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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 14:55

Je reste persuadé que le mécanisme des primaires représente une régression dans l’organisation de la vie politique française.

Ce système dispense en effet les partis d’élaborer des programmes d’action qu’ils poursuivraient dans la continuité au profit d’un ralliement à des « leaders d’opinion soit disant capables de rassembler pour gagner une élection » qui sont désignés par un corps électoral aux contours indéterminés et aux motivations interlopes. On valorise les individualités au détriment des idées et on ne s'oblige pas à une continuité d'action mais on accepte de défendre l'opinion conjoncturellement dominante.

Cela dit, le système médiatique est tel que celui – individu ou parti - qui veut mettre en débat des idées en dehors de ce mécanisme, s’il ne dispose pas déjà d’un accès personnel aux grands médias, se heurte au mur de l’indifférence. Personne ne lui tend le micro ou ne lui offre ses colonnes. Au final, ce sont les journalistes qui décident de qui sera autorisé à défendre ses propositions, aidé en cela par la règle nouvelle qui ne donnera pas à tous les candidats les mêmes temps de parole lors de la campagne officielle.

Le MRC et son candidat, parce qu’ils ont des choses à proposer aux Français, iront donc, à leur corps défendant, à la primaire de gauche. Le faire c’est prendre leurs responsabilités, notamment celle de ne pas laisser à l’extrême droite le monopole de représenter les opposants au traité européen et au pacte de stabilité qui pèsent si lourdement sur la politique française, ce qui serait le cas si ne pouvait donner des échos à leurs positions.

Participer à des primaires n’était pas le choix initial des militants du MRC. Le faire c’est s’adapter aux circonstances et se donner les moyens de faire entendre nos propositions. L’engagement politique, s’il ne veut pas se borner à des postures théoriques, mais veut tenter de peser sur le réel contraint à des compromis qu’il faut assumer.

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commentaires

Gérard Molines 08/12/2016 09:46

Certes, sur ce plan je peux comprendre l'argument. Mais la question de la lisibilité des propositions du MRC ne peut être résolue raisonnablement par l'intégration dans cette "Belle alliance" qualifiée de populaire par Moscovici et qui n'est en fait qu'une mystification pour camoufler le naufrage du P.S. Et avec ces naufragés de la "Méduse de gôche", le MRC risque fort d'y laisser son âme. N'eut-il pas été souhaitable pour forger une bonne lisibilité de faire comme le mouvement "Ensemble" de Clémentine Autain? Mais il est vrai que "la France insoumise" n'a pas et n'aura pas l'adhésion des cadres du MRC. On préfèrera l'alliance avec "les sortants" au lieu de "sortir les sortants" et de bâtie autre chose que cette satanée V° République et ses suffrages inégalitaires...

Marcel 08/12/2016 09:57

Qui a entendu parler du mouvement ensemble de Clémentine Autain ?

Molines Gérard 07/12/2016 20:29

Cette décision est terrible! Que peut penser le citoyen "lambda" de cette posture (obtenir des circonscriptions disent certains du MRC en toute discrétion) de ces virevoltes à ses yeux injustifiables? Que fera le candidat MRC au second tour de cette primaire de type américain puis qu'à l'évidence il n'a aucune chance de passer la barre, Que fera le peuple MRC lors des élections présidentielles si un socialiste (?) se retrouve au 2° tour...Non, décidemment, plus rien ne tourne rond dans ce désordre d'idées, cette mascarade de "gôche"; on ne va pas reprocher ensuite au peuple de voter F.N.! Les socialistes, les Républicains ont bien savonné la planche à l'esprit de la gauche pour devoir jouer une partition effarouchée après mai 2017. Comme en 1932, on ne pourra pas dire "on ne savait pas"! Je reste très en colère...

Bouchet 07/12/2016 20:58

Je partage, tu l'imagines bien, ce fond de colère qui est le tien.
mais...
^Quand on a la conviction de défendre des idées justes et cohérentes, faut il accepter de se trouver dans l'incapacité de d'atteindre de manière significative l'opinion.parce que il est impossible de franchir le mur du mépris que les médias opposent à nos propositions? Faut-il accepter que les dizaines de maires que nous avons contactés (centaines mêmes pour les seuls départements de la Drôme et de l"Ardèche) nous disent qu'ils ne s'engageront pas à soutenir notre candidat parce qu'il n'est pas connu et qu'il n'a aucune chance ? Faut accepter de la fermer et de regarder les "autres" occuper les plateaux de tél"vision et les colonnes des journaux ?
Nous avons déjà été muets lors des européennes parce que nous n'avons pas eu les moyens matériels de porter nos propositions sur la place publique. Faut-il rester muets encore une fois ou faut-il passer outre la tentation d'être des purs qui ne transigent sur rien et essayer d'exploiter les possibilités de présenter nos propositions au plus grand nombre grâce aux opportunités qui s'offrent dans une primaire ? Nous savons que notre candidat ne sera pas élu, mais ce que nous avons à dire, personne ne le dira si nous ne le disons pas nous-mêmes. Notre candidat sillonne la France depuis déjà plusieurs mois. Réunions plusieurs fois pas semaine. Il est inaudible ! Devons nous accepter comme une fatalité que les petits n'auront jamais acces à la visibilité et accepter l'exclusivité de la parole des autres ou devons nous ravaler notre orgueil de ne devoir rien à personne et utilisre les petits opportunités qu'offre une primaire. Tu sais très bien que l'objectif pour nous n'est pas d'obtenir des circonscriptions. Nous n'avons pas la naïveté de penser que les "gros", ceux qui la possibilité de se ^payer des campagnes pour avoir des élus nous laisseront des places - surtout à un moment où les places éligibles seront rares. Nous nous battons pour donner de l'écho à nos idées parce qu'elles nous paraissent utiles à nos concitoyens. Nous nous battons pour être partie prenante dans ce que sera la nécessaire recomposition de la gauche après ce qui va être un désastre électoral en mai Juin prochain. Et on ne sera partie prenant que si on existe.