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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 08:00

L'analyse de Laurent Pinsolle.

La gauche social-démocrate : C’est celle qui a gagné le 6 mai, sans nul doute possible, tant François Hollande en est le parfait héritier, en fils politique de Jacques Delors et Lionel Jospin, deux figures du Parti socialiste bien éloignés du gauchisme. Cette gauche social-démocrate a fait de l’Europe son graal, du fait de son internationalisme et de sa méfiance (pour ne pas dire plus) à l’égard de la nation et des frontières. C’est cette famille qui domine largement dans les grands médias classés à gauche.

Son rejet instinctif et viscéral des frontières lui a fait embrasser la liberté de circulation des capitaux, des biens et des personnes qui met aujourd’hui en danger l’Etat providence. Si elle reste attachée à la solidarité, son refus de remettre véritablement en cause la libéralisation économique par des frontières nationales la fait proposer une régulation économique à l’échelle mondiale ou continentale qui est pourtant restée un vœu pieu dans les vingt dernières années.

 

Cette gauche est volontiers résignée face aux délocalisations qu’elle ne s’imagine pas capable de freiner, comme l’avait admis Lionel Jospin en 2002. En effet, son refus des frontières et son libertarisme ne lui permettent pas d’envisager les moyens de remettre en cause l’anarchie financière et monétaire, qu’elle a elle-même mise en place. Ce sont ces socialistes que le général de Gaulle disait ne pas aimer « parce qu’ils ne sont pas socialistes ».

 

La gauche républicaine et populaire : En face de cette gauche sociale-démocrate, il existe une autre famille, plus dirigiste économiquement, mais également attachée à l’idée nationale, outil pour dompter l’anarchie économique. Cette famille est incarnée depuis trente ans par Jean-Pierre Chevènement. Cette famille est intimement liée au Parti socialiste, qu’elle a contribué à créer et malgré les désaccords majeurs de fond, qui ont créé de multiples ruptures, elle finit toujours par rejoindre le PS jusqu’à présent.

Cette famille s’est trouvé une nouvelle figure en la personne d’Arnaud Montebourg lors des primaires socialistes. Elle connaît un grand mouvement intellectuel avec le collectif Gauche populaire, qui veut réconcilier la gauche avec le peuple, à un moment où Terra Nova propose carrément au PS de l’oublier. Elle compte également plusieurs intellectuels comme Laurent Bouvet. Marianne est le média de choix de cette gauche moins dogmatique et plus ouverte.

 

La gauche radicale : La France a toujours conservé un fort vote d’extrême gauche avec un parti comme le Parti communiste lutte ouvrière ou le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Mais les élections du 22 avril ont confirmé l’émergence d’un courant de gauche radicale avec le succès de Mélenchon. Ce vote traduit bien sûr la déception à l’égard d’une gauche de gouvernement profondément social-démocrate et qui ne croit plus qu’à l’assistance pour essayer de compenser en partie les ravages de la mondialisation.

Mais il est aussi la conséquence du manque de réussite de la gauche républicaine à véritablement influencer le Parti Socialiste ou à émerger comme une force politique capable de peser sur le débat. Dès lors, l’insatisfaction à l’égard de cette mondialisation et de cette Europe peut se diriger vers le Front de Gauche, même si ce dernier n’est pas exempt de contradictions, du fait d’un internationalisme qui le pousse souvent à rejeter les solutions nationales.

 

Partout en Europe, à force d’accepter la libéralisation économique, la social-démocratie tend à perdre le contact avec le peuple. Du coup, faute d’une gauche républicaine forte et indépendante, il se tourne de plus en plus vers la gauche radicale.

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commentaires

jacques malsert 22/05/2012 00:48

Et voici cher professeur que le naturel reprend le dessus : tu m'invites à apprendre à lire !!! Zut, je viens de l'école publique et j'étais persuadé de savoir lire ...

bouchet 22/05/2012 10:08



Je suppose que tu as lu la première ligne ... et que tu t'es donc apercçu que le texte n'était pas de moi mais de L. Pinsolle !



jacques malsert 20/05/2012 23:31

j'ai du mal à penser que Gérard Bouchet ait écrit ce texte!... "en face de cette gauche social démocrate..." écris-tu en ciblant semble-t-il le PS. EN FACE de Chevènement, il n'y a pas Hollande
mais LE PEN !!! Tu écris "Anarchie économique" en évoquant le monde de la finance qui est tout sauf l'anarchie car parfaitement organisé pour enrichir ... les riches ! plus loin "qui ne croit plus
qu'à assistance..." tu joues avec le vocabulaire de Sarko ???? Je suis pour le moins perplexe !

bouchet 21/05/2012 23:02



Va falloir que tu apprennes à lire (depuis le début) mon cher Jacques et que tu t'aperçoives que la gauche n'st pas un bloc très homogène !



Gège 20/05/2012 08:42

"la social-démocratie tend à perdre le contact avec le peuple. Du coup, faute d’une gauche républicaine forte et indépendante, il se tourne de plus en plus vers la gauche radicale." écrit l'auteur
de ces lignes.

Certes, il se peut que le discours de Mélenchon réveille davantage chez les salariés, cet engouement pour "l'émerveillement révolutionnaire". Et c'est, pour moi, tant mieux (mais qu'est-ce qu'une
révolution civique dans l'esprit populaire?)

Sauf que ce "peuple délaissé" par la social démocratie aspire plus facilement à adhérer aux thèmes de mécontentements diffusés par le front national et à se dispenser de comprendre l'absence
d'innovation socio-économiques de ces mêmes discours.

N'est-il pas plus facile de sombrer sous les coups de la dénonciation que de tenter de comprendre quelle est la signification sociale de la "flexibilité" du travail et de la "précarité"
sociale?

Je n'ai toujours pas de réponses personnelles à ces deux interrogations