Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
  • Contact

Recherche

19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 23:57

L’acte 1er  de la pièce s’est joué comme on pouvait s'y attendre !

Constatant qu’aucune contreproposition à son arrêté créant une communauté d’agglomération  de 51 communes n’a recueilli une majorité des 2/3 de la CDCI, le préfet arrête ainsi le périmètre de l’agglomération de Valence-Romans Sud Rhône Alpes. Il confirme sa décision de passer-outre l’avis majoritaire des 29 communes qui ne voulaient pas de cet ensemble.

 

Certes au cours du mois qui s’est écoulé depuis la précédente réunion de la CDCI, plusieurs communes ont fait savoir leur volonté de ne pas voir brisés les liens tissés avec leurs partenaires des communautés d’agglomération déjà existantes. C’était une forme d’abdication devant la volonté d’imposer un grand regroupement communautaire. Le préfet prend prétexte de ce souhait - parfaitement légitime et responsable - pour imposer une forme de rassemblement qui ne fait pas consensus. Le bon sens des communes qui ne veulent pas détruire ce qui fonctionne sert de prétexte à un mariage forcé de trois communautés en une seule.

 

C’est maintenant un deuxième acte qui va se mettre en place. Ce sera un acte juridique.

En effet, l’article 72 de la Constitution dispose que : Les collectivités territoriales (communes, départements, régions,) ont vocation à prendre les décisions pour l'ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon, et que, dans les conditions prévues par la loi, ces collectivités s'administrent librement par des conseils élus et disposent d'un pouvoir réglementaire pour l'exercice de leurs compétences.

 

Cette loi fondamentale de la République est-elle compatible avec la contrainte d’une union imposée à des collectivités territoriales qui n’en veulent pas ? Rien n’est moins sûr ! Il faudra le vérifier en introduisant un recours contre une décision dont l’arbitraire est patent.

 

Il y aura enfin, l’an prochain, un troisième moment de l’histoire, avec le renouvellement des sénateurs en Septembre 2014. Ce sera un acte politique  Le Sénat est le représentant des collectivités territoriales. Il n’est pas certain que l’application zélée par la gauche d’une loi votée par la droite n’entraîne pas des modifications significatives dans la composition de la haute assemblée.

 

Et je ne compte pas l’épisode – qui ne manquera pas d’être croustillant – de l’élection du président de la dite agglomération par 110 délégués dont un bon nombre seront là… contre leur gré.

 

L’histoire ne s'achève pas avec la création de Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes .

Partager cet article

Repost 0

commentaires

riri 23/02/2013 10:58

J'étais sceptique aussi à l'idée d'une fusion Valence-Romans que je jugeais prématurée et précipitée mais aujourd'hui revenir en arrière serait pire pour Valence. Le maire de Valence n'a trompé
personne et a toujours parlé dans sa campagne de 2008 (relisez son programme) de projet de grande agglo, et d'ouverture vers Romans. Seulement nous pensions que cela se ferait sur une échelle de
dix à vingt ans de manière progressive et jamais aussi rapide. Pour autant faut-il s'opposer uniquement par principe à ce qui paraît aller de soi ? Valence peut-elle se départir et se moquer du
site de Rovaltain ? Il paraît inconcevable que le site de Rovaltain, avec la gare Valence-TGV , le futur pôle éco-toxicologique, soit situé sur un autre territoire intercommunal que celui auquel
appartient Valence. Valence paye déjà assez d'absurdités territoriales comme cela (division de la ville en plusieurs communes sur deux départements, passage de l'A7 sur les bords du Rhône…) pour ne
pas lui en rajouter une nouvelle. Cet argument là (Rovaltain) prévaut largement sur ceux que vous avancez et il m'a fait pencher définitivement dans le camp de ceux qui veulent donner toutes ses
chances à Valence : en faveur de la grande agglo.

