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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 15:23

Les déclarations du Prédisent de la République lors de l'anniversaire de la rafle du vel d'hiv et les commentaires qui les ont suivies m'ont inspiré ces commentaires.

Je ne me sens coupable ni des croisades, ni de la St Barthélémy, ni de la rafle du Vel d’Hiv, ni de la torture en Algérie. Je ne vois pas pourquoi je ferais contrition pour ces ignominies. Ni pourquoi quelqu’un pourrait le faire en mon nom. Pour autant, nier que ces évènements soient constitutifs de l’histoire de mon pays, me paraît au moins une incongruité, sinon une sottise.

La rafle du Vel  d’hiv a été organisée par des français, exécuté par des français, sous l’autorité d’un chef de l’Etat français qui avait reçu ses pouvoirs de députés français régulièrement élus.

Se contorsionner pour essayer d’accréditer l’idée que Pétain ce n’était pas la France me paraît relever d’un effort particulièrement vain. Quoiqu’on en prétende,  une majorité de Français se reconnaissait dans Pétain qui était alors la France légale. De Gaulle, minoritaire, était lui aussi la France, la France morale, si l’on veut  afficher un adjectif. Une situation historique est toujours complexe.  Elle s’accommode mal d’une approche manichéiste.

Cela dit, la question qui se pose aujourd'hui ne me semble pas être de savoir si la France est responsable ou non de la rafle du Vel d’hiv. Elle l’est historiquement. La question est de savoir pourquoi la démocratie s’est retrouvée un jour en situation de confier le pouvoir à des personnages incapables de respecter, et de faire respecter, les valeurs morales qui doivent irriguer notre pacte républicain et  comment faire pour que des dérives de ce type ne se renouvellent pas.

La question vaut tout aussi bien pour l’usage de la torture en Algérie.

Je me sens comptable de ces interrogations et des réponses qui leur sont données.

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