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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:00

Manuel Valls, mardi 5 février 2013 : « Il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (...) J’en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions. (...) Il n’y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu’on cherche à casser l’outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu’on s’attaque à des édifices publics, qu’on lance des boulons sur des policiers ». 

 

Jean-Jaurès,  Mars 1895 dans la Revue socialiste : « …dès qu’une organisation syndicale aboutit à une grève, c’est un déchainement de violences dans la presse officieuse : « ce n’est point pour cela que sont faits les syndicats : ils sont des moyens de conciliation entre le travail et le capital : on en fait des instruments de combat ; c’est une tyrannie nouvelle qui commence… » On peut dire dès maintenant que pour la bourgeoisie républicaine, la loi sur les syndicats est une loi suspecte et, si on osait, une loi condamnée. »

Théoriquement, l’Etat aujourd’hui, surtout l’Etat républicain est l’expression et l’organe de la volonté commune et de l’intérêt public. Mais, en fait, il est au service de certaines classes qui ont, selon le hasard des événements ou les lois profondes des sociétés, la prépondérance effective.

 

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serge d'agostino 13/02/2013 08:32

1776, Adam Smith (1723-1790), père du libéralisme économique moderne, (càd pas un socialiste !) :
"Les maîtres sont en tout temps et partout dans une sorte de ligue tacite, mais constante et uniforme, pour ne pas élever les salaires au-dessus du taux actuel. Violer cette règle est partout une
action de faux frère et un sujet de reproche pour un maître parmi ses voisins et pareils. A la vérité, nous n’entendons jamais parler de cette ligue, parce qu’elle est l’état habituel, et on peut
dire l’état naturel de la chose, et que personne n’y fait attention. Quelquefois, les maîtres font entre eux des complots particuliers pour faire baisser au-dessous du taux habituel les salaires du
travail. Ces complots sont toujours conduits dans le plus grand silence et dans le plus grand secret jusqu’au moment de l’exécution ; et quand les ouvriers cèdent comme ils font quelquefois, sans
résistance, quoiqu’ils sentent bien le coup et le sentent fort durement, personne n’en entend parler. Souvent, cependant, les ouvriers opposent à ces coalitions particulières une ligue défensive ;
quelquefois aussi, sans aucune provocation de cette espèce, ils se coalisent de leur propre mouvement, pour élever le prix de leur travail. Les prétextes ordinaires sont tantôt le haut prix des
denrées, tantôt le gros profit que font les maîtres sur leur travail. Mais que leurs ligues soient offensives ou défensives, elles sont toujours accompagnées d’une grande rumeur. Dans ces
occasions, les maîtres ne crient pas moins haut de leur côté ; ils ne cessent de réclamer de toutes leurs forces l’autorité des magistrats civils, et l’exécution la plus rigoureuse de ces lois si
sévères portées contre les ligues des ouvriers, domestiques et journaliers".
Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Flammarion, Paris, 1991, Livre I, chapitre 8.