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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 08:01

austerite.jpg« Les difficultés qui nous attendent sont sérieuses » a dit F. Hollande lors de son message de vœux du 31 décembre.  En termes non diplomatique cela veut dire que la crise va frapper encore plus fort en 2013 qu’en 2012.

Inverser la courbe du chômage en fin d’année : traduit en français de tous les jours, cela veut  dire que le taux de chômage va s’aggraver jusqu’à la fin de 2013 et que, peut-être, alors,  la courbe pourrait commencer à redescendre. Au-delà des mots et des intentions, on attend avec impatience la mise en place des mesures qui permettront de lutter efficacement pour atteindre cet objectif.

« Conjurer la double peur : la peur des licenciements pour  les travailleurs, la peur de l’embauche pour les employeurs » : traduit en français de tous les jours, c’est d’une réforme du marché du travail dont on parle. Si les syndicats et le patronat,  qui en discutent actuellement ne se mettent pas d’accord (et peut-on sérieusement penser qu’un accord soit en vue), le chef de l’Etat prendra ses responsabilités. Lesquelles ? Dans quelle direction pèsera-t-il ? Réaliser une réforme qui concilie les intérêts des travailleurs et ceux des employeurs (et des actionnaires) c’est un chantier pas banal dont on aimerait connaître les points d’appui. Il faut donner plus de stabilité aux salariés et plus de souplesse aux entreprises :  voilà alliage qui propulsera vers le Nobel  celui qui le réalisera !

Pour le moment : wait and see comme disent les britanniques !

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commentaires

serge d'agostino 02/01/2013 11:07

La flexicurité est qqchose de jouable pour réussir ce qui semble impossible.
1) Bien évidemment l'hypothèse implicite est qu'on se situe dans une économie de marché capitaliste. Dans un autre cadre ça n'a pas de sens.

2) De plus, si ça peut marcher, ce n'est pas une panacée certaine. En allant au lien numéro 1 ci-dessous, on a les taux de chômage officiels de différents pays. Il suffit de cliquer à gauche sur
les pays où il y a flexicurité (Danemark, Suède, Autriche) et d'autres où il n'y en a pas (France, Allemagne, Royaume-Uni...) pour voir que les résultats sont contrastés.

3) En allant au lien numéro 2, on peut voir une stat incluant le chômage officiel mais aussi aussi le halo du chômage (travailleurs à temps partiel subi qu'on ne devrait retenir en tte rigueur que
comme partiellement au chômage, personne disponible mais ne cherchant pas de travail comme par exemple, ceux qui pensent qu'ils ne trouveront pas de boulot étant trop peu qualifiés, et ceux qui
cherchent un boulot mais pas pour tout de suite). Même constat que pour le point 2 ci-dessus.

4) Il y a des conditions aussi. La mise en œuvre de la flexicurité induit des coûts élevés pour les employeurs (en termes de dépenses de formation et d'impôts/cotisations pour financer un revenu de
substitution au salaire très élevé - 90 à100% du salaire - comme on le voit dans les pays qui pratiquent la flexicurité). Manifestement le patronat français n'y est pas prêt ! Le deal pour les
salariés c'est en effet d'être licencié bcp plus facilement en période de basse conjoncture mais avec les garanties sine qua non ci-dessus ce n'est pas du tt la même chose qu'aujourd'hui. En outre,
les taux de syndicalisation dans ces pays - surtt nordiques - et bcp plus élevé qu'en France et la négociation collective donne bcp plus de pouvoir de négociation aux syndicats. Le patronat
français n'y est pas prêt non plus. Si aucun accord n'est trouvé entre partenaires sociaux je suis impatient - et inquiet - de savoir quels seront les termes de la loi proposée par le gouvernement.
Bien entendu, comme nous ne sommes ni danois, ni suédois, ni autrichiens..., les termes de mise en œuvre de la flexicurité devront tenir compte de nos spécificités et ça c'est pas en qq mois qu'on
peut y arriver.

5) En faisant un peu de théorie (je vais être rapide), certains économistes montrent qu'à tout instant il y a deux sortes de chômage : un chômage classique lié à l'insuffisance des investissements
et donc de production parce que leur profitabilité est trop faible ; un chômage keynésien lié à une demande insuffisante qui bride la production et donc l'emploi. Une des deux formes domine mais
l'autre coexiste. Nous sommes ds une situation où les entreprises, prises dans leur ensemble, souffrent d'une insuffisance de profitabilité (chômage classique) et où la majeure partie des chefs
d'entreprise disent lors d'enquêtes de l'INSEE que l'insuffisance de la demande est l'obstacle majeur auquel il se heurte ce qui fait que les capacités de production sont sous-utilisées (chômage
keynésien). De nombreux économistes plutôt libéraux disent que c'est le chômage classique qui prédomine et que la demande extérieure fait défaut car la compétitivité est insuffisante (d'où pacte de
compétitivité, réduction des charges et austérité budgétaire et salariale) ; les économistes keynésiens pointent l'insuffisance de la demande et dénonce l'austérité (l'insuffisance de profitabilité
est alors liée à l'insuffisance de la demande).
Bref, comment lutter en même temps contre les deux formes de chômage, tout en ayant déterminé quelle forme prédomine ? On pourrait par exemple, baisser les cotisations salariales et patronales tout
en augmentant le salaire net (on lutte alors contre les deux formes de chômage). Mais les caisses de sécu et de chômage seraient en déficit croissant que l'Etat devra bien combler d'où déficit
budgétaire (comme pour une politique de relance). Mais... il ne veut pas puisqu'il faut réduire ce déficit ! Bref, ce gouvernement a choisi l'option libérale : luter en premier lieu contre le
chômage classique et c'est très embêtant si le chômage est majoritairement keynésien ce qui me semble être le cas.

Lien numéro 1 :
https://www.google.fr/publicdata/explore?ds=z8o7pt6rd5uqa6_&met_y=unemployment_rate&idim=country:dk&fdim_y=seasonality:sa&dl=fr&hl=fr&q=taux%20de%20ch%C3%B4mage%20danemark

Lien numéro 2 : http://ecointerview.wordpress.com/2012/12/29/le-chomage-et-son-halo-en-europe/

Gège 02/01/2013 08:27

"Il faut donner plus de stabilité aux salariés et plus de souplesse aux entreprises".
Cela s'appelle la quadrature du cercle ou si l'on n'est pas trop "couillon" on parlera de "langue de bois".
Qu'Hollande ne se rende pas compte de cette énormité, de cette contradiction entre des intérêts totalement opposés au moment où il (et tous les poids lourds du PS en choeur)valide le discours de
Parisot sur le pacte de compétitivité, me paraît hallucinant! A moins qu'ils aient vraiment décidés de nous prendre pour des "c..".
Je nous souhaite à tous un retour rapide de lucidité.