Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
  • Contact

Recherche

29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:00

Je suis frappé par une forme de mauvaise foi qui traverse les débats sur le périmètre de l’agglomération future.

Les tenants de la « Grande agglo » se parent d’une volonté farouche de coopérer activement avec leurs voisins. Leurs discours sont pleins des mots « rassemblement », « mutualisation »,  « partage » … Les opposants au grand périmètre ne seraient, selon eux, que des retardataires, isolationnistes, enfermés dans un esprit de clocher.

Quand on est un peu attentifs, au delà des mots, on perçoit une autre réalité.

Dans son intervention à la réunion de la CDCI, lundi 22 janvier, le maire de Valence, en justifiant son vote en faveur de la « grande agglomération »,   déclaré avec beaucoup de sincérité : « Comment pourrais-je défendre une autre idée que celle de voir la gare de Valence-TGV être rattachée à l’agglomération de Valence, quel que soit le périmètre de l’agglomération ? » Il a répété ce propos aux vœux de l’agglo VASRA. On peut le lire sur son blog.

Entendons bien : « Quel que soit le périmètre de l’agglomération ». Ce n’est donc pas une conception de la solidarité des territoires, de la mise en commun des ressources et des moyens, bref de la solidarité intercommunale qui guide son choix.  Ce qui importe,  c’est la maîtrise, au profit de sa ville, de l’espace  commun Rovaltain.

Cela a le mérite d'être clair. Et, il n’est pas besoin de beaucoup tendre l’oreille pour comprendre que la motivation des élus romanais pour la « grande agglo » relève exactement de la même problématique. Romans et Valence veulent travailler ensemble, certes, mais surtout pour éviter que l’autre ne bénéficie seule des ressources de l'espace autour de la gare TGV.

Et finalement, la proposition d’écarter de la future agglomération les petites communes du Nord du pays de Romans ou celle du sud de la plaine de Valence qui a été formulée à la CDCI prend tout son sens : on serait, dans ce cas, moins nombreux à partager !

Le propos a sa logique. Celle des puissants en face des "petits". Mais, à partir de là,  il est bien difficile de soutenir qu’on ne veut l’agglo que pour le bien commun et celui du territoire dans son ensemble. La volonté affichée de « coopération » a bon dos et sa fonction d'alibi ne trompe pas.

Le partenariat à venir, quelque soit le périmètre de l’agglomération,  ne sera sans doute pas un long fleuve tranquille.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

riri 31/01/2013 09:12

L'argument du Maire de Valence est irréfutable : Valence ne peut pas voir sa gare TGV et les zones économiques qui l'entourent ailleurs que sur son propre territoire intercommunal. Rovaltain est la
porte d'entrée Est de Valence, il est hors de question d'envisager plus longtemps que cette zone soit uniquement romano-péageoise.
Les petites communes rurales du nord de ce grand périmètre (celles étant aujourd'hui dans la CA du Pays de Romans) qui ont voté non à ce projet, ne sont pas celles que nous devrions à tout prix
retenir dans l'agglo valentinoise.
La franchise du maire qui tient à défendre les intérêts de sa ville n'est pas du cynisme. Il ose sortir du discours habituel et convenu sur l'intercommunalité et il affirme la place de notre ville
et on ne peut que le soutenir dans sa démarche quand on est valentinois.
Par ailleurs ces petites communes rurales de moins de 500 habitants qui ont voté non au projet ont tout intérêt à rester dans le périmètre plutôt que d'en sortir, alors que nous de notre côté, nous
n'avons aucun intérêt spécifique à ce qu'elles y restent. Si vous enlevez Montrigaud, St-Christophe et La Baume-Cornillane, par exemple, ce n'est pas ça qui va déséquilibrer ce nouvel ensemble ou
qui peut empêcher sa création. Si vous pouviez établir la liste des communes qui ont voté non, on se rendrait vite compte qu'il s'agit de petites communes rurales excentrées surtout au nord de
Romans, des communes qui ne sont pas dans la plaine valentinoise, ôtez-les de la liste et vous retrouverez une majorité pour ce projet.
D'ailleurs je m'étonne sur le fait que l'on ne fasse aucune différence entre l'avis du conseil municipal de Montrigaud, par exemple, et celui de Valence quand il s'agit de construire
l'agglomération valentinoise. Et bien que je sois à même d'entendre les raisons qui poussent ces petites communes à défendre leur clocher, je suis un peu agacé par leur égoïsme aveugle et leur
capacité de nuisance pour empêcher un projet où les intérêts de ma ville sont cruciaux. Il n'y a aucune honte à affirmer la place centrale que doit jouer Valence dans son agglo. Et personnellement,
les petites communes rurales de moins de 500 habitants du Nord du pays de Romans je leur dis ciao et bon vent ! Je me contrefous en tout cas de leur opinion pour ce qu'il s'agit de l'avenir de ma
ville et de son agglo.
Pour Portes et Saint-Marcel, je serais intransigeant et ne tiendrait pas compte de l'avis des conseils municipaux. L'intérêt de l'agglomération passe avant les intérêts de ses communes qui auraient
tout à fait pu être rattachées à la commune de Valence, en être des quartiers comme les Granges ou BLV. Portes est une commune qui n'existe que depuis le début du 20ème siècle, une partie de la
commune d'Etoile, qui partage avec Valence des zones industrielles et un port de commerce. Comment imaginer que cette commune, partie intégrante du pôle urbain valentinois soit à l'extérieur du
périmètre ? Idem pour Saint-Marcel, commune tampon entre Valence et Rovaltain, on ne peut imaginer qu'elle soit en dehors de Valence Agglo.
Voilà à quoi mène l'émiettement et le morcellement territorial absurde de notre pays : 36 000 communes, le moindre bled avec trois vaches et six paysans est habilité à donner son opinion sur la
constitution d'une agglomération de 200 000 habitants. C'est aberrant. On parle de fusions intercommunautaires mais il serait bon d'envisager aussi des fusions intercommunales. Valence et BLV qui
ont exactement les mêmes intérêts économiques et le même espace urbain (les habitants des deux villes, pour la plupart, ignorent le tracé exact qui délimite le territoire de chacune des deux
communes tellement elles sont enchevêtrées) : à quoi sert d'avoir deux communes, deux conseils municipaux, deux services d'urbanisme, deux services culturels, à part pour complexifier les choses et
occasionner des dépenses que l'on pourrait éviter ? 36 000 communes c'est du luxe, c'est de la dépense inutile et surtout c'est inefficace à tous les niveaux parce qu'en plus pour organiser leur
coopération entre elles, plutôt que d'imaginer (quel effort d'imagination cela demande t-il !) leur fusion, nous sommes obligés de créer des intercommunalités; multipliant ainsi les dépenses sans
jamais réduire le nombre d'élus . Du coup en tant que citoyen, on a l'impression que les élus palabrent des années durant, d'une instance à l'autre, pour à peine faire avancer un dossier plutôt que
de se montrer efficaces et raisonnables en même temps.
Sans compter qu'en fusionnant au moins ces deux communes en une seule, on donnerait du poids à Valence, non seulement au sein de sa propre agglo pour asseoir indéniablement sa souveraineté sur
celle-ci (je ne suis pas du tout gêné pour affirmer que les intérêts de ma ville priment, à mes yeux, sur ceux des autres communes), mais aussi au niveau régional et national. A l'aube du 21ème
siècle, n'y aura-t-il jamais un élu local courageux pour faire avancer cette idée et oser proposer cette fusion -là ? Et pourquoi donc ? La question je vous la pose à vous élus bourcains et
valentinois : pourquoi deux communes et qu'ont-ils à y gagner les habitants dans ce découpage absurde ?

