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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 00:17

De nationalité franco-libanaise,  Amin Malouf, définit sa propre identité ainsi : «  à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles ». L’identité, rappelle-t-il, est d’abord affaire de symboles. Et  où que l’on soit on a besoin de signes d’identifications, de « passerelles pour aller vers l’autre ».  Dans son ouvrage « Les identités meurtrières » l’auteur s’interroge sur les passions que suscite cette identité, et l’origine de certaines de ses «  dérives meurtrières ».  Pourquoi faut-il que l’affirmation de soi s’accompagne si souvent de la négation d’autrui, parfois sous le fallacieux prétexte que l’autre n’a pas la même culture, la même langue.  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Certes Les langues en tant qu’instrument d’échange ne sont pas nées égales mais du point de vue du besoin d’identité «  toutes les langues, comme pour chaque être humain,  ont également droit au respect de leur dignité ». Il serait temps que les hommes cessent de s’entretuer au nom de leur identité et de leurs appartenances culturelles, religieuses et aussi  linguistiques. Si du temps de l’Abbé Grégoire (fin du  XVIIIème), la France était morcelée autant par l’histoire de chaque région que par leur langue régionale, aujourd’hui le principe avancé par l’Abbé Grégoire ­­ -  un pays, une  langue -n'a plus la même raison d’être[1].  A un moment où la mondialisation menace la diversité culturelle et linguistique il devient plus que jamais nécessaire d’appliquer  un principe-clé, celui de «  réciprocité », et qu’ainsi les  langues dans leur diversité  fassent  partie du patrimoine universel de l’humanité,  et qu’elles  ne soient plus  la cause de certaines   « identités meurtrières ».

La notion d’identité est totalitaire lorsqu’elle enferme le sujet dans une quelconque appartenance, une religion une culture ou une langue et menace l’idéal commun. Mais  la notion d’unité l’est tout autant si elle consiste à éradiquer toute différence d’origine culturelle ou linguistique au nom de la menace des particularismes régionaux. Comme en témoigne le texte ci-dessous,  le défi n’est pas simple à relever.

 

La cohésion nationale en France et son expression commune, le français, doivent rester une préoccupation pour le maintien d’une certaine  cohésion sociale au-delà des tensions qui traversent le vivre-ensemble. Sans oublier pour autant, qu’à l’étranger la défense de l’enseignement du français signifie aussi celle des autres langues contre la domination anglo-saxonne ou toute autre domination avenir.

 



[1] Caroline Fourest, 2009, « Langue des régions et langues des nations », in La dernière utopie, menaces sur l’universalisme, Grasset, coll. Le Livre de Poche

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