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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 08:49

Georges Corm in Orient-Occident, la fracture imaginaire

  

En ce sens, la laïcité du monde occidental a largement perdu sa vocation première dans l’émergence des valeurs républicaines, celle de dépasser et de transcender les différences d’ordres ethniques et religieux, d’abolir les privilèges se réclamant du droit divin, pour former une nouvelle communauté plus apte au bonheur et à la concorde dans la cité, celle des citoyens. Elle est aujourd’hui acculée à accepter, sinon à favoriser, au nom même des principes de la démocratie libérale, les regains ‘identités primaires qu’a engendrés le monde désenchanté créé par les effroyables guerres du « siècle des extrêmes ».

Le remède à cette déroute de la laïcité n’est évidemment pas dans la religiosité pudibonde et puritaine que prétendent offrir les tendances fondamentalistes qui traversent les grandes religions instituées, et dont les mouvements islamistes ou les mouvements de colonisation se réclamant du judaïsme en Palestine, ou encore certaine Eglises protestantes aux Etats-Unis, sont les caricatures. Ce ne sont ni la religion instituée, ni les différents types d’ethnismes dont certains se parent de valeurs religieuses, ni les extrémismes religieux se parant de vertus ethniques ou nationales, qui peuvent guérir les maux provoqués par l’occidentalisation du monde.

C’est pourquoi il faut tout d’abord rétablir la laïcité et son prestige comme un élément fondateur de la cité « moderne », à la différence de la cité antique ou de la cité organisée par le monothéisme biblique, où la vie des dieux ou du Dieu unique est intimement mêlée à la vie rituelle et intellectuelle. La Laïcité est, en effet, une composante mûre de la citoyenneté. Elle est aussi un remède permanent contre le fanatisme et les tendances collectives à l’autoritarisme. Elle est le fondement véritable de l’autonomie de l’individu et de son respect par les autorités établies. Elle est un instrument critique de tout ordre qui se fige dans l’invocation s’une transcendance « divine » ou « civile ».

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