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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:11

Les sondages ne sont que ce qu’ils sont : des indicateurs de tendance. Celle qu’ils dessinent aujourd’hui est claire.

Sondage Elabe pour BFMTV et L'Express (21 mars 2017) : Emmanuel MACRON : 26% ; Marine LE PEN : 24,5% ; François FILLON : 17% ; Jean-Luc MELENCHON : 13,5% ; Benoît Hamon : 11,5% ; Nicolas DUPONT-AIGNAN : 5% (+2)

Cette photo de l’opinion à l’issue du premier débat impose une réflexion. Séparés, Hamon et Mélenchon sont tous les deux à la rue pour le deuxième tour. Réunis ils jouent dans la cour des plus de 20 % et la gauche qu’ils représentent est qualifiable pour la finale.

Ces deux là ont donc une responsabilité historique à assumer : plomber durablement la gauche de progrès ou lui donner un avenir.

Lequel des deux aura le plus le sens de l’intérêt général pour prendre l’initiative qui s’impose ?

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commentaires

Bouchet 23/03/2017 11:08

Je ne réclame aucun désistement.
Je demande qu'ils se parlent et qu'ils regardent ce qu'ils peuvent effectivement faire pour que la gauche ne soit pas éliminée du second tour.
Macron à gauche ? pensez-vous que Madelin, Minc , Gattaz... soutiendraient un candidat de aguche ?

Le perturbateur endoctrinien 23/03/2017 10:40

A vous lire, vous semblez assez désespéré de la situation et cela vous conduit à avoir, à mon goût, un raisonnement trop fermé sur l’attitude à adopter. Premièrement, je ne vois pas en quoi le fait que l’un des deux (Mélenchon ou Hamon) se désiste pour l’autre puisse être « d’intérêt général ». Parlez plutôt d’intérêt idéologique ou partisan. D’autant que votre analyse contredit ce que vous disiez il y a quelques jours quand vous déploriez le vote « utile » qui niait selon vous l’expression de sa sensibilité politique. Ensuite vous pensez que les électeurs de l’un ou de l’autre vont comme un seul homme se porter sur l’autre candidat en cas de désistement de l’un pour l’autre? La science politique n’est pas une science exacte. On le constate bien par exemple avec les 2% de Jadot apportés à Hamon, où se sont-ils envolés aujourd’hui ? Ce constat politique contredit doublement votre raisonnement.
Si vous faîtes facilement la confusion entre ces deux électorats c’est aussi parce que Hamon a trop joué la proximité avec Mélenchon au lieu de s’en démarquer dès le départ. En réalité, et cela est apparu clairement lors du débat, politiquement Hamon n’est pas tout à fait sur la même ligne que Mélenchon. Il ne faut pas nier les divergences majeures qui existent entre ces deux là sur l’Europe, sur la politique internationale et nos liens avec la Russie, la défense, même sur la politique sociale… Si une partie des électeurs de Hamon pourrait facilement se reporter sur Mélenchon, l’autre partie qui ne veut pas de sortie de l’UE – et je pense qu’elle est majoritaire dans cet électorat- irait rejoindre les nombreux électeurs socialistes ou sociaux-démocrates qui ont déjà l’intention de se reporter sur le candidat Macron. Le véritable allié objectif de Hamon est Macron et non Mélenchon. Cet accord d’enterrement de la hache de guerre entre l’insoumis et le socialiste est au profit du premier. Hamon a eu tort de pactiser un traité de paix avec Mélenchon quand celui-ci veut le voir le socialiste disparaître du paysage politique. La stratégie de Hamon de courir après Mélenchon comme il l’a fait après sa victoire à la primaire et maintenant de taper comme une brute sur Macron n’est pas la bonne. Il est totalement absurde que Hamon et ses amis s’acharnent comme des malades sur Macron, même Mélenchon ne le fait pas ! Les attaques de B.H sur l’identité des donateurs de Macron, ses insinuations sur de potentiels conflits d’intérêts sont improductives et ne font que provoquer encore plus la fuite des derniers électeurs qui lui restent vers le candidat d’En Marche.
Votre analyse du jour est trop réductrice pour un électeur de gauche modéré comme moi et ce pour plusieurs raisons. D’abord elle sous-entend que dès lors que Mélenchon est en train de repasser devant Hamon ce dernier devrait se désister pour le premier alors qu’il y a quelques jours auparavant, quand Hamon était encore devant Mélenchon, vous ne réclamiez pas ce désistement. Ensuite vous semblez considérer les électeurs de Macron avec beaucoup trop de mépris. Vous les excluez du camp de la gauche et de fait vous réduisez la gauche à sa portion la plus radicale. Pour moi, le camp du progrès est large et divers. S’il se doit d’avoir ses utopies, il se doit aussi d’être en capacité de gouverner, d’être crédible aux yeux des Français et il ne se réduit pas, ne vous en déplaise, seulement à ces deux candidats. Il est vain de se claquemurer dans l’idée que la gauche n’est elle-même que lorsqu’elle est contestataire ou utopique et de toujours la réduire à ce qu’elle a de plus radical et partisan ou sectaire. Il y a à gauche, ceux qui d’un côté privilégient l’utopie et de l’autre ceux qui jugent que l’on ne peut réformer qu’à partir de la réalité, il serait bon que les deux s’allient. Voilà ce qui me semblerait raisonnable et rassembleur du camp du progrès. Je vous invite, en toute amitié et avec le plus grand des respects, à modifier votre jugement, à faire preuve de plus d’ouverture d’esprit, et à ne plus considérer Macron comme un adversaire mais comme un concurrent, voire un allié potentiel, cher Gérard. Que ferez-vous le soir du premier tour ? En cas de duel Macron –Le Pen, considèrerez-vous que Macron = Le Pen ? Vous abstiendrez-vous de faire un choix pour le second tour ? Je suis d’ores et déjà sûr que non, vous êtes trop républicain pour cela, mais à force de vous auto-persuader que Macron est un adversaire de la gauche, vous allez vous enfermer dans un positionnement politique dangereux qui peut favoriser l’abstention et donc les extrêmes. Ne jouons pas avec le feu, le véritable danger politique n’est pas Macron mais bien Le Pen. Ainsi, je vous propose un autre calcul bien plus réjouissant pour l’ensemble des électeurs progressistes : Macron 26 % + Mélenchon 13, 5% + Hamon 12% : ça fait combien ?
En attendant, en aucun cas il ne faudrait que le candidat PS se désiste pour Mélenchon parce que d’abord cela signerait la fin du PS. Ensuite, il serait inhumain d’humilier inutilement à la fois ce pauvre Benoît Hamon et de surcroît ses électeurs de la primaire.
Bien à vous.