer chrétiennement tous les enfants et les jeunes quels qu’ils soient – ce qui n’empêche pas, bien sûr, d’apporter une éducation chrétienne aux enfants des familles chrétiennes. » Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement Catholique (lire la totalité de l’interview sur le site de la Fondation Saint Mathieu.

Avec de telles déclarations, il devient difficile de contester que l’enseignement catholique n’est pas une institution d’utilité publique mais d’utilité militante et que sa vocation est essentiellement prosélyte. En accueillant tous les enfants, cet enseignement ne se met pas au service de tous, comme il le prétend, mais sert une cause : la sienne, à laquelle il cherche à rallier des jeunes qui ne sont pas "naturellement" de sa famille.C'est bien son droit. Mais personne ne doit être naïf et aveugle en face de cette réalité.

Il devient tout aussi évident que, en finançant, en toute connaissance de cause, cet enseignement, l’Etat est en contradiction flagrante avec son caractère laïque inscrit dans la constitution. L’Etat doit promouvoir ce qui unit et non ce qui divise. En finançant l’enseignement privé catholique l'Etat favorise un communautarisme mortel pour l'avenir.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 10:15

Communiqué du M.R.C

En 2016, l’exécutif a joué gros et perdu gros sur une réforme libérale du Code du Travail qui a fracturé la gauche pour complaire à Bruxelles. Cette réforme, la loi dite El Khomri, a malheureusement vu le jour à coup de 49.3 successifs pendant tout le printemps 2016.

Cet automne, le gouvernement s’est activé pour sortir les décrets d’application. On apprend aujourd’hui que le comité de refonte du Code du Travail ne sera même pas installé avant les élections. Nous ne coulerons pas une larme sur cette entreprise d’abaissement des protections des salariés pour augmenter la sacro-sainte flexibilité.

Cette information laisse un goût amer. Cette loi qui, au départ, constituait le volet travail de la loi Macron aura été un immense gâchis toute la gauche. Dans une campagne électorale où de Macron à Fillon les projets de régression sociale ne manquent pas, les Français doivent défendre un droit du travail protecteur et la solidarité collective.

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