Cher Gérard, il serait peut-être temps de lâcher l'affaire et de passer en mode positif sur la question intercommunale. Le conseil municipal s'est exprimé, les Valentinois par leurs représentants
légitimes sont pour la grande agglo. Il va falloir vous y résoudre et ne plus prendre fait et cause pour le monde rural comme si vous en étiez un élu. Les débats ont eu lieu, désormais il faut
envisager les choses avec cette super structure intercommunale.
En tant qu'élu Valentinois vous devez défendre les intérêts de votre ville et non ceux de villages isolés qui survivent déjà grâce à l'intercommunalité. Non les petites communes rurales n'ont pas
forcément la raison pour elles et l'on peut facilement se passer des petites communes du nord du pays de Romans qui s'opposent et mettent un frein là où Valence a besoin d'accélérer et de passer à
l'étape supérieure. Personnellement je me contrefiche de l'avis du conseil municipal d'un village de 200 habitants sur cette question cruciale pour l'avenir de ma ville. Ce que je regarde et qui
m'intéresse avant tout, c'est ce qui se passe à Valence et dans le Valentinois. Ce qui compte c'est que Valence ne meure pas et surtout ne s'excuse pas d'être la ville centre de cette future agglo.
Oui, sur la question de l'intercommunalité, l'avis du conseil municipal de la ville-centre, celui de Valence, compte plus à mes yeux que celui d'un village de 250 habitants perdu dans les collines
au nord de Romans où personne n'a jamais mis les pieds.
Oui le Préfet -qui est tout aussi légitime qu'un conseil municipal- fait bien d'imposer cette agglo et on ne va peut-être pas attendre l'aval des habitants de Montrigaud pour offrir à Valence une
grande agglo. On n'a jamais demandé l'avis de qui que ce soit pour découper le territoire Français tel qu'il l'est. Il faut bien imaginer à terme, une réelle évolution de ce découpage qui date de
plus de deux siècles vers plus de rationalité. Il faut nécessairement sortir le pays de ce morcellement territorial absurde auquel vous me semblez bien trop attaché, un découpage tel qu'il en est
totalement inefficace et bien trop dispendieux (nous avons dans la Drôme un exemple flagrant de ces extravagances territoriales avec une commune qui n'a qu'un seul habitant !). Non la démocratie
locale n'est pas plus démocratique parce qu'elle a plus d'élus. C'est moins le nombre d'élus que leurs qualités qui compte à mes yeux.
Oui Valence est déjà de fait, que cela soit regrettable ou pas, en compétition avec d'autres agglos. Certes, Valence ne peut pas rivaliser avec Lyon sauf peut-être sur la qualité de vie et
l'environnement mais , oui, Valence doit avoir une agglo importante (avec Rhône Crussol, voire Tain-Tournon et Livron-Loriol) d'au moins 300 000 habitants, non pas pour entrer en compète avec Lyon
mais juste pour mieux se faire entendre au niveau régional et national. Avec sa future métropole européenne de 1,5 million d'habitants, Lyon se moquera bien de nous et nous écrasera facilement de
son poids si nous restons avec notre petite agglo étriquée de 120 000 habitants. Enfin non la compétition, parlons d'émulation plutôt, entre villes n'est pas malsaine en soi (cf par ex. les villes
italiennes de la Renaissance) . Je préfère que l'on engage Valence (et son agglo) à se mesurer à d'autres agglos (Nîmes, Avignon, Saint-Etienne, Aix…) plutôt que de l'en dispenser. Je n'ai aucun
complexe en tant que Valentinois à espérer que ma ville (et son agglo) soit bien classée dans le palmarès des villes qui comptent en France. Plus celle-ci sera importante, plus elle attirera les
investisseurs, plus elle se fera entendre et respecter, plus cela sera bon pour son dynamisme, son développement et donc pour l'emploi.
Vous avez perdu cette bataille, inutile d'engager une guerre sur ce sujet, vous prendriez le risque de passer pour un conservateur, un grincheux, ou un fâcheux en total décalage avec les réalités
de son temps et qui défend une cause désuète qui va contre les intérêts de sa propre ville.
A un an des municipales, je vous invite chaleureusement à revenir à plus de réalisme politique, à tourner la page, à regarder de l'avant plutôt que dans votre rétro et surtout à ne pas gâcher
inutilement les chances de la gauche de poursuivre son action.

En gros : laisse béton Gérard ;-).

Bien amicalement vôtre.

bouchet 23/02/2013 16:50



Décidemment, sur ce sujet nous n'avons pas le même regard.


D'une part, parce que défendre les intérêts de Valence ne signbifie pas se moquer de ceux d'un village de 250 habitants perdu dans les collines. les villes ont besoin des campagnes qui les
entourent et leur développement ne peut pas sefaire contre ces campagnes.  Je considère que c'est une politique irresponsable que de pousser à la création de grandes métroples urbaines qui
vont concentrer population et ressources économiques au détrirment des espace ruraux. C'est dans un développement équilibré que se trouve l'avenir/ La qualité de vie dont vous parler exige cet
équilibre. En disant cela je crois prendre la défense des Valentinois.


Défendre l'idée que c'est dans la rivalité avec les voisins pour attirer population et ressources que se trouve la solution pour l'avenir est une idée qui me parait grotesque. Et c'est justement
parce que je ne crois pas que la voie dans laquelle on nous engage : création de gros centres urbains, puis de métropoles régionales soit la bonne que je ne m'estime ps ale droit de laisser
béton. Il ne s'agit pas pour moi, ni de conquérir des places ou des positions, mais de défendre ce que je crois être juste pour le développement global de ma région et de mon pays.



fox 20/02/2013 16:37

je ne pense pas que l'acte 2 soit juridique, ou du moins pas sur la base de l'article 72 de la constitution qui établie la libre administration des collectivités "dans les conditions prévues par la
loi" comme vous le rappelez. Or,le passé outre du préfet fait partie de la loi RCT qui n'a pas été censuré.
il faudra trouver un autre angle d'attaque.