Je ne me fais aucune illusion et sais par avance qu'aucun élu ne me répondra là-dessus.

bouchet 31/01/2013 09:58



comme pouvez-vous être agacé "par l'égoïsme aveugle" des petites communes et vous féliciter au contraire de voir "les intrêts de votre vilel piner sur ceux des autres" ?


Comment pouvez vous affirmer qu'il ne faut pas tenir compte de avis des conseils muncipaux de Portes et de St Marcel ? Ca s'appelle comment un regime où on se fiche de l'avis des gens et des élus
,


Les gens qui pensent avoir raison contre tout le monde sont dangeureux pour la démocratie.



Poil à gratter 30/01/2013 17:49

Encore une fois, qui découvre aujourd'hui que l'organisation d'une territoire correspond aussi à des enjeux stratégiques ? En vous étonnant de cela, ne jouez-vous pas M. Bouchet au faux naïf?
Chacun a pu noter que votre contre proposition a fait un formidable flop, lors qu'elle a été soumise au vote. Alors que fait-on maintenant? On bloque tout?
Des communes ont décidé via le suffrage démocratique indirect d'avancer ensemble. Elles sont 21.
Par quelle légitimité pouvez-vous décider de vous y opposer?

bouchet 30/01/2013 18:35



La proposition a effectivement fait "flop" devant une commission ad hoc composée avec soin pour valider un autre dispositif.


Je ne suis pas certain que 21 communes (22 en réalité) aient décidé démocratiquement, c'est-à-dire en se voyant proposer un choix alternatif, de travailler ensemble.


Que fait-on maintenant : on oblige certaines communes qui ont voté pour à sortir : la Baume Cornillane et ST Christophe. On oblige des communes qui ont voté contre à rentre : Parnas, ST Marcle,
Portes... Bref, on charcute pour aboutir à un projet qui n'est pas en réalité un projet pour le territorie mais un projet de captation d'une zone de développement au profit des plus gros.


Accessoirmeent on sort Tain de Rovaltain dont elle est pourtant membre fondateur...


Très démocratique tout ça. Vous ne pensez pas ?



Paulo 30/01/2013 11:39

Votre analyse est juste. Il est évident qu'après avoir obtenu l'essentiel dans une première étape , à savoir la maitrise sur Rovaltain, clairement (sincérement/cyniquement) revendiqué par M.
Maurice, une deuxième étape s'engage afin de virer du dispositif les petites communes du Nord et du Sud opposantes au projet . Celles ci sont placées dans une situation difficile... se coucher et
supplier de pouvoir intégrer un dispositif auquel il ne croit pas ou se chercher une alternative en abandonnant projets et partenariats multiples créés dans leurs communautés d'origine. La vision
de la grande Agglo de Mrs Guillaume, Piras ,Maurice, Dresin etc..devient d'un coup plus limpide...pas la peine donc de continuer à parler de solidarités des territoires et tout le blabla
communiquant destiné à vendre un projet en fait primaire, brutal et antidemocratique.