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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 11:03

Exécuteur testamentaire de notre tante, nous avons, mon frère et moi, fait le nécessaire pour respecter ses décisions. Les choses ont été relativement aisées à l’exception de la mise en œuvre d’une clause qui consistait à faire bénéficier l’Institut Pasteur de Lyon du solde d’une assurance vie. La difficulté tenait au fait que cet institut n’existait plus à la date du décès de la donatrice. La solution raisonnable consistait, pour nous, à rechercher sur Lyon (ville où avait été soigné notre cousin) un organisme susceptible de recevoir la somme en jeu (plus de 100 000 euros) pour la consacrer à la recherche contre le cancer.

Notre notaire tardant à aboutir dans cette recherche, quelle ne fut pas  notre surprise de nous voir assignés devant le Tribunal pour non exécution d’une volonté testamentaire par l’Institut Pasteur de Paris se déclarant successeur naturel de celui de Lyon et réclamant le bénéfice de la donation.

Plutôt que de soutenir les frais d’un procès – dont nos avocats pensaient qu’il était parfaitement gagnable – nous avons souhaité une négociation : retrait de l’assignation contre remise des fonds. En effet, au final, si l’argent ne pouvait être remis à un institut de recherche lyonnais, l’essentiel était bien que le fruit de l’épargne de notre tante ne dorme pas sur un compte bloqué mais soit consacré à la recherche ce qui était manifestement son intention principale.

Il nous vient aujourd’hui comme un regret d’avoir opté pour cette solution après avoir appris, par une information du Canard enchaîné, relayée par Le Dauphiné Libéré de mercredi dernier que le directeur général de l'Institut Pasteur, Christian Bréchot, avait fait refaire son bureau pour un montant de plus de 100.000 euros. La découverte a été faite par la Cour des comptes, qui a épluché les factures de cet institut financé par des dons et des subventions de l'Etat.

Financer la réfection d’un bureau directorial n’était pas vraiment le souhait de notre tante ni le nôtre !

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