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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:00

Hier soir, en fin de réunion, le conseil muncipal était saisi d'un voeu  sur le droit de vote des étrangers aux élections locales/. Mon explication de vote

 

L’exercice du droit de vote exprime l’appartenance citoyenne à une communauté politique.

De mon point de vue, cette citoyenneté est totale ou n’est pas. Une citoyenneté « partielle » n’a pas de sens.

Est-il logique d’accorder le droit de vote pour élire le conseil municipal qui décide des taux de l’impôt mais de le refuser pour élire  le député qui décide de l’assiette de cet impôt ?

Est-il logique d’accorder le droit de vote pour élire le maire  qui préside le CCAS  mais de le refuser pour élire le conseiller général qui gère l’action sociale dont on dépend (R.M I, A.P.A, protection maternelle et infantile, etc ) … ?

Est-il logique d’accorder le droit de vote pour élire le maire qui organise les transports locaux, mais de le refuser pour élire pas le conseiller régional  qui gère les transports régionaux et la vie économique ? Je ne le crois pas.

En accordant une « citoyenneté partielle », on participe à l’entretien d’une situation de citoyen de seconde zone et on légitime les discriminations qu’on voudrait combattre. On en revient presque au suffrage censitaire « justifié » non plus par la fortune mais par les hasards de la naissance. Cela ressemble à une « citoyenneté tolérée » alors qu’il s’agirait de mettre en place l’égalité citoyenne. Ce n’est pas la tolérance que l’on réclame, c’est l’égalité. Je pense ici au discours du pasteur Rabaut St Etienne, lors des débats sur la déclaration des Droits de L’Homme et du citoyen qui, à propos de la situation des protestants disait : « Ce n’est pas la tolérance que je réclame ; ce mot emporte une idée de compassion qui avilit l’homme. Je réclame la liberté qui doit être une pour tout le monde ».

La seule revendication légitime me semble être celle du développement d’une politique facilitant la naturalisation des étrangers qui souhaitent s’installer et vivre durablement en France. Cette naturalisation entraînera, de droit, une citoyenneté complète. Une telle politique, qui devra se traduire par un accompagnement dans l’apprentissage de la langue et de la connaissance et le respect de nos lois, est d’autant plus possible que la France reconnaît la double nationalité et que personne n’est jamais obligé de renoncer à son identité de naissance. On peut parfaitement se revendiquer de deux nationalités : celle de sa naissance et celle de son choix.

Vous comprendrez donc que je ne n'approuverai pas ce vœu.

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commentaires

Riri 27/02/2013 11:24

Ca m'aurait étonné. Vous avez vraiment du mal avec la différence (on a déjà pu le constater à propos du mariage gay) et encore une fois au nom de vos beaux principes vous barrez la route à
l'insertion des minorités dans la vie de la Cité. C'est tout ou rien. Bonjour le progressiste.

C'est pour quand l'adhésion à l'UMP ?
:-(

bouchet 27/02/2013 11:56



Si cela peut vous aider à avoir uen réflexion plus nuancée, sachez que les Verts ont voté Pour, l'opposition n'a pas voulu prendre part au vote et onze membres de la majorité du conseil ont eu la
même position que moi. De quoi faire réfléchir, non ?


Par ailleurs sachez que j'ai un oncle italien, une tante allemande, mon frère a épousé une vietnamienne, ma filleule est mariée à un tunisien, mon neuveu à une brésilienne et mon fils à une
ukrénienne. Dans les repas de famille on parle portuguais, russe, français et si besoin anglais. Alors en matière d'acceptation des différences, je vous invite à garder vos réfelxions pour vous.